AGENTS EN SOUFFRANCE : LA COUPE EST PLEINE

Après des mois et des mois à « camper » dans des bureaux de fortune, à subir les sous effectifs et une pression accrue de leur direction, il est enfin à l’ordre du jour de remettre en état le rez-de-chaussée de la mairie pour que les agents le réintègrent. Il serait trop simple de le faire dans l’intérêt du personnel et du service public, de tenir compte des besoins des services : A été présenté en CHS CT un rapport qui annonce la réfection du hall et du service de l’état civil en Open Space. Pire, on supprime aux agents leurs imprimantes, compliquant d’autant la réalisation des actes, extrêmement pointue. Le tout dans une ambiance de flicage, de sous-effectif et avec une pression toujours plus forte !

C’est d’abord le public qui en fera les frais !

Un guichet unique, pourquoi pas ? S’il peut permettre d’accueillir le public dans de meilleures conditions ! Actuellement, les agents n’en peuvent plus : La gymnastique qui consiste à gommer les différences entre le métier des Affaires Générales et celui de l’Etat Civil, appelés à faire de la « polyvalence » dans le cadre du guichet unique, ne se traduira sur le long terme que par une dégradation du service rendu aux usagers ! Les équipes en ont assez d’être mises sous pression et de devoir assumer des décisions à l’emporte-pièce qui saboteront leur travail, qu’on les pousse à la faute, qu’on ne prenne pas leur parole en compte, qu’on leur en demande toujours plus avec moins !

Les agents, les organisations syndicales, ont alerté !
Et personne ne les a écoutés !

Aussi nous appelons à la

GREVE

Le mercredi 31 mai 2017 de 10 h à 12 h

Rassemblement devant la mairie

 

o             Contre la pressurisation systématique des chefs de services et de leurs équipes qui se voient contraints de refuser des congés et se voient dépossédés de leurs missions, qui voient niée leur expérience ;

o              Contre la dégradation prévue de l’outil de travail, et notamment la suppression systématique d’imprimantes, notamment au sein du service de l’État Civil ;

o              Contre l’aménagement de l’accueil de l’hôtel de ville en Open Space qui constitue une dégradation de la qualité d’accueil du public et de l’exécution des missions, notamment pour l’État Civil et les Affaires Générales ;

o              Pour le remplacement des agents sur des postes vacants notamment au sein du service accueil et formalités où les collègues effectuent des heures supplémentaires pour pallier au manque d’effectifs.

CHSCT : CA CONTINUE A L’IDENTIQUE, CE QUI NE VEUT PAS DIRE PAREIL

Les séances du CHS CT se suivent et ne se ressemblent pas. C’est ça qu’il y a de bien dans la prévention : on ne s’ennuie jamais.

Nous avions laissé lors de la séance précédente la question du réaménagement de l’accueil de l’hôtel de ville. Après, avoir approuvé le compte rendu de la séance du 22 novembre 2016 – oui, oui, le 15 mai 2017 – nous avons donc examiné les plans et les rapports qui nous étaient proposés.

Ce qu’il faudra qu’on nous explique, c’est comment on peut en arriver là… Bien évidemment, les deux collèges sont d’accord pour que la mairie, ravagée par un incendie en novembre 2015, retrouve sa figure, son accueil, que les agents puissent travailler dans ces locaux dans de bonnes conditions. Après tout, l’accueil de l’Hôtel de ville n’est-il pas le cœur d’une mairie ? Et pourtant, et pourtant…

En l’absence de réponses aux questions que nous nous posons en matière de sécurité des agents installés dans les étages pendant les travaux, il nous est déjà difficile de nous prononcer. Nous n’avons aucun des avis obligatoires joints au dossier (celui de l’ACFI et de la médecine du travail, par exemple). Et quand nous demandons pourquoi l’Etat Civil est désormais dans une configuration d’Open-Space, on nous répond que ça ne change rien aux conditions de travail des agents, qui vont retrouver des bureaux à l’identique. Les plans montrent nettement le contraire… Il faudra donc demander à ce qu’on s’entende y compris sur la définition du mot « identique », qu’on réclame fermement une visite des locaux (obligatoire) préalable à la réouverture. Pas de chance, on apprendra après la séance que toutes les dates (travaux, réouverture, inauguration) sont déjà fixées. Les seuls qui ont été oubliés dans l’histoire, c’est le CHS CT. C’est vrai que la prévention, c’est pas très important…

Quitte à ce qu’on ne tienne pas compte de son avis, le collège employé vote contre à l’unanimité (5 voix). Une abstention et trois votes pour au sein du collège employeur…

Le point suivant était un bilan des opérations de déménagement, et bien sûr on nous dit que tout va bien. Grande absente des débats, la Police Municipale, puisqu’elle n’a pas reçu la visite de la Conseillère en Prévention ou de l’ACFI.

Ensuite, nous évoquons brièvement la Crèche des Guipons, sur laquelle nous nous entendons pour rester vigilant sur la santé des agents et la cohésion de l’équipe. De l’expertise extérieure que nous avons demandé en Juillet 2015, pas de nouvelles…

Et enfin nous évoquons le calendrier des visites obligatoires du CHS CT, proposé par le collège employé. Elles sont obligatoires, et nous n’en avions pas fait depuis la visite de l’Epi d’Or et du Cimetière. Le 3 mai, nous avons commencé avec la visite des Serres Municipales, et la visite du poste de Police Municipale était prévue pour le 16 Mai.

Bien sûr, sur ces dossiers, nous n’avions aucun écrit. On nous dira en séance « comme c’est vous qui avez demandé à ce que ce soit à l’ordre du jour, qu’est ce que vous voulez savoir ? »

C’est vrai, les séances du CHS CT ne sont plus pareilles que sous l’ancienne présidence. Par contre, le résultat est quasiment identique…

NBI : ON PEUT SUREMENT FAIRE MIEUX

Certains agents de la ville ont sûrement été ravis de découvrir au mois de décembre un courrier qui leur annonçait qu’enfin, ils allaient bénéficier de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI), que les organisations syndicales réclamaient régulièrement depuis le mois de Mars 2015.

Les fonctionnaires occupant des emplois comportant une responsabilité ou une technicité particulière peuvent bénéficier d’une bonification particulière, sous forme de points d’indice majoré supplémentaires. Le nombre de ces points varie selon la fonction exercée. En l’occurrence, c’est la loi pour les agents qui exercent leurs missions en quartiers d’éducation prioritaire…

Il s’agissait donc d’appliquer avec effet rétroactif des dispositions qui dataient du mois de Janvier 2015.

Naturellement, les organisations syndicales demandaient à ce qu’une négociation ait lieu sur la mise en place de cette prime, notamment afin d’éviter les inégalités entre agents qui, d’un quartier à l’autre, alors qu’ils font sensiblement le même métier, touchent ou ne touchent pas cette NBI. Malheureusement, l’état du dialogue social à Villejuif étant ce qu’il est, il n’y a eu au courrier des organisations syndicales ni réponse, ni suite.

Et du coup, ce qui devait arriver arrive : aujourd’hui un animateur d’accueil de loisir gagne plus selon qu’il est dans tel ou tel accueil de loisirs. Dans ces conditions, pourquoi un animateur qui ne touche pas la NBI irait il abonder les effectifs d’un centre où ses collègues la touchent ? Pourquoi un agent ferait-il le même travail que son collègue dans les mêmes conditions en étant moins payé ? Déjà, la grogne monte dans les services… Sans compter que certains, qui devraient la recevoir attendent encore qu’on répare leur oubli…

Encore une copie qu’il va falloir revoir, faute de négociation préalable ou de réflexion.

Quelqu’un n’a pas pris ses bonnes résolutions pour la nouvelle année…

Dialogue Social

FERMETURE DES ACCUEILS DE LOISIR EN AOUT

Afficher l'image d'origineDe nouveau, notre employeur s’épanche dans le Parisien, cette fois ci au sujet de la fermeture des accueils de loisir au mois d’Août : http://www.leparisien.fr/villejuif-94800/villejuif-la-fermeture-en-aout-des-accueils-de-loisirs-inquiete-22-05-2016-5819029.php

Les syndicats CGT O/E et UGICT sont absolument scandalisés par les déclarations de notre employeur, monsieur LE BOHELLEC.

Si les accueils de loisirs ferment, ce n’est pas du tout pour permettre aux agents de prendre trois semaines de congés : c’était déjà le cas  ! Et heureusement, car c’est la loi !

Il s’agit bien de faire des économies mais les agents ne bénéficieront pas de congés supplémentaires pour autant. Au contraire, certains seront sur place et sont en attente des missions qui leur seront confiées pendant cette semaine pour laquelle ils n’avaient pas déposé de congés, la décision de l’exécutif ayant été prise trop tard pour rendre possible le bougé de leurs dates. Il est fort regrettable que comme le gouvernement, l’exécutif prenne ce type de décision sans concertation aucune. S’il  y avait eu  passage au Comité Technique, comme cela aurait dû être le cas, cela aurait permis à l’employeur de prendre en compte les différents paramètres qui montrent que l’économie ne sera pas très grande mais que les impacts sont eux non négligeables. Il s’agit tout simplement d’économiser les fluides, les repas et les goûters qui auraient été servis cette semaine aux enfants des accueils de loisirs !

Nous dénonçons à la fois la pratique et le mensonge qui l’entoure !

Nous, agents territoriaux, avons évoqué hier en AG la possibilité de nous organiser sur nos temps de congés pour accueillir les enfants des familles en difficulté sur cette semaine afin de pallier à ce manquement de l’exécutif et à cette carence de service public.