Préavis de grève

Les trois précédents dépôts de préavis par nos syndicats n’ont ouvert aucune négociation, ni suscité la moindre réaction de la part de notre employeur.

Faciliter la vie quotidienne de vos agents ? Leur permettre d’exercer leurs missions dans un climat serein ? Il semble que cela soit à des lieues de ses préoccupations.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, l’exécutif s’adonne au dialogue social de sourd en nommant cette même administration au comité technique.

En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes.

Parce que tandis qu’il s’égare dans une posture politique qui n’honore en rien sa fonction, les réalités demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel :

  • le subventionnement du CASC,
  • une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

À l’appel de notre confédération, de la fédération des services publics, de l’Union Départementale et de l’Union Syndicale des Retraités, nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève les 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 avril, 1er mai, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 Mai 2019 inclus..

 

ASSEMBLEE GENERALE AU POLE HABITAT ET CADRE DE VIE

Soyons nombreux pour réclamer un meilleur traitement des agents de la ville et la reconnaissance de nos compétences et de nos savoirs faire !

« LA PAROLE DES AGENTS EST UN FREIN » : DEUX COMITES TECHNIQUES D’UNE RARE VIOLENCE

Nous concevons que ce titre puisse en choquer quelques uns. C’est pourtant le message qu’ont reçu les représentants du personnel le 28 février au matin, lors de la première réunion du « nouveau » comité technique. Un comité technique entièrement renouvelé dans le collège employeur : exit les conseillers municipaux, bienvenue aux directeurs et directeurs généraux adjoints (et même au directeur général tout court).

Un seul point à l’ordre du jour : le règlement intérieur de l’instance. Deux heures de séance. Aucune négociation autour de celui-ci…

Il faut dire, la présidente (une des dernières conseillères encore en place) déclare que nous sommes ici pour statuer, pas pour négocier. Nous, les représentants du personnel CGT, on trouve qu’elle a raison… Mais comme il y a trois semaines, lors de la dernière commission d’ordre du jour, elle nous avait dit qu’il n’y aurait pas de négociation, que tout se ferait en séance, nous sommes surpris. Et un peu outrés de l’usage du procédé. Et un peu inquiets de l’amnésie de la présidente. Pour le coup, on peut pas dire qu’elle assume, elle…

Le reste de la séance sera exactement dans le même ton : refus de dialogue, refus de négociation, pour au final déboucher sur un règlement intérieur qui promet des comités techniques d’une violence rare…

Mais ce n’est pas tout, puisqu’à la séance d’après, le 14 mars, les représentants du personnel se sont entendu dire qu’il allait falloir que les agents s’habituent à travailler vite parce que « le changement c’est maintenant. »

Deux dossiers à l’ordre du jour (Evolution de l’Organisation du Service Urbanisme Réglementaire et Evolution du Pôle Territoire et Cadre de Vie) et en ce qui concerne les représentants du personnel CGT, voici ce qui a été déclaré :

Nous voici donc réunis de nouveau pour un comité technique et encore une fois les représentants CGT du personnel n’ont d’autre alternative que de dénoncer le manque de bonne volonté que mettent soit l’employeur, soit l’administration à faire en sorte que le dialogue social se déroule de façon fluide et transparente.

Que dire en effet d’un comité technique organisé moins de trois semaines après le précédent, ou du fait que les documents nous ont été transmis pendant une période de congés scolaire. Le but est atteint, cela n’a pas laissé aux représentants du personnel la latitude de rencontrer la totalité des agents concernés par ces dossiers.

Nous avons pourtant pu faire le constat que ceux que nous avons rencontré s’estimaient informés, au moins partiellement, certes, mais certainement pas concertés puisqu’on leur avait annoncé ce qui allait se produire, mais qu’on ne leur avait demandé aucun apport, aucun avis. Si le législateur avait voulu écrire « information », il aurait écrit « information » et non « concertation ».

De même, alors que nous avons demandé le vendredi 1er mars un certain nombre de pièces (le compte rendu des concertations, les profils de postes, les plans de formation annoncés dans les dossiers), et qu’il nous a été affirmé lors de ces réunions qu’elles nous seraient communiquées, nous voici en séance sans ces pièces.

Il est donc infiniment plus simple pour tout le monde que nous écourtions les débats sur ces dossiers pourtant passionnants et mettant en œuvre des adaptations à coup sûr nécessaires au bon déroulement du service public, parce que n’ayant pas été correctement informés, n’ayant bénéficié ni des moyens, ni d’aucune des facilités auxquelles nous pourrions prétendre, nous n’avons pas été valablement consultés et ne pouvons donc rendre aucun avis concernant les dossiers qui nous sont présentés aujourd’hui, faute d’éléments.

Nous espérons une nouvelle convocation de cette séance et recevoir d’ici là les documents qui nous le permettront, et en remercions par avance la présidence et l’administration.

A l’issue de quoi, le Directeur Général des Service, grand ordonnateur du collège employeur qui d’un geste du doigt fait taire ou prendre la parole à « ses » directeurs (un « paternalisme » qu’il déclare « assumer » – il faut dire qu’assumer est devenu le maître mot de l’administration Villejuifoise) nous explique qu’après des années d’immobilisme, les agents de la ville ne savent plus travailler et qu’ils vont devoir s’adapter et travailler vite… Le tout ponctué d’interventions de la présidente qui s’offusque de la mauvaise foi des représentants du personnel dont elle prétend connaître mieux la parole que le personnel elle-même…

Les deux dossiers (ainsi que le compte rendu de la séance précédente) n’ont donc reçu aucun avis – mais la présidente a déclaré que nous avions voté contre, malgré notre demande explicite que notre refus de rendre un avis soit écrit au compte-rendu…

Nouvelle convocation de l’instance ou pas ? La réponse d’ici quinze jours.

A part des accusations de mauvaise foi contre la CGT, on aura rien entendu dans ces comités techniques qui fassent avancer la situation des agents ou améliore le dialogue social.

Dans l’attente, une assemblée générale du personnel du Pôle Technique sera organisée très rapidement.

Parce que nous, représentants du personnel, avons besoin de recueillir l’avis des agents sur cette réorganisation, dont l’administration prétend qu’elle est bien vécue par tout le monde.

COMITE TECHNIQUE : LE RETOUR

Le prochain Comité Technique aura lieu le 28 février 2019, de 9h30 à 12h.

Un seul point à l’ordre du jour : le vote du règlement intérieur.

Celui ci nous a été présenté le 18 décembre par monsieur le maire, en présence de la présidente du CT, de la présidente du CHSCT, de la DRH et du Directeur Général des Services Municipaux, et bien sûr des représentants du personnel (CGT et CFTC).

Aucune réunion pour discuter de ce qui nous a été présenté ce jour là n’a été organisée depuis (soit pendant les deux mois qui viennent de s’écouler).

L’objectif est de réduire tous les temps de prévenance (nous aurons donc moins de temps pour préparer les dossiers et pour consulter les agents et recueillir leurs avis), et de libérer l’administration et l’exécutif de toutes les contraintes que posait le précédent règlement intérieur en matière de compte rendu et d’information des agents (qui n’étaient pas respectées de toute façon).

Par exemple, il était considéré comme étant malvenu d’organiser les comités techniques pendant les congés… Ca s’est fait, mais maintenant le règlement ne l’interdira plus…

Donc l’objectif est de réduire effectivement la portée du dialogue social et de ne faire du Comité Technique qu’une instance de consultation. C’est vrai, c’est la loi : le dialogue social ne se substitue pas à l’employeur, et l’employeur n’en tient compte qu’à mesure de ce qu’il a envie.

Il est donc intéressant de constater, une fois de plus, que le dialogue social c’est seulement si ça ne gène pas l’administration, ou les projets de l’exécutif…

Ce que nous ignorions aussi, c’est que la composition du collège employeur changeait et que les représentants de l’employeur ne seraient plus des conseillers municipaux, mais pour moitié des membres de l’administration…

La démocratie, c’est « cause toujours »…

Nous avons d’ores et déjà été prévenus que le prochain Comité Technique aurait lieu le… 14 mars, soit pendant les congés.

CLICHES INTERDITS : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ?

Il y a quelques jours, les véhicules de la Police Municipale ont été incendiés. Dans la foulée de cet acte criminel, d’une gravité indiscutable, la direction générale des services a lancé une enquête administrative pour déterminer quel agent serait à l’origine d’un cliché pris depuis une fenêtre de la mairie, représentant les véhicules en question.

Dans ce cadre – ou plutôt en dehors de tout cadre – certains agents ont été interrogés, intimidés, menacés, rappelés à leur devoir de réserve, à leur devoir d’obéissance… Le tout sous le coup d’un ultimatum : « Si vous ne dîtes pas qui a pris cette photo, vous serez puni.e.s. »

Ce weekend, pirouette, cacahuète, avec toute l’agilité dont il a sur faire preuve jusqu’ici et un goût certain pour la dramaturgie, un ancien élu chargé des finances avoue :

La CGT des Territoriaux de Villejuif exige que des excuses soient faites aux agents qui ont été interrogés et inquiétés, voire menacés de sanctions dans le cadre de cette affaire… lamentable !

 

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE FEVRIER

A Villejuif, au mois de Janvier, les ATSEM, les Agents d’Entretien des Ecoles, les Animateurs des Accueils de Loisirs se sont mis en grève pour protester contre la précarisation de la fonction publique, l’inégalité de traitement, et les réorganisations sauvages qui altèrent les conditions de travail en dehors de tout dialogue social !

Les réorganisations sauvages continuent ? Nos missions sont transférées au privé ? La durée des CDD diminue ? Toujours pas de transparence pour le RIFSEEP ?

 

Une seule réponse possible :

ET TOUS ENSEMBLE LE 5 FEVRIER !

MENACES DE PUNITION COLLECTIVE POUR REFUS DE DÉLATION…

Scandale en mairie de Villejuif…

Non seulement les voitures de la police municipale ont été incendiées, mais en plus une photo des malheureuses calcinées a été prise ! Fort heureusement, la HAUTE Administration – qui n’avait sans doute rien d’autre à faire – a immédiatement lancé une enquête pour… découvrir d’où avait été  prise ladite photo et trouver son auteur…

Et comme un excès d’autoritarisme n’arrive jamais seul, il y a désormais menace de sanction de l’audacieux photographe voire de punition collective pour qui ne le dénoncerait pas !

Punition collective… Pour refus de délation… Le  ridicule ne tue pas !

Les agents de Villejuif ont pourtant eu dès 2015 l’exemple de certains élus qui avaient pris pour habitude de prendre les grévistes en photo depuis le troisième étage de la mairie pendant le mouvement dit de « la pénurie de papier toilette »… Cela ne posait aucun problème de prendre une photo depuis une fenêtre de la mairie si c’était de l’étage de la direction générale… Bon en même temps c’était pour intimider ceux qui voulaient manifester…

Manifester son mécontentement devant la maltraitance et la désorganisation  des services, mais quelle horreur : « N’est-ce pas interdit, très cher ? Mais quels sont ces gueux ? Non mais, franchement, on leur tend la main à baiser comme l’impose l’étiquette et ils vous arracheraient le bras ! »

Revenons au jour d’aujourd’hui…

Sanction… Pardon : Sanction collective pour une photo – que n’importe qui aurait pu prendre ce matin là et pas seulement les pauvres agents du ou des bureaux d’où aurait été  commis le délit de photographie. Non mais allo quoi !

Abasourdie par ce déchaînement inqualifiable, la CGT des territoriaux de Villejuif propose à tous les agents de la ville en possession d’un téléphone portable, de se dénoncer comme l’auteur de la photo afin de partager, avec  leurs collègues du service qui ont vue sur la cour où se trouvaient les voitures incendiées, la « sanction collective » si jamais il y en a une.

En même temps, il est fort douteux qu’une commission disciplinaire puisse qualifier le fait d’avoir pris une photo d’un véhicule calciné, fut-ce depuis la fenêtre d’un bureau, de faute. Nous sommes en effet au XXIème siècle, et chacun se déplace désormais avec les moyens de prendre une photo et de la diffuser sur les réseaux sociaux. Le fait de dénoncer la violence et la destruction de l’outil de travail dont ont été victimes nos collègues de la police municipale en publiant cette photo ou en la diffusant à ses proches n’est en rien une entorse au statut ou à l’obligation de réserve – qui concerne avant tout nos missions propres.

Et personne n’a reçu d’instruction lui interdisant de prendre des photos. Il n’y a rien qui l’interdit.

Nous sommes solidaires de nos collègues policiers municipaux. Nous sommes solidaires les uns des autres ! C’est tous les agents de la ville qui ont été victimes de cet incendie volontaire ! Et si quelqu’un a transmis cette photo, c’est certainement qu’il était choqué de voir l’outil de travail de ses collègues réduit en cendres… Mérite t’il une punition ? Doit-il être pointé du doigt ?

Nous sommes solidaires des services ou des collègues sur lesquels s’abattrait la foudre pour une photographie envoyée à son réseau !

Nous invitons chacun à dire « Si Sanction collective il y a, je veux en être, car j’aurais pu prendre la photo » en signant le courrier ci-dessous :

Je mérite moi aussi une punition collective.doc

Merci de le retourner au syndicat – soit par e-mail – soit en l’imprimant et en le déposant au 21 rue Sévin, ou en le faisant passer à un syndiqué… Quand nous en aurons suffisamment nous ferons un envoi groupé à la direction générale des services.