Femmes, la CGT, vous la voulez comment ?

Lancement d’une grande consultation nationale : « Femmes, la CGT, vous la voulez comment ? »  – du 12 novembre 2018 au 7 janvier 2019

sur www.consultation-femmes-cgt.fr

A l’approche du 52ème Congrès, la CGT lance une vaste consultation inédite auprès de toutes les femmes, syndiquées ou pas, en emploi ou non, pour connaître leurs attentes vis-à-vis de la CGT.

En effet, nous sommes confrontés aujourd’hui à un double enjeu :

–              Un enjeu de syndicalisation : Nous sommes l’organisation syndicale qui compte le moins de femmes syndiquées. Ceci s’explique par nos implantations historiques. Ce chiffre progresse régulièrement, nous sommes maintenant à 38% de femmes syndiquées, et la part des femmes dans les nouvelles adhésions s’élève à 47%. Cependant, le rythme de progression reste trop lent, notamment au vu de la nouvelle obligation de proportionnalité des candidatures aux élections professionnelles. Plus généralement, nous avons un enjeu d’augmentation de notre nombre de syndiqué.e.s et les femmes sont présentes dans les secteurs en expansion, le tertiaire, les PME, les emplois précaires et les ICTAM (avec une féminisation très rapide de l’encadrement) notamment dans lesquels nous sommes moins implantés.

–              Un enjeu de prise de responsabilités dans nos organisations : Nous sommes en moyenne à 30% de femmes dans les instances de direction des UD et FD – ce chiffre étant en progression lente – et la parité à la direction confédérale comme au congrès confédéral est toujours compliquée à atteindre. Enfin, nous savons que de nombreux syndicats seront en grande difficulté pour déposer des listes aux élections professionnelles du fait de l’obligation de représentation proportionnelle des sexes. Nous progressons donc mais nous restons bien loin de notre objectif de « juste représentation du salariat », et le pourcentage de femmes en responsabilité dans la CGT est même en général en-deçà du pourcentage de femmes syndiquées. Sans une progression urgente de toute l’organisation, nous serons en difficulté pour maintenir notre décision de parité au plan confédéral et surtout nous risquons de ne plus pouvoir déposer de listes dans de nombreux lieux de travail.

Concrètement, les syndicats ont besoin d’identifier les freins et leviers à la syndicalisation et à la prise de responsabilité des femmes, de façon à dépasser les débats de posture ou le « y a qu’à faut qu’on ». Les collectifs confédéraux « Femmes mixité » et « syndicalisation » mettent donc en place une consultation des femmes sur cette question.

https://fr.surveymonkey.com/r/consultation-femmes-cgt

 

Pour l’égalité professionnelle, nous voulons des actes

Le mouvement déclenché par la révélation des violences sexuelles subies par des actrices dans le cadre de leur travail a permis de rendre visible l’ampleur des violences sexistes. Nos organisations syndicales alertent sur la nécessité d’agir globalement sur les questions d’égalité professionnelle et sur les violences au travail, dans le public comme dans le privé.

Le Président de la République a annoncé faire de l’égalité femmes/hommes une grande cause nationale. Nous en prenons acte, mais pour cela, il faut des mesures ambitieuses, des moyens humains et financiers à la hauteur de l’enjeu, des dispositifs contraignants et une évaluation de toutes les politiques publiques à l’aune de l’égalité.

Si nos organisations sont elles-mêmes engagées de longue date dans ce combat pour l’égalité, nous soulignons aujourd’hui la nécessité d’intensifier la mobilisation de nos militant.es, d’amplifier  nos actions en faveur de l’égalité professionnelle et de faire progresser la mixité au sein de nos organisations.

A l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous interpellons le gouvernement autour des propositions suivantes :

1.    Assurer l’égalité salariale et professionnelle.

Dans le public comme dans le privé, ce sont les 26% d’écart de rémunération[1] – qu’ils soient liés à la carrière, à la part variable de la rémunération, à la dévalorisation des métiers à prédominance féminine, ou au temps de travail – qu’il faut neutraliser. Il faut pour cela :

·         Rendre effectives les sanctions pour les employeurs qui discriminent et passer, comme en Islande, d’une obligation de moyens à une obligation de résultats. Donner à l’Inspection du travail les moyens humains pour garantir l’application de la loi et affecter le produit des pénalités à un fond en faveur de l’égalité professionnelle.

·         Limiter le recours aux contrats à temps partiels et aux contrats précaires en les rendant financièrement dissuasifs pour les employeurs et en améliorant la protection sociale des salarié-es.

·         Lutter contre les inégalités de carrière. Renforcer et rendre obligatoire les indicateurs permettant d’identifier et de supprimer les mécanismes de plafond de verre.

·         Assurer la mise en œuvre de la loi qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale par une juste reconnaissance salariale des qualifications et des compétences dans les classifications. Revaloriser les métiers à prédominance féminine (santé, éducation, administratifs, propreté, services à la personne…) dans le privé comme dans le public.

·         Promouvoir la mixité des métiers et des filières scolaires et universitaires. De l’école à l’entreprise, lutter contre les stéréotypes de genre, notamment par des formations dédiées.

2.    Promouvoir une parentalité partagée :

·         Mettre en place un temps de travail et une organisation du travail permettant à toutes et tous une bonne articulation de leur vie personnelle et professionnelle. Limiter les horaires atypiques (dimanche, soir et nuit, horaires morcelés…)

·         Augmenter l’indemnisation du congé parental et le calculer en pourcentage du salaire pour permettre une parentalité partagée. Allonger le congé paternité et le rendre obligatoire. Le congé maternité doit être étendu à toutes les travailleuses quel que soit leur statut et allongé à 18 semaines comme le préconise l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

·         Développer les lieux d’accueil accessibles pour la petite enfance et répondre aux problèmes liés à la perte d’autonomie en renforçant les services publics avec des emplois stables.

3.    Lutter contre les violences sexistes et sexuelles :

Nous nous félicitons que, suite à notre mobilisation, le Gouvernement français ait fait le choix de soutenir l’adoption d’une norme de l’OIT contre les violences sexistes et sexuelles et nous demandons à ce que la France mette en œuvre les mesures suivantes :

·         Faire de la prévention des violences sexistes et sexuelles un sujet obligatoire de négociation et mettre en œuvre des sanctions pour tous les employeurs qui ne disposent pas de plan de prévention et de procédure sécurisée pour les victimes et témoins.

·         Protéger l’emploi et la carrière des victimes, que les violences aient un lien avec le travail ou non, en mettant en place sur présentation d’un certificat médical le droit à des aménagements d’horaires, de poste, des congés, une mobilité fonctionnelle ou géographique… La prise en charge médico-sociale et psychologique des victimes doit être effectuée sans frais.

·         Former l’ensemble des professionnel.les (RH et des manageurs, inspecteurs et inspectrices du travail, magistrat.es, personnels de santé, d’éducation et de sécurité…), et les représentant.es du personnel. Mettre en place une sensibilisation annuelle obligatoire de tou.te.s les salarié.e.s sur leur temps et lieu de travail.

·         Dans le public comme dans le privé, maintenir les missions et moyens des IRP en matière d’Hygiène, de santé et sécurité au travail, et mettre en place des référent.es formé.es et indépendant.es de l’employeur pour accompagner les victimes et alerter les employeurs.

·         Étendre les prérogatives des Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles (CPRI) à la prévention du harcèlement et des violences sexuelles et celles des conseillers du salarié-e à l’accompagnement des victimes.

·         Allonger les délais de prescription des licenciements commis suite à des discriminations ou à des violences sexuelles au travail.

·         Débloquer les moyens humains et financiers pour permettre aux structures d’aide aux victimes de violences de jouer leur rôle, et notamment à l’AVFT, seule association d’accompagnement des femmes victimes de violences au travail, contrainte de fermer son accueil téléphonique faute de moyens.

Montreuil, le 1er mars 2018

[1] Source : DARES 2016. Si on mesure les femmes par rapport aux hommes, il faudrait même parler de 34% d’écart. Source Jean et Nicole Gadrey, 2017

EGALITE ? PAS AVEC LE RIFSEEP !

À Villejuif, avec le nouveau régime indemnitaire, l’égalité n’est pas gagnée :

Pas d’égalité salariale, un système de primes copain-copain,

Pas d’égalité face au déroulement de carrière,

De plus en plus de contractuels,

De moins en moins d’agents…

 Un service public qui diminue, or le service public c’est ce qui est censé garantir l’égalité des citoyens !

TOUS ENSEMBLE LE 8 MARS

 AG de 14 h à 15 h 30 au local syndical

Rassemblement devant la maire à 15 h 40

Parce que pour les femmes en France, avec un salaire inférieur de 20% à celui des hommes, c’est comme si elles arrêtaient d’être payées tous les jours à 15 h 40.

Pour :

  • La compensation par la mairie de la journée de carence ;
  • L’intégration de toutes les anciennes primes dans l’IFSE et la suppression de la prime différentielle ; L’abandon de la part variable (CIA) du RIFSEEP pour 2019;
  • La titularisation des contractuel.le.s sur la mairie de Villejuif ;
  • L’augmentation du Point d’Indice pour les fonctionnaires des deux sexes.

 

REFUSONS L’INJUSTICE ! MOBILISONS NOUS !

20180222 – Tratc 8 Mars 2018

L’ÉGALITÉ EST UN DROIT CONSTITUTIONNEL

L’Egalité… Vous savez, ce mot qui est inscrit au fronton des mairies… Et dont, par le déploiement de services publics, elles sont chargées par l’État d’être les garantes… Ce grand principe, qui est la pierre angulaire du statut des fonctionnaires…

Ce truc que les lois travail, les adversaires du statut, les privatiseurs, veulent supprimer, donc…

L’égalité, quoi…

Le pendant à la liberté et à la fraternité…

Ben c’est ça qu’on veut.

14 DÉCEMBRE 2017 : DIRE NON A LA SUPPRESSION DES DÉPARTEMENTS

Agents des services publics, Nous dénonçons le nouveau Gel du point d’indice pour nos rémunérations ; (1.2% d’augmentation du point depuis 2010, et 2018 sera une année sans augmentation)  Régime indemnitaire aléatoire  (de plus en plus le régime indemnitaire est un frein à la mobilité)  Et la Perte sévère de pouvoir d’achat que nous subissons :  ( – 5,24% depuis le 1erjuillet 2010, compte tenu des 1,2% d’augmentation des prix, cela représente 102euro/mois pour un adjoint principal de 2ème classe.    Pour mémoire, cette perte est de 14,47% depuis le 1er janvier 2000, ce qui représente 282euro/mois pour ce même agent).

Nous refusons la suppression du département du Val de Marne et des services publics dans toutes nos collectivités par les privatisations, les suppressions de postes, les fermetures de services et de missions…

Nous continuons de dénoncer l’application du Protocole PPCR (la CGT n’a pas signé ce « Parcours Professionnel Carrière et Rémunération », qui ne répond pas aux attentes des agents) Nous refusons les carrières au rabais malheureusement de plus en plus fréquentes pour les agents réussissant des examens ou concours et qui ne seront JAMAIS nommés..

Nous ne pouvons pas laisser passer sans broncher la hausse de la CSG ; l’instauration d’un Jour de carence en cas de maladie.

ET CETTE LISTE DE RÉGRESSIONS N’EST MALHEUREUSEMENT PAS EXHAUSTIVE.

Pour faire reculer le gouvernement sur tous ces projets régressifs, nous devons poursuivre ensemble nos actions engagées avec succès le 10 octobre dernier.  

Le 14 décembre a l’occasion de la  « conférence territoriale nationale » du gouvernement, la CSD 94 CGT a  déposé un Préavis de grève et propose à tous les agents territoriaux du Val de Marne d’agir pour se faire entendre

 

RDV D’ACTION JEUDI 14/12 A 10H

DEVANT LE SIEGE DE LA PREFECTURE DE REGION

5 RUE LEBLANC 75015  – METRO JAVEL

20171205 – CSD préavis de grève 14 decembre 2017

 

ÉGALITÉ FEMME HOMME : C’EST PAS LE RIFSEEP QUI VA AMÉLIORER LES CHOSES…

Gros sujet, l’égalité femme-homme, ces derniers temps… C’est pas tellement que l’affaire Weinstein a enflammé les imaginations à cause de l’odeur rance de glamour hollywoodien perverti dans un cocktail de sexe d’argent et de pouvoir qu’elle dégage. On est pas des midinet.te.s. C’est que comme la majorité des affaires de harcèlement sexuel, elle s’est produite sur le lieu de travail. Si la souffrance des victimes des « porcs » que nous sommes censés balancer nous parle, c’est parce que, que nous le voulions ou non, que nous ayons été témoins directs ou non, nous savons qu’elle existe vraiment. Et que pour une très grande majorité d’entre nous, on en a marre…

L’égalité femme-homme, c’est quelque chose qui par excellence n’est pas difficile à atteindre – en théorie – et qui pourtant, telle l’arlésienne, s’échappe toujours…

Ce ne sont pas les effets d’annonce du gouvernement Macron qui vont suffire à lutter contre, du reste, comme le rappelle un excellent communiqué de la CGT. En ce moment il est question des violences sexistes et sexuelles, et elles sont directement liées à la question de l’égalité des droits, de l’égalité salariale, de l’égalité face à l’emploi… Est-ce pertinent ? On a pu entendre les journalistes poser la question…

Ce qui ne serait pas pertinent en tous cas, ce serait de continuer à entretenir la chape de plomb qui étouffe la question. De perpétuer les « allez les filles, on va en réunion, sortez le ouin-ouin ». De laisser affichées les pin-ups sur les murs des ateliers. De laisser faire le collègue qui a choisi pour hobby de serrer la secrétaire dans la salle de photocopie pour lui demander, l’air de rien, si elle est disponible pour prendre un verre ce soir – tout en lui coupant toute voie de sortie…

Ce qui n’est pas pertinent non plus c’est de fragiliser le peu d’égalité femme-homme là où elle existe, par exemple dans les statuts de la fonction publique. Et le RIFSEEP fait partie des dispositifs qui battent en brèche cette égalité : en ouvrant une part variable, au mérite, dans la rémunération des fonctionnaires, il ouvre la voie à une nouvelle inégalité salariale, dirigée encore une fois contre les femmes et contre les mères.

On pourra dire que c’est une exagération, que les hommes aussi peuvent s’absenter pour s’occuper de leur enfant malade – et à ce titre perdre du CIA pour manque d’assiduité, par exemple. Mais comme on ne vit pas encore dans le monde idéal ou l’égalité est atteinte, c’est un point de vue extrêmement naïf, qui tire légèrement vers la mauvaise foi… Les femmes restent les premières victimes de violence liées au sexisme, sur le lieu de travail comme au domicile. Leurs salaires sont en moyenne inférieurs de 23% à celui des hommes à qualification et emploi comparables. Et même si en mairie de Villejuif, les derniers chiffres sont plutôt satisfaisants, il existe toujours une inégalité, notamment en matière d’accidents de travail (ce sont majoritairement des femmes qui en souffrent) et de répartition (une proportion plus importante de femmes en catégorie C, qu’en catégorie B ou A). Les femmes passent aussi moins de concours et ont moins facilement accès à la promotion interne… Et puis à Villejuif, on ne fait pas exception : quand une famille se sépare, les enfants restent à la charge de la femme plus de 70% du temps. L’égalité est tout sauf atteinte, et la double-peine de la femme qui embauche dans son boulot de ménagère quand elle quitte son emploi reste un cas courant…

Par dessus cela, on met en place le CIA, et l’IFSE soumis à l’évaluation, qui vont demain venir récompenser ceux qui n’ont que le boulot dans leur vie, ne sont jamais absents, ne sont jamais malades, et soumet potentiellement l’évalué à la domination hiérarchique de l’évaluateur… On en reparle quand sonnera l’heure du bilan, mais à  priori, si ça permet de lutter contre un « absentéisme » supposé, ça ne fera que creuser les inégalités femmes-hommes, notamment sur le plan salarial.

Alors à tous ceux qui trouvent que c’est très bien d’introduire une part variable dans la rémunération, pour pouvoir « sanctionner » ceux qui « ne bossent pas assez« , je leur souhaite sincèrement d’avoir à vivre l’angoisse du parent qui doit s’absenter parce que son enfant est à l’hôpital pour une maladie chronique et à qui son supérieur hiérarchique vient expliquer qu’il n’est pas assez impliqué dans son travail. Et pendant qu’il y est, qu’il fasse aussi l’expérience des douleurs liées à l’endométriose, pendant une réunion de la DRH sur la lutte contre l’absentéisme. Ou qu’il voie sa promotion à l’ancienneté lui passer sous le nez parce que cette année, il a dû travailler à temps partiel pour s’occuper de sa famille…

En attendant, le RIFSEEP on ne parle le premier décembre !

La Maire de Paris supprime le jour de congés aux femmes mères

 

La Maire de Paris a supprimé en catimini le jour de congés aux femmes mères. Comme la ville l’explicite dans sa délibération : « La jurisprudence récente considère que l’octroi d’un jour de congé aux seules mères de famille va à l’encontre du principe d’égalité femme/homme ». La CGT des Services Publics Parisiens tire la sonnette d’alarme et appelait à la grève le 3 juillet, appel unitaire de l’intersyndicale CFDT – CFTC – CGT – FO – SUPAP FSU – UCP – UNSA.

Malgré la mobilisation (manifestation, grève le 3 juillet d’environ 2000 agents employés à la Mairie de Paris, réseaux sociaux et les 9341 signatures de la pétition), la Maire de Paris a fait adopter par le Conseil de Paris la suppression de ce droit institué en 1976 permettant de compenser tant de retards et d’obstacles à l’égalité femmes/hommes. La mesure doit prendre effet au 1er janvier 2018.

Même si cette journée de congés comporte un caractère discriminatoire par rapport aux autres femmes et aux hommes, la CGT des Services Publics Parisiens dénonce le fait qu’une des premières mesures pour l’égalité de la Mairie de Paris soit la suppression d’un jour qui touche une grande partie des femmes. Cela a pour résultat d’augmenter le temps de travail de beaucoup de femmes dès janvier 2018 ! Un comble pour celles qui trop souvent vivent une double journée de travail (cf à ce titre la campagne Vie de Mère lancée par l’UGICT-CGT).

La Ville de Paris commence par la suppression de ce jour, mais ensuite ce sont bien tous les jours de congés qui sont dans le viseur : CA, RTT, RC, etc. Ce sont tous les cycles de travail qui seront concernés ! Emmanuel Grégoire, adjoint à la Maire de Paris, l’a d’ailleurs confirmé, évoquant le rapport Laurent sur le temps de travail dans la fonction publique et en parlant du gouvernement : « Ils vont taper très fort ». La municipalité se fait donc le relais de la politique gouvernementale ! Dans le même temps, la Ville de Paris commence à vouloir imposer des jours de congés sur des ponts fériés.

Si la Ville voulait vraiment faire l’égalité, les agent-es auraient pu attendre comme premières mesures en matière d’égalité femmes hommes :
1. Un plan de suppression des 8 % des inégalités salariales entre les hommes et les femmes
2. Un plan de titularisation à 100 % car les précaires sont à 77 % des femmes et l’augmentation des temps de travail pour les agents à temps partiel imposé
3. Le remplacement des congés maternité, alors qu’il faut se battre d’arrache-pied pour l’obtenir dans des secteurs à majorité de femmes et ou le sous-effectif s’aggrave sans ses remplacements
4. Un plan de prévention plus ambitieux sur la reconnaissance de pénibilité des métiers des secteurs encore largement féminin et au-delà d’une cellule sur le harcèlement sexuel, un plan de prévention global contre les violences et l’environnement sexiste dans tous les secteurs.

Ces revendications s’inscrivent dans un contexte plus général où à l’occasion d’un rendez-vous avec la secrétaire d’État aux Droits des femmes Marlène Schiappa, la CGT a interpellé la ministre sur ses propositions pour faire de l’égalité Femmes/Hommes une réalité. La CGT présente 10 propositions pour faire de l’égalité F/H une réalité.

Montreuil, le mercredi 5 juillet

L’égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : assez de paroles, passons aux actes

Le 1er juillet 2016, le 1er Ministre a missionné la députée Mme Descamps-Crosnier sur l’inégalité de rémunération entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique.

 La CGT Fonction publique ne cesse de dénoncer ces inégalités, de porter des revendications pour atteindre l’égalité notamment salariale entre les femmes et les hommes. Les employeurs publics doivent être exemplaires en la matière.

 La CGT Fonction publique a rencontré Mme Descamps-Crosnier en septembre afin de lui apporter ses propositions et ses analyses sur le sujet. La CGT a porté de nombreuses revendications notamment concernant la mise en œuvre du protocole d’accord de 2013 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, signé par toutes les organisations syndicales représentatives et par les employeurs publics.

 Nous avons rappelé l’importance de mettre en place des mesures pour faire appliquer la loi «  à travail de valeur égal, salaire égal ». Il s’agit de supprimer les écarts salariaux entre les filières à prédominance féminine et masculine. En effet, les emplois à prédominance féminine sont sous valorisés y compris à qualifications et diplômes égaux.

 Ce gouvernement a, depuis 2013, la possibilité d’appliquer et de décliner des mesures qui font consensus, il ne l’a pas fait !

Durant ces quatre années, les bilans annuels dans la Fonction publique attestent de la persistance des inégalités, et pourtant aucun plan d’action réel et concret n’a été mis en place.

 Aujourd’hui, le rapport de la députée Mme Descamps-Crosnier confirme bien les graves inégalités qui persistent dans la Fonction publique. Une cinquantaine de recommandations seraient préconisées.

 Nous doutons fort qu’en fin de mandat, ces recommandations soient suivies de faits, d’autant que ce rapport est prêt depuis fin décembre et n’est rendu public qu’aujourd’hui.

Lors de la Journée Internationale pour la Lutte des Droits des femmes, nous aurions préféré avoir des annonces fortes et concrètes pour enrayer ces inégalités.

Nous n’acceptons plus les effets d’annonces et d’affichages.

Quels que soit les résultats des élections politiques, la CGT Fonction publique, en recherchant l’unité syndicale, continuera de porter haut et fort ses légitimes exigences que ce soit en matière salariale, de retraite, de promotion, d’accès aux emplois supérieurs …

8 MARS : JOURNÉE DE LUTTES POUR L’ÉGALITÉ !

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ni la Saint Valentin, ni la fête des mères pour offrir des fleurs ou des produits de beauté, c’est la journée internationale de LUTTES pour les droits des femmes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire face à ceux qui veulent remettre en cause les droits et libertés des femmes en France et cela constitue pour certain-e-s leur programme électoral, comme aux Etats-Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie.

 

 

 

LE 8 MARS FAISONS-NOUS ENTENDRE POUR LES DROITS DES FEMMES

Pour gagner une égalité professionnelle réelle dans la Fonction publique :

➜ À qualifications égales, les inégalités salariales persistent entre les métiers à prédominance féminine et masculine. Un écart global de 19,2 % dans la Fonction publique, dont 21,9 % dans le versant hospitalier, 10,3% dans le versant territorial et 14,8% dans le versant État est d’ailleurs constaté par le Premier ministre ;

➜ Les violences sexistes et sexuelles subsistent dans la Fonction publique et doivent être combattues de manière pérenne.

Mobilisons-nous pour un égal accès aux services publics de proximité partout sur le territoire.

La CGT Fonction publique fait des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :

✔ La revalorisation des grilles salariales des métiers à prédominance féminine ;

✔ La mixité des métiers ;

✔ L’augmentation des moyens et des personnels dans toute la Fonction publique ;

✔ Le maintien et la réouverture des maternités et des centres IVG ;

✔ La reconnaissance de la pénibilité des métiers à prédominance féminine et le maintien ou l’octroi de la catégorie active pour ceux reconnus pénibles ;

✔ La non-suppression des congés annuels et des RTT en cas de congés maternité ;

✔ Un grand plan de titularisation et le passage en CDI des agent-e-s et des salarié-es en emplois précaires qui sont en grande majorité des femmes ;

✔ Un plan d’action avec des moyens pour un plan de prévention contre les violences sexistes et sexuelles au travail ;

✔ Une organisation du temps de travail qui permet une meilleure articulation vie privée/vie professionnelle.

C’est contre toute domination, qu’elle soit de classe ou de sexe, que la CGT lutte pour obtrenir une société plus égalitaire !

Le 8 Mars à 15h40 : Toutes et Tous dans l’Action & dans la Grève :

Rendez-vous devant la Mairie pour faire du Bruit

(Casseroles, sifflets, tambourins etc.. seront les bienvenus)

MARS : 15 h 40

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement ;
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires ;
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences ;
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux États-Unis ;

En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l’action le 7 novembre dernier …

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail.

Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour obtenir l’égalité au travail et dans la société.

Notre objectif est donc de mettre le patronat et le gouvernement en face de leurs responsabilités et d’interpeller sur l’égalité professionnelle et les discriminations que subissent toujours les femmes au travail.

Un appel unitaire pour faire du 8 mars une journée d’actions et de grève pour les droits des femmes a été construit avec un temps fort de débrayage à 15h40.

Pourquoi 15h40 ?

15h40 correspond à l’horaire à partir duquel, chaque jour, sur la base d’une journée type (9h/12h30 – 13h30/17h), les femmes arrêtent d’être payées. En effet, elles sont toujours payées en moyenne 26 % de moins que les hommes du fait :

  • du travail à temps partiel (80% des salarié-es à temps partiel sont des femmes) ;

-de l’absence de déroulement de carrière ;

  • de la dévalorisation des métiers dans lesquels les femmes sont concentrées ;

  • de la part variable de la rémunération (primes, heures sup…) ;

  • de la discrimination « pure ».

Cette année, l’objectif est d’organiser un maximum d’actions et d’initiatives sur les lieux de travail pour faire du 8 mars une journée revendicative

Diverses initiatives parisiennes sont proposées ce jour-là :

  • 14h00 : Début de l’occupation de la place de la République
  • 15h40 : Grève / débrayages – moment où les femmes cessent d’être payées: Amenez sifflets, cornes de brumes et casseroles devant la mairie de Villejuif.
  • 17h30 : Manifestation de République à Opéra pour aller vers les salarié-es des grands magasins qui sont majoritairement des femmes touchées par la précarité et le travail du dimanche.