Malgré l’opposition unanime des syndicats, le gouvernement veut faire voter ce projet en juin 2019

#OnEnVeutPas

Ce projet de loi, on n’en veut pas !

Emmanuel Macron n’est pas au service de l’intérêt général.

Aujourd’hui, il s’attaque au statut des fonctionnaires en proposant :

  • 1.plus de contractuel·le·s dans la fonction publique, plus de suppressions de postes, plus d’externalisations de services publics
  • 2.plus d’inégalités dans les rémunérations et les carrières, plus de mobilités contraintes, moins de démocratie sociale

Tout ça veut dire moins de droits pour les agents, et moins de services publics au service des citoyennes et des citoyens.

FONCTIONNAIRE, QUE FAIRE SI ON VOUS POSE DES QUESTIONS ?

De nombreux agents se renseignant auprès de nous pour savoir ce qu’ils doivent dire si la chambre régionale des comptes leur pose des questions, nous ne pouvons que leur répondre : Répondez de façon précise aux questions posées. Et surtout dites la vérité. » Et si jamais vous faites l’objet de pression de quelque nature que ce soit, informez-en immédiatement la Cour Régionale des Comptes qui vous interrogerait.

D’autant que l’article L241-5 du code des juridictions financières nous enseigne que :

La chambre régionale des comptes est habilitée à accéder à tous documents, données et traitements, de quelque nature que ce soit, relatifs à la gestion des collectivités publiques, des établissements publics et des autres organismes soumis à son contrôle ou nécessaires à l’exercice de ses attributions, et à se les faire communiquer.

Le fait de faire obstacle, de quelque façon que ce soit, à l’exercice des pouvoirs attribués aux magistrats et rapporteurs de la chambre régionale des comptes par le présent code est puni de 15 000 euros d’amende. Le ministère public près la chambre régionale des comptes peut saisir le parquet près la juridiction compétente en vue de déclencher l’action publique.

Il vaut toujours mieux répondre avec honnêteté, sans jugement, aux questions en notre qualité de fonctionnaire. C’est un devoir du fonctionnaire. Et l’employeur ne pourrait être fondé à le détourner de ce devoir sans être lui-même sanctionné.

 

Projet de loi fonction publique

#OnEnVeutPas

Ce projet de loi, on n’en veut pas !

Emmanuel Macron n’est pas au service de l’intérêt général.

Aujourd’hui, il s’attaque au statut des fonctionnaires en proposant :

  • 1.plus de contractuel·le·s dans la fonction publique, plus de suppressions de postes, plus d’externalisations de services publics
  • 2.plus d’inégalités dans les rémunérations et les carrières, plus de mobilités contraintes, moins de démocratie sociale

Tout ça veut dire moins de droits pour les agents, et moins de services publics au service des citoyennes et des citoyens.

GREVE DES CANTINES : LE MOT DE LA FAIM

Plus encore que par la concertation avec les agents d’entretien des écoles, le maire et sa direction générale ont répondu par une tribune politique dans le Villejuif Notre Ville aux agents des cantines. Et donc, ça se confirme : ceux qui pensaient qu’on était dans l’incompréhension avaient tort, c’est bien du mépris.

En étalant sur une demi page contre-vérités et sentences tendancieuses, l’employeur montre une nouvelle fois qu’il est incapable de recevoir la parole des agents. Dont acte.

Nous pourrions répondre point par point. Nous pourrions objecter que ça n’était pas « quelques dizaines d’agents », mais la quasi totalité des agents en charge des cantines. Nous pourrions redire que si les agents se sont mis en grève, c’est dans l’intérêt des enfants. Mais justement, tout cela nous l’avons déjà dit.

Alors à quoi bon ?

Le discours « officiel » de tribune ne trompe personne.

Les secrétaires généraux des syndicats et les agents qui étaient à la concertation avec le maire savent très bien ce qu’ils ont entendu et qui est en complet décalage avec le contenu de cette tribune infâme. Ils ont entendu un Directeur Général des Services et un Maire qui vantent le professionnalisme de leur interlocuteur, qui se disent conscients des écueils (au point qu’ils ont justement recruté de nouveaux cadres pour y remédier), qui sont prêts à prendre la souffrance physique des agents en compte, qui demandent plus de retours du terrain pour mieux répondre à ces difficultés…

Alors quel est le vrai visage de l’employeur ? Est-ce celui du bon papa qui nous offre des chocolats pour le Printemps ou celui du tribun calculateur qui jette ses agents à la vindicte populaire en dénonçant le fait qu’ils s’en sont « pris » à des enfants ?

Qui s’en est pris à des enfants ? Ceux qui laissent la situation pourrir dans les écoles ? Ou ceux qui dénoncent ce pourrissement et renoncent à une partie de leur salaire pour tenter de convaincre leur employeur de changer les choses ?

Nul ne détient la vérité, sans doute. Et la CGT n’entrera pas sur un terrain politique où, depuis le début du mandat, le maire veut l’amener. Ce confusionnisme est navrant. Nous devrions être dans le dialogue social et pas dans l’invective.

A chacun de décider, donc, quel est le vrai visage de qui.

 

 

 

4ème Information concernant le mouvement social des agents

Chers Parents et citoyens de Villejuif, chers enseignants, et chers directeurs d’école

Pendant la période du mois de mai, les agents d’entretien des écoles ont mené un mouvement de grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail, un retour des effectifs à un niveau acceptable, et une prise en compte des spécificités de leur métier. À l’issue de ce mouvement, ils ont été reçus par le maire et le directeur général des services. Malheureusement, ce qu’ils ont obtenu n’est pas suffisant pour lever le préavis de grève, mais justifie de reprendre le travail, ne serait-ce que pour s’assurer que vos enfants, vos élèves, déjeunent dans de bonnes conditions :

  • Ni embauches, ni mise au stage des contractuels. Comme toujours, le fonctionnaire est stigmatisé et précarisé, soit disant moins efficace que les contractuels…
  • La fin de l’opacité des primes. Il n’en a même pas été question…
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées : elles interviendront prioritairement pour renforcer les équipes en sous effectifs et les travailleurs de l’association AEF qui intervenaient à partir de midi a été avancée.
  • Une réorganisation du service avec l’implication des personnels: De ce côté-là, c’est un succès, puisque les réunions de concertation impliquant un représentant de chaque école ont commencé au moment où vous lisez ce tract.

EN CONSÉQUENCE LES AGENTS ONT DÉCIDÉ MAJORITAIREMENT DE REPRENDRE LE TRAVAIL, SANS LEVÉE DU PRÉAVIS DE GRÉVE !

En effet, ces revendications concernaient également tous les autres services de la mairie de Villejuif : Les services d’entretien des écoles et la restauration scolaire ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Par ailleurs, l’attitude de l’employeur lors de ce mouvement, qui a envoyé des agents pour suppléer aux grévistes plutôt que de négocier, et qui a ensuite récompensé les casseurs de grève en leur offrant un goûter au champagne a été scandaleuse ! Elle reflète le mépris du maire et de sa direction générale pour les agents !

Pourquoi y-a-t-il des volontaires quand les agents sont en grève, alors que c’est tous les jours qu’il manque du personnel ?

Dans tous les services, les personnels territoriaux alertent leur hiérarchie sur les sous effectifs, sur le manque de moyens techniques… Tous les jours, en ignorant les alertes de son personnel, c’est vous que le maire maltraite en premier lieu !

Ce modèle de gestion, avec une direction générale aux méthodes brutales, a déjà été mis en place dans d’autres collectivités, dont celle de Bobigny, avec des résultats désastreux pour le service public, la gestion financière de la ville et qui ont été signalés par la Chambre Régionale des Comptes, ce qui a débouché sur une enquête de police ! Les Villejuifois méritent mieux !

LE COMBAT DES AGENTS EST CELUI DU SERVICE PUBLIC ! C’EST LE VÔTRE !

 Aussi nous tenons à remercier les parents, directeurs, enseignants, Villejuifois, qui ont apporté leur soutien aux agents. Le peu que nous avons obtenu, nous l’avons obtenu ensemble, avec vous !

 Ensemble, nous pouvons tout obtenir !

 

LE PRÉAVIS N’EST PAS LEVÉ : L’ACTE SUIVANT SE PRÉPARE !

 MANIFESTATION POUR LA DÉFENSE DU SERVICE PUBLIC

ET POUR PLUS DE DÉMOCRATIE !

Mardi 11 juin à 18h00 devant la mairie

une manifestation est organisée par un collectif de défense des services publics (syndicats, gilets jaunes, parents d’élèves, associations…).

MANIFESTATION DES GILETS JAUNES EN SOUTIEN AU SERVICE PUBLIC

C’était sympa, cette manifestation en soutien des services publics (images du 27 mai 2019).

Elle était organisée conjointement par les Gilets Jaunes, plusieurs syndicats (territoriaux et enseignants) et les Associations de Parents d’élèves.

Il y en aura une autre bientôt, et nous invitons tous les Villejuifois qui veulent défendre le service public à nous rejoindre.

GREVE DES AGENTS DES ECOLES : LA RÉALITÉ EN FACE…

On a tenté de la jouer cool dans notre compte rendu de la rencontre des agents avec le maire.

Mais bon, des fois c’est dur…

Et ce qui a été particulièrement dur le vendredi 24 mai, quand nous avons été reçus par le maire et son DGS, c’est d’entendre une critique de tout ce qui se faisait avant (« cette ville a 20 ans de retard« ), de ceux qui travaillaient là avant (« on ne va pas faire le procès des absents, mais au moins avec nos nouveaux cadres tout va aller vite mieux…« ), et des partenaires avec lesquels les agents travaillent au quotidien (« les directeurs d’école sont de mauvaise foi« , « je connais des Atsem qui sont plus compétentes que certains instits« )…  Le DGS nous vante son opiniâtreté et sa grande tolérance pour tous les corps de métier : « J’ai fait l’armée, moi, ça ne me gêne pas de nettoyer la merde » (et c’est pour cela que ça ne le gêne pas d’aller faire des cantines le midi). Sans parler des chiffre qui nous ont été donnés sur « l’absentéisme » des fonctionnaires titulaires, opposé à celui des agents en CDD, qui étaient complètement faux.

Mais la réalité de la condition des agents, elle, est niée : il ne s’agit pas d’un problème organisationnel ou hiérarchique. Pas uniquement, au moins. Les agents sont en souffrance, comme ils l’expliquaient eux mêmes, et sont au bout du rouleau !

Par ailleurs, toutes les problématiques du type réorganisation sans concertation, non-prise en compte de la parole des agents, violence managériale, sont purement et simplement niées. Selon le directeur général des services, ça n’existe pas. Ou alors c’est normal. A minima, lui ça ne le choque pas. 

Par contre, il demande de la patience aux agents, même en souffrance : « On est pas dans un album d’Astérix. Je n’ai pas un gland magique. » 

En résumé, des agents sont venus simplement, avec des problèmes concrets, des question organisationnelles simples et se sont plaints d’un quotidien de plus en plus insupportable. Leur parole a été niée, pas juste remise en cause. La réalité est venue voir le maire en face, et il n’a pas été capable de la voir.

Les agents qui nous accompagnaient, eux, se sont pris une autre réalité en pleine face, derrière le déni, derrières les faux fuyants et les prétextes : ce que c’est que le mépris de classe…

D’ailleurs, c’est encore plus frappant quand on sait que les agents qui ont « suppléé » à l’absence des agents grévistes (certains diront « à ceux qui ont accepté d’aller casser la grève de leurs collègues ») ont été invités à un petit pot de remerciement au champagne, le mercredi 29 mai à 17h. Pas d’argent au quotidien pour embaucher assez de monde, mais suffisamment pour champagniser les chouchous, quand même…

En conséquence, le préavis de grève n’est pas levé, et il est fort possible que les grèves dans les cantines ce ne soit pas terminé : les agents ne demandent ni un Rambo, ni un gland magique, ni même du champagne. Juste de quoi travailler décemment pour que les enfants Villejuifois puissent fréquenter des écoles propres tous les jours de l’année.

 

GREVE DES AGENTS DES CANTINES : LA NEGOCIATION.

Vendredi 24 mai, à 17h, une délégation composée de représentants du personnel CGT et d’agents grévistes, a été reçue par monsieur le maire et son directeur général des services.

Nous vous livrons le texte qu’avaient écrit les agents pour se préparer à cette rencontre, et qu’ils ont lu à leur employeur :

Comment se fait-il que nous soyons en sous-effectif quasiment en permanence, alors que vous trouvez des volontaires pour se mobiliser « par solidarité » quand nous sommes en grève ? Ne méritons nous pas cette même solidarité ? Les enfants ne la méritent-ils que quand nous sommes en grève ?

Nous sommes 77. Il y en deux qui partent dans moins de trois mois. Il y en a six autres qui partent dans moins de trois ans.

Nous avons des agents qui ont des restrictions médicales à cause d’un travail intense et très physique. Il induit beaucoup de gestes répétitifs. Beaucoup d’entre nous sont usés, et prennent de l’âge. Nous donnons beaucoup de nos personnes, mais trop nous demander pour un service de qualité n’est pas possible. Nous ne refusons pas le travail, mais avec les effectifs qui baissent chaque année sur chaque école alors que le nombre d’élèves et la superficie des espaces à entretenir ne changent pas ou augmentent, comment continuer sur le même rythme ?

On demande également aux agents d’entretien de suppléer en cas d’absence du gardien. Ils ne sont pas formés sur ces postes, et ne connaissent pas les codes des alarmes, par exemple, ni l’alarme intrusion, ni les spécificités liées à l’application du plan vigipirate. Pourquoi les agents d’entretien doivent-ils être polyvalents, sans la moindre compensation ?

Avant il y avait deux responsables d’office par école. Il ne s’agit pas de postes d’encadrement, mais de postes d’exécutants. Cela induit une charge de travail supplémentaire pour la responsable d’office qui se répercute sur les agents d’entretien qui doivent l’assister après leur service. Ce n’est pas le même métier. Certains ne sont pas formés à la méthode HACCP. Cela se répercute sur le repas du midi, et sur le goûter qui doit être assuré par des agents d’entretien. Quand allons-nous retrouver notre deuxième responsable d’office ?

Certains agents ont des restrictions médicales qui ne sont pas prises en compte. Ils ne bénéficient pas d’aménagements de poste. Parfois, ils sont censés en bénéficier, mais n’en ont pas été informés par la Direction RH. Comment pouvez vous y remédier concrètement ?

Les « hommes de sol », le gros nettoyage, intervenaient sur les écoles. Ils ont de nouvelles missions et on nous demande de faire ce qu’ils faisaient avant. Avant, on choisissait le nombre d’agents par école en fonction de la superficie de l’école. Aujourd’hui on ne nous parle que des services à table et pas de l’entretien des écoles – donc pas de nos missions, dans leur multiplicité. La question de la mobilité entre différentes écoles pour suppléer aux manques ponctuels d’effectifs est un problème supplémentaire. On prend à Paul pour habiller Jacques.

Qui remplira les missions sur l’école Simone Weil ? Avez-vous l’intention de recourir au privé ? Quelle école allez-vous « déshabiller » pour remplir le réservoir ? Quand recrutez-vous ?

L’heure d’arrivée des AEF est trop proche de la prise de service et ne nous permet pas de leur donner les instructions nécessaires pour que leur aide soit efficiente. Pourquoi recourir aux AEF plutôt que de recruter ? Pourquoi les AEF ne peuvent-ils pas arriver plus tôt ?

Nous demandons le remplacement des agents qui sont reclassés et des agents qui partent en retraite ou sont en longue maladie.  Nous demandons la titularisation des gens qui sont en CDD depuis six ans dans certains cas.s

En quoi consiste le chronométrage dans les classes ?

Les interventions des cadres sont de plus en plus violentes, à l’emporte -pièce. Nous avons subi des menaces, des remarques insultantes et non justifiées. D’autant moins justifiées que nos difficultés ne sont jamais prises en compte, que nos restrictions médicales ne sont pas reconnues dans certains cas, et que nous sommes en sous effectifs, ce qui n’est pas de notre responsabilité.

Tous les corps de métier au-dessus des agents nous traitent par-dessus la jambe, se montrent hautains. Cela ajoute à notre mal être.

En réponse à ces alertes, monsieur le maire et le directeur général des services, après dix jours de grève, ont apporté les réponses suivantes :

  • Ils reconnaissent la dureté des conditions de travail et l’épuisement et l’usure des personnels d’entretien. Ils affirment y travailler le plus rapidement possible. Une réorganisation de toute la direction de l’éducation viendra y remédier. Elle commencera au mois de septembre et sera menée par les chefs de service. D’ici là, il demande aux agents de « tenir » et « d’être patients ».
  • Il n’y aura aucune titularisation, sinon au cas par cas.
  • Les AEF, travailleurs qui viennent en soutien des équipes en cas d’absence de deux agents (un AEF pour deux agents) arriveront à 11h30 au lieu de midi.
  • Il n’est pas question de revenir sur la polyvalence des agents d’entretien sur la cantine et les loges, même si les agents sont en difficulté sur ces missions.
  • Il n’y aura pas de recrutement, sauf pour la nouvelle école Simone Weil (qui commencera petit, avec très peu d’élèves). Il n’y aura plus de deuxième responsable d’office.
  • Rien ne bouge cet été sur le gros nettoyage, pas d’augmentation de la prime.
  • Une intervention plus importante de la société privée n’est pas prévue, mais elle pourrait être sollicitée pour soulager les agents…
  • Et le Maire accepte de réfléchir à l’échelonnement des retenues sur salaire des grévistes.

 

C’EST BIEN ENTENDU AUX AGENTS DE DÉCIDER DES SUITES À APPORTER À CETTE NÉGOCIATION AVEC L’EMPLOYEUR. ILS SE REUNIRONT RAPIDEMENT AFIN DE DECIDER DE LA SUITE DU MOUVEMENT !

 

PRÉAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE JUIN

Monsieur le Maire,

 Vous voudrez bien prendre en compte ce nouveau préavis de grève.

Après une semaine et demie de grève des agents de la restauration scolaire, hormis votre promesse d’une « audience » rapide, nous n’avons toujours reçu aucun signe de votre part de votre volonté de négocier. Pire, vous appelez les agents de la ville à suppléer bénévolement aux personnels en grève « par solidarité ».

Par l’emploi de cette méthode, vous affichez une nouvelle fois le mépris que vous portez aux agents, au dialogue social et au droit du travail. Tenter de casser la grève n’est pas l’attitude qu’il convient d’adopter, sauf si l’on cherche à s’afficher comme patron voyou.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

Ce mouvement résulte directement de votre refus répété d’infléchir la politique que vous appliquez au personnel de cette ville et qui s’appuie sur trois ressorts :

  • Pratiquer à tout coût, notamment celui de la santé de vos agents, une politique de non remplacement des départs en retraite et de précarisation des personnels ;
  • Soutenir votre Directeur Général dans son entreprise violente et répressive de brimades et de coercition dont les seuls buts sont d’éteindre toute contestation et d’inciter au départ ou au silence les agents qui ont consacré leur carrière à cette collectivité ;
  • Ignorer systématiquement toute expression du syndicat majoritaire au sein de votre personnel au prétexte que celui-ci vous déplaît, et ainsi refuser d’écouter les agents de la ville.

Après avoir supprimé le parking paysager pour les agents de la mairie centrale, et celui du Pôle Habitat et Cadre de vie (tous deux remplacés par des parcs de stationnement plus petits auxquels tout le monde n’a pas accès) ; avoir initié une série de réorganisations dans lesquelles certains sont rétrogradés, démis de leurs anciennes fonctions ;  avoir mis en place un CIA opaque et inégalitaire en totale opposition avec le principe d’égalité de traitement entre tous, vous vous adonnez au dialogue de sourd en nommant cette même administration au comité technique. En séance, désormais, les représentants du personnel sont menacés, insultés et invectivés.

Les agents de cette ville ne sont pas dupes. D’autant moins qu’ils se voient demander d’appliquer des méthodes invraisemblables pour s’auto-évaluer et améliorer leurs « performances » alors même qu’ils sont de moins en moins nombreux et que leur outil de travail est de plus en plus dégradé, ou que d’autres se voient  rétrogradés ou déménagés sur des postes d’un grade supérieur au leur, sans garantie de formation, sans garantie d’évolution de statut, avec le risque de se voir considérer en insuffisance professionnelle et évincés de la fonction publique !

Ces méthodes de management par la terreur et la menace sont caduques et ont fait la preuve de leur inefficacité : le service rendu à la population ne sera pas amélioré par ces biais ! Le professionnalisme des agents de Villejuif n’est pas à démontrer.

Et tandis que vous vous égarez dans une posture politique et managériale qui n’honore en rien votre fonction, les réalités de la fonction publique demeurent : le point d’indice reste gelé, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, se loger est de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour le reste de la population et c’est bien aussi aux élus locaux de permettre que leur personnel, qui bien souvent sont aussi leurs administrés, puissent avoir accès à des solutions leur permettant de vivre.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • La mise au stage des agents en CDI, un plan de titularisation de tous les agents sous CDD sur des postes « vacants »,
  • Le recrutement de contractuels pour remplacer tout fonctionnaire en congés (maladie, maternité, …)
  • l’augmentation des effectifs à la hauteur des besoins des usagers et afin de prévenir les risques de maladies professionnelles liées à une surcharge de travail ou de cadences insoutenables,
  • L’arrêt de l’intervention d’entreprises privées au sein des écoles,
  • Un RIFSEEP basé sur des critères objectifs mettant fin à l’opacité d’attribution des primes, le non-recours au CIA et l’augmentation globale de l’IFSE, tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une réorganisation des services avec l’implication des personnels et des élus représentants du personnel,
  • le subventionnement du CASC, sur des missions complémentaires à celles du CNAS,
  • une solution de stationnement pérenne pour une plus grande partie du personnel,
  • une meilleure prise en charge de la mutuelle tant que notre système d’assurance maladie est mis à mal,
  • la prise en charge partielle d’une assurance prévoyance pour vos agents,
  • une meilleure participation à la restauration des agents,
  • le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel, le retour de la parité dans les instances,
  • une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale.

Nous appelons les employés municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour les journées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Juin 2019 inclus.

20190522 – Préavis de Grève Juin002

 

Suite à l’envoi de ce préavis, mercredi 22 mai à 15h17, monsieur le maire a proposé une rencontre aux secrétaires généraux CGT, pour le vendredi 24 mai à 17h, par un envoi de 16h23 (sur leurs boîtes pro pour être sûr qu’ils ne le recevraient pas tout de suite). 

BIEN EVIDEMMENT EN ATTENDANT LE RESULTAT DES NEGOCIATIONS, CE PREAVIS EST MAINTENU !