4 février : la jonction prometteuse d’une multitude de luttes professionnelles et locales

Ce 4 février, près de 200 rendez-vous de mobilisations ont montré la détermination des travailleuses et travailleurs que le gouvernement refuse d’entendre.

À l’appel de l’intersyndicale, les mobilisations ont pris des formes très diverses, dans le respect des gestes barrières : rassemblements et manifestations, grèves, actions d’occupation… et d’abord rassemblements sur les lieux de travail. Citons, par exemple, Sanofi, où se concentre le scandale de suppressions de postes et de destruction d’un fleuron de la recherche, avec l’aide des subventions d’État : un fiasco qui fait de la France une des seules nations à renoncer au développement d’un vaccin.

Certes, des mesures ont été prises mais, en premier lieu, au bénéfice des actionnaires des grands groupes. Les aides de l’État ne sont toujours pas conditionnées à l’emploi : nous refusons les licenciements et réclamons du travail pour toutes et tous. Le soutien de l’État à l’économie doit profiter avant tout à la population.

C’est pour cela que toute la CGT se mobilise pour monter des bureaux d’embauches comme, aujourd’hui, à Vichy, Moulins et Montluçon, afin obtenir la création de postes. Partout, les besoins sont criants : la crise sanitaire impose de développer les services publics, de reconquérir l’indépendance industrielle et énergétique, de relocaliser les activités et d’œuvrer au développement industriel, en lien avec la transition écologique.

Toutes les professions, de la santé à l’énergie, du spectacle au commerce, des services publics aux transports, de l’éducation aux organismes sociaux, des cheminots à la métallurgie et, sur tous les territoires, les travailleuses et travailleurs, sont déterminés à faire entendre au gouvernement l’urgence d’un plan de rupture.
Les jeunes ne veulent pas devenir une génération sacrifiée sur l’autel d’un libéralisme en échec sur tous les fronts.

De même, ne laissons pas la crise faire reculer l’égalité femmes / hommes.
Si certains, gouvernement et patronat, tentent de profiter de la crise pour réduire nos droits, notamment retraites, assurance chômage, santé au travail, la mobilisation de ce jour encourage à poursuivre la lutte.

Emplois, salaires, conditions de travail, droits sociaux : nous devons multiplier les initiatives dans les entreprises, dans les administrations, gagner l’embauche des travailleurs privés d’emploi et précaires, la sécurité sociale professionnelle et la réduction du temps de travail pour travailler toutes et tous !

Montreuil, le 4 février 2021

 

En route pour les 32 heures !


Une des plus grandes conquêtes du début du XXe siècle a été la journée de 8h. 8h de travail, cela permettait 8h de repos et 8h pour la vie personnelle et aussi la vie citoyenne.

La durée légale de la journée de travail est ensuite passée à 39h en 1982 puis à 35h en 1998.

L’instauration des 35h a été cependant marquée par une intensification du travail, une aggravation de la flexibilité et la mise en place de l’annualisation du temps de travail.

Il existe ainsi de moins en moins d’horaires de travail collectifs et réguliers, à temps plein et fondés sur le décompte hebdomadaire de la durée du travail. La tendance à la réduction du temps de travail, toutefois moins observable pour les cadres, s’est accompagnée de multiples dispositifs de flexibilité permettant aux employeurs d’organiser la durée du travail de manière atypique (aménagement du temps de travail sur l’année, temps partiel, travail de nuit et dominical…). De plus, les créations d’emplois n’ont pas été d’un niveau suffisamment élevé à la mise en place des 35h, faute d’obligations imposées aux employeurs : l’hôpital public est un exemple criant en la matière, ce qui s’est traduit par une explosion des heures supplémentaires et la dégradation des conditions de travail.

Plus récemment, les encouragements au « travailler plus pour gagner plus » ont encore affaibli le repère collectif des 35h. Avec le télétravail, la frontière entre activité professionnelle et vie personnelle est devenue de moins en moins étanche.

Avec la loi de Transformation de la fonction publique (TPF), le gouvernement a pris la responsabilité de rouvrir le dossier du temps de travail de manière conflictuelle, en faisant des 1607 heures un plancher annuel obligatoire. Dans la Fonction publique territoriale, cela signifie la suppression de tous les accords passés avec un temps de travail inférieur à 1607 heures. La remise en cause de ces accords représente souvent entre 5 et 12 jours de congés supprimés !

Personne n’est dupe sur les intentions du gouvernement et de nombreux employeurs : l’augmentation du temps de travail avec le même effectif permet de supprimer des postes, de réaliser des économies, de faire baisser la masse salariale. Les personnels sont considérés comme une variable d’ajustement économique. À la clé,des cadences plus difficiles, une charge de travail croissante, une aggravation des risques psycho-sociaux.

La loi TFP n’entrave par contre en rien l’inflation des heures supplémentaires et ne prévoit aucun dispositif empêchant par exemple qu’une partie des millions d’heures supplémentaires travaillées dans la Fonction publique puisse n’être ni récupérée ni payée, comme on le constate à l’hôpital public ou au ministère de l’Intérieur.

Cette situation absurde appelle des mesures fortes pour créer les postes nécessaires et respecter les agents en augmentant leurs salaires afin qu’elles et ils ne soient plus contraint·e·s de s’épuiser au travail pour gagner leur vie sans avoir la garantie que tout leur travail supplémentaire soit reconnu !

La réduction du temps de travail est humainement nécessaire et économiquement possible.

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Dans un mois, c’est le 8 mars !

Invisibles mais indispensables, le 8 mars des premières de corvées
 
Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. La CGT, avec de nombreuses organisations, appelle à la grève féministe pour exiger l’égalité et la fin des violences, au travail comme dans la vie. Pour rendre visible le travail des femmes et les premières de corvées, célébrées pendant le confinement mais oubliées depuis.
 
Nous travaillons actuellement à monter une action à Villejuif sur cette question.

Préavis de grève de 0 h à 24 h pour le jeudi 4 février 2021

Mesdames les Ministres,

Des organisations de jeunesse et syndicales ont décidé d’impulser un processus de mobilisations tout au long du mois de janvier et début février pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité.

La fédération CGT des Services publics, partie prenante de ces initiatives, appuie les mobilisations professionnelles, à l’instar des appels de la Santé le 21 janvier, de l’Éducation nationale le 26, de l’Énergie le 28, mobilisations engagées également pour la défense et le développement du service public, et appelle à la mobilisation le 4 février 2021.

Après une année de crise liée à la pandémie de la COVID, dans un contexte d’attaques liberticides, les politiques menées percutent aujourd’hui de plein fouet les aspirations des fonctionnaires à exercer dans de bonnes conditions leurs missions de service public. La situation des agent.e.s de la Fonction publique territoriale ne s’est pas améliorée, voire a empiré, aggravée par des décisions gouvernementales : toujours rien pour l’ensemble des fonctionnaires dont le point d’indice reste gelé, rien pour les oublié.e.s du Ségur, notamment.

Les agent.e.s l’ont bien compris et il ne se passe pas un jour sans une mobilisation contre des suppressions de postes et les réorganisations qui se font contre le personnel, pour des titularisations de contractuel.le.s, pour l’amélioration des conditions de travail et de télétravail, pour bénéficier de toutes les protections nécessaires, contre les dispositions de la loi de Transformation de la fonction publique, à commencer par le passage aux 1607 et, enfin, pour l’augmentation des salaires et des traitements.

Parce qu’ils doivent être entendus, la fédération CGT des Services publics revendique :
- 10 % de travail en moins, vers les 32 heures, ce qui passe par le maintien de tous les accords inférieurs aux 1607 heures, et donc l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique ;
- L’abrogation du jour de carence ;
- L’abandon des projets de réforme en cours et notamment le projet de loi 4 D et celui de « sécurité globale » ;
- Le dégel du point d’indice et 10% d’augmentation du point d’indice et des salaires immédiatement et le rattrapage des salaires ;
- 10% d’effectifs supplémentaires ! C’est 500 000 emplois à créer, de suite, et la création massive de postes de fonctionnaires, car les besoins sont importants dans toute la fonction publique.

Afin de permettre aux salarié.e.s et agent.e.s de défendre leur santé, leur emploi, pour améliorer leurs conditions de travail, la fédération CGT des Services publics, dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour la journée du jeudi 4 février 2021 pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique territoriale, ainsi que les salarié.e.s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.

Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET,
Secrétaire générale


Préavis de grève adressé le 21 janvier 2021 à :
- Mme Amélie de MONTCHALIN, Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Retour ligne manuel
- Mme Élisabeth BORNE, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

Le 4 février, par la grève et la manifestation DÉFENDONS NOS DROITS SOCIAUX ET NOS LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES !

Le gouvernement s’acharne à imposer brutalement sa politique de casse des conquis sociaux.

Nous constatons toutes et tous l’explosion du nombre de luttes en cours pour défendre les emplois, les salaires, les conditions de travail, menées par les travailleur-ses notamment de la Culture, ainsi que celles et ceux de la Santé, des enseignant.es, des étudiant.es, du médico-social, des entreprises électriques et gazières, de la RATP, des raffineries, du commerce, etc…

Alors que les entreprises du CAC40 ont versé à leurs actionnaires des dividendes qui ont augmenté de 70%, en 10 ans, le salaire minimum n’a lui augmenté que de 12 % sur la même période creusant de plus en plus d’inégalités, de pauvretés et de précarités

La Loi « Sécurité Globale » aggravée des décrets permettant le fichage massif des militant.es ainsi que de leurs proches, pour opinion politique ou syndicale, n’a d’autres but que de réprimer davantage les mouvements sociaux qui ne cessent de s’accroitre, de faire taire toutes les dissidences et toutes formes de contestations.

Les batailles pour nos droits sociaux et la lutte pour les libertés démocratiques du plus grand nombre sont indissociables.

Il s’agit bien de deux conceptions de la société qui s’opposent, celle issue des principes d’une sécurité sociale pour toutes et tous, et celle que porte ce gouvernement au service des intérêts du monde économique et des plus riches.

Pour exiger :

  • Le développement du Service public sans sous-traitance, avec des créations de postes massives
  • L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice pour les fonctionnaires
  • L’augmentation des salaires et des minima sociaux
  • Contre les licenciements et la précarité
  • De nouvelles mesures fortes pour l’égalité entre les femmes et les hommes
  • Le retrait de la « réforme » des retraites et la revalorisation des retraites et des pensions
  • L’abandon de la réforme de l’assurance chômage
  • Le respect de la liberté d’expression, du droit à s’exprimer, du droit de manifester et donc l’abandon de la loi « Sécurité globale » et des décrets sur le « fichage »
  •  Pour la jeunesse, le maintien définitif de l’aide à la recherche du premier emploi (ARPE)
  • La création d’un RSA jeune général et non surcritérisé pour les moins de 25 ans
  • Face à la précarité étudiante un investissement immédiat de 1,5 milliard d’euros dans les établissements du supérieur ainsi qu’une réforme des aides sociales avec la mise en place de l’allocation d’autonomie

Les Unions Régionales CGT-FSU-Solidaires et les organisations de jeunesse l’UNEF et l’UNL appellent l’ensemble des salarié.es, étudiant.es, lycéen.nes à se mobiliser. Nos organisations soutiennent l’ensemble des actions y compris la grève que les salarié.es, du public comme du privé, décideront collectivement.  

Nos organisations soutiennent l’ensemble des actions y compris la grève que les salarié.es et les agent.es de la Fonction publique décideront collectivement.

Elles appellent à manifester le 4 février à Paris, à 14H Place de la République en direction de la Nation, pour rejeter les politiques antisociales du gouvernement et du patronat.

 

Paris, le 29 janvier 2021

Téléchargez une  ATTESTATION DE DEPLACEMENT DEROGATOIRE

Le 4 février, déconfinons nos colères

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MOBILISÉS LE 4 FÉVRIER POUR L’EMPLOI, LES SALAIRES ET LE SERVICE PUBLIC

Les agentes et les agents de la Fonction publique le savent: à la crise sanitaire et ses lourdes conséquences, s’ajoutent les mauvais coups de la politique gouvernementale.
 
Ces derniers mois, le pouvoir exécutif a multiplié les louanges – pouvait-il faire autrement? – en direction des personnels de la Fonction publique, les actes sont bien loin d’être en accord avec les discours.
 
Certes, contraint par l’engagement sans faille des agent·es pu- blics des trois versants dans la grave situation que nous traver- sons, il a dû lâcher un peu de lest et concéder certaines mesures. Celles-ci sont également le fruit des mobilisations passées et en cours dans lesquelles nos organisations syndicales sont pleine- ment investies.
 
Mais que ce soit le Ségur de la Santé ou le Grenelle de l’Édu- cation pour ne citer que ces deux exemples, on reste très loin du compte et des besoins, et ces dispositifs parcellaires font l’impasse sur de trop nombreux autres secteurs totalement laissés pour compte.
 
Pire, des pans entiers de la politique austéritaire continuent de sévir comme si de rien n’était: poursuite du gel de la valeur du point aggravant la perte de pouvoir d’achat, nouvelles suppres- sions d’emplois dans de nombreuses administrations et établisse- ments dégradant toujours plus les conditions de travail et la santé des personnels, mise en œuvre de la loi dite de transformation de la Fonction publique aux désastreuses répercussions notamment sur la représentation des personnels et donc sur leurs droits, poursuite et aggravation de restructurations remettant en cause les missions publiques, répression anti-syndicale toujours plus forte.
 
Face à cela et en dépit des contraintes considérables découlant de l’épidémie et de sa gestion, les actions se multiplient.
 
C’est encore le cas ce mois de janvier où plusieurs mobilisations importantes ont lieu dans la Fonction publique. Essentielles, nous les soutenons et y participons.
 
C’est sur elles et à partir d’elles que doit se construire, dans l’uni- té syndicale la plus large possible, le rapport de force nécessaire pour gagner sur les revendications.
 
C’est tout le sens de la journée interprofessionnelle du 4 février où tous les salarié·es, du privé comme du public, sont appelé·es à se mobiliser. Nos organisations soutiennent l’ensemble des actions que les agentes et des agents de la Fonction publique décideront collecti- vement pour s’y inscrire.
 
Pour :
 
››› L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice, l’attribution d’un nombre de points à tout·es et la reconnaissance des qualifications ;
 
››› La revalorisation des pensions et des retraites ;
 
››› Les créations d’emplois de fonctionnaires et la titularisation des agents non titulaires indispensables au bon fonctionnement du service public;
 
››› La réduction du temps de travail sans perte de salaire et avec les créations d’emplois indispensables;
 
››› L’arrêt des restructurations et des privatisations remettant en cause les missions publiques;
 
››› L’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique;
 
››› La suppression totale et définitive du jour de carence;
 
››› De nouvelles mesures fortes pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

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Préavis de grève

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL se sont réunies en intersyndicale en fin d’année dernière et ont décidé d’impulser un processus de mobilisations et d’initiatives tout au long du mois de janvier et début février pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité́. Plus particulièrement dans la fonction publique, ces revendications s’articulent avec « une campagne des 10 % », soit 10 % d’effectifs en plus dans la fonction publique.

Notre organisation estime que 500 000 emplois supplémentaires sont nécessaires dans les 3 versants de la Fonction publique (État, territoriale et hospitalière). Cela correspond à une augmentation globale d’environ 10 %.

La pandémie a mis en lumière les sous-effectifs des établissements de santé, mis à l’os par des années de politique austéritaire. Mais on peut aussi rappeler les scandales alimentaires à répétition qui, là également, mettent en danger la santé des citoyens tandis que les administrations de contrôle ont été réduites à peau de chagrin ; les dizaines de milliards d’euros annuels que représentent la fraude fiscale alors que les personnels des finances font face, budget après budget, à des suppressions massives d’emploi ; le manque d’effectif dans les services départementaux d’incendie et de secours, pourtant confronté à la multiplication des désastres dus à la crise climatique…

Des pans entiers de la Fonction publique sont confrontés à des pénuries d’emplois et donc à la difficulté de mener à bien leurs missions de service public. L’augmentation de 10 % d’effectifs, a minima, permettrait de réduire de 10 % le temps de travail, une revendication cohérente avec la campagne confédérale pour les 32 heures.

Cette revendication s’articule avec celle de la revalorisation salariale. L’austérité salariale, conséquence du gel du point d’indice en 2010, a conduit à la paupérisation d’une grande partie des agents publics et des futurs retraités et pensionnés.

En effet, plus de 1,2 million d’agents sont actuellement payés entre le Smic et le Smic + 10 %. Une revalorisation de 10 % de la valeur du point d’indice représente un budget annuel d’environ 18 milliards d’euros, mais génèrerait dans le même temps des recettes fiscales, les fonctionnaires s’acquittant de cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu.

Dès lors, la dépense nette se situe autour des 12 milliards d’euros, qu’il faut rapporter au CICE de 50 milliards, à la suppression de l’ISF de 3 milliards pour environ 150 000 personnes ou aux 100 milliards d’aides directes versées aux entreprises, sans contrepartie, lors de cette crise sanitaire.

Par ailleurs, pour parer toute perte de pouvoir d’achat, notre organisation revendique l’indexation de la valeur du point sur l’indice des prix à la consommation.

Ce processus s’appuiera sur les mobilisations professionnelles déjà̀ programmées à l’instar des appels de la santé le 21 janvier, de l’éducation nationale le 26, de l’énergie le 28, engagés également pour la défense et le développement du service public.

Dans ce contexte, et ce n’est pas anodin, les attaques liberticides du gouvernement se multiplient et nos organisations continuent de les combattre. La proposition de loi de sécurité globale est une horreur qui laisse craindre les pires dérives, surtout dans un contexte de violences policières telles que nous les avons vues ces derniers mois.

Quant au plan de relance affiché par le gouvernement, il n’est en rien un plan de rupture avec les politiques de casse de l’emploi, de pression sur les salaires et sur les conditions de travail et d’affaiblissement de la protection sociale. Il plonge une grande partie de la population et notamment la jeunesse dans la précarité́ et la pauvreté́.

Par contre, les gagnants sont bien toujours les mêmes et ainsi les entreprises les moins touchées par la crise seront celles qui bénéficieront le plus des baisses d’impôt ! Ce constat impose de contrôler et de conditionner socialement et écologiquement les aides publiques. Il faut un véritable plan de relance combinant investissement public massif et soutien des revenus des plus fragilisés ou précaires. C’est le chemin inverse que prend ce gouvernement.

Rien pour les petits salaires, la ministre du Travail annonce, presque comme une provocation, une revalorisation du SMIC en dessous d’1% pour 2021. Ce qui fera passer le taux horaire de 10,15 à 10,25 €.

Rien non plus pour les 1ers de corvée, exposés depuis le début de la pandémie, toutes et tous devront attendre une hypothétique négociation dans leurs secteurs professionnels fin 2021.

Rien pour les soignants qui dénoncent un plan Ségur au rabais et beaucoup de professionnels oubliés. Rien pour l’ensemble des fonctionnaires dont le point d’indice reste gelé́. Rien pour les personnels de l’éducation nationale alors que le simulacre de concertation autour d’un Grenelle de l’éducation déserté par une majorité́ d’organisations syndicales est au point mort.

Les chiffres sont clairs : 47% des jeunes s’inquiètent pour leur emploi et le taux de chômage des jeunes a dépassé́ les 20%. Le second confinement les a fait plonger dans l’extrême précarité́. Nombre d’entre elles et eux ne mangent pas à leur faim. A cela s’ajoute la difficulté́ de suivre les cours à distance, la peur de l’échec et une détresse psychologique forte. Avec ses mesures insuffisantes, restrictives et incohérentes, le gouvernement sacrifie toute une génération ! Pas une journée ne se passe sans une nouvelle annonce de plan de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises ou de restructurations et de réductions de services. Les réformes successives, contestées fortement, facilitent les licenciements et les suppressions de postes dans le privé comme dans le public. Là encore, ni plan de relance, ni plan de rupture mais la poursuite du même objectif libéral de casse de l’appareil productif et des services publics.

La réponse aux besoins de toute la population, l’avenir de la jeunesse et la réussite de la transition écologique imposent la création de millions d’emplois. Cela passe aussi par le partage et la réduction du temps de travail.

Dans le secteur de la santé par exemple, alors que le gouvernement tergiverse sur les mesures à prendre pour éviter l’engorgement des services de réanimation, c’est 400 000 emplois à créer dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou l’accompagnement des malades et des personnes en perte d’autonomie. Les besoins sont importants aussi dans toute la fonction publique.

Il est indéniable aujourd’hui, après la pénurie de masques du printemps dernier, qu’il faut relocaliser une partie de notre production et en particulier notre industrie. Être en capacité́ de produire des médicaments, du matériel médical et de protection après la période que nous traversons ne peut plus faire débat.

C’est pourquoi, les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL proposent un processus de mobilisations et initiatives dès le mois de janvier. Des déploiements locaux, des tractages et des assemblées générales doivent se tenir sur les lieux de travail et dans les territoires. Ils permettront de faire de la deuxième quinzaine de janvier une période de mobilisations professionnelles pour l’emploi avec notamment 3 journées phares dans la santé le 21, l’éducation nationale le 26 et dans l’énergie le 28 janvier.

Les syndicats des territoriaux de Villejuif appellent, dans une dynamique de convergences et de renforcement des luttes, à un temps fort commun interprofessionnel de mobilisations et de grève du 21 janvier au 4 février 2021.

Connaissant votre engagement sur ces questions et comptant sur votre soutien, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, nos salutations.

 

Quand on s’attaque à un cégétiste, on s’attaque à toute la CGT

Motion de soutien

A notre Camarade Cathy Vinciguerra du magasin Primark Créteil

Les syndicats CGT des agents territoriaux de la mairie de Villejuif expriment toute leur solidarité envers Cathy Vinciguerra, représentante de section syndicale CGT, représentante syndicale CGT au CSEC et membre de la direction de L’Union Départementale CGT du Val de Marne.

Nous dénonçons la politique dictatoriale de l’entreprise et l’acharnement avec lequel elle tente de porter atteinte à l’expression des élu.es CGT.

Nous exigeons l’arrêt de toute poursuite et tentative de licenciement à l’encontre de notre Camarade Cathy, qui n’a commis aucune faute et qui n’a cessé notamment dans cette période de pandémie, de défendre les intérêts des salarié.es de son entreprise et leurs conditions de travail.

Nous vous informons que nous resterons vigilants quant aux suites qui seront données à la procédure de licenciement de notre Camarade.

 

Les vaccins pour les pays riches, la misère pour les pays du Sud…

Depuis maintenant quelques semaines, les pays les plus riches du monde ont débuté leur campagne de vaccination avec plus ou moins de succès et de rapidité. Ces mêmes pays ont préempté plus de 90% de la production de l’année 2021 des vaccins aujourd’hui validés, ne laissant aucune place à la solidarité internationale et ne permettant pas aux pays les plus pauvres d’accéder à cet espoir de sortir de cette pandémie et, ce, contre toute logique sanitaire puisque c’est seulement si l’ensemble des populations accèdent au vaccin qu’une issue peut se dessiner.

Ce n’est pas le vaccin qui protège mais un plan vaccinal mondial ambitieux, équitable et solidaire de l’ensemble de la population sur les cinq continents !

90% des doses de vaccins qui ont été administrés dans le monde à ce jour l’ont été dans les 11 pays les plus riches !

À l’épreuve des difficultés, les égoïsmes nationaux deviennent la règle comme souvent l’histoire nous le rappelle. Par exemple, le Canada a commandé de quoi vacciner 5 fois sa population alors que 67 pays à revenus très faibles risquent de n’obtenir aucune dose en 2021.

Selon le directeur général de l’OMS qui appelle l’ensemble des gouvernements à faire preuve de solidarité : « Si les pays riches s’accaparent les vaccins, ce sera un échec moral catastrophique. »

Dans les pays du Sud, ce sont comme chez nous les plus pauvres et les plus précaires qui sont les premières victimes des conséquences de cette pandémie. Alors que l’Afrique reste encore, à ce jour, un peu moins touchée par le virus, les conséquences économiques sont terribles. Les travailleurs informels – qui représentent 80% de la population – n’ont le choix qu’entre perdre tout revenu financier en restant chez eux ou prendre le risque d’être contaminés pour survivre.

Des solutions existent afin d’augmenter massivement la production de doses partout dans le monde. Les laboratoires pharmaceutiques, dans une logique de course aux profits maximum afin de verser de confortables dividendes aux nantis et sans aucune préoccupation de santé publique, gardent jalousement secrets leurs brevets alors qu’ils devraient les partager et qu’ainsi suffisamment de doses sûres et efficaces soient produites aux quatre coins de la planète.

Au lieu de cela, cette logique purement financière amène Sanofi à supprimer 1700 postes en Europe dont 400 postes de chercheurs.euses dans le seul objectif de maximiser ses profits sans aucune préoccupation de santé publique !

La CGT appelle à ce que les droits de propriété intellectuelle sur les brevets des vaccins soient considérés comme un bien public international afin de permettre une production mondiale du vaccin.

La CGT appelle à la solidarité internationale afin que les vaccins disponibles soient distribués de manière juste, équitable, à travers le monde, sans distinction et que ce soit les travailleurs assurant des missions essentielles de service public et d’intérêt général qui soient priorisés.
 

Un CHSCT très prometteur

Le dernier CHSCT de l’année 2020 s’est tenu le jeudi 17 décembre dernier, en visioconférence.

A l’ordre du jour : 

  1. Validation du compte rendu de la séance précédente 
  2. Point de situation sur la crise Sanitaire Covid-19.
  3. Recours à un agent chargé de la fonction d’inspection via une convention avec le CIG.
  4. Présentation du registre spécial de danger grave et imminent.
  5. Préparation du lancement du document unique d’évaluation des risques professionnels : propositions de méthodologie.
  6. Lancement d’une rélfexion sur la gestion des situations de crises sur le lieu de travail.
  7. Lancement d’un travail de sensibilisation sur l’égalité femmes/hommes et la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes.

D’abord, signalons que tous les dossiers qui nécessitaient un vote ont été adoptés à l’unanimité des deux collèges.

Les représentants du personnel ont enfin pu mesurer ce qu’était un CHSCT où la parole des agents étaient entendue. Toutes les interventions convergeaient sur le même constat : les agents sont à bout, fatigués, épuisés, dans beaucoup de services. Certains n’ont plus de supérieurs hiérarchiques parce que ceux-ci sont partis. De mauvaises pratiques persistent dans certains services, qui les mettent à mal… L’encadrement doit réapprendre que protéger ses agents fait partie de ses missions. Tous les problèmes ne sont pas réglés.

Mais justement, ce CHSCT doit fournir, par l’évaluation des risques, par l’étude de procédures mises en place par la direction des ressources humaines pour assister à la fois les agents et l’encadrement, la direction pour sortir de ce marasme, dans un esprit de dialogue.

Et justement, le dialogue a été ouvert, franc, sincère. Il n’y avait pas de tabou et une réelle convergence autour d’un but commun : que la situation se rétablisse, que les agents puissent revenir travailler dans de bonnes conditions, que la confiance entre agents, encadrement et direction soit restaurée !

Il reste beaucoup à faire, et ça sera parfois long, parfois difficile, mais cette convergence entre les deux collèges du CHS CT, employeurs et employés, est le meilleur présage qu’on pouvait observer. Pour la première fois depuis de nombreuses années, la souffrance des agents n’est pas niée, elle est prise en compte.  C’était véritablement un cadeau de noël en avance de voir qu’enfin le message a été entendu, et que du concret va venir.

Bien évidemment, la CGT continuera à agir quotidiennement pour que ces projets aboutissent, et pour que des mesures immédiates soient prises dans les situations urgentes – comme celle des collègues encore placardisés.