Projet de loi Fonction Publique #OnEnVeutPas

#OnEnVeutPas

Ce projet de loi, on n’en veut pas !

Emmanuel Macron n’est pas au service de l’intérêt général.

Aujourd’hui, il s’attaque au statut des fonctionnaires en proposant :

  • 1.plus de contractuel·le·s dans la fonction publique, plus de suppressions de postes, plus d’externalisations de services publics
  • 2.plus d’inégalités dans les rémunérations et les carrières, plus de mobilités contraintes, moins de démocratie sociale

Tout ça veut dire moins de droits pour les agents, et moins de services publics au service des citoyennes et des citoyens.

Communiqué unitaire des organisations syndicales de la Fonction publique du 17 mai 2019

Pour l’avenir de la Fonction publique et de ses agent-es !

L’importante journée d’action et de grève des agent-es du 9 mai dernier à l’appel des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA a permis de dénoncer le projet de loi de transformation de la Fonction publique lourd de conséquences négatives tant pour les agent-es que pour les usager-es.

Les annonces récentes sur les 120 000 suppressions d’emploi qui ne seraient plus l’objectif du gouvernement et sur la mise en place d’une prime de précarité constituent des inflexions positives à mettre au compte de la large unité syndicale et de la mobilisation.

Mais, sur l’essentiel du projet de loi, à ce jour, le gouvernement n’a pas répondu aux
légitimes inquiétudes des organisations syndicales par exemple sur les nouvelles instances de dialogue social prévues ou encore sur le recours accru au contrat et il ne tient aucunement compte de leurs propositions.

Si ce projet de loi était adopté par le Parlement, il aurait des répercussions graves sur la qualité du service public, sur l’exercice des missions publiques et sur les conditions de travail des agent-es.
A la veille d’un rendez-vous salarial, les organisations syndicales exigent une politique salariale qui permette de reconnaître mieux le travail, les qualifications et l’engagement professionnel de toutes et tous les agent-es. Elles revendiquent une amélioration des salaires de toutes et tous les agent-es qui passent par le dégel du point d’indice et des mesures générales ainsi que par la suppression du jour de carence.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC, FAFP de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général. Elles appellent les agent-es à se mobiliser les 27, 28 et 29 mai par des initiatives et actions diverses (conférences de presse, rencontres avec les élu-es, débats, rassemblements…), et particulièrement le 28 mai jour du vote du texte par l’Assemblée nationale, pour dire non à ce projet de loi de transformation de la fonction publique et exiger une revalorisation salariale pour toutes et tous les agent-es.

Les Lilas, le 17 mai 2019

Solidarité pour le peuple cubain

Motion du 52ème congrès confédéral

Depuis des dizaines d’années tous les gouvernements des États-Unis se sont acharnés à affaiblir et à renverser le Gouvernement légitime et révolutionnaire de Cuba.

Tout a été utilisé : un blocus criminel, la désinformation et les campagnes mensongères, la manipulation des lois par des institutions internationales, le sabotage économique par le biais des sanctions pour empêcher les échanges commerciaux. Cette situation déjà préjudiciable pour le peuple Cubain va s’aggraver par toute une série de nouvelles sanctions coercitives décidées par l’administration de Donald Trump.

Pourtant il y a eu à Cuba des avancées démocratiques et des réalisations sociales indiscutables qui ont servi d’exemple de développement pour les pays d’Amérique Latine et du monde.

Les cubains sont menacés par des politiques quasi unanimement condamnées par l’opinion internationale, comme le montre chaque fois l’Assemblée générale des Nations Unies. Il faut mettre un terme à cette barbarie qui vise à affamer les peuples, à les manipuler et à faire courir des risques de confrontation et de conflit dans cette partie du monde.

Les délégués du 52ème congrès confédéral de la CGT appellent les travailleurs dans les entreprises, le mouvement syndical en France, en Europe et internationalement à tout mettre en œuvre pour mettre en échec ces décisions américaines illégales contre Cuba. Comme toujours, ils seront aux côtés de ceux qui ont le courage de défier toutes les formes d’exploitation, les ingérences, les mises en cause de leur souveraineté.

Les délégués appellent partout à l’organisation de la solidarité militante avec le peuple cubain et son mouvement syndical.

Vive la solidarité internationale des travailleurs avec Cuba !

Hasta la victoria, siempre, Venceremos !

Dijon, le 17 mai 2019

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LGBT-PHOBIE 17 mai : journée mondiale de lutte

Si l’égalité en droits a progressé ces dernières années pour les personnes LGBT, nous assistons aussi à une recrudescence inquiétante des actes violents de LGBTphobies, dans la rue et les lieux publics. Dans le monde du travail, les discriminations restent constantes : injures, harcèlements, mépris affiché, outings forcés, inégalités de traitement ou d’avancement de carrière…

Trop souvent, les directions, les RH et les encadrements restent silencieux face à des cas de harcèlement de salariés par leurs collègues. Parfois, ce sont les encadrements qui refusent des congés parentaux pour des salariés personnes de même sexe en couple ou qui refusent d’accepter l’identité de genre déterminée par les salariés.
La déconstruction systématique du cadre des relations de travail, en France, amoindrit le niveau de protection des salariés. Cela impacte la lutte pour l’égalité des LGBT au travail. La fusion des Instances représentatives du personnel (IRP), notamment des CHSCT, dans le Comité social et économique (CSE), conduit à l’appauvrissement de la négociation collective sur le lieu de travail. La recherche de rentabilité prend le pas sur tous les autres sujets et, notamment, les politiques d’égalité et de prévention des discriminations. Cela conduit à aggraver les situations pour les personnes LGBT poussées à adopter la stratégie d’invisibilité au travail, quitte à renoncer à certains droits.
Actuellement, le gouvernement a mis en discussion parlementaire le projet de loi de transformation de la Fonction Publique prévoyant aussi la fusion des IRP (Comité technique et CHSCT) dans un Comité social d’administration (CSA).
En outre, avec le futur « contrat de projet », le gouvernement précarise l’emploi en détricotant le statut de la Fonction publique.
La disparition des CAP pour émettre un avis sur toutes les mobilités de carrière, tout comme l’augmentation de la part individuelle de rémunération hors grille, vont dans le sens de toujours moins de transparence, en laissant ouvertes toutes les possibilités de discriminations professionnelles.
Aujourd’hui, alors que 44 % des discriminations ont lieu au travail ou à l’embauche, la CGT affirme que tous les employeurs sont tenus de créer des milieux de travail inclusifs, ainsi que :

  • des mesures favorisant l’inclusion des LGBT au travail ; afin de créer des environnements non-discriminants, garantissant la possibilité de s’exprimer ouvertement sur sa vie privée.
  • de créer des environnements de travail favorisant la visibilité LGBT et permettant aux salariés concernés de faire valoir leurs droits ;
  • dans la traduction de ces mesures, dans les droits et garanties, par le biais de la négociation collective et la conclusion d’accords portant sur : l’égalité des droits et de traitement des salariés LGBT, l’accès aux mêmes déroulements de carrière et mêmes droits pour tous concernant l’équilibre « vie privée, vie professionnelle ».

La CGT appelle à la mobilisation pour l’égalité au travail et dans la vie !

Montreuil, le 16 mai 2019


Rappelons qu’en son temps, Villejuif a été la première commune d’île de France à célébrer un mariage gay. Un an avant que la loi ne passe à l’assemblée nationale. 

Les discriminations envers les LGBT continuent ? Les syndicats CGT des territoriaux de Villejuif les combattront tant que cela sera nécessaire !

LETTRE OUVERTE DES UNIONS REGIONALES D’ILE DE FRANCE

                                                          

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LETTRE OUVERTE

Monsieur Le Ministre de l’Intérieur

La manifestation du 1er mai à Paris a été émaillée de brutalités et de violences policières inouïes et injustifiées.

Elles ont été organisées méthodiquement, dans le seul but d’empêcher les organisations syndicales de défiler, en ce jour de journée internationale des travailleur-se-s, de rendre invisible la forte mobilisation, les revendications sociales portées par les manifestants, et la convergence de plusieurs milliers de personnes.

Des  intimidations annonçant le « chaos » avaient été répandues via les médias pour dissuader les participant-e-s. Malgré tout, les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, FSU, Solidaires, avec l’UNEF, l’UNL et le MNL, se félicitent de la forte mobilisation de ce mercredi 1er mai 2019, qui enregistre la plus importante manifestation de cette dernière décennie à l’occasion de la journée internationale des travailleurs.

Nous ne sommes pas dupes de la stratégie dangereuse ordonnée par le plus haut niveau de l’état qui, au prétexte de lutter contre les « casseurs », établit dans les faits un climat de terreur, visant à disloquer les cortèges syndicaux et interdisant en réalité toute possibilité de manifester démocratiquement, dans l’unique objectif de tenter de faire refluer les mobilisations sociales, ce qu’il n’est pas parvenu à faire jusqu’à présent, en témoigne la puissance de la manifestation parisienne de ce mercredi.

Les URIF condamnent avec la plus grande fermeté le dispositif décidé par le Préfet de police de Paris, qui a failli à la mission républicaine de garantir le droit à manifester, contrairement à ses déclarations.

Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les exactions des forces de l’ordre, dont nous ne pouvons imaginer qu’elles ne répondaient pas aux ordres donnés.

Nous exigeons que cesse cette politique de répression violente qui remet en cause les principes mêmes de notre démocratie. L’histoire l’a prouvé, l’avenir le confirmera, rien ne pourra étouffer les besoins de justices sociales, de liberté, d’expression et d’émancipation des travailleurs.

Les URIF CGT, FO, FSU, Solidaires, avec l’UNEF, l’UNL et le MNL, renouvellent leur soutien total à tous ceux qui ont eu à subir les violences policières au cours de la manifestation parisienne, et serons à leurs côtés pour toutes les suites qu’ils souhaiteront engager.

Recevez, Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, nos sincères salutations

Les organisations syndicales d’Île de France

COMMUNIQUÉ SUITE AUX MANIFESTATIONS DU 1ER MAI 2019

Cette journée de lutte internationale des travailleurs s’est traduite sur tout le territoire par près de 250 manifestations, rassemblements, initiatives festives.

Plus de 310 000 salariés, privés d’emploi et retraités (c’est à dire plus qu’en 2017 et en 2018) se sont rassemblés pour exprimer au gouvernement mais aussi au patronat l’exigence d’autres choix politiques en faveur d’une hausse des pensions et salaires, de plus de justice fiscale, de services publics de proximité, d’une politique sociale répondant aux besoins de la population.

L’expression revendicative de ce jour, cumulée aux nombreuses luttes dans les entreprises, dans plusieurs branches d’activité, la fonction publique, les actions spécifiques des retraités, les actions interprofessionnelles depuis le début de l’année viennent démontrer, s’il le fallait encore, la colère sociale, l’attente de décisions majeures au profit de ceux qui ne vivent que de leur travail.

Le droit à manifester est fragilisé par les violences commises, comme à Paris où le cortège CGT s’est trouvé pris en étau entre les black blocs et les forces de l’ordre et a été gazé sans sommation… Inacceptable !

Si nous soulignons le calme qui a régné parmi la quasi-totalité des cortèges, les actes scandaleux de la manifestation parisienne viennent démontrer la nécessité d’une autre gestion par le ministère de l’intérieur du respect de ce droit constitutionnel qu’est le droit de manifester.

Répondre dorénavant aux attentes exprimées dans la rue depuis de longs mois et dans les entreprises par nos équipes syndicales sera le meilleur moyen de retrouver de la sérénité dans le pays.

La CGT va continuer à militer pour élargir le rapport de force nécessaire afin de conquérir de nouveaux droits et contrer les mauvais coups de ce gouvernement et de sa majorité parlementaire.

D’ores et déjà elle appelle toutes et tous à participer aux initiatives prévues lors de la mobilisation du 9 mai prochain.

Montreuil, le 1er mai 2019

Une conférence de presse qui confirme la nécessité de mobiliser massivement dans la Fonction publique

Le président de la République a exprimé hier sa volonté obstinée de maintenir une politique injuste menée au profit des plus fortunés.

L’absence de mesures générales, en particulier sur les salaires, démontre que le président continue de refuser d’entendre la forte exigence qui s’exprime en la matière à travers les mobilisations.

Concernant la Fonction publique, deux annonces attestent de l’impossibilité pour le pouvoir de continuer d’ignorer les besoins de service public et les luttes menées pour la préservation et le développement des missions publiques.

Macron a en effet été contraint hier de remettre en cause son objectif des 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires. Il a par ailleurs annoncé un moratoire sur les fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’en 2022.

Si ces annonces sont bien loin des nécessités, elles sont néanmoins le signe d’un gouvernement qui se place sur la défensive sous la pression des luttes.

C’est un moratoire sur toutes les fermetures de services publics, sur les fermetures de lits, sur les fermetures de classe et sur toutes les suppressions de postes que nous devons et pouvons gagner !

Nous continuons aussi d’exiger l’augmentation de la valeur du point d’indice, des recrutements massifs dans la Fonction publique pour faire face aux besoins de la population et le retrait du projet de loi Dussopt portant atteinte aux garanties démocratiques qui fondent la Fonction publique.

C’est ce à quoi s’emploiera la CGT Fonction publique dans les jours et les semaines à venir, notamment les 1er et 9 mai, et au-delà dans le cadre de l’indispensable processus de lutte qu’exige la situation.

Montreuil, le 28 avril 2019