RENFORÇONS NOUS !

C’est quoi un syndicat ? Avant tout des travailleurs, jeunes, retraités, privés d’emplois, qui se regroupent pour faire valoir leurs droits.

Et plus ils sont nombreux à se regrouper, plus les syndicats sont efficaces !

Renonçons à la morosité, n’acceptons pas la division et rejoignons l’action : syndiquons nous et revendiquons !

Partout dans le Val-de-Marne, les actions se succèdent les unes aux autres, dans les EHPADs, les hôpitaux, à Carrefour, dans les mairies, dans les sociétés de service à la personne, à l’aéroport d’Orly, dans les sociétés de transport autour de Rungis, comme Delifresh, les luttes se succèdent. Les répercussions de la loi travail et du démembrement des services publics se font sentir chaque jour un peu plus. La casse des services publics a des répercussions de plus en plus tangibles !

Tous ensemble, usagers, fonctionnaires, travailleurs, jeunes ou retraités, avec ou sans papiers, en nous unissant, nous pouvons faire plier ce gouvernement  et entraver son action, qui ne correspond à aucun programme pour lequel nous aurions voté : appauvrir le plus grand nombre au profit exclusif du plus petit nombre !

20180329 – Tract syndicalisation 2018

Communiqué de l’intersyndicale de la fonction publique

Départs en retraite volontaires… Suppression de 120000 postes de fonctionnaires dans les tuyaux. Faire toujours mieux, avec toujours moins, pour un salaire toujours bloqué… C’est nous les privilégiés ?

Pour la défense du service public, continuons de nous mobiliser pour arrêter la machine à broyer !

Action de la CGT94 à Rungis pour en finir avec le gouvernement du MEDEF !

Le jeudi 29 mars au matin, une soixantaine de militant·e·s de la CGT du Val-de-Marne ont envahi le siège du MEDEF à Rungis. Par cette action, à laquelle se greffe la coupure de courant dans les locaux du syndicat des patrons, nous avons souhaité dénoncer la politique gouvernementale d’asservissement aux intérêts du patronat. Celle-ci s’inscrit dans un climat social et revendicatif important, dans la continuité des journées de mobilisations du 15 et 22 mars et s’inscrit dans la perspective de celles des 3 et 19 avril prochain.

Les ordonnances contre le Code du travail, contre la SNCF et les cheminots, la stigmatisation des privé·e·s d’emploi ou l’attaque contre le statut de la fonction publique : tout ceci est le programme du MEDEF depuis plus de 20 ans !

Le gouvernement tente de diviser les salarié·e·s en faisant croire que chaque travailleur·euse est privilégié·e par rapport à son/sa voisin·e. Pendant ce temps-là, il espère dissimuler le fait qu’il dorlote les vrai·e·s privilégié·e·s. Nous connaissons, mesurons et dénonçons la responsabilité écrasante du MEDEF dans la conduite des politiques économiques et sociales du pays. Notre action veut donc mettre la lumière sur cette stratégie de diversion et sur le rôle du patronat.

Mais plutôt que de nous rencontrer et de d’écouter nos revendications, le MEDEF a préféré adopter une démarche de fermeture du dialogue, et de fuite face à l’expression du mécontentement et des revendications qui jalonnent nos entreprises.

Après avoir occupé le hall d’entrée du bâtiment, la matinée s’est poursuivie par une manifestation dans les allées du MIN de Rungis et s’est clôturée par un rassemblement devant l’entreprise DELIFRESH aux côtés des salarié-e-s en grève depuis le 5 mars pour l’obtention d’un 13e mois et la fin de la quadrimestrialisation du paiement des heures supplémentaires.

Créteil, le 29 mars 2018

LA LUTTE PAYE !

Après 6 semaines de grève :

Victoire des 160 travailleurs sans-papiers en Ile de France !

Les 160 travailleurs sans-papiers franciliens en grève depuis le 12 février ont pu, tous ensemble, lever les piquets de grève dès la fin de la matinée.

Cette décision  a été collective comme leur lutte, après engagement écrit des autorités publiques, sur une issue favorable à leur demande de régularisation pour tous.

Cette victoire est à mettre au crédit du courage, de la pugnacité et de la solidarité de tous ces travailleurs unis pour un même combat : leurs droits.

Avec la CGT coordonnée entre territoires et professions, ils se sont organisés pour défendre leurs droits et être reconnus comme des travailleurs à part entière.

D’ores et déjà, une Section Syndicale CGT Intérim est née sur l’Ul de Massy (91), pour accueillir ces nouveaux syndiqués issus de la lutte.

La lutte pour l’égalité des droits entre tous les travailleurs, l’unité du salariat, la solidarité  sont les seuls moyens efficaces pour combattre le dumping social !

Montreuil le 23 mars 2018.

Union Régionale d’Ile de France CGT 263 rue de Paris, case 455, 93514 Montreuil cedex. Téléphone 01 55 82 88 00. Fax : 01 48 51 68 97 e-mail : urif@cgt.fr. Site : www.urif.cgt.fr

Et des félicitations toutes particulières aux camarades qui ont, pendant toute la durée du mouvement, assuré les permanences,  y compris de nuit, auprès des travailleurs mobilisés !

PUISSANTE MOBILISATION LE 22 MARS

Salut à tous et bravo pour un 22 mars de lutte et de reconquête. Les journées d’action vont continuer, et cela signifie, si nous voulons défendre nos retraites, notre sécu, nos salaires, nos statuts que nous devons nous mettre en condition de faire des journées de grève. Potentiellement plusieurs d’affilée !

Au local, au national, les attaques pleuvent : à Villejuif, on nous supprime le parking de la rue René Hamon du jour au lendemain, sans préavis, sans concertation – à moins qu’on ne considère qu’un questionnaire qui n’a pas obtenu 20% de réponses soit une vraie concertation – sans recours possible. Et qu’arrivera t’il avec le passage au CIA ? Dans de nombreuses villes, le RIFSEEP est appliqué avec une augmentation des primes grâce à l’IFSE et sans recours au CIA. On nous dit en permanence : « On ne peut pas recruter à Villejuif. » Est-ce que le moyen de le faire, c’est de nous faire payer notre propre stationnement et de faire en sorte que nos primes soient soumises à une évaluation injuste, le tout dans une ambiance de chasse au sorcière où on nous rappelle notre « devoir d’obéissance », toutes les cinq minutes ? Soyons sérieux. Trop de collègues en sont tombés malades. Si nous voulons que les Villejuifois continuent de bénéficier d’un service public de qualité, si nous voulons continuer à travailler dans des conditions acceptables, il faudra en passer par la reprise d’un dialogue avec le maire, qui n’arrivera que si il entend que nous ne sommes pas satisfaits. Et que nous demandons simplement le respect qui nous est dû en tant que travailleurs, en tant que citoyens. Pourquoi le lieu de travail serait-il l’endroit où s’arrêtent nos droits ?

Et au national, le Point d’Indice est gelé, la journée de carence est rétablie, la CSG a augmenté… Les médias décrivent les fonctionnaires comme des privilégiés, comme la cause de la dette de la France – alors même que l’évasion fiscale galope et que les bénéfices des entreprises du CAC quarante sont en constante augmentation. Les inégalités se creusent, entre les hauts et les bas salaires, entre les hommes et les femmes… On nous prend pour des billes. On nous oppose. On nous divise. Pour mieux achever notre statut et en finir avec le service public, pour transformer les administrations en gestionnaires de prestataires… Mais quid de nos savoirs-faire ? De l’égalité à l’accès au service public ? Peut-on laisser notre république se financiariser ?

Il n’y a pas d’alternative ? C’est le refrain des présidents de la république, qui l’ont piqué à Margaret Thatcher. Il y a toujours des alternatives. L’histoire n’est jamais écrite d’avance. C’est à nous de prendre nos responsabilités aujourd’hui et de l’écrire maintenant, ensemble.

Rien n’est écrit d’avance !

Alors mettons nous en condition de remporter cette lutte : mobilisons nous !