Avancements de Grade

Pour la première fois depuis six ans, les organisations syndicales de la mairie de Villejuif ont été invitées à discuter des avancements de grade. La dernière commission de l’année se tenant le 16 décembre au CIG (Centre Intercommunal de Gestion) ces discussions ont pris fin début novembre. Les nouveaux principes de l’avancement de grade sont passés en comité technique le 26 novembre.

Et la CGT a voté contre.

Pourquoi ?

Par la voix de l’administration, l’exécutif nous proposait deux principes qui ne nous convenaient pas : que cette année 30% des agents pouvant bénéficier d’un avancement en bénéficient, et que le fait d’être un encadrant entre dans les critères d’attribution.

Nous, considérant que le point d’indice est de nouveau gelé et que très peu d’avancements ont eu lieu ces dernières années, proposions que cette année seulement, pour rattraper le retard, 100% des agents pouvant bénéficier d’un avancement en bénéficient.

Nous sommes extrêmement déçus de ne pas avoir été entendus sur ce chapitre, car le fait de faire avancer le plus d’agents possible aurait été un véritable signe d’un changement pour les agents de la ville.

Il s’agissait de faire bénéficier 300 agents de cet avancement, au lieu de 100 et on ne nous a même pas expliqué pourquoi ce quota. On nous a bien fait valoir que c’était le double par rapport à 2019, mais nous, nous nous plaignions d’un retard accumulé depuis de nombreuses années, pas seulement 2019. 30%, ça n’est pas plus qu’en 2014…

Les agents devront donc attendre, et ce message fort d’un changement promis, ils ne le recevront pas sur ce dossier.

 

Un changement de gouvernance à la Mairie de Villejuif !

Depuis juillet 2020, le nouvel exécutif a rencontré les organisations syndicales CGT.

Le Maire, l’élue au personnel, et le Directeur Général des services nous ont affirmé leur volonté de rétablir de la transparence dans les décisions prises par l’employeur, de l’équité et de travailler avec les organisations syndicales afin d’améliorer les conditions de travail des agents désireux de rendre un service public de qualité !

Le chantier est énorme. L’ancien exécutif n’a pas exactement… laissé les lieux dans l’état où il aurait voulu les trouver en rentrant… (Pour exemple Pas d’archive de 2014 à 2020).

Nous avons souligné l’importance de rendre leur légitimité aux instances paritaires que sont le CT (Comité technique) et CHSCT (Comité Hygiène Sécurité et Condition de Travail) lieu privilégié de dialogue social (lieu de concertation avec les élus du personnel et l’employeur). Les séances des instances ne reprennent qu’en Novembre…

Par-dessus tout, nous avons demandé que cessent le harcèlement, le management par la violence, que les agents mis au placard soient rétablis dans leurs fonctions et dans leurs droits, que les victimes puissent se réparer ! Malheureusement, certaines situations perdurent.

Tout est à reconstruire !

 Il n’y aura de reconstruction que dans la transparence, le dialogue fait renaître la confiance, et la réparation !   Ni dans l’injonction, ni dans le mépris.

C’est nous, les agents de cette ville, qui allons devoir travailler pour reconstruire un service public de qualité, à la hauteur des attentes des Villejuifois et du nouvel exécutif !

 Nous avons demandé l’ouverture de négociations sur de nombreuses revendications restées jusqu’ à ce jour lettre morte sous l’ancien exécutif :

La première négociation avec notre employeur, représenté par l’élue au personnel et le directeur général des services portant sur les avancements de grade ne nous a pas satisfait.

Nous revendiquions qu’aucun quota ne soit appliqué cette année et que tous les agents des catégories B et C qui pouvaient y prétendre en bénéficient, quand le statut le permettait.

Pourtant, un quota de 30% a été appliqué. L’administration se félicite d’avoir doublé le nombre d’agents proposés à l’avancement de grade, mais ce n’est pas suffisant. Les critères portés sont trop restrictifs empêchant le plus grand nombre des agents à un déroulé de carrière juste.

Nous avons la promesse que des négociations seront engagées pour 2021 sur la question du quota et des critères.

Nous constatons également un manque de communication des décisions prises pour organiser les services dans le contexte actuel de crise sanitaire et un refus que les syndicats participent aux réunions de crise COVID. Nous regrettons que pour l’instant l’administration ne souhaite pas s’appuyer sur notre capacité à analyser la situation des services, à communiquer les informations que vous nous transmettez, et ne souhaite pas entendre nos propositions de solutions, afin que tous les agents puissent exercer leurs missions dans les meilleures conditions possibles.

Nous faisons le vœu que notre administration travaille plus en transparence en laissant la place aux syndicats à remplir leur rôle dans l’intérêt de tous.

C’est donc le moment  de faire entendre nos besoins !

  • L’augmentation globale de l’IFSE et la suppression du CIA dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état ;
  • L’arrêt de privatisations des missions d’entretien dans les bâtiments publics ou la voirie ;
  • L’arrêt des procédures d’entretien professionnel mises en œuvre dans le cadre du RIFSEEP ;
  • La prise en compte égalitaire des vœux des agents pour les affectations sur les nouveaux postes ou postes vacants ;
  • La mise en œuvre d’une étude d’impact sur les conditions de travail des agents dans toutes les Directions de l’ensemble des réorganisations faites depuis 2014 ;
  • L’élaboration d’une procédure de télétravail ;
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI ; la création d’emplois statutaires dans tous les services qui en ont besoin ; le remplacement sans délais des agents absents et partant à la retraite ;
  • Le refus de toutes suppressions ou imposition de congés et RTT liés à la crise Covid ;
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service ;
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle ;
  • La prise en charge d’une assurance prévoyance pour les agents ;
  • Une solution de stationnement gratuite pour l’ensemble du personnel ;
  • Une meilleure participation à la restauration des agents, et l’application du décret 2020-404 du 7 avril 2020 du 7 avril 2020 relatif à la prose en charge des frais de repas de certains personnels civils et militaire dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
  • Le subventionnement du CASC à hauteur de 3% de la masse salariale.
  • Pas de quotas relatifs à l’avancement de grade : avancement à 100% pour les catégories les plus basses.

Nous aurons besoin de vous tous ! Ensemble, nous pourrons faire face aux difficultés et peser dans les négociations pour améliorer nos conditions de travail et nos conditions de vie ! Les syndicats ne sont forts que de leurs membres !

Préavis de grève fédéral de 0 h à 24 h pour les journées des 16 novembre au 1er décembre 2020

Mesdames les Ministres,

Le 28 octobre dernier, le Président de la République annonce un nouveau confinement, qui n’a de confinement que le nom, jusqu’au 1er décembre prochain à minima. La fédération CGT des Services publics constate que les « premier·ère·s de corvée », agent.e.s des services publics, indispensables et essentiels à l’immense majorité de la population, montent de nouveau au front avec les mêmes dérives constatées lors du premier confinement, dérives dues à l’incurie du gouvernement. En effet, les établissements scolaires restent ouverts en totalité avec des protocoles, divers, différents et quoi qu’il en soit inapplicables et avec un sous-effectif aux conséquences pouvant être dramatiques. En outre, le matériel de protection est quasi inexistant, insuffisant en nombre et en qualité, ce qui ne permet pas d’assurer la sécurité des personnels. En 8 mois, rien n’a été fait pour former du personnel spécialisé dans la désinfection des locaux et des agents dont les services sont fermés, sont envoyés nettoyer les écoles ! Trop souvent encore, il faut se battre localement pour exiger la tenue des IRP à commencer par les CHSCT et les CT. À cet égard, nous avons pris note de la circulaire du 29 octobre 2020 relative à la continuité du service public. Notons qu’elle est contradictoire avec le contenu de la loi dite de Transformation de la Fonction publique, que vous êtes chargées de porter, et dont nous demandons plus que jamais l’abrogation. Nous exigeons donc immédiatement, partout, dans toutes les collectivités le maintien des CHSCT et leur réunion d’urgence et des comités techniques, le maintien des prérogatives des CAP, l’équipement gratuit de masques chirurgicaux FFP2 en nombre suffisant pour tous.tes ! Pour la CGT, notre slogan de mars est toujours d’actualité : « pas de protection, pas de travail ! »

La fédération CGT des Services publics revendique que les critères de vulnérabilité des personnels, établis en mai, ouvrant droit aux ASA soient respectés et le droit aux ASA étendu aux personnels vivant avec une personne vulnérable. Dans les établissements scolaires, la division par deux des effectifs des classes et recrutement massif des enseignants conformément aux revendications des organisations enseignantes notamment par le recrutement de personnels sur liste complémentaire, et la titularisation des contractuels et vacataires. Ces revendications impliquent parallèlement des recrutements à hauteur des besoins d’ATSEM, et de personnels dans les collèges et les lycées. Dans les secteurs du médico-social, à commencer par les EHPAD et les aides et soins à domicile, des recrutements massifs sont également urgents. Loin de là, les personnels n’ont toujours pas perçu le moindre centime des primes et compléments indiciaires annoncés par votre gouvernement.

Dans la Fonction publique territoriale, les agent.e.s sont méprisé.e.s, les agent.e.s sont en colère.

De plus, la fédération CGT des Services publics dénonce les interventions policières contre les lycéen.ne.s qui se mobilisent depuis la rentrée pour pouvoir étudier dans des conditions sanitaires ne mettant pas leur santé en jeu. Cette violence contre des revendications légitimes est inadmissible et nous demandons qu’elle cesse immédiatement. La situation sanitaire liée à la propagation de la pandémie de la COVID-19 nécessite une protection totale et complète de la santé des agent.e.s public.publique.s. Cette obligation règlementaire est de la responsabilité des employeurs publics, qui doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer cette protection.

Jean Castex avait indiqué devant l’université d’été du MEDEF que la pandémie était une aubaine pour les patrons. Il ne faudrait pas qu’elle le soit également pour les employeurs territoriaux. Le statut n’est pas le privilège de quelques salarié.e.s, mais la garantie de l’accès égalitaire de toutes et de tous aux services publics et aux biens communs. C’est pourquoi ce préavis porte également sur l’ensemble des attaques mises en œuvre à l’encontre des agent.e.s des services publics. Celles-ci doivent cesser. Cela passe, en plus de l’abrogation de la loi de Transformation, dont nous avons parlé plus haut par :
-  l’augmentation des salaires en commençant par le dégel immédiat du point d’indice ;
-  l’abandon de la réforme des retraites et le maintien de notre régime spécifique de retraite solidaire, la CNRACL ;
-  l’abandon du projet de loi 3D, qui bouleverse les fondements de l’égalité des droits de tous les citoyens et usagers sur l’ensemble du territoire national.

Pour toutes ces raisons, la fédération CGT des Services publics, afin de permettre aux salarié.e.s et les agent.e.s, de défendre leurs santé, emploi, statut, pour améliorer leurs conditions de travail, dépose en conséquence un préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées du 16 novembre 2020, 17 novembre 2020, 18 novembre 2020, 19 novembre 2020, 20 novembre 2020, 21 novembre 2020, 22 novembre 2020, 23 novembre 2020, 24 novembre 2020, 25 novembre 2020, 26 novembre 2020, 27 novembre 2020, 28 novembre 2020, 29 novembre 2020, 30 novembre 2020, 1er décembre 2020 pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique territoriale, ainsi que les salarié.e.s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.

Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET, Secrétaire générale


Préavis de grève adressé le 10 novembre 2020 à :
Mme Amélie de MONTCHALIN , Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques
Mme Élisabeth BORNE, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

20201110_preavis_de_greve_du_16_novembre_au_1er_decembre_2020

 

20201029 – Préavis de Grève Novembre adressé au maire de Villejuif le 29 octobre 2020.

La santé, toujours pas une priorité, malgré les apparences !

La gestion chaotique de la crise sanitaire par le gouvernement crée de l’inquiétude et de la colère alors que, dans le même temps, les vrais problèmes ne sont pas traités. Aujourd’hui, alors que le nombre de malades atteints par la COVID 19 augmente, le système de santé – plus particulièrement l’hôpital – n’a pas la capacité d’assurer pleinement ses missions par manque de moyens. En effet, le manque de personnels et donc de lits ne permet pas d’assurer à la fois la prise en charge des patients habituels et ceux atteints par le Coronavirus.
 
Le Ségur de la santé n’a répondu ni aux attentes des salariés, ni aux besoins de la population. Si les augmentations de salaire – même insuffisantes – sont toujours bonnes à prendre, la première revendication des salariés, l’embauche massive de personnels, n’a trouvé de réponses ni dans les hôpitaux, ni dans les Ehpad(s). Les services du ministère de la Santé ont confirmé la fermeture de 3400 lits en 2019 et ces dernières semaines ; la presse s’est fait l’écho de fermetures de services dans de nombreux hô
pitaux, faute de personnels.
 
Le Plan de Finance de la Sécurité Sociale annoncé hier soir, avec des chiffres trompeurs, masque en fait une poursuite de la réduction des moyens pour notre système de santé. L’essentiel des crédits supplémentaires ont déjà été dépensés du fait des augmentations de salaire déjà validées et par une politique de tests inefficace et très coûteuse. Rien n’est prévu pour l’embauche massive et urgente de personnels absolument indispensable pour répondre aux besoins et améliorer les conditions de travail des professionnels de santé. Par contre, de nouveau, 4 milliards d’euros d’économies sont demandés, soit le même niveau que ce que nous avons connu ces dernières années. Nous sommes donc toujours dans la même logique qui est à l’origine de l’incapacité de notre système de santé à faire face à la crise des mois de mars et avril qui continue et va se poursuivre dans les mois et les années suivantes.
 
La CGT continue de revendiquer un véritable plan de formation et de recrutement de personnels à hauteur de 100 000 emplois dans les hôpitaux, 200 000 dans les Ehpads et de 100 000 dans l’aide à domicile. Elle appelle l’ensemble des salariés et la population à être présente dans toutes les mobilisations à venir, notamment celle du 15 octobre lancée par sa Fédération Santé et Action sociale.
 

Les Dangers de la Loi de Transformation de la Fonction Publique.

Encore une loi scélérate, passée au coeur de l’été 2019 dans un silence assourdissant, qui participe à la casse du statut et au détricotage des services publics qui maillent le territoire… 

17 septembre : journée de mobilisation contre les mesures régressives du gouvernement

 

 
En dépit de l’urgence sociale et climatique, le gouvernement s’obstine dans l’impasse des politiques libérales. C’est pourquoi la CGT appelle, aux côtés des organisations syndicales (FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef et UNL), à une grande journée de mobilisation le jeudi 17 septembre.

Casse sociale, pression sur les salaires, fermeture de lits dans l’hôpital public… en dépit de la crise économique et sanitaire, le gouvernement continue sa destruction des services publics et de notre système social, mettant en œuvre une série de mesures régressives dans l’intérêt du patronat et des plus riches.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros, annoncé en grande pompe, ne s’adresse qu’aux entreprises, qui pourront notamment bénéficier d’une exonération d’impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an et cela sans aucune condition ni contrepartieA contrario, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux sont soumis à des contrôles toujours plus sévères.

Si le gouvernement dispense sans compter pour relancer la machine à produire des profits, aucune mesure n’a été prise pour les milliers de travailleurs victimes de délocalisations et plans de licenciements (17 000 suppressions de poste chez Airbus, dont 5 000 en France, 4 600 chez Renault, 1 000 chez Sanofi…).

Quid de ces milliers de travailleurs qui vont se retrouver sans emploi  ?

Malgré l’explosion du chômage, le gouvernement refuse d’abandonner sa réforme de l’assurance-chômage. La deuxième phase, qui devait entrer en application en septembre, a été reportée à janvier 2021. Elle modifie les règles de calcul de l’indemnisation, entraînant une baisse moyenne des indemnités de 22 %, ce qui va plonger des milliers de privés d’emploi et de travailleurs précaires dans la pauvreté.

Début septembre, le gouvernement est aussi revenu à la charge sur la réforme des retraites. Un rapport a été commandé par le Premier ministre au COR (Conseil d’orientation des retraites) pour proposer une nouvelle mouture de cette réforme. Il y a fort à parier qu’il va proposer de repousser l’âge de départ puisqu’il n’a pas réussi à faire accepter son régime de retraites à points.

La CGT revendique l’annulation de toutes ces contre-réformes et condamne toute nouvelle régression en matière de retraite et de protection sociale.

La dernière en date ? La création immédiate d’une nouvelle branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie et gérée par le CNSA (c’est à dire l’État), un cadeau de plus au secteur privé ! C’est une étape supplémentaire vers une étatisation de la Sécurité sociale, à l’image du modèle anglo-saxon qui n’assure qu’un minimum pour les plus précaires et ouvrent la porte aux assurances privés.

L’urgence sociale impose au contraire de préserver notre modèle social, qui échappe aux intérêts privés, et les services publics qui lui sont adossés. La crise sanitaire a démontré combien ces derniers sont essentiels pour garantir à toutes et tous l’accès aux droits sociaux et aux soins.

« Ce que révèle cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché », avait déclaré Emmanuel Macron le 12 avril, au début du confinement.

Il est grand temps d’aller lui rappeler ces paroles. De fait, ces envolées lyriques ont fait long feu.

Le Ségur de la santé n’a annoncé aucun changement ni infléchissement dans la politique de démantèlement du service public de santé. Pire, il la conforte en poursuivant une gestion libérale, purement comptable, et en dégradant encore un peu plus les conditions de travail. Des miettes pour les salaires, des créations d’emplois à minima (moins de 4 emplois par établissement)… Quant aux lits promis, les 4 000 ne compensent même pas les 4 700 supprimés depuis le début de quinquennat d’Emmanuel Macron…

La situation impose donc des mesures de transformation profonde en totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. La priorité doit être donnée à la préservation et à la création en nombre d’emplois stables et qualifiés, à la sortie de la précarité en particulier des jeunes travailleurs, des étudiants.

Cela passe notamment par la réduction du temps de travail sans perte de salaire, le développement des services publics et des industries nécessaires à la réponse aux besoins en biens et services, en prenant en compte l’urgence écologique.

La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites…

Pour imposer ce changement, les organisations syndicales appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, à travers des grèves, des manifestations et des rassemblements.

Jeudi 17 septembre manifestation régionale à Paris : 14h place de la République

DEPART COLLECTIF DU LOCAL SYNDICAL A 13h

Préavis de grève fédéral pour la journée du jeudi 17 septembre 2020

 
Mesdames les Ministres,
 
Salués pour leur engagement auprès de la population pendant le printemps dernier, force est de constater que les agents publics ont très vite été oubliés.
 
Alors que les retours de congés s’effectuent, ils subissent des suppressions de congés, l’inégalité face à l’octroi et au montant de la prime COVID, le gel du point d’indice qui aggrave les difficultés sociales.
La pandémie a confirmé ce que la CGT dénonce depuis longtemps, à savoir que nos services publics, et notamment notre système de santé, sont sous tension permanente et souffrent gravement. L’absence de protection pendant plusieurs semaines, l’absence de consignes claires des employeurs publics, la rentrée qui s’effectue avec de fortes inégalités dans le traitement des équipements de protection, tout cela démontre que toutes les leçons de la crise n’ont pas été retenues.
 
Cette crise a révélé que le lien entre services publics et industrie est évident. C’est pourquoi, alors que de nombreux plans de licenciement sont annoncés dans le secteur industriel, la fédération CGT des Services publics alerte sur les conséquences dans le secteur public d’une dégradation de l’emploi.
 
Il est nécessaire de garantir, et ceci à long terme, des politiques publiques fondées sur l’intérêt général et la réponse aux besoins sociaux. Et pour cela il importe de rompre avec les politiques d’austérité et d’abandonner la logique comptable dans les politiques publiques.
 
Les agents publics ne veulent pas d’un retour au monde d’avant et comptent bien porter leurs revendications afin de ne plus revivre une telle situation.
 
C’est pourquoi, en cette rentrée sociale, la CGT a décidé d’engager un processus d’action s’appuyant notamment sur une journée nationale interprofessionnelle d’action et de grève le 17 septembre prochain.
 
Cette journée permettra de porter les revendications suivantes :
– Le dégel et l’augmentation de la valeur du point d’indice avec un traitement minimum de 1 800 € au recrutement ;
– Le respect des règles sanitaires et protections des agent.e.s, trop souvent ignorées par nos employeurs ;
– La création de postes dans les collectivités et les services publics de l’eau, de la thanatologie et du logement social, contre toute suppression d’emploi dans la Fonction publique et les services publics ;
– L’amélioration des conditions de travail ; le respect des accords de réduction du temps de travail pour
aller vers les 32 heures ;
– Le maintien des CHSCT et des comités techniques, des prérogatives des CAP ;
– L’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique ;
– L’abandon de la réforme des retraites et le maintien de notre régime spécifique de retraite solidaire CNRACL ;
– L’abandon du projet de loi 3 D de destruction de l’équité territoriale et de l’intérêt général.
 
Afin de permettre aux personnels du champ fédéral de se mettre en grève pour porter leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 h à 24 h pour la journée du jeudi 17 septembre 2020 pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique territoriale et pour les salarié.e.s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).
 
Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.
 
Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, nos sincères salutations.
 
Pour la Fédération CGT des Services publics
 
Natacha POMMET,
Secrétaire générale
 
Préavis de grève adressé le 2 septembre 2020 à :
Mme Amélie de MONTCHALIN, Ministre de la Transformation et de la Fonction
publiques
Mme Élisabeth BORNE, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion
 

Communiqué unitaire CGT, Fidl, FSU, MNL, Solidaires, Unef et Unl

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaires et exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.

Préparée sans réelle prise en compte de la situation sanitaire et sans moyens supplémentaires, la rentrée scolaire et universitaire inquiète les jeunes, les familles et les professionnels, cela dans le cadre d’un protocole sanitaire ministériel illisible et sans cesse remis en cause. Nous exigeons la mise à disposition gratuite de masques en quantité suffisante à l’ensemble des collégiens, lycéens et étudiants. Il en va de même pour l’ensemble de la population. Pour le monde du travail, il revient aux employeurs de prendre en charge les mesures de protections individuelles et collectives, dont la distribution gratuite de masques en quantité suffisante. La réduction du temps d’exposition également nécessaire induit de discuter de l’organisation, des conditions de travail et réduction du temps de travail.

Les organisations syndicales et de jeunesse affirment ensemble que la priorité doit être donnée à la préservation et à la création en nombre d’emplois stables et qualifiés, à la sortie de la précarité en particulier des jeunes travailleurs, des étudiants, avec leur mise en protection sociale. Cela passe notamment par la réduction du temps de travail sans perte de salaire, le développement des services publics et des industries nécessaires à la réponse aux besoins en biens et services, en prenant en compte l’urgence écologique.

Il est urgent d’augmenter les salaires, les traitements, les pensions et les minimas sociaux.

Il est également temps d’en finir avec les aides publiques de toute nature dont bénéficient de grandes multinationales sans contrepartie et contrôle d’utilisation.

La période a également confirmé les exigences communes qu’ont portées nos organisations lors de la lutte contre la réforme du système des retraites. Nos organisations condamnent toute nouvelle régression en matière de retraite et de protection sociale programmées notamment par le Gouvernement au détour du projet de loi de finances de la sécurité sociale (création de la cinquième branche, augmentation de la CSG, etc. …).

L’urgence sociale impose aujourd’hui tout au contraire, de préserver notre système intergénérationnel et d’envisager une protection sociale incluant la dimension professionnelle tout au long de la vie, des années d’études à la retraite.

La situation impose donc des mesures de transformation profonde en totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. Un énième « plan de relance » qui ne remettrait pas en cause ces politiques, ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise sociale, économique et écologique.

La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites.

Les organisations La CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc…) pour imposer le changement nécessaire.

Paris, le 27 août 2020

14 Juillet : Tous et toutes à la Bastille !

Malgré les milliards d’euros d’aides de toutes sortes aux entreprises, sans aucune contrepartie, les annonces de plans sociaux se succèdent dans tous les secteurs d’activité comme : La Halle, Célio, Nokia, Airbus, Air France, Sanofi, Renault, Engie… Et dans la sous-traitance.

Ajoutons à cela l’échec retentissant du Ségur de la Santé dénoncé par les syndicats hospitaliers et la loi de transformation de la fonction publique, qui constitue l’une des attaques les plus graves menées jusqu’ici contre notre statut, et le gel continu du point d’indice…

C’est fou comme le monde d’après ressemble au monde d’avant. 

Alors ? On reprend la Bastille ?