SERIONS NOUS PRIS POUR DES CLOCHES ? TOUS ENSEMBLE LE 19 AVRIL

Le maire a entamé une tournée des services pour redorer son blason auprès des agents territoriaux de Villejuif, cela sent la campagne électorale pour les élections de 2020. Après les viennoiseries, le temps est venu de passer aux chocolats de Pâques, un très bon antidépresseur, et nous avons toutes les raisons d’être déprimés :

  • La mise en place d’un RIFSEEP inégalitaire
  • Le gel de nos déroulés de carrière.
  • Un clientélisme des promotions et avancement de grade.
  • Un déni de démocratie sociale des instances paritaires (Comité technique et Comité Hygiène Sécurité et Condition de Travail).
  • Le non remplacement des départs : effectifs restreints dans les services.
  • Entrave aux libertés syndicales (menace en cas de grève, refus aux agents d’être accompagné par un représentant syndical…).
  • La diminution des budgets de fonctionnement depuis 3 ans.
  • Tentative de supprimer l’accès gratuit au parking du personnel sans concertation.

Et cerise « amère » sur le gâteau, un management de la terreur en sanctionnant les agents pour tout et n’importe quoi. Les chocolats ne suffiront pas, M. Le maire, à restaurer la confiance des agents ni leur bien-être au travail.

Cette dégradation des conditions de travail doit cesser immédiatement.

Les agents de cette ville méritent respect et estime.

Au niveau national, depuis moins d’un an, les réformes ultralibérales s’amplifient en France. Après les lois Macron pris par ordonnance, les réformes de l’assurance chômage et de la Formation, viennent les attaques contre les statuts (gel du point d’indice, journée de carence, suppression de 120 000 postes …).

Le gouvernement lance le chantier, le lundi 9/04, sur du dialogue social dans le cadre de la « refonte du contrat social » avec les agents publics (fusion des CT et CHSCT) sans les syndicats CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FA-FP, après qu’ils aient tous quittés la table des négociations le 4 avril dernier.

La CGT vous invite à renforcer la forte mobilisation unitaire en cours pour construire un rapport de force favorable au monde du travail et mettre un terme à ces politiques.

Le 19 avril disons stop à cette politique et agissons pour des solutions de progrès social.

  • Augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.
  • Obtention de droits collectifs de haut niveau prévus dans des conventions collectives ou des statuts.
  • Développement de l’emploi de qualité.
  • Développement d’une industrie propre et créatrice d’emplois, de services publics qui répondent aux besoins des populations

Le 19 avril tous ensemble ;  imposons une société plus juste et solidaire.

 

Jeudi 19 avril 2018

Tous en grève et en manifestation : Montparnasse à 14h00.

Départ collectif du Local Syndical 21 rue Sévin à 13h30

Nul ne peut vous empêcher de vous mettre en grève ! (Cliquez pour consulter vos droits)

 

20180306 – tract 19 avril 20180306 – tract 19 avril

POURQUOI N’Y A T’IL PAS EU DE COMITE TECHNIQUE A LA MAIRIE DE VILLEJUIF HIER ?

Dans le règlement intérieur du Comité Technique, il est précisé qu’une commission d’ordre du jour doit se tenir pour fixer l’ordre du jour du comité technique. A dessein, la présidente a programmé cette commission d’ordre du jour un mercredi soir à 17h15, c’est à dire en dehors des heures de travail…

Les représentants du personnel ont informé de cet état de fait. Ils ont demandé à ce que la réunion soit repoussée, ou avancée. Pas moyen : « la présidente du Comité Technique a des obligations professionnelles » a-t-on objecté…

Bilan : pas de commission d’ordre du jour, pas de CT ! Sauf qu’il s’en tenait un, sans représentant du personnel, le 15 mars à 9h – d’ailleurs, il a été envahi par les agents qui venaient parler du problème du stationnement

Les organisations syndicales ne peuvent que déplorer cette obstination, et dénoncer ces agissements cavaliers, d’une violence morale rare.

A l’heure où les fonctionnaires sont pris pour cible – tout de même 120 000 suppressions de postes dans la ligne de mire du gouvernement Macron – notre employeur et ses adjoints indiquent clairement de quel côté ils se situeront quand viendra la purge. Pas de celui des employés.

 

 

STATIONNEMENT DES AGENTS : Et maintenant, de qui se moque-t’on ?

Hier, la présidente du CT, la présidente du CHS CT et trois directeurs généraux ont reçu les agents et se sont engagés à ce que le parking de la rue René Hamon soit accessible gratuitement aux agents…

Ce matin, les agents se cassent le nez : le parking est toujours fermé. Pourtant, les travaux sont finis.

Que vaut leur parole ?

 

Addendum à 14h : Les portes du parking ont été ouvertes aux alentours de 10h30. Le parking est effectivement accessible gratuitement aux agents… Il s’agissait sans doute d’une nouvelle erreur de communication

STATIONNEMENT DES AGENTS : RECULER POUR MIEUX SAUTER…

Bon… Ça se confirme, la méthode de management à la mairie de Villejuif, c’est « la règle des 5C »…

Après avoir tenu illégalement le comité technique, deux adjointes au maire ont daigné recevoir une cinquantaine d’agents.

On aura eu droit à des excuses des directeurs généraux : « Le tract, c’était maladroit. C’est une erreur de communication. Nous en prenons la responsabilité. » Sacrée boulette… Comme ce sont les mêmes qui prêchent le management par la sanction, nous espérons qu’ils ne seront pas trop sévères avec eux mêmes…

On aura eu droit à une tentative d’explication de la présidente du CHS CT : « Vous constatez que sur le tract, le maire n’a pas signé. Ça veut dire qu’il n’était pas au courant et que c’est la faute de l’administration. »

Et au final on aura eu droit à l’inversion des rôles, puisque l’administration accuse les organisations syndicales d’avoir validé les critères de stationnement alors que c’est totalement faux… Nous les avons même dénoncés par écrit à l’époque…

Encore une fois, la dignité, le respect, la constructivité était du côté des agents et de leurs représentants. Ils ont expliqué qu’ils ne voulaient pas d’une opposition entre les riverains et eux. Tout le monde doit pouvoir stationner. Simplement, pour ceux qui n’ont plus la possibilité d’utiliser leur véhicule pour venir travailler parce qu’ils devraient payer jusqu’à 20€/jour, cela constitue une baisse conséquente du pouvoir d’achat. Et puis il y a ceux qui sont frappés, même temporairement, par les difficultés de santé, ou ceux qui, ne travaillant pas en mairie, utilisent leur véhicule personnel pour remplir leur mission ou pour se rendre à des réunions qui font partie de leur travail… Quelles solutions pour tous ceux-là ?

Finalement, c’est la DGA Ressources & Finances qui finit par annoncer que le parking sera de nouveau accessible gratuitement pour les agents dès demain matin. Le temps que toutes les situations aient pu être étudiées (toutes celles donc, qui n’ont pas été étudiées lors des « ateliers » sur la question, qui ne se sont jamais tenus).

Donc…

ON A GAGNE !

Et c’est sans doute pour ça qu’on dérange…

Mais quid de l’avenir ?

Il y a quelques jours, les utilisateurs du restaurant « La Musardière », qui sert de cantine aux agents de la ville, ont découvert que la prise en charge de l’employeur a diminué, à nouveau sans concertation avec les agents ou sans information préalable… Ça commence à faire beaucoup de boulettes…

Mais la phrase qu’il faut retenir de ce matin c’est : « Je vous rappelle que l’employeur n’a aucune obligation en la matière. Parce que c’est un avantage. »

Et qu’est-ce qu’on fera quand l’employeur décidera qu’il baisse notre régime indemnitaire, ou qu’il supprime la participation de la ville à nos mutuelles pour réduire la masse du budget RH parce qu’il n’a aucune obligation en la matière » ?

Alors ? A suivre…

Le 22 mars, on remet ça !

STATIONNEMENT DES AGENTS : RENDEZ VOUS A 8 H 30 LE 15 MARS !

Ça se confirme : ce matin les agents de Villejuif n’ont pu accéder au parking du personnel, fermé pour travaux, définitivement.

Spontanément, une grosse délégation d’agents s’est rendue en RH où elle a été reçue. En gros, on leur y a fait une réponse à la Coluche : « Dîtes nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ! » Le seul argument de la malheureuse directrice des ressources humaines, toute en empathie et en commisération, était : « ce n’est pas une obligation de l’employeur ». Comme l’a fait remarquer un collègue, le régime indemnitaire non plus (pourtant, elle, elle en touche un gros)…

En attendant, les agents paieront leur stationnement, comme tout le monde, pour venir travailler ! Une vingtaine d’euros par jours…

RASSEMBLEMENT DEMAIN MATIN A 8 h 30

Devant la mairie

Un préavis ayant été déposé pour la journée du 15 mars, il suffit de se déclarer en grève pour pouvoir venir.

Personne ne peut vous interdire de vous mettre en grève. Il n’y a pas de réquisition ou de service minimum qui tienne.

Le salaire retenu sera strictement proportionnel à votre temps de grève.

20180306 – Préavis 15 Mars 2018

Et si vous n’êtes pas concerné par le stationnement, vous l’êtes forcément par l’application immorale et clientéliste du RIFSEEP.

STATIONNEMENT DES AGENTS : ZERO POUR LA METHODE !

Voilà le courrier d’information que les agents stationnant sur le parking de la rue René Hamon ont pu trouver, collés par la pluie sur leur pare brise, en retournant à leur véhicule hier soir.

SURPRISE !

Le stationnement des agents, pour nous, c’est carrément une vieille lune puisqu’on demandait des réponses depuis 2014 et que la dernière rencontre sur le sujet entre l’employeur et les organisations syndicales a dû avoir lieu en janvier 2017 (ne nous emballons pas : cet atelier a connu trois réunions entre 2015 et janvier 2017 et butait sur la question du nombre de places dans le parking Paul Bert, que nous ne connaissons toujours pas). Et depuis, plus de nouvelles (comme pour les chantiers de la mutuelle, de la restauration, de l’assurance santé prévoyance, etc.) …

Le projet de fermer le parking de la Rue René Hamon, on le connaissait, ça faisait un bout de temps qu’il était dans les tuyaux. Alors pourquoi asséner le coup de bambou aux agents de la veille pour le lendemain aux agents ?

Nous souhaitons donc bon courage à tous les collègues qui, n’ayant pas eu l’occasion de s’inscrire auprès de la RH – puisque personne ne les avait informés de la nécessité de le faire – vont se retrouver aujourd’hui dans l’obligation de stationner ailleurs. Comme le stationnement est payant à Villejuif, la journée coûtant à peu près 20 euros (soit grosso modo 7 de plus que l’augmentation soit disant accordée lors du passage au RIFSEEP), les collègues y seront de leur poche !

On pourrait se dire : « Oui, mais c’est normal de chercher des places de stationnement pour les Villejuifois… » Mais même dans ce cas là, plusieurs questions demeurent :

La première, c’est pourquoi diffuser l’info seulement la veille ? N’aurait-il pas mieux valu laisser aux agents la possibilité de s’inscrire en RH (comme c’est recommandé sur le courrier) avant d’avoir à faire la transition, évitant à tout un chacun les galères qu’ils vont connaître aujourd’hui ?

La seconde, c’est pourquoi le parking de la rue René Hamon, alors que le petit parking de la rue Paul Bert – qui avait été ouvert au public lors de la mise en place du plan de stationnement – et qui depuis est redevenu ce qu’on appelle « le parking des élus », lui, restera à l’usage exclusif de l’exécutif et des directeurs ?

La troisième, c’est de savoir si le fameux Parking Paul Bert (un parking souterrain dont l’entrée se trouve en fait dans la Ruelle aux Puits), où certains agents refusent de stationner depuis que de nombreux véhicules y ont été vandalisés, a été sécurisé comme l’adjointe RH s’y était engagée il y a déjà un an ? A notre connaissance, non.

Une seule réponse possible : le mépris de notre employeur pour nous et nos conditions de travail qui se confirme un peu plus à chaque jour qui passe !

Encore une fois, nous avons beau demander le respect, des conditions de travail décentes, la prise en compte de nos revendications, le minimum en matière de dialogue social… Tout cela nous est constamment refusé !

Primes au mérite, décisions non négociées imposées à la sauvages, blocage de nos carrières…  Et maintenant, suppression de nos places de stationnement… Décidément, ce n’est pas la paix sociale que recherche le maire de Villejuif…

CHANGEMENT DE LOCAL : Une première victoire des organisations syndicales !

Il y a toujours plusieurs façons de faire les choses.

Si on veut que l’organisation syndicale change de locaux, par exemple, on peut venir la trouver et lui expliquer qu’on cherche une solution de relogement parce que des contraintes financières font que le local qu’elle occupe actuellement est devenu « trop onéreux » (aussi onéreux que de louer des locaux pour reloger les services chassés de la mairie centrale par l’arrivée de la police municipale ? ou le logement de fonction du nouveau DGS ?), mais que cela se fera dans le respect et la concertation. Au lieu de ça, à Villejuif, le maire s’est contenté de nous informer de ce que le bail ayant été résilié, il fallait que nous déménagions… sous quinzaine.

On notera au passage le bon usage du mode indirect : « le bail a été résilié », au lieu de « j’ai résilié le bail ». Ainsi, c’est au bail qu’on est supposé en vouloir, pas à celui qui l’a résilié… Chapeau la langue de bois…

Les organisations syndicales ont reçu ce matin les représentantes de l’administration qui ont été obligées de reconnaître que les bureaux qui nous sont proposés actuellement, rue Paul Bert, ne sont pas du tout ni aussi adaptés, ni aussi « propres » que les locaux que nous occupons actuellement. A cette occasion, une liste de nos demandes a été remise. Deux bureaux au lieu de trois, plus de salle de réunion… Où recevrait-on les services ?

Naturellement, la rencontre a été parasitée par les remontrances de l’administration : « Vous avez refusé de venir aux réunions que nous proposions ? » Ben oui ! Mais cela tombait sur des jours où nous n’étions pas disponibles ! Et nous avons proposé trois dates, avec un horaire ouvert… On nous a objecté que la responsable du service « Relation au Travail » était en congés sur nos propositions… Est-ce que cela empêchait de nous proposer d’autres dates ? Pas moyen de dépasser ce clivage, savamment entretenu pour nous donner le rôle des méchants…

Quant à la prétendue agressivité des représentants syndicaux, évoquée dans le Parisien… Nous avons tenté de la mettre en relation avec l’agressivité de la démarche qui consiste à poser un ultimatum – dégagez sous quinze jours ! – mais, comme d’habitude, nous ne nous sommes pas sentis très entendus.

« La première condition de la compréhension, c’est l’écoute ! » nous a asséné, très doctement, la directrice Ressources et Finances… Nous sommes bien d’accord, et c’est pour cette raison que nous aimerions assez qu’on nous écoute nous aussi…

Mais nous ne jetterons pas la pierre à ces collègues, qui aiment à nous répéter qu’elles ne sont pas décisionnaires et que « le patron c’est le maire ».  En cela, elles ont bien raison… Celui qui décide, celui qui fait ou qui fait faire, c’est le maire. Et nous avons souligné que nous entendions la difficulté dans laquelle cela les plaçait, elles.

Reprise du dialogue, alors ? Ou plutôt commencement ? Première victoire pour nous : d’un déménagement le 16 mars, il semble ne plus être question !

Nous attendons donc une nouvelle proposition, sachant qu’en aucun cas dans l’état actuel des choses, les locaux proposés Rue Paul Bert ne conviendront à notre activité, notamment en raison de leur vétusté…

Ci dessous, quelques photos du lieu proposé :

Une installation électrique à revoir…

Un mobilier assez chateau-branlant dans un espace plus petit que celui que nous occupons actuellement…

 

Et pompon sur la Garonne : un trou dans le mur…
On nous a précisé que c’était l’emplacement d’une grille d’aération qui est… tombée !!!
Pourquoi ? Elle était mure ?

Le tout perché au second étage d’un bâtiment ancien qui n’est plus entretenu depuis vingt ans et héberge actuellement le matériel des agents d’entretien – qui mériteraient eux aussi d’être mieux logés – et un ou deux bureaux pour… les élus d’opposition. Plus d’espace pour archiver ou entreposer notre matériel. Plus de salle de réunion. Une surface de bureaux divisée par deux ou trois…

Pour mémoire, rappelons que l’octroi de locaux distincts est de droit pour chacune des organisations syndicales et que « si le décret prévoit en faveur des agents certains droits précisément définis, il demeure possible, dans le cadre de négociations entre l’autorité territoriale et les syndicats, de fixer des conditions plus avantageuses.  » Plus avantageuses et donc pas moins avantageuses. Par ailleurs, si la collectivité ne parvient pas  à trouver de local adapté, la collectivité ou l’établissement doit verser aux organisations syndicales représentatives une subvention leur permettant de louer et d’équiper un local. La jurisprudence évoque aussi la question du respect des besoins de l’organisation syndicale.

Dans le contexte actuel de préparation des élections professionnelles, et à la veille de mobilisations importantes, notamment contre la réforme annoncée de la Fonction Publique et les attaques contre e statut des fonctionnaires, cette urgence subite à nous faire déménager ne peut être interprétée que comme une volonté délibérée d’entraver notre action syndicale.