CHSCT : Le pays des bisous

La plus récente séance du CHS CT s’est tenue le 27 novembre au matin… Au programme, deux gros dossiers et un compte rendu de visite du CMS Rouquès…

Le premier gros dossier c’était la Qualité de Vie au Travail. Rappelons nous que monsieur le maire avait présenté ça comme la priorité de 2019. Comme on dit chez les paysans, c’est plutôt de la floraison tardive de nous présenter ça fin novembre. Il reste pas beaucoup de temps pour atteindre l’objectif en 2019… Mais bon, ce sera sûrement aussi une priorité en 2020. Ou pas…

Il faut dire, la QVT (prononcer Cuvette ?) c’est à dire Qualité de Vie au Travail, c’est vaste, puisque on apprend à la lecture du rapport que tout plein de choses sont faites, vont être faites, ont été faites pour qu’on se sente mieux. Et ce sera le grand cap de la « politique RH ». Le bien être.

Rarement nous autres, élus du CHSCT avions assisté à un tel exercice de langue de bois : les goûters de monsieur le maire où les agents reçoivent la parole du DGS au garde à vous ? Ce sont des moments conviviaux d’échange. L’augmentation des procédures disciplinaires ? C’est parce que les agents se sentent mieux si on sanctionne les comportements « inadaptés » (des catégories C, hein, les directeurs ne sont pas concernés). Le RIFSEEP ? C’est pour que les agents se sentent mieux. Et si on ne communique pas sur les critères de l’octroi du CIA, c’est sans doute pour que les gens ne se mettent pas la pression…

Bref… Pas de vote sur ce dossier, mais deux heures d’enfumage où on nous aura tout de même affirmé que Villejuif était gérée « comme dans les années 80 », ou « comme une commune de 5000 habitants dans la Creuse », avant.

A l’heure où Microsoft passe au 32 heures par semaines dans certaines de ses filiales, et où le management participatif est à la mode dans la plupart des startups de la silicon valley (avec une totale transparence sur les salaires de chacun qui sont carrément affichés dans l’Open Space) on est pas prêts de rattraper l’avenir avec notre plan cuvette… Pardon, plan QVT…

En plus, il découle de l’enquête sur les RPS dont les résultats n’ont… jamais été communiqués par écrit aux élus du CHSCT… On dirait un spectacle de close-up où on arrive pas à retrouver le lapin…

Il n’y a d’ailleurs pas eu de vote sur ce dossier, alors qu’il prône « une meilleure prise en charge de la parole des agents » et « le respect des instances ». Un dossier vide, sans calendrier, sans indication sur les moyens alloués à la mise en oeuvre de cette politique qui va améliorer la vie des agents d’une manière pas si volontaire que ça…

Et puis en deuxième dossier, les accidents du travail 2018.

En théorie, ce n’est pas un dossier qui fait beaucoup de débat. Mais vous avez tous entendu parler de la suppression de l’observatoire de la pauvreté qui fait qu’on ne voit plus qu’il y a des pauvres ? Et bien ici, nous avons à peu près le même problème : avant, on nous communiquait directement les déclarations d’Accidents du Travail qui étaient déposées en RH. Nous, on les comptait, et puis on comparait les chiffres à ceux que nous donnaient la RH à la fin de l’année. Comme ça, si il y devait y avoir débat, on avait des éléments. Mais depuis mars 2018, nous ne les recevons plus. Donc il n’y a plus de débats.

Et comme par hasard, en 2018, les accidents du travail auraient été moins nombreux.

Info ou intox ? Bonne nouvelle ou grossier mensonge ?

On vous laisse juges.

QUOI DE NEUF EN MAIRIE DE VILLEJUIF ?

Interdiction de se réunir !

Nous avons été informés que les agents ne seraient pas libérés pour les assemblées générales du 21, 26 et 28 novembre, sous prétexte que nous avons annoncé qu’elles se tiendraient à la Bourse du Travail. Bien sûr, aucune salle ne nous est proposée si nous en faisons la demande… Une nouvelle fois, l’exécutif tente d’entraver l’action de la CGT et nie un droit fondamental, celui de s’informer.  En muselant la CGT, ce sont les agents qui sont attaqués directement !

Des rumeurs pernicieuses…

On nous dit que certains membres de la « haute » administration seraient sur le départ. C’est même mentionné dans certaines tribunes du VNV, et des adjoints au maire s’en gaussent auprès de qui veut les entendre. Nous invitons les agents à ne pas prêter attention aux bruits de couloir et à ne pas y réagir. Mais que dire de cet exécutif qui continue de régler ses comptes par réseaux sociaux interposés et utilise la rumeur comme un mode de gouvernance ? Les bases de l’édifice ne semblent pas très saines…

Claquage de porte !

L’adjointe au maire en charge de la jeunesse démissionne en dénonçant une campagne de harcèlement et en disant qu’elle craint pour les agents, que son coeur se serre en pensant à eux, et en se demandant ce qui leur arrivera en 2020. La campagne de harcèlement, le management violent, ça fait des années qu’on dénonce. Peut être que maintenant on nous écoutera ?

 Souriez, vous êtes filmés !

Pas de débat au comité technique et des caméras installées aux entrées de la mairie centrale et de son extension avant même que celui-ci soient consulté… Soit disant pour « la sécurité des agents »…  Pourquoi certaines ont-elles les panneaux syndicaux dans leur champ ?

 Toujours plus de bâton, pour toujours moins de carotte !

Et les sanctions continuent de pleuvoir… Vous avez dit « non », vous pouvez avoir un blâme. Vous avez donné un avis contraire à votre hiérarchie ? C’est potentiellement de l’insubordination… La DRH estime même que c’est contrevenir à son devoir de réserve que de s’exprimer en réunion, ou que c’est « normal si les hommes crient sur les femmes » (sic). Et pendant ce temps-là, une toute petite minorité touche un CIA conséquent…

 Le plan Qualité de vie au travail issu de l’enquête RPS dont personne n’a vu les résultats, va venir consolider cet édifice : bien-être au travail ? Même pas en rêve, il s’agit juste de valider la Politique RH !

 RIEN DE TOUT CELA N’EST UNE FATALITE !

En 2015, nous étions nombreux à manifester pour nos conditions de travail, et nous avons obtenu qu’elles s’améliorent. À chaque fois que l’exécutif s’en est pris à nos droits et que nous avons été assez nombreux pour nous défendre, nous avons gagné. Et devant la justice, la CGT a gagné à chaque fois !

 NE NOUS LAISSONS PLUS FAIRE !

SEULE LA MOBILISATION NOUS PERMETTRA DE DEFENDRE NOS DROITS, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL, LE SERVICE PUBLIC ET NOTRE STATUT DE FONCTIONNAIRE !

 

ET CE QUI EST VRAI POUR NOS DROITS EN MAIRIE

L’EST DOUBLEMENT POUR LA DEFENSE DU STATUT, ET DE NOTRE SYSTÈME DE RETRAITES !

 TOUS DANS L’ACTION A PARTIR DU 5 DECEMBRE !

 

Le mensonge gouvernemental ne passe pas !

Avec le principe du régime à points, les salarié.e.s cumuleraient des points tout au long de la vie active. Des cotisations permettraient d’acheter des points qui seraient, au moment du passage à la retraite, convertis en pension.  Or la valeur du point à l’achat et celle du point lors de la conversion seraient calculées chaque année en fonction de la conjoncture démographique et économique du pays !

Des conséquences néfastes du système par points sur le niveau des pensions :

Le calcul de la retraite se ferait sur l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public.

Les périodes d’interruptions telles que la maternité et les périodes à temps partiel, ne bénéficieront plus des mécanismes de solidarité actuels. C’est donc une baisse systématique du niveau des pensions annoncée.

Le système à points remet en question les dispositifs de solidarité. Le système de retraite actuel par répartition serait remplacé par un système à points qui repose sur une logique ultralibérale individuelle du chacun pour soi, qui ne peut que renforcer les inégalités existantes en particulier vis-à-vis des femmes.

 Quel calcul pour nos retraites ?

Notre retraite est calculée actuellement sur les six derniers mois travaillés donc là où notre salaire est au plus haut. Après la réforme, le calcul se fera par point, 1 euro gagné sera 1 euro cotisé. On voit le danger, ce       nouveau mode de calcul comprendra les années de précarité où le salaire était bas donc pas beaucoup de cotisation. Et cela sans compter depuis 2010, le gel du point d’indice, à la base de notre salaire. Cela représente 10% de perte de salaire et donc des cotisations perdues.

La CGT revendique :

✓ La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure en moyenne de 20% à qualification égale;

✓ Le rejet en bloc du projet de réforme Macron-Delevoye;

✓ Le rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et la garantie d’une pension au moins équivalente au SMIC pour une carrière complète;

✓ La revalorisation du minimum vieillesse (56% des femmes sont au minimum vieillesse);

✓ La garantie des droits à la retraite à temps plein pour les salarié.e.s à temps partiel.

 

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS :

4 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

6 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
5 décembre, 11h, Ecole Paul Vaillant Couturier

Départ groupé à la manifestation, 13h, Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès pour la manifestation (parcours : Gare de l’Est, République, Nation)

 

RENCONTRE MATIGNON / CGT Le Premier ministre, sourd aux propositions de la CGT

Pour la 22ème fois depuis décembre 2017, la CGT a rencontré le gouvernement à propos de notre système de retraite. La CGT a insisté sur plusieurs points afin d’améliorer notre système actuel par répartition et solidaire.

En premier lieu, il y a  nécessité d’agir d’urgence, en amont du départ à la retraite, pour améliorer les pensions :

  • par l’augmentation significative du salaire minimum et du point d’indice dès le mois de décembre. Augmenter les salaires et les traitements influe directement sur le niveau des retraites et assure des recettes supplémentaires pour la sécurité sociale et le système de retraites par le biais des cotisations sociales ;
  • en imposant l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle permettra automatiquement la réduction des inégalités au moment de la retraite.

Il faut également améliorer notre système actuel qui reste l’un des meilleurs au monde et le mieux à même de protéger tous les retraités contre la pauvreté. Il est aussi le plus sûr, en particulier, pour assurer aux jeunes d’aujourd’hui une bonne retraite sur le long terme.

Pour autant, la CGT refuse le statu quo car le monde du travail a évolué.

Par exemple, il faut permettre à la jeunesse qui étudie plus longtemps de pouvoir valider des trimestres cotisés durant ses années. Nous refusons de sacrifier les générations futures avec une clause « grand père » qui repousserait leur départ à 65 ou 70 ans.

Il faut réduire les années de référence de calcul des pensions aux 10 meilleures années dans le privé ou aux 6 derniers mois dans le public pour réduire les inégalités et les « accidents » de carrière.
Il faut élargir les départs anticipés pour les métiers pénibles plutôt que de stigmatiser celles et ceux qui ont des droits. Un chauffeur de bus du Havre ou d’Amiens doit bénéficier des mêmes droits que ceux de la RATP. Il en est de même pour une aide-soignante ou une infirmière, quel que soit son lieu de travail.

Dans ce sens, il faut donc revoir la politique d’exonération de cotisations patronales inefficace pour l’emploi et amputant le régime de retraite de recettes supplémentaires. Les cotisations sociales doivent servir au plus grand nombre, pas aux actionnaires.

Visiblement, le Premier ministre n’a pas entendu les attentes de la  majorité des citoyens.

Edouard Philippe et son gouvernement choisissent le bras de fer avec le monde du travail, préférant aller au conflit, campés dans une attitude idéologique, plutôt que de choisir l’écoute et le dialogue.
Le président de la République, enfermé dans ses certitudes et dans son monde loin de la réalité et du vécu de la très grande majorité des citoyens, pense avoir raison tout seul.

Pourtant, tout montre que le mécontentement social se renforce dans le pays, au travers de différents mouvements de contestation dans le public comme dans le privé ou au travers des gilets jaunes ou des étudiants mobilisés, aujourd’hui, contre la précarité.

La CGT appelle à poursuivre et à amplifier les mobilisations et la grève, dès le 5 décembre prochain.

Montreuil, le 26 novembre 2019    

Télécharger le communiqué

BOLIVIE

L’impérialisme américain est la plus grande menace dans le monde !
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A EVO MORALES ET AUX BOLIVIENS, DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 à 15h sur l’espanade du Trocadéro
Les événements des derniers jours en Bolivie sont insupportables ! Depuis plusieurs semaines, des émeutiers ultra violents, issus des groupes réactionnaires pilotés par la droite et des classes bourgeoises boliviennes contestent le scrutin présidentiel qui a vu le candidat Evo Morales arrivé largement en tête du premier tour de l’élection. Ces « opposants », comme les nomment si pudiquement nos médias complices pour masquer leur vrai visage, multiplient et intensifient depuis plusieurs jours des exactions extrêmement violentes contre des militants associatifs et syndicaux, des enlèvements de personnalités de gauche, des élues tondues et battues, des incendies de domiciles de partisans de Morales, y compris celui de sa sœur, une chasse raciste contre les boliviens indigènes. Ces fascistes utilisent et se servent du prétexte fallacieux d’irrégularités dans le scrutin pour refuser le résultat général du vote et la réélection du Président Morales. La position de l’OEA, (Organisation des états d’Amérique), qui a fait pression sur le Président élu depuis le départ, est tout sauf une surprise. Pour rappel historique, cette organisation fondée par les USA du temps de la guerre froide est tout sauf une structure neutre et indépendante. Devant ce déchainement de violence et cette déstabilisation du régime, le Président Evo Morales a dans un premier temps proposé une nouvelle élection, puis a été contraint de démissionner samedi pour éviter « un bain de sang ». Il a depuis trouvé asile au Mexique devant les menaces sur lui et ses proches. Depuis plusieurs années de mandat, la politique du Président Morales a eu pour but et pour effet une meilleur prospérité économique basée sur un processus de récupération des richesses naturelles au profit de conquêtes sociales en matière de santé et d’éducation et d’une vaste modernisation économique et démocratique. Pour la CGT du Val-de-Marne, ce déchainement de violence est à mettre clairement à l’actif exclusif de la bourgeoisie bolivienne, liguée et inféodée a l’impérialisme des USA qui ont toujours refusé d’admettre un tel système de redistribution des richesses et la souveraineté nationale de la Bolivie comme dans toute l’Amérique latine.

Devant ces événements très graves pour la Bolivie comme pour l’Amérique du Sud et le Monde, l’union départementale CGT du Val-de-Marne apporte et manifeste tout son soutien aux travailleurs boliviens, aux forces démocratiques et aux organisations qui combattent les exactions de ces putschistes. Nous exprimons notre soutien à tout ceux qui construisent et souhaitent poursuivre le projet vers une Bolivie socialiste et démocratique où la justice sociale, le partage des richesses et la souveraineté nationale restent les principales boussoles de l’action publique de l’Etat. Aujourd’hui, nous voyons dans cette situation l’empreinte à peine séchée de Trump et ne pouvons que faire le parallèle avec le blocus illégal et criminel que cette puissance impériale impose depuis 60 ans sur Cuba. Le même étranglement commercial et financier que l’administration américaine impose au Venezuela ou au Nicaragua. Le tweet récent de Trump donnant un signal d’avertissement aux gouvernements qui ne soumettent pas à l’impérialisme des USA ne laisse planer aucun doute sur le rôle que jouent les USA et leurs officines connues ou souterraines comme la CIA dans la déstabilisation de la démocratie bolivienne et le déchainement de violence sur place. Nous constatons avec colère que le Président Macron qui se gargarise au nom de la France de sa parfaite convergence de vue sur plusieurs sujets internationaux avec Trump n’a pas un mot de condamnation de ce coup d’état droitier Nous déplorons et dénonçons enfin le manque d’information réelle et d’investigation dans les principaux médias d’informations dits « libres » dans notre pays comme dans nombre de pays occidentaux. Devant cette gravité de l’époque ou la démocratie est partout attaquée et menacée, ou l’impérialisme se fait de plus en plus virulent et ou l’extrême droite criminelle s’organise et entre en collusion de plus en plus ouvertement avec les secteurs extrémistes libéraux, nous avons le devoir de ne pas fléchir aux intimidations et d’amplifier notre solidarité internationale avec les peuples et les travailleurs en lutte dans le Monde pour construire une alternative au capitalisme. Pour toutes ces raisons, L’union départementale CGT du Val-de-Marne appelle toutes et tous ses militant.e.s et structures syndicales à participer massivement à la première mobilisation de riposte et de solidarité avec Evo :
Dimanche 17 novembre 2019 à 15h sur l’Esplanade du Trocadéro à Paris
A Créteil, le 13 novembre 2019

CT DU SOIR, IL N’Y A PLUS D’ESPOIR !

Après… Un Comité Technique d’un quart d’heure que la Présidente interrompt pour que les représentants du personnel ne puissent pas poser des questions en dehors de la présence de l’expert ; un comité technique organisé pendant les vacances scolaires ; voici…

UN COMITE TECHNIQUE ORGANISE APRÈS LES HEURES DE TRAVAIL, A 17H !!!

En off, on nous susurre que la présidente ne peut plus poser de congés à son travail et que du coup maintenant si il y a des Comités Techniques ils seront organisés « aux heures où elle peut »… C’est bien. On voit à quoi tient le dialogue social à la mairie de Villejuif…

Deux dossiers à l’ordre du jour, donc, puisqu’il s’agit d’une « re »-convocation du Comité Technique du 31 octobre :

  • Évolution de l’organisation de la Direction des Actions sociales.
  • Déploiement de vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et de boutons d’alerte dans certains sites.

Un seul hic, et non des moindres : le comité technique doit être consulté avant la pose des caméras de vidéosurveillance en mairie. Or, ces caméras sont d’ores et déjà installées depuis le mois d’Août… Au quoi bon, donc, prétendre qu’on fait du dialogue social ? Toutes les décisions, toutes les dispositions, toutes les installations, sont déjà effectives.

Le Comité Technique est une instance de dialogue, pas une simple chambre d’enregistrement.

Et depuis des années maintenant, il n’y a plus de possibilité de débattre, d’avoir un apport, ou de faire infléchir les décisions, de faire entendre la parole des agents. Les méthodes de négation de notre représentativité, d’empêchement du dialogue, sont variées : organisation farfelue des réunions pendant les vacances, en dehors des heures de travail, et dirigisme de la présidente, qui passe son temps à réinterpréter le règlement intérieur, et à faire valoir que c’est elle qui prend les décisions puisqu’elle est la présidente !

Encore deux dossiers sur lesquels les représentants CGT du personnel ne pourront pas voter pour inutilité du vote, ou information insuffisante. Le personnel doit être consulté sur l’organisation du travail, et là, on ne nous donne pas les moyens d’exercer notre mandat…

 


DECLARATION DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
AU COMITE TECHNIQUE DU 13 NOVEMBRE 2019

Madame la présidente,

En organisant ce comité technique en dehors des heures de travail, vous exprimez une nouvelle fois votre volonté de mettre en difficulté les élus du personnel et votre mépris de ce que devrait être le dialogue social. Depuis le début de votre mandat de présidente, les comités techniques sont devenus une mascarade. Vous piétinez l’esprit de cette instance ainsi que ses prérogatives.

Le rapport « déploiement de la vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et les boutons d’alerte dans certains sites » en est une parfaite illustration.

Comment pourrions-nous voter un tel rapport alors que les caméras sont déjà installées depuis plusieurs mois (et peut être même déjà en fonction) ? Cette instance aurait dû être convoquée avant la pose de ces caméras afin de débattre de l’objectif de cette vidéosurveillance et des lieux d’implantation les plus pertinents répondant à la question de la mise en sécurité des agents. Au lieu de ça, encore une fois, nous sommes traités comme une chambre d’enregistrement. Le rapport nous annonce qu’un dossier a été envoyé en préfecture. Celui-ci devait être incomplet puisqu’il aurait dû comporter l’avis du Comité Technique…

Pour notre part, nous nous interrogeons sur les lieux choisis : un double usage tout à fait intéressant pourrait être fait de ces caméras puisque certaines sont positionnées de façon à ce que des panneaux syndicaux CGT soient dans leur champ… Ainsi d’ailleurs, que les portes des lieux d’aisance – et nous espérons que c’est là tout. Ajoutons que le personnel n’a pas été informé de l’installation de ces caméras, alors même que l’objectif est leur sécurité, ce qui est un comble. Aucun affichage d’information n’a été réalisé.

Vous ne serez donc pas étonnée que nous refusions de prendre part à un vote inutile, à la fois pour défaut d’information et pour l’insincérité du rapport.

Pour le second dossier, il a été réalisé sans concertation des agents concernés. Il est évident que ce rapport a pour seul objectif de rationaliser le nombre d’agents en mettant en œuvre la polyvalence dans une direction ou le social diminue comme peau de chagrin. Le management y est de plus en plus pathogène. Nous ne prendrons pas part au vote refusant de donner un avis à un rapport qui n’est encore une fois qu’une manœuvre de bonneteau pour faire disparaître des postes sans que cela se voie trop.

En dehors des heures de travail, avec deux dossiers vides de sens et de contenu, sous le couvert d’un exécutif qui vous laisse ne pas tenir compte de la parole du personnel que nous représentons… Trop, c’est trop. Vous voulez que les Comités Techniques retrouvent une utilité ? Acceptez la discussion, la contradiction même, plutôt que de chercher constamment à imposer, intimider, assujettir, dicter, ou pressurer, le tout par la menace et par le cri.

La loi vous astreint à nous consulter. Rien ne nous oblige, nous, à nous prononcer tant que les conditions du dialogue et la prise en compte de la parole des agents, notre seule revendication dans cette instance, n’est pas effective.

Bonne fin de soirée.

Les représentants CGT du personnel

RETRAITES

Le mensonge gouvernemental ne passe pas !

Avec le principe du régime à points, les salarié.e.s cumuleraient des points tout au long de la vie active. Des cotisations permettraient d’acheter des points qui seraient, au moment du passage à la retraite, convertis en pension.  Or la valeur du point à l’achat et celle du point lors de la conversion seraient calculées chaque année en fonction de la conjoncture démographique et économique du pays !

 

Des conséquences néfastes du système par points sur le niveau des pensions :

Le calcul de la retraite se ferait sur l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public.

Les périodes d’interruptions telles que la maternité et les périodes à temps partiel, ne bénéficieront plus des mécanismes de solidarité actuels. C’est donc une baisse systématique du niveau des pensions annoncée.

Le système à points remet en question les dispositifs de solidarité. Le système de retraite actuel par répartition serait remplacé par un système à points qui repose sur une logique ultralibérale individuelle du chacun pour soi, qui ne peut que renforcer les inégalités existantes en particulier vis-à-vis des femmes.

 

Quel calcul pour nos retraites ?

Notre retraite est calculée actuellement sur les six derniers mois travaillés donc là où notre salaire est au plus haut. Après la réforme, le calcul se fera par point, 1 euro gagné sera 1 euro cotisé. On voit le danger, ce       nouveau mode de calcul comprendra les années de précarité où le salaire était bas donc pas beaucoup de cotisation. Et cela sans compter depuis 2010, le gel du point d’indice, à la base de notre salaire. Cela représente 10% de perte de salaire et donc des cotisations perdues.

 

La CGT revendique :

✓ La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure en moyenne de 20% à qualification égale;

✓ Le rejet en bloc du projet de réforme Macron-Delevoye;

✓ Le rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et la garantie d’une pension au moins équivalente au SMIC pour une carrière complète;

✓ La revalorisation du minimum vieillesse (56% des femmes sont au minimum vieillesse);

✓ La garantie des droits à la retraite à temps plein pour les salarié.e.s à temps partiel.

 

D’ores et déjà, la date du 5 décembre rassemble de nombreuses structures syndicales sur le plan interprofessionnel et intersyndical et s’affirme comme une perspective majeure dans le combat à mener pour défendre nos retraites, notre statut et faire reculer le gouvernement.

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS

Les 21, 26 et 28 NOVEMBRE 2019 de 13h30 à 16h.

BOURSE DU TRAVAIL – 16 rue Jean Jaurès

* Les agents fonctionnaires ou non  doivent déposer une Heure d’information syndicale trois jours au préalable auprès de leur chef de service.

LE CT D’HALLOWEEN

Ça devient compliqué, ces affaires de comité technique…

Comme la présidence du Comité Technique non seulement a décidé qu’elle organisait des séances pendant les congés scolaires, mais ne nous préviens plus que le strict minimum avant de les tenir, nous autres représentants du personnel on cherche des moyens de manifester notre désapprobation tout en restant polis…

Faut dire : ça fait un an qu’on demande un calendrier prévisionnel, qu’on nous dit à chaque CT « oui oui, vous l’aurez » et qu’au final non, non on l’a pas. Pas d’anticipation, pas de méthode, et on ne nous communique pas les pièces essentielles au traitement des dossiers… Le précédent Comité Technique a duré un quart d’heure parce que la présidente a décidé de mettre un terme au débat avant que nous ayons le temps de poser nos questions… Certains diraient : « A quoi bon ? »

Mais pas nous !

On vous la remet à l’endroit : Le 16 octobre, on nous annonce qu’il n’y aura pas de comité Technique pendant les vacances (sûr de sûr, c’est promis juré). Le 18 octobre, on nous convoque à une réunion de préparation pour un comité technique pendant les vacances. Le 21 octobre se tient cette réunion où on nous parle de deux dossiers qui seront présentés au CT qui se tiendra le 31 octobre (donc pendant les vacances).

Alors nous on se dit : mais le 31 c’est Halloween ! On va amener des bonbons et des chocolats et on va venir déguisés ! Qui n’a jamais rêvé de danser la Salsa du Démon avec une présidente ? Et là on se dit, mais si ils viennent déguisés aussi ? On risque d’avoir les mêmes déguisements… Grosse déception : on ne peut pas courir ce risque !

La « vidéoprotection » et une énième restructuration de direction présentée sans fiches de postes attendront donc une date un peu plus idoine et la re-convocation de cette séance qui, si elle s’était tenue, eut été mémorable.

Naturellement, nous sommes désolés pour les collègues fonctionnaires du collège employeur dont on nous dit qu’ils ont été rappelés pendant leurs vacances pour assurer le quorum…

Et comme on arrive dans la période des calendriers, on ne perd pas espoir !