NON A LA REPRESSION SYNDICALE A LA RATP

Après Yassine, Patrick et François, c’est désormais au tour d’Ahmed BERRAHAL et de d’Alexandre EL GAMAL, d’être déférés devant le Conseil de discipline de la RATP et menacés de révocation. Comme eux, les seuls « faits » qui leur sont reprochés sont d’avoir été dans leurs dépôts, les principaux organisateurs de la lutte contre la casse de nos retraites.

Pour Yassine, Patrick et François, c’est le rapport de force qui aura permis de faire fléchir la Direction et d’éviter qu’un avis de révocation ne soit prononcé (2 mois demise à pied pour Patrick et Yassine, mutation disciplinaire pour François – sous réserve de la décision finale des directeurs de Département Bus et MRB).

Cette fois encore, la solidarité et la mobilisation seront déterminantes !

Préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées du 3, 5 et 8 mars 2020

Source : Fédération CGT des Services Pubics.

Madame et Messieurs les Ministres,

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous appelons les salarié.e.s et agents territoriaux à se mobiliser pour que les questions d’égalité femme-homme dans la société et au travail soient une priorité, tant dans le secteur public que dans le privé, considérant que la lutte collective contre les inégalités, les stéréotypes sexistes et les discriminations subis par les femmes sont l’affaire de toute la CGT !

Pour les femmes, de fortes inégalités existent dans l’emploi et l’insertion professionnelle, au travail et après, devant la retraite. L’écart salarial moyen stagne autour de 25 %. Dans la Fonction publique territoriale, les femmes perçoivent en rémunération nette moyenne 8,3% de moins que les hommes. Exiger cette égalité salariale, c’est 6 milliards d’euros de cotisation pour les caisses de retraite, et cela permettrait à une majorité de femmes d’acquérir une autonomie, en les sortant de la dépendance financière de leur conjoint.

Alors que depuis plus de 30 ans, elles sont plus diplômées que les hommes, 48 % des femmes occupant un emploi sont cantonnées dans quatre secteurs d’activité : la santé et les services sociaux, l’éducation, l’administration publique et le commerce de détail, dont les qualifications ne sont pas reconnues. À qualifications égales, les inégalités salariales persistent.

De plus, avec la loi de « transformation de la Fonction publique », le gouvernement aggrave les inégalités entre les femmes et les hommes, avec notamment plus de précarité et de flexibilité, mais également du fait de la fusion des instances représentatives du personnel une régression de la prise en charge par les CHSCT des problématiques de santé, de sécurité et de conditions de travail, dont les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. Les femmes sont les premières victimes des politiques d’austérité et de dérèglement du droit du travail et elles seront les grandes perdantes de votre contre-réforme des retraites en cours.

La lutte pour l’égalité professionnelle constitue donc un levier de premier plan pour parvenir à une égalité réelle entre les femmes et les hommes, et, l’urgence à obtenir l’égalité est toujours là.
La Fédération CGT des Services publics a des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :
-  une loi spécifique
-  la revalorisation des grilles rémunérations des métiers à prédominance féminine afin d’accéder à l’égalité salariale et la reconnaissance des qualifications ;
-  la titularisation des contractuel-le-s ;
-  la reconnaissance de la catégorie active pour les professions à prédominance féminine dont la pénibilité est incontestable ;
-  la suppression des ratios promus promouvables pour l’accession aux grades supérieurs (pouvant être la conséquence des temps partiels, des congés maternité) ;
-  la sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de retraite, et le retrait du projet de système par points voulu par le gouvernement ;
-  l’abrogation de la loi dite de « transformation de la Fonction publique » ;
-  la revalorisation des pensions de retraite pour tous, notamment pour les femmes qui subissent le blocage de leur carrière et des bas salaires dans des métiers pénibles et peu reconnus.
-  l’arrêt de tout processus d’augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h par semaine ;
-  un budget dédié pour la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
-  des mesures contraignantes pour les employeurs avec une obligation de résultat sur la suppression des écarts de rémunération et des inégalités.

Il est urgent de mettre en place un vrai plan d’action avec des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail comme dans la vie.

Afin de permettre aux personnels de notre champ fédéral de participer aux initiatives de mobilisation qui seront organisées, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour les journées du 3, 5 et 8 mars 2020, couvrant l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET,
Secrétaire générale


Préavis adressé le 24 février à :
• Mme Muriel PENICAUD, Ministre du Travail
• M. Gérald DARMANIN, Ministre de l’Action et des Comptes publics
• M. Olivier DUSSOPT, Secrétaire d’État chargé de la Fonction publique


UNE MANIFESTATION EST ORGANISEE LE 7 MARS A 11h A VILLEJUIF.

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE DECEMBRE ET DE JANVIER

Monsieur le Maire,

 La situation des agents de la ville continuant de se dégrader, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

 

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

 

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

 

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le projet de réforme Delevoye et le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

 

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour 0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 décembre 2019 et du 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 Janvier 2020 inclus.

 

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos  salutations.

20191202 – Préavis Grève Décembre Janvier002

CHSCT : Le pays des bisous

La plus récente séance du CHS CT s’est tenue le 27 novembre au matin… Au programme, deux gros dossiers et un compte rendu de visite du CMS Rouquès…

Le premier gros dossier c’était la Qualité de Vie au Travail. Rappelons nous que monsieur le maire avait présenté ça comme la priorité de 2019. Comme on dit chez les paysans, c’est plutôt de la floraison tardive de nous présenter ça fin novembre. Il reste pas beaucoup de temps pour atteindre l’objectif en 2019… Mais bon, ce sera sûrement aussi une priorité en 2020. Ou pas…

Il faut dire, la QVT (prononcer Cuvette ?) c’est à dire Qualité de Vie au Travail, c’est vaste, puisque on apprend à la lecture du rapport que tout plein de choses sont faites, vont être faites, ont été faites pour qu’on se sente mieux. Et ce sera le grand cap de la « politique RH ». Le bien être.

Rarement nous autres, élus du CHSCT avions assisté à un tel exercice de langue de bois : les goûters de monsieur le maire où les agents reçoivent la parole du DGS au garde à vous ? Ce sont des moments conviviaux d’échange. L’augmentation des procédures disciplinaires ? C’est parce que les agents se sentent mieux si on sanctionne les comportements « inadaptés » (des catégories C, hein, les directeurs ne sont pas concernés). Le RIFSEEP ? C’est pour que les agents se sentent mieux. Et si on ne communique pas sur les critères de l’octroi du CIA, c’est sans doute pour que les gens ne se mettent pas la pression…

Bref… Pas de vote sur ce dossier, mais deux heures d’enfumage où on nous aura tout de même affirmé que Villejuif était gérée « comme dans les années 80 », ou « comme une commune de 5000 habitants dans la Creuse », avant.

A l’heure où Microsoft passe au 32 heures par semaines dans certaines de ses filiales, et où le management participatif est à la mode dans la plupart des startups de la silicon valley (avec une totale transparence sur les salaires de chacun qui sont carrément affichés dans l’Open Space) on est pas prêts de rattraper l’avenir avec notre plan cuvette… Pardon, plan QVT…

En plus, il découle de l’enquête sur les RPS dont les résultats n’ont… jamais été communiqués par écrit aux élus du CHSCT… On dirait un spectacle de close-up où on arrive pas à retrouver le lapin…

Il n’y a d’ailleurs pas eu de vote sur ce dossier, alors qu’il prône « une meilleure prise en charge de la parole des agents » et « le respect des instances ». Un dossier vide, sans calendrier, sans indication sur les moyens alloués à la mise en oeuvre de cette politique qui va améliorer la vie des agents d’une manière pas si volontaire que ça…

Et puis en deuxième dossier, les accidents du travail 2018.

En théorie, ce n’est pas un dossier qui fait beaucoup de débat. Mais vous avez tous entendu parler de la suppression de l’observatoire de la pauvreté qui fait qu’on ne voit plus qu’il y a des pauvres ? Et bien ici, nous avons à peu près le même problème : avant, on nous communiquait directement les déclarations d’Accidents du Travail qui étaient déposées en RH. Nous, on les comptait, et puis on comparait les chiffres à ceux que nous donnaient la RH à la fin de l’année. Comme ça, si il y devait y avoir débat, on avait des éléments. Mais depuis mars 2018, nous ne les recevons plus. Donc il n’y a plus de débats.

Et comme par hasard, en 2018, les accidents du travail auraient été moins nombreux.

Info ou intox ? Bonne nouvelle ou grossier mensonge ?

On vous laisse juges.

CT DU SOIR, IL N’Y A PLUS D’ESPOIR !

Après… Un Comité Technique d’un quart d’heure que la Présidente interrompt pour que les représentants du personnel ne puissent pas poser des questions en dehors de la présence de l’expert ; un comité technique organisé pendant les vacances scolaires ; voici…

UN COMITE TECHNIQUE ORGANISE APRÈS LES HEURES DE TRAVAIL, A 17H !!!

En off, on nous susurre que la présidente ne peut plus poser de congés à son travail et que du coup maintenant si il y a des Comités Techniques ils seront organisés « aux heures où elle peut »… C’est bien. On voit à quoi tient le dialogue social à la mairie de Villejuif…

Deux dossiers à l’ordre du jour, donc, puisqu’il s’agit d’une « re »-convocation du Comité Technique du 31 octobre :

  • Évolution de l’organisation de la Direction des Actions sociales.
  • Déploiement de vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et de boutons d’alerte dans certains sites.

Un seul hic, et non des moindres : le comité technique doit être consulté avant la pose des caméras de vidéosurveillance en mairie. Or, ces caméras sont d’ores et déjà installées depuis le mois d’Août… Au quoi bon, donc, prétendre qu’on fait du dialogue social ? Toutes les décisions, toutes les dispositions, toutes les installations, sont déjà effectives.

Le Comité Technique est une instance de dialogue, pas une simple chambre d’enregistrement.

Et depuis des années maintenant, il n’y a plus de possibilité de débattre, d’avoir un apport, ou de faire infléchir les décisions, de faire entendre la parole des agents. Les méthodes de négation de notre représentativité, d’empêchement du dialogue, sont variées : organisation farfelue des réunions pendant les vacances, en dehors des heures de travail, et dirigisme de la présidente, qui passe son temps à réinterpréter le règlement intérieur, et à faire valoir que c’est elle qui prend les décisions puisqu’elle est la présidente !

Encore deux dossiers sur lesquels les représentants CGT du personnel ne pourront pas voter pour inutilité du vote, ou information insuffisante. Le personnel doit être consulté sur l’organisation du travail, et là, on ne nous donne pas les moyens d’exercer notre mandat…

 


DECLARATION DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
AU COMITE TECHNIQUE DU 13 NOVEMBRE 2019

Madame la présidente,

En organisant ce comité technique en dehors des heures de travail, vous exprimez une nouvelle fois votre volonté de mettre en difficulté les élus du personnel et votre mépris de ce que devrait être le dialogue social. Depuis le début de votre mandat de présidente, les comités techniques sont devenus une mascarade. Vous piétinez l’esprit de cette instance ainsi que ses prérogatives.

Le rapport « déploiement de la vidéosurveillance dans l’hôtel de ville et les boutons d’alerte dans certains sites » en est une parfaite illustration.

Comment pourrions-nous voter un tel rapport alors que les caméras sont déjà installées depuis plusieurs mois (et peut être même déjà en fonction) ? Cette instance aurait dû être convoquée avant la pose de ces caméras afin de débattre de l’objectif de cette vidéosurveillance et des lieux d’implantation les plus pertinents répondant à la question de la mise en sécurité des agents. Au lieu de ça, encore une fois, nous sommes traités comme une chambre d’enregistrement. Le rapport nous annonce qu’un dossier a été envoyé en préfecture. Celui-ci devait être incomplet puisqu’il aurait dû comporter l’avis du Comité Technique…

Pour notre part, nous nous interrogeons sur les lieux choisis : un double usage tout à fait intéressant pourrait être fait de ces caméras puisque certaines sont positionnées de façon à ce que des panneaux syndicaux CGT soient dans leur champ… Ainsi d’ailleurs, que les portes des lieux d’aisance – et nous espérons que c’est là tout. Ajoutons que le personnel n’a pas été informé de l’installation de ces caméras, alors même que l’objectif est leur sécurité, ce qui est un comble. Aucun affichage d’information n’a été réalisé.

Vous ne serez donc pas étonnée que nous refusions de prendre part à un vote inutile, à la fois pour défaut d’information et pour l’insincérité du rapport.

Pour le second dossier, il a été réalisé sans concertation des agents concernés. Il est évident que ce rapport a pour seul objectif de rationaliser le nombre d’agents en mettant en œuvre la polyvalence dans une direction ou le social diminue comme peau de chagrin. Le management y est de plus en plus pathogène. Nous ne prendrons pas part au vote refusant de donner un avis à un rapport qui n’est encore une fois qu’une manœuvre de bonneteau pour faire disparaître des postes sans que cela se voie trop.

En dehors des heures de travail, avec deux dossiers vides de sens et de contenu, sous le couvert d’un exécutif qui vous laisse ne pas tenir compte de la parole du personnel que nous représentons… Trop, c’est trop. Vous voulez que les Comités Techniques retrouvent une utilité ? Acceptez la discussion, la contradiction même, plutôt que de chercher constamment à imposer, intimider, assujettir, dicter, ou pressurer, le tout par la menace et par le cri.

La loi vous astreint à nous consulter. Rien ne nous oblige, nous, à nous prononcer tant que les conditions du dialogue et la prise en compte de la parole des agents, notre seule revendication dans cette instance, n’est pas effective.

Bonne fin de soirée.

Les représentants CGT du personnel

LE CT D’HALLOWEEN

Ça devient compliqué, ces affaires de comité technique…

Comme la présidence du Comité Technique non seulement a décidé qu’elle organisait des séances pendant les congés scolaires, mais ne nous préviens plus que le strict minimum avant de les tenir, nous autres représentants du personnel on cherche des moyens de manifester notre désapprobation tout en restant polis…

Faut dire : ça fait un an qu’on demande un calendrier prévisionnel, qu’on nous dit à chaque CT « oui oui, vous l’aurez » et qu’au final non, non on l’a pas. Pas d’anticipation, pas de méthode, et on ne nous communique pas les pièces essentielles au traitement des dossiers… Le précédent Comité Technique a duré un quart d’heure parce que la présidente a décidé de mettre un terme au débat avant que nous ayons le temps de poser nos questions… Certains diraient : « A quoi bon ? »

Mais pas nous !

On vous la remet à l’endroit : Le 16 octobre, on nous annonce qu’il n’y aura pas de comité Technique pendant les vacances (sûr de sûr, c’est promis juré). Le 18 octobre, on nous convoque à une réunion de préparation pour un comité technique pendant les vacances. Le 21 octobre se tient cette réunion où on nous parle de deux dossiers qui seront présentés au CT qui se tiendra le 31 octobre (donc pendant les vacances).

Alors nous on se dit : mais le 31 c’est Halloween ! On va amener des bonbons et des chocolats et on va venir déguisés ! Qui n’a jamais rêvé de danser la Salsa du Démon avec une présidente ? Et là on se dit, mais si ils viennent déguisés aussi ? On risque d’avoir les mêmes déguisements… Grosse déception : on ne peut pas courir ce risque !

La « vidéoprotection » et une énième restructuration de direction présentée sans fiches de postes attendront donc une date un peu plus idoine et la re-convocation de cette séance qui, si elle s’était tenue, eut été mémorable.

Naturellement, nous sommes désolés pour les collègues fonctionnaires du collège employeur dont on nous dit qu’ils ont été rappelés pendant leurs vacances pour assurer le quorum…

Et comme on arrive dans la période des calendriers, on ne perd pas espoir !

 

PRÉAVIS DE GREVE POUR LES MOIS DE NOVEMBRE ET DECEMBRE

La situation des agents de la ville continuant de se dégrader malgré nos alertes répétées, nos organisations appellent une nouvelle fois à la grève.

Pas une semaine sans que nous n’apprenions une mise au placard, l’agression d’un agent, une sanction imméritée… La politique de répression qui fait de la sanction disciplinaire un « levier de management » et qui piétine le droit des agents se renforce et s’amplifie. Et c’est sans parler des injonctions contradictoires, des réorganisations non concertées et non validées pas le comité technique… L’effet sur un corps déjà meurtri par les Risques Psycho-Sociaux, fragilisé, est catastrophique.

Les alertes des représentants du personnel au CHS CT sur ces thématiques sont systématiquement ignorées.

Aussi, vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Aussi, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique, de la Réforme des Retraites et de la Réforme de l’Assurance Chômage.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées du 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Novembre et 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 décembre 2019 inclus..

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

 

20191023 – preavis de greve 5 dec 19 au 5 janv 20

20191104 – Préavis Novembre Décembre

 

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE

Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • la suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous n’avons pas été sans remarquer que la prise en charge d’une assurance prévoyance a été mise à l’ordre du jour du comité technique du 2 juillet, convoqué à nouveau le 29 août. Cette disposition n’a été négociée à aucun moment avec les organisations syndicales. Il est impératif, avant d’adopter le moindre dispositif, que cette négociation ait lieu, afin de trouver la solution qui permette au plus grand nombre d’agents de bénéficier de cette assurance. Elle ne pourra en aucun cas se tenir en comité technique sans négociation préalable. Le comité technique n’a pas été valablement consulté sur cette question.

Qui plus est, nous ne vivons pas dans un vase clos, et avons pris connaissance des attaques contre le statut général des fonctionnaires contenues dans la loi de transformation de la Fonction Publique.

Nous contestons notamment :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Septembre 2019 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

20190903 – Préavis de Grève Septembre001

STATIONNEMENT DES AGENTS, ON EN EST OU ?

Quand on veut trouver des solutions, on en trouve…

Ça n’a pas été le cas pour les agents de la ville qui prennent leur voiture pour venir travailler. Si des places ont bien été ouvertes pour certains, qui n’habitent pas la ville, pour d’autres c’est toujours la croix et la bannière : il faut pouvoir justifier d’un temps minimum entre son domicile et son lieu de travail pour bénéficier d’une place. Seulement, ça se calcule sur plan, pas en se basant sur la réalité. Si Mappy dit qu’il y en a pour une demie-heure alors qu’en réalité l’agent en a pour une heure tous les matins, c’est Mappy qui fait foi. Pas la réalité.

Il faut réduire le nombre de véhicules, les émissions de gaz à effet de serre et tout le toutim, okay. Et les collectivités se doivent d’être exemplaires en la matière. D’accord. Mais pour autant, la qualité et le nombre des transports ont ils augmenté en île de France ? Pourquoi est-ce que c’est toujours aux mêmes de faire l’effort ? Alors que Villejuif est traversée par la D7 et longée par l’A6, constamment en travaux avec des véhicules lourds, le centre ville continue d’être engorgé, plan de stationnement ou pas, ouverture du parking de la rue René Hamon ou pas…

Les agents qui doivent payer leur stationnement en sont à pratiquement 300€/mois s’ils veulent bénéficier d’une place proche de leur lieu de travail. Sans avoir bénéficié de la moindre augmentation de salaire… Quant aux outils, aux solutions, permettant d’envisager du co-voiturage, les abris-vélo pour pouvoir venir en vélo… Non seulement on attend ceux qui devaient être rajoutés, mais on déplore ceux qui ont été enlevés…

 

 

 

LE DIALOGUE SOCIAL A LA MAIRIE DE VILLEJUIF, C’EST QUOI ?

On a l’air de railler, de se gausser, de se moquer… On évoque souvent sur ce blog le sacro-saint Dialogue Social avec l’employeur et on se plaint de ce que ça ne fonctionne pas…

Il faut dire que l’exemple vient de haut…

Et pourtant, le dialogue social, c’est vachement important : c’est quand les gens qui on été élus (ou ceux qui ont été nommés par ceux qui ont été élus – comme des ministres) rencontrent d’autres gens qui ont été élus (et qu’on appelle les Corps Intermédiaires, généralement des syndicats) pour discuter de ce qui va être fait pour ceux qui ont voté ! La loi, le droit du travail, prévoient qu’il existe et qu’il soit respecté. D’où l’existence des comités d’entreprise, des comités techniques, des comités hygiène sécurité conditions de travail, et même l’encadrement du droit de grève.

En gros, avant le dialogue social, le droit du travail était vachement moins efficace et tournait toujours autour du rapport de force, d’un bras de fer entre les patrons et leurs employés, qui pouvait très très mal finir.

Ce que dénoncent les syndicats, et notamment la CGT, c’est l’inefficacité du dialogue social : force est de constater qu’il y a bien des sanctions qui tombent sur les travailleurs quand ils dérogent à ses règles, alors qu’il n’y en a pratiquement aucune pour les patrons voyous, ou pour ceux qui souhaitent, purement et simplement, ignorer ces règles.

Un exemple tout bête : quand une organisation syndicale dépose un préavis de grève, il doit y avoir négociation. Ça n’arrive pratiquement jamais.

Quand les représentants du personnel demandent qu’un point soit mis à l’ordre du jour d’un comité technique, il doit être débattu. Ca n’arrive pratiquement jamais.

Quand il y a un accident de travail, les solutions de prévention pour éviter qu’il se reproduise doivent être approuvées par le CHS CT. Il y a eu un accident du travail à la mairie de Villejuif, et le CHS CT n’a pas été convoqué pour une enquête.

Les exemples sont nombreux de rencontres qui ne se font plus entre l’employeur et les organisations syndicales : les promotions à l’ancienneté, les avancements de grade, l’attribution du CIA… Tout ça pourrait se décider en bonne intelligence, même si l’employeur n’y est pas contraint par la loi, de façon à balayer toute critique, à travailler en pleine transparence. Ça se faisait avant pour les avancements de grade, mais c’est terminé. Terminées aussi les négociations sur le stationnement des agents, la mutuelle, la prévoyance, la restauration des agents…

Il y a même des cas où des directeurs, des chefs de services, expliquent à leurs agents que leurs fiches de postes, leurs missions, leurs horaires, sont modifiés, sans avis du Comité Technique parce que « le comité technique on s’en fout »…

Et le plus beau, c’est que souvent, ceux qui ne font pas de dialogue social, ceux qui ne le respectent pas, trouvent que c’est toujours ceux d’en face qui n’ont pas fait le job… Et curieusement, c’est toujours dans le même sens que ça marche. Parce qu’au final, l’agent qui se met en grève perd du salaire, alors que l’employeur qui ne négocie pas n’est jamais puni.

La bonne nouvelle, c’est que rien n’empêche l’employeur d’améliorer les choses.

Alors ? 2019-2020, année du dialogue social ? Chiche !