Grand débat national : la réponse de la CGT en 19 propositions

Alors que le Président de la République va annoncer ses mesures à la suite du débat national, la CGT a mené son véritable débat à travers les cahiers d’expression revendicative populaire, donnant ainsi la possibilité à toutes et tous de faire entendre leur voix.

Lire le détail des 19 propositions

Dès le 27 avril 2019 opposons-leur un Front Populaire et Citoyen !

Gouvernement et MEDEF veulent tout détruire !

Face à un gouvernement minoritaire qui agit dans l’intérêt d’une poignée de riches privilégiés, l’urgence sociale nous impose d’agir ensemble, dans l’unité la plus large, pour concrétiser la convergence des luttes et des mobilisations en cours. C’est la condition aujourd’hui indispensable pour gagner l’amélioration immédiate des conditions de travail et de vie des travailleurs et de la population.

Les moyens financiers existent pour le faire. Il nous faut aller chercher ensemble les richesses que nous produisons et qu’on nous vole. Nous partageons tous les mêmes souffrances, les mêmes difficultés et les mêmes inquiétudes. Parce qu’un peuple uni ne sera jamais vaincu, les premiers signataires exigent :

  • L’augmentation immédiate de 300 € des salaires, traitements et minimas sociaux. L’indexation des
    salaires sur l’évolution des prix et l’indexation des retraites sur le salaire moyen.

  • La justice fiscale par l’arrêt des cadeaux fiscaux, le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA sur
    les services et produits de première nécessité, les produits bios, à matières recyclées.

  • L’arrêt de la casse de notre sécurité sociale et de nos systèmes de retraite.

  • La sortie du secteur marchand de l’énergie, l’eau, le raffinage ; la santé, l’éducation, le transport,
    les télécommunications et activités postales et bancaires…

  • Le développement/renforcement des services publics, nationalisation et renationalisation (pour les autoroutes, aéroports, le rail, les barrages hydrauliques…) et l’abrogation des lois et projets de
    loi BLANQUER, DUSSOPT.

  • L’accès à un logement digne pour tous.

  • La revalorisation des métiers du système éducatif, relancer l’attractivité pour la branche.

  • L’instauration de vraies bonnes conditions d’apprentissage pour les élèves mais aussi de meilleures conditions de travail pour les professeurs favorisant ainsi le bon accomplissement de leur mission.

  • L’abrogation des lois et réformes qui détruisent les droits et garanties des salariés (MACRON,
    REBSAMEN, EL KHOMRI).

  • L’abrogation des lois et mesures répressives. L’amnistie et l’arrêt des poursuites envers les manifestants et syndicalistes et le rétablissement du droit de manifester.

  • Des politiques économiques et sociales qui répondent aux besoins et respectueuses de l’environnement.

  • De mettre le citoyen au coeur du système politique : Référendum d’initiative citoyenne (RIC), Prise
    en compte du vote blanc et Nul.

  • Des profils irréprochables pour les élus et autres fonctions politiques ; fins des privilèges.

  • Des mesures fortes et engageantes en matière de préservation de l’environnement : mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique et écologique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat. Soutenir l’agriculture bio, sanction pour les entreprises pollueuses, soutenir les circuits courts.

Nous proposons de former un Front Populaire et Citoyen, qui se matérialisera par une manifestation nationale à Paris le 27 avril 2019 à 13h regroupant tous les acteurs de la société que nous sommes :  salariés du privé, chômeurs, retraités, fonctionnaires, étudiants, organisations syndicales, associations, collectifs, partis politiques, Gilets Roses, Gilets Jaunes, chauffeurs VTC, Blouses Blanches, Robes Noires, journalistes, agriculteurs, forains, personnes à mobilité réduite ou handicapée… Tous unis, formons un bloc pour la justice fiscale, sociale et climatique.

ENTREPRISES DU CAC 40 :

· Bénéfices : + 9,3 %

· Dividendes versés aux actionnaires : + 44 %

· Effectif salarié : – 20 %

· Impôts : – 6,4 %

 

POUR 2019

· 260 milliards d’€ d’argent public (nos impôts) seront octroyés aux grandes entreprises, sous diverses formes.

Et pendant ce temps :

9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté,

6,2 millions de personnes sont privés d’emploi.

 

Premiers signataires : Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT, Fédération des  Commerces et Services CGT, UD CGT 94, UD CGT 04, UD CGT 59, UD CGT 41, UD CGT 66, UD CGT 95, UD CGT 18, UD CGT 13, ANC, Gilets Roses, La France Insoumise, PRCF, Association Renaissance universelle, Aude LANCELIN directrice de la publication du Média TV, Association LESA, Association sociocratie populaire française, Bruno DRWESKI CGT FERC SUP, Michel ETIEVENT historien écrivain. Avec le soutien, sur la base de leur propre appel, du PCF et de la Fédération CGT des Services publics et comme d’autres organisations s’apprêtent à le faire.

 

EGALITE FEMME HOMME : Ca va s’arranger ?

Pas avec le nouveau projet de loi…

Pour mémoire, à la mairie de Villejuif :

  • Une majorité de femme en catégorie C, particulièrement dans les métiers à forte pénibilité (entretien des écoles, crèches, ATSEM).
  • Une majorité d’hommes en catégorie A, particulièrement dans les échelons de la direction générale. Par exemple, sur le 4 Directeurs Généraux Adjoints, une seule femme.

Et que dire des pratiques qui consistent à demander « aux plus jolies » de bien vouloir venir faire le service lors des évènements municipaux, type match de boxe ou vœux du maire…

C’est très cohérent quand on se souvient que la principale action de l’adjointe chargée des RH en la matière avait été il y a quelques années d’appeler « ces dames » à « se faire servir le café aujourd’hui » – et donc à le servir elles-mêmes tous les autres jours de l’année – pour célébrer la journée internationale des droits des femmes…

 

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL DES UNIONS REGIONALES D’ILE DE FRANCE

Les mobilisations de salariés, jeunes, retraités ou Gilets jaunes se poursuivent, s’inscrivent dans la durée malgré toutes les mesures répressives et liberticides prises par le pouvoir. Les revendications qui s’expriment sont légitimes, et c’est dans ce contexte que les Unions Régionales Île de France (URIF) CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, avec l’UNEF et l’UNL, ont contribué aux succès des manifestations et à la grève interprofessionnelle du 19 mars dernier.

Les URIF considèrent qu’en refusant de répondre aux exigences formulées par les organisations syndicales de salariés, par les jeunes qui ont marché pour le climat, par le mouvement des Gilets jaunes…, l’exécutif s’enferme dans une dérive autoritaire.

L’adoption de la loi dite « anticasseurs » au Parlement, l’interdiction de parcours de manifestations, le recours à l’armée en renfort des compagnies de CRS, la répression antisyndicale qui s’amplifie dans une série de secteurs, etc. ces mesures témoignent d’une escalade dangereuse pour la démocratie, d’ailleurs le Conseil Constitutionnel déclare non conforme les interdictions administratives de manifester : en ce sens, les URIF décident de s’engager dans la manifestation du samedi 13 avril pour la défense de la liberté de manifester, pour le retrait de la loi dite « anticasseurs » et des mesures liberticides.

Dans ce contexte, les conclusions du « grand débat national » n’ont pour unique objet que de chercher à imposer à marche forcée des reculs sociaux d’une gravité sans précédent, en particulier en matière de services publics et de retraites, ce qui confirme que nos confédérations et organisations nationales ont eu raison de ne pas y participer.

Alors que la population souhaite légitimement bénéficier de services publics de proximité, le gouvernement envisage de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique. Les URIF exigent le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique, matrice du plan « ma santé 2022 » dans les hôpitaux et du projet de loi Blanquer pour une « école de la confiance » dans l’éducation, véritable application de la loi El Khomri et des ordonnances Macron dans la Fonction publique. Elles appellent à la mobilisation Fonction publique du 9 mai.

S’agissant des retraites, les URIF rappellent qu’elles se sont prononcées depuis le début pour le maintien intégral des 42 régimes de retraite existants, contre tout système universel de retraite par points qui porte en germe – entre autres – la disparition de tout âge légal de départ à la retraite. De ce fait, et en réaction aux récentes annonces gouvernementales, les URIF affirment qu’elles sont opposées à tout recul de l’âge légal de départ à la retraite et exigent le maintien de notre système solidaire par répartition.

Les URIF appellent à renforcer dès maintenant les actions en cours, notamment la mobilisation qui prend de l’ampleur dans l’enseignement et qui a abouti au succès de la mobilisation du 30 mars et de la grève du 4 avril pour le retrait du projet de loi « Blanquer ». Les URIF appuient la manifestation appelée par 9 organisations syndicales de retraités, jeudi 11 avril, notamment pour la suppression de la hausse de la CSG et la revalorisation des pensions.

Les URIF confirment leurs revendications :

 

  • HAUSSE immédiate du SMIC à 1800€ – AUGMENTATION générale des salaires et des pensions
  • REVALORISATION immédiate du point d’indice pour les fonctionnaires
  • RÉINDEXATION des salaires, des pensions et des retraites sur le coût de la vie
  • HALTE à la répression policière – RETRAIT du projet de loi « anticasseurs »
  • RETRAIT du projet de loi de transformation de la fonction publique et du plan « ma santé 2022 »
  • ABROGATION des lois « Rebsamen », « El Khomri », « Macron » qui cassent le droit du travail
  • NON à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, la sélection à l’Université
  • RETRAIT des reformes dans l’éducation : Bac, lycée, lycée pro et projet de loi « Blanquer »
  • RETOUR à la retraite à 60 ans et ABANDON de toute réforme de retraite par points

C’est sur ces bases que les URIF entendent préparer le 1er mai prochain.

RDV MANIFESTATION SAMEDI 13 AVRIL – 14H RÉPUBLIQUE

FEU ROULANT D’ACTIONS

La CGT FONCTION PUBLIQUE appelle à un « feu roulant d’actions » jusqu’au 9 mai, grande date de mobilisation dans la fonction publique. Plus d’infos: : http://ufsecgt.fr/spip.php?article7104

ACTION PRÉVUE A VILLEJUIF LE 16 AVRIL !!!

 

 

Fonctionnaires : les dangers de la loi de transformation de la Fonction publique

Privatisation et abandon de missions, augmentation de la part individuelle de la rémunération, introduction des ruptures conventionnelles pour inciter les titulaires à quitter la Fonction publique, etc. Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération des Services publics nous explique pourquoi il est urgent de se mobiliser contre le projet de loi de transformation de la Fonction publique.

LANCEMENT D’UNE GRANDE CAMPAGNE POUR LA RÉGULARISATION ET L’ÉGALITE DES DROITS

Nous, Collectifs de Sans-papiers et MigrantEs, Syndicats, et Associations, appelons à démarrer une grande campagne pour réclamer la régularisation de tous et toutes les sans-papiers et l’égalité des droits par des rassemblements dans tout le pays devant les préfectures et le ministère de l’Intérieur en Île-de-France à 18 h, le mercredi 3 avril.

Dans un contexte de montée des nationalismes, des racismes et des fascismes partout en Europe et dans le monde ;

Alors que des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants sont morts et meurent encore sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques antimigratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices ;

Seule la liberté de circulation, la fermeture des centres de rétention, la régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’égalité des droits nous permettront d’en finir avec ces morts.

Nous nous rassemblerons partout en France le 3 avril pour lancer une grande campagne nationale afin d’obtenir la régularisation de tous et toutes les sans-papiers et l’égalité des droits.

Seules la régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’égalité des droits nous permettront de mettre fin à la concurrence entre travailleurs et travailleuses organisée par le grand patronat.

C’est la précarisation générale, la remise en cause des acquis sociaux par les politiques d’austérité menées par nos gouvernants qui nourrissent les sentiments de mal-être et de repli sur soi dans la population. C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure et égalitaire.

Pour la fonction publique, amplifions la mobilisation

Communiqué intersyndical fonction publique

Les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.

Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique néfaste pour la population, pour les missions publiques et pour les agent.e.s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent.e.s public.que.s, alors même qu’il ne revalorise pas leur rémunération, qu’il supprime des postes et veut affaiblir leurs droits et garanties.

Les personnels, avec leurs organisations, n’acceptent toujours pas le gel de la valeur du point d’indice et les pertes considérables de pouvoir d’achat, le rétablissement du jour de carence et les 120 000 nouvelles suppressions d’emplois envisagées.

A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives.

Poursuivant leur passage en force, toujours sans écouter les organisations syndicales, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d’ici au début de l’été, une loi dite de transformation de la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent.e.s et les citoyen.ne.s que pour l’avenir de la Fonction publique.

Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d’une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui va diluer et amoindrir les actions dans desdomaines essentiels de la sécurité et de la vie au travail. C’est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire.

Avec le recours accru à tous les niveaux au contrat, c’est l’égalité d’accès aux emplois publics et les garanties de neutralité de l’agent public qui sont menacées, tandis que la précarité sera encore aggravée avec des contrats de mission à durée déterminée pouvan têtre rompu à tout moment.

Après des communiqués unitaires, après le boycott des Conseils Supérieurs et du Conseil Commun convoqués dans des conditions peu respectueuses des organisations syndicales, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné unavis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA réaffirment leur volonté de mettre en oeuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée pour exiger du gouvernement qu’il retire ce projet de loi et qu’il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases.

Elles confirment leur engagement dans l’organisation de rassemblements devant les préfectures le jour du passage du projet de loi au Conseil des ministres le 27 mars et à Paris, place Chassaigne-Goyon entre 12 et 14h.

Elles se reverront le 8 avril pour poursuivre la mise en oeuvre de ce processus.
D’ores et déjà, elles appellent les agent.e.s à faire du jeudi 9 mai une étape forte de ce processus par une journée d’action et de grève.

Les organisations à ce stade non signataires du présent communiqué ont prochainement des réunions d’instance et elles arrêteront dans ce cadre leur position quant à ce processus d’action.

Paris, le 20 mars 2019

 

PROJET DE LOI ESSOC : «pour un Etat au Service d’une Société de Confiance»

Projet de réforme des modes d’accueil de la petite enfance

Le gouvernement prépare des ordonnances dans le cadre de la loi ESSOC qui risquent de remettre en cause la qualité d’accueil des jeunes enfants et les conditions de travail des professionnel(le)s de la petite enfance.

Les professionnel(le)s de la petite enfance avec la CGT et le collectif « PAS DE BEBE A LA CONSIGNE », dans lequel la CGT est une force active depuis 2009, se mobilisent le jeudi 28 mars dans toute la France contre cette réforme destructrice.

La mobilisation massive de l’ensemble des  salarié.es du secteur, dont beaucoup ne sont pas syndiqués, nécessite l’aide et le soutien de l’ensemble des structures professionnelles et interprofessionnelles.

A ce jour, des préavis et des appels à la grève sont déposés par les fédérations services public, santé/action sociale et commerce.

N’hésitez pas à consulter le dossier sur le site : https://www.cgt.fr/dossiers/petite-enfance

 

Pour rappel, nous sommes toujours sous le coup d’un préavis de grève, jusqu’au 31 mars inclus.