LE 5 OCTOBRE : 5 RAISONS D’AGIR

À l’heure où la France tente de sortir d’une des pires crises sanitaires de son histoire, à l’heure où la situation sociale appelle à des mesures fortes visant notamment au renfor- cement de notre modèle social, le président de la République et son gouvernement accé- lèrent leur politique libérale et annoncent de nouveaux reculs sociaux !

20210910 – TRACT – 5 octobre

1607 RAISONS DE DIRE NON A LA LOI DE TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

C’est un refrain connu : les fonctionnaires ne travailleraient pas assez… On l’entend à chaque fois que le débat des bud- gets publics revient sur la table : « Si la France est endettée, c’est parce que nous avons trop de fonctionnaires et qu’ils ne travaillent pas assez… » C’est bien évidemment un argument fallacieux des chiens de garde du libéralisme et du capitalisme, mais cette fois-ci, il a porté ses fruits : avec la loi de transformation de la fonction publique, votée le 6 Août 2019, c’est officiel : le temps de travail des fonctionnaires va augmenter.

Vous trouvez que vous avez trop de jours de congés, vous ?

Le maire de Villejuif s’est prononcé sur la question, ainsi que plusieurs maires du dé partement : il ne passera pas aux 1607 heures… à moins que le préfet ne l’y oblige. Les syndicats CGT ont eu l’occasion d’aborder cette question avec lui dès le mois de juillet 2020 et pour l’instant, sa position n’a pas changé… Mais il faut tout de même nous y préparer.

Concrètement, les 1607 heures ont déjà été mises en œuvre dans plusieurs mairies du département et cela se solde par une diminution des jours de congés, une augmentation du temps de travail (une demi-heure de plus par jour dans cer- taines mairies), compensé e souvent par une augmentation du nombre de RTT. Mais les RTT ne sont pas des jours de congés : si vous êtes absent (par exemple pour maladie) vous ne générez pas de RTT…

NOUS DEVONS NOUS MOBILISER CONTRE CETTE REMISE EN CAUSE DE NOS ACQUIS SI NOUS NE VOULONS PAS PERDRE DE JOURS DE CONGES ET TRAVAILLER PLUS SANS GAGNER PLUS !

L’exigence de la CGT :
ABROGATION DE LA LOI DE LA FONCTION PUBLIQUE !

 

20210909 – Tract 1607 heures

MARDI 15 JUIN 2021


POUR LES VAL-DE-MARNAIS :

RENDEZ-VOUS A 11H DEVANT LA PREFECTURE A CRETEIL
pour remettre les pétitions au préfet.

PUIS DIRECTION LA MANIFESTATION PARISIENNE
(après un rassemblement dès 12h) DEPART DE BERCY 
EN DIRECTION DE L’HOTEL DE VILLE

Contactez les 06 12 54 60 76 pour se donner rendez-vous pour un départ en commun du local syndical, soit pour Créteil, soit pour Bercy !

20210601 – Préavis de grève 15 juin 2021

 

En route pour les 32 heures !


Une des plus grandes conquêtes du début du XXe siècle a été la journée de 8h. 8h de travail, cela permettait 8h de repos et 8h pour la vie personnelle et aussi la vie citoyenne.

La durée légale de la journée de travail est ensuite passée à 39h en 1982 puis à 35h en 1998.

L’instauration des 35h a été cependant marquée par une intensification du travail, une aggravation de la flexibilité et la mise en place de l’annualisation du temps de travail.

Il existe ainsi de moins en moins d’horaires de travail collectifs et réguliers, à temps plein et fondés sur le décompte hebdomadaire de la durée du travail. La tendance à la réduction du temps de travail, toutefois moins observable pour les cadres, s’est accompagnée de multiples dispositifs de flexibilité permettant aux employeurs d’organiser la durée du travail de manière atypique (aménagement du temps de travail sur l’année, temps partiel, travail de nuit et dominical…). De plus, les créations d’emplois n’ont pas été d’un niveau suffisamment élevé à la mise en place des 35h, faute d’obligations imposées aux employeurs : l’hôpital public est un exemple criant en la matière, ce qui s’est traduit par une explosion des heures supplémentaires et la dégradation des conditions de travail.

Plus récemment, les encouragements au « travailler plus pour gagner plus » ont encore affaibli le repère collectif des 35h. Avec le télétravail, la frontière entre activité professionnelle et vie personnelle est devenue de moins en moins étanche.

Avec la loi de Transformation de la fonction publique (TPF), le gouvernement a pris la responsabilité de rouvrir le dossier du temps de travail de manière conflictuelle, en faisant des 1607 heures un plancher annuel obligatoire. Dans la Fonction publique territoriale, cela signifie la suppression de tous les accords passés avec un temps de travail inférieur à 1607 heures. La remise en cause de ces accords représente souvent entre 5 et 12 jours de congés supprimés !

Personne n’est dupe sur les intentions du gouvernement et de nombreux employeurs : l’augmentation du temps de travail avec le même effectif permet de supprimer des postes, de réaliser des économies, de faire baisser la masse salariale. Les personnels sont considérés comme une variable d’ajustement économique. À la clé,des cadences plus difficiles, une charge de travail croissante, une aggravation des risques psycho-sociaux.

La loi TFP n’entrave par contre en rien l’inflation des heures supplémentaires et ne prévoit aucun dispositif empêchant par exemple qu’une partie des millions d’heures supplémentaires travaillées dans la Fonction publique puisse n’être ni récupérée ni payée, comme on le constate à l’hôpital public ou au ministère de l’Intérieur.

Cette situation absurde appelle des mesures fortes pour créer les postes nécessaires et respecter les agents en augmentant leurs salaires afin qu’elles et ils ne soient plus contraint·e·s de s’épuiser au travail pour gagner leur vie sans avoir la garantie que tout leur travail supplémentaire soit reconnu !

La réduction du temps de travail est humainement nécessaire et économiquement possible.

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ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL : FAUDRAIT FAIRE COMME SI TOUT ALLAIT BIEN !

Rien ne va plus. C’est le triste constat que nous sommes contrains de faire après trois ans de règne de l’actuel exécutif. Cette fois ci, nous ne voyons pas comment réparer la confiance qui doit exister entre les agents et leur employeur. Entre silence et mensonge, non seulement aucune avancée n’a pu avoir lieu dans le dialogue social, mais maintenant, nous en sommes aux viles attaques et aux crises d’autoritarisme.

Les dernières réunions des instances, conseil municipal compris, révèlent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase : avant on n’écoutait pas, maintenant on ne laisse plus parler ! Et ceux qui parlent, les représentants du personnel, ont été gravement attaqués déjà : mises au placard, refus de promotion interne, amputations de salaires, disparition même de l’organigramme de la ville ! On nous attaque pour mieux vous atteindre ensuite !

Un exemple : l’exécutif exige des gardiens d’effectuer 400 heures annuelles gratuitement pour justifier leur logement. Selon la directrice des ressources humaines, c’est le seul moyen de justifier une nécessité absolue de service. À côté de ça 2800 € de loyer sont pris en charge par la ville pour le logement du directeur général des services. 7 millions d’euros d’économie sur le budget de fonctionnement en 2016. Une centaine de poste a disparu. 93 postes sont restés inoccupés en 2016. Et c’est aux présents de compenser. Le personnel trinque, se précarise (20% de contractuels) et rien n’avance. Certains collègues voient leurs salaires amputés. Des primes disparaissent. Les processus d’avancement de grade et de promotion interne se réalisent dans l’opacité la plus totale. Les avis des instances ne sont suivis d’aucun effet. Les négociations avec les organisations syndicales n’ont rien donné depuis novembre 2015…

Les amputations de salaires dont nous avons tous été prévenus par mail le 22 mai ont touché une dizaine de collègues. Mais ça n’en restera pas là. Si pour l’instant, au prétexte fallacieux que le trésorier payeur aurait relevé une non-conformité dans une délibération de 2014, des collègues ont touché fin-mai un salaire diminué d’une partie, voire de la totalité de leur régime indemnitaire. Pourquoi ? La délibération ne prévoit pas l’existence sur la ville de Chargés de Mission et ceux-ci ont été ramenés par défaut sur un NR3. Du coup, certains perdent une partie de leur RI. D’autres en perdent la totalité, soit plus du tiers de leur salaire. Le tout sans le moindre écrit, sans arrêté… Le maire annonce qu’il s’agit d’une décision du Comptable Public. Mais c’est impossible. La libre administration des collectivités territoriales lui garantit de pouvoir anticiper et résoudre ce genre de problème sans difficulté majeure. Il y a eu deux séances du Conseil Municipal depuis le 22 mai. Il aurait suffi de compléter, avec l’accord du Comité Technique, la délibération défectueuse. Ça n’a pas été fait. Et pour ce qui est de contacter les organisations syndicales pour trouver une solution… Ni mail, ni courrier, ni coup de fil… Encore une fois : un effet d’annonce suivi de rien du tout.

Et nos collègues, qui continuent d’effectuer leur travail, avec un salaire diminué, sans perspective de solution, qui voient leur ancienneté, leur qualité, leur carrière remise en cause non seulement arbitrairement mais illégalement, de s’entendre dire : « Le comptable public a commencé par les catégories A de la filière administrative. Il regarde maintenant les autres filières, mais aussi les catégories B et C+ ».  La menace est émise : À Villejuif, on peut travailler pendant vingt, trente ans, et du jour au lendemain voir son salaire baissé sans que l’administration en fournisse le moindre justificatif ! Demain quoi ? Nos jours de congés ? Nos primes annuelles ?

Déjà les fonctionnaires ont été la bête à abattre de la période électorale. C’était au candidat qui en supprimerait le plus ! Aujourd’hui il n’y a plus de ministère de la fonction publique, ce qui augure d’une grave menace sur notre statut. Villejuif est précurseure : de nouveaux élus qui n’ont pas la notion de ce qu’ils ont besoin de bras pour réaliser leurs programmes sont aux manettes !

Comme par hasard, la moitié des agents concernés par cette première vague sont nos représentants ! Ce sont ceux qui disent le malaise de la collectivité au quotidien, qui sont en première ligne. En se cachant derrière le Comptable Public, l’exécutif espère pouvoir nous abattre en mode sniper les uns après les autres ! D’abord les A, puis tous les autres !

 

NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !

Aussi nous appelons à une

ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL

Le Jeudi 22 juin 2017 de 13 h 30 à 15 h 30

Rassemblement à la Bourse du Travail

20170612 – tract AG Juin 2017

20170619 – tract AG Juin 2017 salaires amputés