COMITE TECHNIQUE ET COMITE HYGIENE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

LETTRE OUVERTE AUX AGENTS DE LA VILLE DE VILLEJUIF

Nous tenons à vous informer des difficultés que rencontrent vos représentants du personnel qui siègent sur les instances Comité Technique (CT) et Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

Le 4 décembre 2014 lors des élections professionnelles, vous nous avez fait confiance en nous donnant vos voix pour vous représenter et défendre au mieux vos intérêts et conditions de travail.

Les représentants du personnel ont signé le 2 juin 2015 avec la représentante du maire, Mme Loudière,  le règlement intérieur instaurant les droits et devoirs des deux collèges ; employeurs et employés, pour un bon fonctionnement du comité technique. En effet, les organisations de service et une part importante des conditions de travail passent obligatoirement par cette instance de consultation.

Or force est de constater que l’employeur n’a eu de cesse pendant 4 ans de bafouer les règles et la loi obligeant les représentants du personnel à dépenser de l’énergie sur la forme des dossiers et non sur le fond.

En 4 ans, nous avons eu :

  • Des dossiers incomplets (pas d’organigramme, profils de poste absents ou obsolètes,…) ;
  • Aucune de nos demandes de sujets à inscrire à l’ordre du jour ne sont prises en compte ;
  • Des créations de poste qui ne passent pas pour avis en comité technique ;
  • Une durée exponentielle des comités techniques passant d’une demi-journée à une journée entière et se prolongeant en soirée ;
  • L’absence d’information aux agents des avis donnés par le CT ;
  • L’absence d’information aux agents du changement de leur profil de poste ;
  • L’absence de transmission du nouveau profil de poste à l’agent ;
  • Aucune information, par une communication écrite aux membres du CT des suites données aux propositions et avis de celui-ci dans un délai de deux mois comme le prévoit la loi
  • Des règlements de compte incessants entre élus de la majorité ;
  • La présence imposée de cadres de la haute administration qui n’ont pas à siéger en CT ;
  • Aucun dialogue avec les élus, l’administration répondant systématiquement à leur place ;
  • Les agents mis en cause en permanence, c’est leur faute s’il y a des dysfonctionnements ;
  • Une réorganisation de l’administration incohérente et incomplète ;
  • Refus depuis 3 ans d’avoir un CT spécifique sur les ressources humaines ;
  • La non communication des rapports sur les moyens budgétaires consacrés aux personnels ;
  • Refus de réunir le CHS CT à la seule demande des élus du personnel –voire à la demande de membres de deux collèges – après des alertes pour danger grave et imminent ;
  • Convocation de la commission d’ordre du jour en dehors des heures de travail…

 

Clairement, aujourd’hui, l’employeur n’hésite plus à faire fi de ses obligations légales en matière de dialogue social, à  les contourner ou à les ignorer.

Nos espoirs d’amélioration lors du changement de présidence des instances en mars 2017, ou de l’arrivée d’un nouveau directeur général des services ne se sont pas concrétisés. Au contraire, la situation n’a fait que se dégrader.

Aujourd’hui, nous recevons une convocation pour un comité technique le 2 juillet alors que le règlement intérieur stipule qu’aucun CT ne peut avoir lieu en juillet et août. Nous avons écrit pour dénoncer la non recevabilité de ce CT mais l’employeur s’entête à le maintenir. Nous nous voyons refuser la concertation avec les agents du service entretien dont le dossier passe en CT.

Nous disons STOP ! Nous exigeons qu’une réunion s’organise en urgence avec l’employeur pour régler toutes ces difficultés et permettre au comité de jouer son rôle : rendre des avis sur les questions se rapportant à l’organisation et au fonctionnement des services de façon générale.

Ces transgressions constituent une atteinte aux libertés syndicales, mais également aux droits de tous les agents de la ville.

Tant que nous n’obtiendrons pas de rencontre et l’engagement d’une amélioration concrète nous ne siègerons plus en comité technique.

Nous restons bien entendu à votre écoute à tous ;

 

Les représentants du personnel siégeant au CT et au CHS CT.

 

STATIONNEMENT DES AGENTS : ON EN EST OU ?

On en est toujours au même endroit : dans le centre ville les agents payent jusqu’à 8€ par jour pour pouvoir aller travailler.

Et la réponse du maire à cette situation c’est : débrouillez-vous.

Par décision unilatérale, il a supprimé l’accès à un parking qui avait été construit dans le but de permettre aux agents de la ville de stationner, pour le « rendre aux Villejuifois » (mais payant, quand même) et de ce fait, il supprime en moyenne 8€/jour au salaire des agents de la ville.

Mais pas tous…

En effet, le bruit court que les critères d’obtention de place de parking son suffisamment élastiques pour permettre à certains d’obtenir un badge. Mais comment s’étonner que dans ce domaine, la république de copains renonce à sa prérogative ?

Les agents pas assez copains, eux, s’organisent et font signer des pétitions, gardent les tickets des horodateurs et se sont mis au régime nouille-patate…

Ce que les syndicats demandent :

Que des solutions alternatives soient trouvées rapidement, et 100% de remboursement des frais de stationnement sur présentation des justificatifs.

Lors des (rares) réunions qui avaient été organisées en 2015 et 2016 sur la question, nous avions évoqué la possibilité d’instituer un abonnement à l’euro symbolique – voire au tarif résident – pour les agents, qui leur permettrait de stationner en centre ville… C’est resté lettre morte, sans discussion, sans négociation…

POUR L’AUGMENTATION DU POINT D’INDICE

Donc pour la maire de Villejuif, potentiellement, c’est grève du 14 au 18 juin 2018, pour les retraites le 14, nos conditions locales – et notamment le stationnement – le 15, et pour le point d’indice le 18.

 

  20180608 – Préavis 15 juin 2018

20180604 – Préavis 14 juin 2018

QUOI DE NEUF AU SUJET DE LA BOURSE DU TRAVAIL…

Au fait ? C’est vrai ça… Quoi de neuf dans l’affaire de la Bourse du Travail de Villejuif dont le maire avait décidé de chasser les syndicats ? Et bien, fort heureusement pour les Unions Locales domiciliées là bas, le jugement de l’été dernier qui ordonnait l’expulsion des syndicats et les condamnait à payer une astreinte de 100€ par jour d’occupation a été…

… cassé.

L’Union Départementale CGT vous en dit plus :

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le maire de Villejuif a dépêché à 9h ce matin une entreprise de déménagement pour mettre sous cartons les affaires des deux organisations syndicales. Sous prétexte d’économie, celles-ci se sont vues enjoindre de changer de locaux, transférées d’un pavillon de 200m2 occupé depuis plus de 18 ans pour 1 bureau et deux espaces de moins de 10 m2 soit une superficie totale de 36m2. Appuyé par sa police municipale, il a fait constater par huissier l’occupation sans titre des syndicats à partir du 1er juin.

Les secrétaires généraux des deux syndicats, après avoir été convoqués pour visiter les locaux le mercredi 30 mai à 15h, ont informé immédiatement par courrier le maire de l’impossibilité de déménager dans des locaux inadaptés à leur activité syndicale et toujours en cours de travaux pour camoufler l’insalubrité du bâtiment. Un premier courrier dans le même sens avait déjà envoyé, un mois et demi plus tôt.

Les syndicats ne refusent pas de changer de locaux mais souhaitent que cela passe par la concertation et non l’injonction. Ils exigent des locaux décents, permettant une activité syndicale la plus efficace possible. D’autant plus que la loi garantit la pérennité des moyens mis à leur disposition.

Le contexte de terreur et de répression punitive permanent dans lequel évoluent quotidiennement les agents municipaux, avéré par une enquête sur les Risques Psycho Sociaux,  nécessite que les organisations syndicales disposent des moyens à la hauteur.

AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR…

Ah flûte ! Le Conseil Municipal, c’était le 29 mai !

Qu’en retenons nous ? Baisse de subventions aux associations, diminution du nombre de panneaux d’affichage sur le territoire de la commune et vente à bas prix d’un terrain pour la construction d’une école privée…

En trois décisions, c’est l’essence même du régime qui prend tout son sens : réduction des moyens alloués à la fameuse société civile, à tout ce par où pourrait se cristalliser une opposition, limitation de la liberté d’expression et fuite de capitaux publics (laïcs) au profit d’une école confessionnelle.

Pourquoi c’est grave : parce que c’est clairement à la diversité culturelle que s’attaque l’exécutif. Alors même que le service public est supposé garantir cette diversité et un accès égal aux droits.

Et financer indirectement une école privée, n’est-ce pas renoncer à des moyens pour financer l’école publique ? Ou tout simplement pour financer le service public toujours plus contraint par la baisse des dotations de l’état ?

Le tout dans une ambiance toujours aussi délétère…

Il serait temps de renouveler le genre…

LA VERITE SUR LE NOUVEAU LOCAL SYNDICAL

Après Plus Belle la Mairie et Game of Villejuif, c’est dans un nouveau genre feuilletonesque que les syndicats CGT de la ville et l’exécutif évoluent depuis plusieurs mois… Le genre immobilier. Pour le titre on hésite entre Moins beaux tes locaux et Le Placard Humide…

Voilà le pitch : les syndicats sont installés bien tranquillement, dans un pavillon qui appartient à l’OPH, depuis vingt ans. Dans un soit-disant souci d’économie, l’exécutif décide de les déloger. Seulement voilà, pour faire encore plus d’économie et aussi parce qu’il est de bon ton de réduire les moyens syndicaux – en tous cas ceux des syndicats qu’on considère comme des opposants – l’exécutif se livre à un petit exercice de mesquinerie et tranche : de 3 bureaux, 2 salles de réunion, un espace d’accueil, une cuisine/local de reprographie avec jardin, stationnement, etc, vous passerez à deux bureaux ! Et ça donnait la première visite des locaux du 3 rue Paul Bert… (Allez voir l’article, vous y trouverez déjà des photos).

On notera au passage que l’économie supposée est de 16 000 € par an (soit 1300 €/mois). Un petit quelque chose nous dit que le chiffre mériterait d’être vérifié dans la mesure où jusqu’ici, le CASC occupant une partie des locaux, pendant des années c’est lui qui a payé le loyer (y compris donc, le loyer des syndicats qui selon la loi devait être à la charge de l’employeur). Il est aussi à mettre en relation avec la location d’un logement de fonction pour 2300€ par mois… Mais passons… Nous ne saurons certainement jamais non plus comment cette mirifique économie de 16 000 € sera répartie pour améliorer le quotidien du personnel. Par contre, étant donné l’emplacement du terrain on peut imaginer les jolis bénéfices espérés de sa vente au promoteurs…

Les semaines, les mois passent… Des velléités de faire déménager les organisations syndicales, il ne semble pas sortir grand chose, si ce n’est un courrier qui nous parvient début mai, des confirmations orales… Mais jamais de date, jamais de précision sur les moyens…

Pensez : on nous annonce depuis le mois de février qu’on déménage à la fin du mois – ou presque – et quand on pose des questions, du type « mais quand est-ce qu’on aura les cartons ? » on a aucune réponse…

Pire, pour ce qui est de la réduction de nos moyens, l’exécutif nous rassure, si on peut appeler ça comme ça : « C’est vrai, ça représente une réduction de vos moyens… Mais c’est pas grave : j’ai le droit… On va faire quand même et vous installer rue Paul Bert… »

Et puis un beau matin, on nous apporte un nombre de carton ridicule. Vous savez, comme quand vous devez aller chercher une armoire chez Ikéa mais que la personne qui vous a promis de vous passer sa voiture arrive avec une mini en s’excusant de ce qu’il y a déjà plus de place dans le coffre parce qu’elle y a rangé un paquet de chips…

30 cartons, pour 20 ans d’archives et de dossiers…

Le tout pour emménager dans 28m²…

Et on nous prévient le 29 mai que les déménageurs passeront faire notre déménagement le 30… Le tout en sachant que c’est à nous de faire des cartons – sans pour autant que soient allégés le calendrier des instances (3 séances souhaitées par l’exécutif en juin), ou la charge ordinaire de notre travail.

Notre demande de visite du CHS CT dans ces nouveaux locaux ? Refusée (pour l’instant). Il paraît que c’est en attendant la fin des travaux. Il faut dire dans le local du 3 rue Paul Bert, les toilettes c’était ça :

De quoi se rassurer sur la bonne volonté de l’éxécutif de maintenir les conditions d’un dialogue sain et constructif – en nous allouant des moyens ridicules, malsains et tombant en ruine…

En conclusion, on dira simplement qu’on peut juger de l’estime d’un employeur pour son personnel à la façon dont il traite les représentants de celui-ci…

 

 

UN SYNDICAT AU PLACARD POUR DES AGENTS AU GARDE A VOUS ?

 

 

Monsieur le maire, lors de ses rencontres avec le personnel, ne fait pas mystère de sa volonté de voir un nouveau syndicat se monter à Villejuif, comme si c’était à lui de choisir les représentants et les priorités du personnel !

Aujourd’hui bilan des opérations :

  • Les syndicats délogés et relégués dans un placard à balais ;
  • Plus de local pour le CASC qui n’avait déjà plus de subvention et qui payait le loyer ;
  • Une politique disciplinaire oppressive, punitive et jamais constructive !
  • La suppression du parking de la mairie jusqu’ici accessible au personnel sans alternative sérieuse et gratuite ;
  • Un nombre de départs de cadres et d’agents jamais égalé ;
  • Un régime indemnitaire sans transparence et à la tête du client ;
  • Des avancements et des promotions opaques et tronqués ;
  • Les avis rendus en instance ignorés ; aucune réponses à nos questions ;
  • Refus de réunir le CHS CT à plusieurs reprises !

Essayer de museler les syndicats, c’est tenter de cacher
les difficultés et les souffrances du personnel !

 NOUS REFUSONS DE RENONCER À DES LOCAUX ADAPTES A NOTRE ACTIVITE ! NOUS DEMANDONS QUE NOS DROITS À TOUS SOIENT ENTENDUS ET RESPECTES !

 

Tract à diffuser

CIRCULEZ, Y A RIEN A VOIR…

Et en ce qui concerne les agents de Villejuif, c’est plus de parking…

En effet, en début de semaine, tous ont reçu un mail les informant de la fermeture du parking à partir du 22 mai…

C’est bien joli, mais encore une fois, toutes les situations (même celles décrites dans le courrier) n’ont pas été résolues et certains se sont vu objecter qu’il aurait fallu répondre « au questionnaire » diffusé il y a près d’un an pour pouvoir bénéficier d’une place. C’est ce qui arrive quand on passe d’un parking grand à un parking petit…

Cela fait partie des choses qu’il faudra évoquer en Assemblée Générale du Personnel…

Et pour ceux qui ne font pas partie de ces trois catégories (ou qui n’ont pas rendu le questionnaire à l’époque) – c’est à dire l’immense majorité des agents de la ville – qui viennent quand même travailler en voiture, il faudra payer ! De même pour ceux qui travaillent ailleurs qu’en mairie, mais doivent s’y rendre pour des réunions, etc…

Encore une fois, pas tous traités à la même enseigne…

On s’en parle en Assemblée Générale du Personnel ?