Le CASC est toujours là !

Certains annoncent depuis quatre ou cinq ans que le CASC est mort, mais c’est faux. La preuve, l’été dernier encore des agents sont partis en congés grâce à lui. Et l’aide sociale d’urgence a continué de fonctionner depuis que la ville a abandonné le CASC en faveur du CNAS bien que celui-ci ne propose pas un service équivalent.

Au Conseil Municipal du 14 décembre 2020, les élus voté l’octroi d’une subvention exceptionnelle au CASC, considérant qu’il devait pouvoir continuer à fonctionner.

Bien sûr, l’opposition – c’est-à-dire, pour les férus d’histoire locale, la majorité d’hier qui avait décidé de se débarrasser du CASC  – a levé son bouclier et évoqué une étude de 2016 qui montrait que le CNAS était la meilleure solution pour les activités culturelles et de loisirs des agents de la ville… Elle se basait sur un seul argument : 100% des agents avaient adhéré au CNAS, alors que le CASC n’avait fait adhérer qu’un peu moins de la moitié des agents… Forcément : l’adhésion de la ville au CNAS faisait que tous les agents adhéraient automatiquement, alors qu’avec le CASC il y avait aussi une démarche volontaire à effectuer. Il fallait venir s’inscrire…

Il y avait aussi eu un questionnaire sur l’appréciation du CNAS et du CASC par les agents, mais il y avait eu peu de retour et il n’était pas possible d’en tirer la moindre conclusion, à ceci près que le CASC faisait moins de billetterie, alors que le CNAS n’avait pas d’aide d’urgence.

Depuis lors, l’assistante sociale du personnel a répété à plusieurs reprises dans son rapport annuel que le CASC était le seul partenaire qui lui permettait d’apporter une aide financière d’urgence aux fonctionnaires de la ville, ceux-ci étant exclus de la plupart des dispositifs sociaux. 

Par contre, sur les années 2017, 2018, 2019 et 2020, contrairement à ce qui est prévu par les textes, le Comité Technique n’a été destinataire d’aucun rapport d’activité du CNAS… Nous ne savon pas combien d’agents ont utilisé celui-ci pour les congés, pour les loisirs, etc…

Alors nous appelons de nos vœux un débat de fond sur l’offre faite aux agents, et une consultation pour que ceux-ci puissent eux-mêmes choisir la solution la plus adaptée à leurs besoins ! C’est ce que nous avons toujours demandé. Que les agents puissent choisir eux-mêmes.

La CGT remercie la municipalité de cette subvention exceptionnelle au CASC, qui lui permet de continuer à avoir une activité !

Cette subvention ne permettra malheureusement pas de maintenir le niveau de services et la proposition d’un catalogue vacances par rapport même aux quatre années précédentes. Mais chacun est conscient des difficultés budgétaires rencontrées cette année, une première année d’exercice pour cet exécutif, dans un contexte de crise sanitaire chaotique et dégradé. Nous regrettons que cela vienne si tard, mais cela permet de maintenir l’association à flot le temps d’organiser cette consultation et de décider de l’avenir du CASC. Nous sommes conscients que c’est déjà un bel effort et nous le saluons.

Nous félicitons les administrateurs du CASC et sa présidente, qui ont administré les fonds restant en caisse pour maintenir une activité pendant quatre ans, sans la moindre subvention de l’employeur. Des choix difficiles ont dû être faits et ils ont beaucoup travaillé, pour les agents.

Et par-dessus tout, nous remercions les agents qui ont continué à recourir au CASC alors même que cela était mal vu

Le CASC (21 rue Sévin, 01 46 78 03 74) est ouvert les Lundis, Mercredis et Jeudi de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30. 

(Il sera fermé du 20 au 24 décembre)

 

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