La Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève pour les journées du 1er au 30 novembre 2022

Objet : Préavis de grève pour les journées du 1er novembre au 30 novembre 2022 couvrant l’ensemble des salarié·es et agent·es des villes, départements, régions, établissements publics, métropoles, offices de l’habitat, services et entreprises de l’eau et de la thanatologie

Messieurs les Ministres,

Dopés par la guerre en Ukraine, le cours du brut ayant dépassé les 120 dollars le baril dès juillet, les profits n’auront jamais été aussi élevés chez le groupe Total, atteignant la somme de 10,4 milliards de bénéfice au premier semestre de cette année, près de 2,5 milliards de dividendes versés exceptionnellement, alors que le PDG de Total a lui vu ses revenus augmentés de 52%, les salarié·es ont décidé démocratiquement de mener la lutte et d’appeler à la grève, notamment dans les raffineries. Les revendications légitimes de ces courageux·ses salarié·es qui osent s’opposer à l’inégalité de partage de la richesse, pour obtenir une juste répartition des profits historiques, attendent à ce jour une réponse.

Solidaires des salarié·es de la pétrochimie, nous condamnons les réquisitions ordonnées par le gouvernement. Le droit de grève pour les salarié·es du privé comme du public est un droit garanti par la Constitution.

Comme dans toutes les branches professionnelles, nous exigeons également du gouvernement une revalorisation significative et immédiate des traitements, des salaires et des pensions des personnels actifs et retraités de la Fonction publique.

Pourtant, vous refusez d’envisager toute nouvelle augmentation du point d’indice pour 2022, allant même jusqu’à prétendre un « accord commun des Organisations syndicales sur leur contentement d’un dégel du point d’indice à une hauteur historique de 5% en juillet dernier » ! C’est une véritable provocation et un mépris sans nom. En ne consentant qu’à une revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice, gelée depuis plus d’une décennie, déjà consommée par la flambée des prix, le gouvernement organise un nouveau recul du pouvoir d’achat des agents publics.

Encore une fois, et nous ne cessons de l’écrire, et de vous le dire, la seule réponse adéquate et attendue des fonctionnaires et agents publics est bien l’augmentation conséquente du point d’indice immédiate de 10 % et le rattrapage de la perte du pouvoir d’achat cumulée depuis les vingt dernières années. C’est pour cela d’ailleurs, aussi, à l’instar de notre mobilisation lors de la journée du 18 octobre dernier que nous appelons aux mobilisations des 27 octobre et 10 novembre prochain.

La fédération CGT des Services publics formule, de nouveau, et cela depuis de nombreux mois, trois demandes immédiates :

  • Une nouvelle mesure d’urgence sur la valeur du point d’indice, à caractère rétroactif, permettant au minimum de couvrir le niveau d’inflation prévu en fin d’année ;
  • La mise en place sans délai d’un mécanisme d’indexation de la valeur du point sur l’inflation ;
  • L’ouverture urgente de négociations portant sur le rattrapage des pertes et sur la revalorisation des grilles.

Bien qu’il soit nécessaire de relever le niveau des rémunérations des fonctionnaires à hauteur de l’inflation, cela ne suffira pas à rattraper les années de gel du point d’indice ni de résoudre le tassement des grilles pour toutes catégories hiérarchiques confondues.
De plus, nous exigeons :
• 10 % d’augmentation indiciaire et salariale ;
• 10 % de temps de travail en moins ;
• 10 % d’effectif en plus ;
• 10 % de temps de formation ;
• L’abrogation de la loi de Transformation de la Fonction publique.

La fédération CGT des Services publics prend une fois de plus ses responsabilités en déposant un préavis de grève pour les 1er novembre 2022, 2 novembre 2022, 3 novembre 2022, 4 novembre 2022, 5 novembre 2022, 6 novembre 2022, 7 novembre 2022, 8 novembre 2022, 9 novembre 2022, 10 novembre 2022, 11 novembre 2022, 12 novembre 2022, 13 novembre 2022, 14 novembre 2022, 15 novembre 2022, 16 novembre 2022, 17 novembre 2022, 18 novembre 2022, 19 novembre 2022, 20 novembre 2022, 21 novembre 2022, 22 novembre 2022, 23 novembre 2022, 24 novembre 2022, 25 novembre 2022, 26 novembre 2022, 27 novembre 2022, 28 novembre 2022, 29 novembre 2022, 30 novembre 2022, de 0 h à 24 h, pour l’ensemble des agent·es de la Fonction publique territoriale et pour les salarié·es relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Enfin, Messieurs les Ministres, notre organisation est disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.

Dans cette attente, nous vous adressons Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.

 

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ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL

La mairie de Villejuif ne tourne pas dans le vide et ses agents ne sont pas déconnectés des réalités sociales et de l’actualité nationale. Partout, des mouvements de grève se produisent pour obtenir de meilleurs salaires. Les luttes l’emportent ! Nous avons l’exemple de ce qui vient de se passer dans les raffineries, ou même plus proche de nous, pour la société Pizzorno (un des prestataires de la mairie) dont les salariés viennent d’obtenir une nette amélioration de leurs conditions de travail et la promesses de négociations salariales après six jours de grève.

Et nous ?

Avec un sursaut du point d’indice de 3,5% seulement l’été dernier et l’augmentation du temps de travail, les fonctionnaires territoriaux restent les plus mal payés des trois pans de la fonction publique. C’est au point qu’on n’arrive même plus à recruter !

Et donc non seulement nous sommes mal payés, mais nos métiers sont rendus plus durs encore par le manque d’effectif !

Comment y remédier ? Tous ensemble !

ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL
MARDI 8 NOVEMBRE DE 9h à 12h EN SALLE DU CONSEIL MUNICIPAL

et le 10 novembre, tous à la manifestation
organisée à Paris !

LES SYNDICATS CGT DE L’ENERGIE APPELLENT A L’ELARGISSEMENT DE LA GREVE

COMMUNIQUE DE LA FEDERATION CGT DES SERVICES PUBLICS

Par notre solidarité concrète et. la construction du rapport de force dans nos professions, soutenons la grève dans les industries pétrolières !

Réunies ce 12 octobre, les commissions exécutives des trois composantes de la CGT Fonction publique – Union fédérale des Syndicats de l’Etat, Fédération des Services publics, Fédération de la Santé et de l’Action sociale – affirment leur soutien plein et entier à la grève des travailleuses et travailleurs des industries pétrolières.

Elles condamnent les réquisitions ordonnées par le gouvernement, qui constituent une atteinte inacceptable au droit de grève garanti par la Constitution. Une fois de plus, le gouvernement agit en fonction des seuls intérêts du grand patronat, en acceptant d’ailleurs qu’il laisse pourrir la situation par son refus d’ouvrir des négociations avec les représentants syndicaux des grévistes.

Nous appelons nos syndicats à manifester leur solidarité concrète, par leur présence auprès des grévistes, par la participation aux initiatives de soutien à la grève et contre la répression, par le soutien financier à la lutte.

Avec les personnels de nos champs professionnels, c’est également par la mise en débat de l’entrée dans la bataille pour la satisfaction de nos revendications, que nous apporterons notre contribution à la lutte exemplaire engagée dans les industries pétrolières.

Montreuil, le 12 octobre 2022

Communiqué intersyndical : Déterminé.e.s pour nos retraites

L’intersyndicale, réunie le 3 octobre à Bagnolet, a pris acte de la volonté du gouvernement d’ouvrir des consultations concernant notre système de retraite. Il faut que le gouvernement précise ses intentions, ses éléments de diagnostics, la méthode de concertation et ses objectifs.
Attachées au système par répartition, les organisations syndicales se disent ouvertes pour mener des concertations qu’elles souhaitent loyales et transparentes pour plus de justice sociale. Celles-ci doivent porter sur les dispositifs de carrières longues, de pénibilité et d’usure au travail, de transition emploi retraite et de fins de carrière, d’emploi des séniors, de minimum retraite, de financement du régime et d’égalité femme/homme. Sur ces questions, les organisations syndicales travailleront ensemble pour porter des revendications communes.
Les organisations syndicales réaffirment que l’ensemble de ces sujets ne nécessitent pas de réforme paramétrique.
Les organisations syndicales réaffirment ainsi qu’elles sont, comme la majorité de la
population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite et à une augmentation de la durée de cotisation. Pour l’intersyndicale, des alternatives y compris financières existent et doivent faire l’objet de discussions.
Dans ce contexte, nos organisations syndicales rappellent qu’un salarié sur 2 arrivant à l’âge de départ à la retraite n’est plus en activité (invalidité, chômage, minima sociaux…). Ainsi, toutes mesures d’âge ne feraient que précariser encore les actuels et futurs travailleurs et travailleuses. Cela ne générerait par ailleurs, aucune économie pour notre système car conduirait à un transfert financier vers l’assurance chômage et pour l’invalidité et les minima sociaux, vers notre système de protection sociale.
Nos organisations appellent les actuels et futurs travailleurs et les travailleuses à se réunir et débattre, et n’hésiteront pas à construire tous les moyens d’action nécessaires si le gouvernement demeurait arcbouté sur son projet.
Dans ce contexte d’incertitude pour les travailleurs et travailleuses, l’intersyndicale a décidé de se réunir à nouveau courant octobre.

Bagnolet, le 4 octobre 2022

 

 

Secteur Petite Enfance : Toutes et tous en grève Jeudi 6 octobre 2022 Déjà plus de 70 rassemblements prévus partout en France !

Communiqué de presse

Secteur Petite Enfance
Toutes et tous en grève Jeudi 6 octobre 2022
Déjà plus de 70 rassemblements prévus partout en France !
A Paris, Départ à 10h30 Place des droits de l’enfant, Paris 14ème pour une manifestation en direction du Ministère de la santé et de la Prévention.
Une délégation sera reçue à 11h30, la CGT ne lâchera rien !
La fédération CGT des Services publics, aux côtés des professionnel·les de la Petite Enfance, dénonce fermement la dernière réforme des modes d’accueil et ses conséquences dramatiques tant pour les conditions de travail des personnels que pour la qualité d’accueil et la sécurité des enfants.
Notre organisation syndicale dénonce également le nouvel arrêté qui, depuis le 31 août dernier.
Dans un secteur déjà dévasté par la pénurie de professionnels, la seule « solution » mise en place, aujourd’hui, est le recrutement de personnels non qualifiés et non diplômés rendu possible depuis le 31 août 2021. Cet arrêté constitue une véritable offensive contre la reconnaissance des qualifications des agents. Il les mettra particulièrement en difficulté, puisqu’ils devront former ces personnels sans qualification aucune, alors qu’ils n’arrivent déjà pas à exercer leurs missions convenablement.
De plus, le passage en catégorie B des auxiliaires de puériculture en janvier 2022 a été effectué au rabais. La faiblesse des nouvelles grilles salariales est emblématique du mépris et de la spoliation que l’exécutif organise pour ces professionnels, en grande majorité des femmes. Alors que le coût de la vie s’envole, son refus d’accorder le CTI (Complément de Traitement Indiciaire) aux agent.es travaillant en établissements d’accueil de jeunes enfants est inadmissible. Les 49 points d’indice (189 euros nets mensuels), doivent être versés sans discrimination à tous les agents territoriaux de la filière sociale et médico-sociale.
Quant au comité de filière Petite Enfance auquel la CGT participe, nous ne pouvons que dénoncer la désinvolture, le mépris et l’hypocrisie qui en résultent ! Il ne s’agit là que d’un énième moyen pour le gouvernement d’accélérer la dérèglementation et la privatisation du secteur de la Petite Enfance !
Pour la Fédération CGT des Services Publics, il est urgent d’agir en faveur des revendications portées par les professionnel·les de la Petite Enfance.

C’est pour cela que nous exigeons :

 L’amélioration des conditions de travail et une véritable reconnaissance des qualifications des métiers du secteur de la Petite Enfance ;
 Une revalorisation immédiate des salaires et des carrières : +189 euros maintenant, le dégel et le rattrapage immédiat de la valeur du point d’indice d’au minimum 10% ;
 L’abrogation immédiate de l’arrêté du 29 juillet 2022 relatif aux personnels autorisés à exercer dans les crèches ;
 Une prise en compte de la pénibilité permettant un départ anticipé à la retraite avant 60 ans avec 75% du salaire des 6 derniers mois ;
 La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine ;
 Une stricte égalité femme-homme ;
 Une politique ambitieuse de la Petite Enfance, véritable investissement pour l’avenir des enfants et de notre société ;
 Un véritable service public de la Petite Enfance, seule alternative à la marchandisation du secteur.

Aussi, la CGT appelle à une journée de grève et de manifestation partout en France, dans l’unité la plus large, le jeudi 6 octobre 2022, aux côtés de Pas de Bébé à la Consigne.