Le salaire : une des 5 bonnes raisons de manifester mardi 5 octobre

Les chiffres le disent : les salaires se tassent et le patronat à tendance à ne pas reconnaître la qualification des salariés.
En 2015, un salarié sur cinq occupait un emploi à bas salaire, contre un sur six en 2011.

Les femmes et les jeunes sont les plus touchés, parce qu’ils occupent plus souvent des emplois à temps partiel non choisis et sont recrutés sur des contrats de courte durée.

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires a lui aussi été considérablement dégradé : la valeur du point d’indice est quasiment gelée depuis 2008.
Pour la CGT, les salaires doivent augmenter régulièrement en fonction du véritable coût de la vie.

C’est bien les salaires eux-mêmes qui doivent augmenter, pas le montant de primes individuelles, qui créent de fortes disparités entre salariés. Après une revalorisation urgente, la valeur du point d’indice des fonctionnaires devra augmenter chaque année.

Le montant des salaires doit intégrer les gains de productivité du travail réalisé à l’échelle du pays. Il doit contribuer à une redistribution plus favorable aux salariés.

La hausse régulière des salaires contribue, par la consommation des salariés, à la croissance économique. Elle favorise ainsi le développement de l’activité et de l’emploi.

La question de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes doit être prise en compte dans toutes les négociations salariales. Les employeurs qui ne respecteraient pas le principe « à travail égal, salaire égal » doivent écoper de sanctions financières.
La CGT prône une augmentation du Smic à 2 000 euros brut.

Elle défend aussi la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures sans perte de salaire. Le fruit des richesses créées doit bénéficier au plus grand nombre.

Article publié par la Fédération CGT des Services Publics

PREAVIS DE GREVE DE LA FEDERATION DES SERVICES PUBLICS POUR LE 5 OCTOBRE

Depuis plus d’un an et demi, les fonctionnaires et agents territoriaux, les salarié·e·s des entreprises de l’eau et de l’assainissement, du secteur privé du logement social et de la thanatologie sont aux avant-postes pour maintenir un service public de qualité, en dépit des conditions sanitaires et des multiples contraintes et injonctions contradictoires. Pour autant, ils ne peuvent plus tout accepter : destruction du statut de la Fonction publique, passage forcé aux 1607 heures, restrictions au droit de grève, lignes directrices de gestion de l’austérité, sous effectifs, remise en cause des services publics, retour de la réforme de l’assurance chômage, de la contre-réforme des retraites et des menaces contre notre régime la CNRACL… les raisons de la colère ne manquent pas !
De plus, depuis le début du mois d’août avec la mise en application de la loi « relative à la gestion de la crise sanitaire », le passe sanitaire jalonne notre quotidien. La CGT rappelle qu’elle s’oppose à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié·e·s.
Pour la CGT, la vaccination représente un progrès considérable en termes de santé publique. Cependant, la fédération CGT des Services publics s’oppose à toute sanction ou exclusion de salarié.e au motif de la non-présentation du passe sanitaire. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié·e·s. Il est clair qu’il s’agit là d’une opportunité supplémentaire donnée par le gouvernement aux employeurs publics pour réorganiser, remanier les services de la façon la plus arbitraire qui soit. La CGT dénonce la loi du 5 août 2021 dite de gestion de la crise sanitaire et en demande l’abrogation.
Dans ce contexte lourd de conséquences pour la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs, poursuivre la suppression des CHSCT est une aberration. La fédération CGT des Services publics réaffirme que tous les moyens nécessaires à la santé, à la prévention et à l’amélioration des conditions de travail des agents et salariés doivent non seulement être maintenus, mais être renforcés.

Dans de nombreuses collectivités, des mobilisations des agent·e·s sont initiées contre l’augmentation du temps de travail ou la précarité grandissante, pour l’amélioration des conditions de travail. Avec eux, nous refusons le « vol de congés » par l’augmentation du temps de travail au prétexte d’un alignement à 1607 heures annuelles alors que les agents territoriaux voient leurs conditions de travail se dégrader et leurs arrêts de travail augmenter, sur fond d’explosion du chômage. L’heure est au partage du travail entre toutes et tous et donc à la baisse du temps de travail.
De plus, nous n’acceptons pas les atteintes au droit de grève qui empêchent les agents de lutter contre la pénurie de moyens et de personnel et la précarisation massive rendue possible par l’élargissement du recours au recrutement par contrat, les logiques d’externalisation, de privatisation et le détachement d’office, aggravant leur santé, leur sécurité et leurs conditions de travail, l’affaiblissement des prérogatives des CAP qui transforme le droit à la carrière des fonctionnaires en outil managérial.

La CGT réaffirme son opposition aux mesures régressives contenues dans la loi dite de transformation de la Fonction publique du 6 août 2019 et en revendique l’abrogation. Sous couvert de modernisation, cette loi mine le statut de la Fonction publique, garant de la neutralité du service rendu et de l’égalité des droits des agentes et agents, mais aussi des usagères et usagers.
Lors de la réunion sur les salaires des fonctionnaires et agent.es publiques le 6 juillet dernier, vous avez, Madame la Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, confirmé votre refus du dégel de la valeur du point d’indice et toute augmentation générale, poursuivant ainsi la politique des gouvernements successifs depuis le début du quinquennat du Président de la République.

Ce blocage a pour conséquence une perte de 17 % du pouvoir d’achat impactant également le niveau des retraites. Cela ne peut se poursuivre ni être compensé par des tours de passe-passe, des mesures parcellaires, catégorielles, qu’elles soient indiciaires ou indemnitaires.
Sans revalorisation forte et urgente de la valeur du point, sans mesure d’augmentation générale, les salaires et les carrières continueront de se dégrader de manière aggravée et les inégalités entre les femmes et les hommes ne pourront être résorbées. La CGT condamne le choix délibéré du gouvernement d’une politique d’austérité dont les effets sont dévastateurs pour les fonctionnaires, les salarié·e·s du public et du privé et les retraité·e·s.
Alors que l’argent « magique » coule à flots, que des milliards d’euros sont distribués aux actionnaires des grands groupes au travers du « quoi qu’il en coute » et des cadeaux fiscaux, la question d’une autre répartition des richesses est posée.

La CGT revendique 10% immédiatement pour la fonction publique :
- 10% d’augmentation salariale immédiatement mesure nécessaire pour rattraper les pertes accumulées depuis 10 ans et dégeler le point d’indice ;
- 10% de travail en moins rapporté à la durée légale, c’est permettre de créer des emplois, tout comme l’avait permis le passage aux 35 h, de travailler mieux et travailler toutes et tous en passant aux 32 h ;
- 10% de création de postes, c’est répondre aux besoins sociaux dans les services publics.

Pour toutes ces raisons, la fédération CGT des Services publics appelle à une journée de grève et de mobilisations le 5 octobre 2021 afin que les agent·e·s de la fonction publique territoriale et les salarié·e·s des entreprises privées puissent porter à nouveau, haut et fort, leurs légitimes revendications.
En conséquence, la fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour la journée du mardi 5 octobre 2021 pour l’ensemble des agent·e·s de la Fonction publique territoriale, ainsi que les salarié·e·s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.
Nous vous adressons, Mesdames les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET, Secrétaire générale

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20210930 – Préavis de grève

1607 RAISONS DE DIRE NON A LA LOI DE TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

C’est un refrain connu : les fonctionnaires ne travailleraient pas assez… On l’entend à chaque fois que le débat des bud- gets publics revient sur la table : « Si la France est endettée, c’est parce que nous avons trop de fonctionnaires et qu’ils ne travaillent pas assez… » C’est bien évidemment un argument fallacieux des chiens de garde du libéralisme et du capitalisme, mais cette fois-ci, il a porté ses fruits : avec la loi de transformation de la fonction publique, votée le 6 Août 2019, c’est officiel : le temps de travail des fonctionnaires va augmenter.

Vous trouvez que vous avez trop de jours de congés, vous ?

Le maire de Villejuif s’est prononcé sur la question, ainsi que plusieurs maires du dé partement : il ne passera pas aux 1607 heures… à moins que le préfet ne l’y oblige. Les syndicats CGT ont eu l’occasion d’aborder cette question avec lui dès le mois de juillet 2020 et pour l’instant, sa position n’a pas changé… Mais il faut tout de même nous y préparer.

Concrètement, les 1607 heures ont déjà été mises en œuvre dans plusieurs mairies du département et cela se solde par une diminution des jours de congés, une augmentation du temps de travail (une demi-heure de plus par jour dans cer- taines mairies), compensé e souvent par une augmentation du nombre de RTT. Mais les RTT ne sont pas des jours de congés : si vous êtes absent (par exemple pour maladie) vous ne générez pas de RTT…

NOUS DEVONS NOUS MOBILISER CONTRE CETTE REMISE EN CAUSE DE NOS ACQUIS SI NOUS NE VOULONS PAS PERDRE DE JOURS DE CONGES ET TRAVAILLER PLUS SANS GAGNER PLUS !

L’exigence de la CGT :
ABROGATION DE LA LOI DE LA FONCTION PUBLIQUE !

 

20210909 – Tract 1607 heures

ASSEMBLEE GENERALE DE RENTREE

Passe Sanitaire, Sous Effectifs, Mutuelle, Prévoyance, Télétravail, Loi de Transformation de la Fonction Publique, Action Sociale et Culturelle, Réforme des Retraites, Sécurité Sociale, Évolution de Carrière…

Pas à pas, le gouvernement détricote le pacte social qui existe dans notre pays depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il s’attaque à ce que nous tenons pour acquis, sans contrepartie pour les travailleurs : mise en place d’un passe sanitaire coercitif, attaques contre l’assurance chômage, les retraites, la sécurité sociale ;

Pour nous, agents de la mairie de Villejuif, quels sont les impacts, et que peut-on faire contre ? Notre employeur s’est engagé à ne pas passer aux 1607 heures. Qu’est ce qui va se passer en matière de promo interne et d’avancement de grade ? Comment le passe-sanitaire sera-t-il appliqué ? Qu’est ce qui se passe pour la mutuelle ? La prévoyance ? Le RIFSEEP ? 

Vous voulez savoir ce que l’année 2021-2022 nous réserve ?
Parlons-en tous ensemble !

 

ASSEMBLEE GENERALE : LE JEUDI  30 SEPTEMBRE 2021
de 13h30 à 17h, à la BOURSE DU TRAVAIL, 16 rue Jean Jaurès.


Pour rappel : Vous pouvez déposer une HIS par mois, en prévenant votre chef de service 3 jours à l’avance afin de participer. Il doit justifier un éventuel refus. Les HIS sont cumulables sur trois mois (vous pouvez donc poser 3 heures pour cette fois ci). Le temps de trajet n’est pas compris dans la durée de l’Heure d’Information Syndicale. (Article 6 du Décret n°85-397 du 3 avril 1985)

 

ET TOUS ENSEMBLE POUR LA JOURNEE D’ACTION DU
 

5 OCTOBRE 2021


Départ groupé du Local Syndical – 21 rue Sévin – 13h

20210909 – Tract AG de rentrée