STATIONNEMENT DES AGENTS : ON EN EST OU ?

On en est toujours au même endroit : dans le centre ville les agents payent jusqu’à 8€ par jour pour pouvoir aller travailler.

Et la réponse du maire à cette situation c’est : débrouillez-vous.

Par décision unilatérale, il a supprimé l’accès à un parking qui avait été construit dans le but de permettre aux agents de la ville de stationner, pour le « rendre aux Villejuifois » (mais payant, quand même) et de ce fait, il supprime en moyenne 8€/jour au salaire des agents de la ville.

Mais pas tous…

En effet, le bruit court que les critères d’obtention de place de parking son suffisamment élastiques pour permettre à certains d’obtenir un badge. Mais comment s’étonner que dans ce domaine, la république de copains renonce à sa prérogative ?

Les agents pas assez copains, eux, s’organisent et font signer des pétitions, gardent les tickets des horodateurs et se sont mis au régime nouille-patate…

Ce que les syndicats demandent :

Que des solutions alternatives soient trouvées rapidement, et 100% de remboursement des frais de stationnement sur présentation des justificatifs.

Lors des (rares) réunions qui avaient été organisées en 2015 et 2016 sur la question, nous avions évoqué la possibilité d’instituer un abonnement à l’euro symbolique – voire au tarif résident – pour les agents, qui leur permettrait de stationner en centre ville… C’est resté lettre morte, sans discussion, sans négociation…

POUR L’AUGMENTATION DU POINT D’INDICE

Donc pour la maire de Villejuif, potentiellement, c’est grève du 14 au 18 juin 2018, pour les retraites le 14, nos conditions locales – et notamment le stationnement – le 15, et pour le point d’indice le 18.

 

  20180608 – Préavis 15 juin 2018

20180604 – Préavis 14 juin 2018

CIRCULEZ, Y A RIEN A VOIR…

Et en ce qui concerne les agents de Villejuif, c’est plus de parking…

En effet, en début de semaine, tous ont reçu un mail les informant de la fermeture du parking à partir du 22 mai…

C’est bien joli, mais encore une fois, toutes les situations (même celles décrites dans le courrier) n’ont pas été résolues et certains se sont vu objecter qu’il aurait fallu répondre « au questionnaire » diffusé il y a près d’un an pour pouvoir bénéficier d’une place. C’est ce qui arrive quand on passe d’un parking grand à un parking petit…

Cela fait partie des choses qu’il faudra évoquer en Assemblée Générale du Personnel…

Et pour ceux qui ne font pas partie de ces trois catégories (ou qui n’ont pas rendu le questionnaire à l’époque) – c’est à dire l’immense majorité des agents de la ville – qui viennent quand même travailler en voiture, il faudra payer ! De même pour ceux qui travaillent ailleurs qu’en mairie, mais doivent s’y rendre pour des réunions, etc…

Encore une fois, pas tous traités à la même enseigne…

On s’en parle en Assemblée Générale du Personnel ?

 

 

22 MAI 2018 : TOUS ENSEMBLE POUR LES SERVICES PUBLICS

Tous les syndicats appellent à la grève et à la manifestation. Les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires appellent les 5,4 millions d’agent•e•s de la fonction publique à une journée de grève et de manifestations le 22 mai. C’est une unité d’une ampleur inédite depuis dix ans. L’Ugict-CGT appelle tous les Ingés, Cadres, Tech et professions intermédiaires à faire grève et descendre dans la rue le 22 mai pour défendre leurs droits et revendications !

Face au projet d’Emmanuel Macron

  • Suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique, et transfert de missions de service public au privé
  • Rémunération au mérite, alors que la part variable de la rémunération est le premier facteur d’inégalité entre les femmes et les hommes
  • Développement du recours aux contractuels notamment pour les catégories A et B et recrutement des cadres dirigeants en CDI. Il s’agit de l’importation du « spoil system » américain et de la remise en cause de l’indépendance des fonctionnaires qui garantit aujourd’hui l’intérêt général
  • Réinstauration du jour de carence, qui pénalise particulièrement les femmes (congés maternité, enfants malades…)
  • Hausse de la CSG

Pour se faire entendre

Force est de constater que le gouvernement ne souhaite pas dialoguer avec les organisations syndicales. L’encadrement est réduit à un rôle d’exécutant, sans même être ne serait-ce que consulté sur les projets de réformes, que nous sommes ensuite sommés de mettre en œuvre.  Notre mobilisation commence à faire reculer le gouvernement. Il a déjà renoncé à remettre en cause la valeur unique du point d’indice quel que soit le versant de la fonction publique.


Allemagne : la preuve que la mobilisation paye

Après plusieurs mouvements de grève, les fonctionnaires allemands viennent de gagner 7,3% d’augmentation salariale d’ici à 2020. Ceci fait suite à la victoire des salarié.e.s de la métallurgie qui ont arraché le droit à la semaine de 28 heures et une hausse des salaires de 4,3 %.


Aujourd’hui, les services publics ne vivent que par l’engagement et l’implication des fonctionnaires. Alors que nous avons choisi de travailler au service de l’intérêt général, nous sommes de plus en plus confronté.e.s à une perte de sens de notre travail et à l’impossibilité d’effectuer nos missions du fait des réductions budgétaires, des injonctions contradictoires (« faire plus avec moins »…) et des directives contraires à notre éthique professionnelle.

L’ugict-CGT propose

  • La défense du statut des fonctionnaires et l’abandon du projet de recrutement de cadres dans la Fonction publique par le biais de CDI de droit privé ;
  • Des créations d’emploi statutaires et l’arrêt immédiat de toutes les suppressions de poste.
  • L’augmentation des salaires et la reconnaissance des qualifications par une forte revalorisation
  • du point d’indice
  • Face à la hausse de la CSG, que conteste la CGT, la revalorisation de toutes les grilles indiciaires;
  • La reconnaissance du travail effectué dans le déroulement de carrière
  • La reconnaissance et le paiement pour les cadres des heures supplémentaires effectuées et la fin de l’écrêtement pour les agents de catégorie B;
  • Le droit à la déconnexion ;
  • L’abrogation du jour de carence ;
  • La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps à prédominance féminine afin d’appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de valeur égale »
  • Le maintien et le renforcement de nos systèmes de retraite ;
  • Les moyens nécessaires à la formation professionnelle : 10% du temps de travail doit être consacré à la formation, qui doit être suivie de progressions de carrière ;
  • Un management et un accompagnement individualisé permettant de répondre aux aspirations d’évolution et de mobilité professionnelle de chacune et chacun
  • L’ouverture d’un réel débat sur les missions de services publics pour répondre aux nouveaux besoins (vieillissement, égalité F/H, continuité territoriale, révolution numérique, environnement…) et construire un projet de société commun garant du progrès social.

 

 

STATIONNEMENT DES AGENTS : Et maintenant, de qui se moque-t’on ?

Hier, la présidente du CT, la présidente du CHS CT et trois directeurs généraux ont reçu les agents et se sont engagés à ce que le parking de la rue René Hamon soit accessible gratuitement aux agents…

Ce matin, les agents se cassent le nez : le parking est toujours fermé. Pourtant, les travaux sont finis.

Que vaut leur parole ?

 

Addendum à 14h : Les portes du parking ont été ouvertes aux alentours de 10h30. Le parking est effectivement accessible gratuitement aux agents… Il s’agissait sans doute d’une nouvelle erreur de communication

STATIONNEMENT DES AGENTS : RECULER POUR MIEUX SAUTER…

Bon… Ça se confirme, la méthode de management à la mairie de Villejuif, c’est « la règle des 5C »…

Après avoir tenu illégalement le comité technique, deux adjointes au maire ont daigné recevoir une cinquantaine d’agents.

On aura eu droit à des excuses des directeurs généraux : « Le tract, c’était maladroit. C’est une erreur de communication. Nous en prenons la responsabilité. » Sacrée boulette… Comme ce sont les mêmes qui prêchent le management par la sanction, nous espérons qu’ils ne seront pas trop sévères avec eux mêmes…

On aura eu droit à une tentative d’explication de la présidente du CHS CT : « Vous constatez que sur le tract, le maire n’a pas signé. Ça veut dire qu’il n’était pas au courant et que c’est la faute de l’administration. »

Et au final on aura eu droit à l’inversion des rôles, puisque l’administration accuse les organisations syndicales d’avoir validé les critères de stationnement alors que c’est totalement faux… Nous les avons même dénoncés par écrit à l’époque…

Encore une fois, la dignité, le respect, la constructivité était du côté des agents et de leurs représentants. Ils ont expliqué qu’ils ne voulaient pas d’une opposition entre les riverains et eux. Tout le monde doit pouvoir stationner. Simplement, pour ceux qui n’ont plus la possibilité d’utiliser leur véhicule pour venir travailler parce qu’ils devraient payer jusqu’à 20€/jour, cela constitue une baisse conséquente du pouvoir d’achat. Et puis il y a ceux qui sont frappés, même temporairement, par les difficultés de santé, ou ceux qui, ne travaillant pas en mairie, utilisent leur véhicule personnel pour remplir leur mission ou pour se rendre à des réunions qui font partie de leur travail… Quelles solutions pour tous ceux-là ?

Finalement, c’est la DGA Ressources & Finances qui finit par annoncer que le parking sera de nouveau accessible gratuitement pour les agents dès demain matin. Le temps que toutes les situations aient pu être étudiées (toutes celles donc, qui n’ont pas été étudiées lors des « ateliers » sur la question, qui ne se sont jamais tenus).

Donc…

ON A GAGNE !

Et c’est sans doute pour ça qu’on dérange…

Mais quid de l’avenir ?

Il y a quelques jours, les utilisateurs du restaurant « La Musardière », qui sert de cantine aux agents de la ville, ont découvert que la prise en charge de l’employeur a diminué, à nouveau sans concertation avec les agents ou sans information préalable… Ça commence à faire beaucoup de boulettes…

Mais la phrase qu’il faut retenir de ce matin c’est : « Je vous rappelle que l’employeur n’a aucune obligation en la matière. Parce que c’est un avantage. »

Et qu’est-ce qu’on fera quand l’employeur décidera qu’il baisse notre régime indemnitaire, ou qu’il supprime la participation de la ville à nos mutuelles pour réduire la masse du budget RH parce qu’il n’a aucune obligation en la matière » ?

Alors ? A suivre…

Le 22 mars, on remet ça !

STATIONNEMENT DES AGENTS : RENDEZ VOUS A 8 H 30 LE 15 MARS !

Ça se confirme : ce matin les agents de Villejuif n’ont pu accéder au parking du personnel, fermé pour travaux, définitivement.

Spontanément, une grosse délégation d’agents s’est rendue en RH où elle a été reçue. En gros, on leur y a fait une réponse à la Coluche : « Dîtes nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ! » Le seul argument de la malheureuse directrice des ressources humaines, toute en empathie et en commisération, était : « ce n’est pas une obligation de l’employeur ». Comme l’a fait remarquer un collègue, le régime indemnitaire non plus (pourtant, elle, elle en touche un gros)…

En attendant, les agents paieront leur stationnement, comme tout le monde, pour venir travailler ! Une vingtaine d’euros par jours…

RASSEMBLEMENT DEMAIN MATIN A 8 h 30

Devant la mairie

Un préavis ayant été déposé pour la journée du 15 mars, il suffit de se déclarer en grève pour pouvoir venir.

Personne ne peut vous interdire de vous mettre en grève. Il n’y a pas de réquisition ou de service minimum qui tienne.

Le salaire retenu sera strictement proportionnel à votre temps de grève.

20180306 – Préavis 15 Mars 2018

Et si vous n’êtes pas concerné par le stationnement, vous l’êtes forcément par l’application immorale et clientéliste du RIFSEEP.

STATIONNEMENT DES AGENTS : ZERO POUR LA METHODE !

Voilà le courrier d’information que les agents stationnant sur le parking de la rue René Hamon ont pu trouver, collés par la pluie sur leur pare brise, en retournant à leur véhicule hier soir.

SURPRISE !

Le stationnement des agents, pour nous, c’est carrément une vieille lune puisqu’on demandait des réponses depuis 2014 et que la dernière rencontre sur le sujet entre l’employeur et les organisations syndicales a dû avoir lieu en janvier 2017 (ne nous emballons pas : cet atelier a connu trois réunions entre 2015 et janvier 2017 et butait sur la question du nombre de places dans le parking Paul Bert, que nous ne connaissons toujours pas). Et depuis, plus de nouvelles (comme pour les chantiers de la mutuelle, de la restauration, de l’assurance santé prévoyance, etc.) …

Le projet de fermer le parking de la Rue René Hamon, on le connaissait, ça faisait un bout de temps qu’il était dans les tuyaux. Alors pourquoi asséner le coup de bambou aux agents de la veille pour le lendemain aux agents ?

Nous souhaitons donc bon courage à tous les collègues qui, n’ayant pas eu l’occasion de s’inscrire auprès de la RH – puisque personne ne les avait informés de la nécessité de le faire – vont se retrouver aujourd’hui dans l’obligation de stationner ailleurs. Comme le stationnement est payant à Villejuif, la journée coûtant à peu près 20 euros (soit grosso modo 7 de plus que l’augmentation soit disant accordée lors du passage au RIFSEEP), les collègues y seront de leur poche !

On pourrait se dire : « Oui, mais c’est normal de chercher des places de stationnement pour les Villejuifois… » Mais même dans ce cas là, plusieurs questions demeurent :

La première, c’est pourquoi diffuser l’info seulement la veille ? N’aurait-il pas mieux valu laisser aux agents la possibilité de s’inscrire en RH (comme c’est recommandé sur le courrier) avant d’avoir à faire la transition, évitant à tout un chacun les galères qu’ils vont connaître aujourd’hui ?

La seconde, c’est pourquoi le parking de la rue René Hamon, alors que le petit parking de la rue Paul Bert – qui avait été ouvert au public lors de la mise en place du plan de stationnement – et qui depuis est redevenu ce qu’on appelle « le parking des élus », lui, restera à l’usage exclusif de l’exécutif et des directeurs ?

La troisième, c’est de savoir si le fameux Parking Paul Bert (un parking souterrain dont l’entrée se trouve en fait dans la Ruelle aux Puits), où certains agents refusent de stationner depuis que de nombreux véhicules y ont été vandalisés, a été sécurisé comme l’adjointe RH s’y était engagée il y a déjà un an ? A notre connaissance, non.

Une seule réponse possible : le mépris de notre employeur pour nous et nos conditions de travail qui se confirme un peu plus à chaque jour qui passe !

Encore une fois, nous avons beau demander le respect, des conditions de travail décentes, la prise en compte de nos revendications, le minimum en matière de dialogue social… Tout cela nous est constamment refusé !

Primes au mérite, décisions non négociées imposées à la sauvages, blocage de nos carrières…  Et maintenant, suppression de nos places de stationnement… Décidément, ce n’est pas la paix sociale que recherche le maire de Villejuif…

POURQUOI IL FAUT REVOIR L’ÉVALUATION DES AGENTS A VILLEJUIF ?

Avec le passage obligatoire au RIFSEEP avant le 31 décembre 2019, l’évaluation prend une importance capitale puisque c’est d’elle que découlera l’attribution ou non du C.I.A.

Notre méthode d’évaluation a été mise en place en 2014, et devait faire l’objet, au bout d’un an, d’un bilan en Comité Technique. Ça n’a jamais été fait.

Depuis des années, nous recueillons les doléances des cadres pour qui cette méthode d’évaluation est à la fois trop lourde et pas nécessairement adaptée au travail des agents. En gros, on leur demande d’évaluer les agents y compris sur des critères qui ne les concernent pas (par exemple, la capacité à produire des documents écrits d’un agent d’entretien, ou la capacité à formuler un projet de service d’un gardien d’école)…

La refonte de l’évaluation était une des conditions que nous avions posées lors de notre rencontre avec monsieur le maire du 4 octobre 2017 : il voulait bien nous l’écrire, mais le courrier a dû se perdre en route.

Nous continuons donc, à demander des garanties quant à la transformation de notre système d’évaluation conforme à la définition qu’en donne les décrets relatifs au RIFSEEP, accompagnée d’une formation à cette nouvelle méthode pour les évaluateurs comme les évalués.

 

CT / CHSCT DU 11 DECEMBRE : LE RAPPORT SUR LES ACCIDENTS DE TRAVAIL 2017

 

Note sur les statistiques sur les accidents de travail-service

(période du 1er janvier au 2 novembre 2017)

 

Nous avons reçu le 17 novembre dernier un joli dossier avec plein de couleurs, mais imprimé en trop petit caractère, ce qui ne facilite pas sa lecture.

Pour autant, nous notons que la ‘’machine’’ est réparée et qu’il est de nouveau possible, après 4 années, de ‘’sortir’’ des statistiques. (En ce qui

Toutefois, si l’on prend le premier nombre total de déclarations d’ATS, il s’avère que ce chiffre de 66 ne correspond pas au nombre de déclarations qui ont été transmises au CHS CT, avec une dernière déclaration qui date du 13 novembre 2017.

 

Année 2017

Mois Accident de Service Maladie imputable au service Total
Janvier 9 0 9
Février 8 1 9
Mars 5 1 6
Avril 8 0 8
Mai 8 2 10
Juin 13 0 13
Juillet 8 1 9
Août 5 0 5
Septembre 8 0 8
Octobre 10 0 10
Novembre 6 (1 au 02/11) 6
Décembre
Totaux 88 (83) 5 93 (88)

 

Si l’on s’arrête à la date du 2 novembre 2017, nous constatons un écart significatif de 22 déclarations après 10 mois de fonctionnement (du 01/01 au 02/11). Et de 27 déclarations d’écart au 13 novembre 2017. Cet écart nous a été expliqué en séance comme étant le résultat d’une sélection de la direction des Ressources Humaines entre les accidents « avérés » et ceux simplement « déclarés »… D’accord, mais le décret impose de nous transmettre aussi cet élément, et sur ce chapitre il y aurait plein de choses à dire… Parce que comme nous n’avons plus de médecine du travail depuis pratiquement un an, on peut légitimement se demander qui décide de ce qui est un accident de service ou une maladie professionnelle et de ce qui ne l’est pas ?

Par ailleurs, il semblerait que plusieurs accidents de service n’ont pas été traités pour des raisons que nous ignorons et pour le moins au moins un n’a pas été transmis au CHS CT : il s’agit de l’odieuse agression subie par notre collègue du service de la police municipale en juin dernier que nous avons apprise par voie de presse. Si cette personne s’est faite agresser pendant le trajet de retour à son domicile, il s’agit bien d’un accident de service… Pour l’instant, personne ne répond à nos questions sur le sujet, pas même en séance.

Pour rappel, depuis ce tragique évènement, l’ensemble du personnel a été sanctionné par la suppression de la revue de presse quotidienne décidée par le nouveau directeur général des services – selon, sans doute, la bonne vieille tradition des empereurs de Chine qui avaient pour coutume de dézinguer tout porteur d’une mauvaise nouvelle…

Que peut on retenir de ces donnée, cumulées avec celles de 2014 à 2016 ?

En tout premier lieu que le nombre des accidents est en augmentation, ce qui n’est pas bon signe. On note par ailleurs qu’avec des effectifs en diminution, le nombre d’accident est en augmentation. Peut-on y trouver une relation de cause à effet ?

Ces chiffres ne sont pas une surprise au regard de ce que nous connaissons du quotidien des agents de la ville. Pour autant, on ne peut que le déplorer : on aurait préféré être surpris dans le bon sens et découvrir que s’il n’y avait plus de rapport depuis 2014, c’était parce qu’il n’y avait plus d’accidents. On peut rêver, tout de même ?

Les organisations syndicales sont alarmées par le déni d’un certain nombre d’accidents – ceux qui n’apparaissent pas dans le rapport au CT/CHSCT du 11 décembre, et se pencheront très sérieusement sur la question à  l’avenir.

Enfin, nous déplorons le délai entre la décision du CHSCT de procéder à un diagnostic sur les risques psycho sociaux, et la mise en œuvre dans la précipitation d’une enquête pas forcément adaptée à une collectivité de service public, sans concertation avec les représentants du personnel quand à la méthodologie déployée par le cabinet d’experts (ce qui nous amène à un constat d’échec quant à la participation des agents à cette enquête).