INFORMATIONS SUR LE TRAITEMENT DE LA CRISE DU COVID-19 A LA MAIRE DE VILLEJUIF

A tous nos collègues,

Avant tout, nous espérons que vous vous portez bien ainsi que vos proches.

Depuis quelques jours, conformément aux volontés gouvernementales, la Direction générale décide des modalités et rythmes de déconfinement pour une réouverture des services aux publics.  Elle navigue « à vue », en fonction des évolutions et des annonces du gouvernement.

Aussi, pour mieux vous informer, il nous semble d’abord nécessaire de faire un point avec vous sur ce qui s’est passé durant la longue période de confinement :

  • Officiellement, seuls les services dits indispensables sont restés en activité, avec des agents présents sur le terrain (10% d’entre nous), des agents en télétravail, des agents confinés : services sociaux, médicaux, scolaires et petite enfance pour les enfants des soignants, policiers et pompiers… Cependant, sans qu’il y ait eu d’appel à volontariat, des agents (par exemple certains agents du service jeunesse ont été choisis pour effectuer des distributions de denrées alimentaires qui n’étaient pas organisées en interne mais de façon personnelle par le maire en lien avec des associations. Nous savons déjà qu’ils ont bénéficié des moyens municipaux (masques…) qui ont par ailleurs fait défaut à des collègues contraints à être présents au sein de leurs services.
  • Nous, vos représentants du personnel, avons été destinataires de documents, d’abord incomplets, puis tardivement complets sur les mesures décidées (officiellement, et donc pas pour tous les services) et prises à l’échelle de la collectivité villejuifoise. Nous avons émis des remarques, formulé des demandes, rappelé des règles gouvernementales et locales. Souvent, pour une fois, nous avons été entendus. 
  • Nous avons été interpellés par certains d’entre vous qui se sont retrouvés bafoués dans leurs droits, dont la sécurité n’a pas toujours été garantie, dont les situations ont été inégalement considérées et traitées. Nous avons dénoncé les situations qui devaient l’être, conseillé et accompagné les agents qui le souhaitaient.
  • Nous avons été conviés par l’équipe de Direction Générale et la Directions des ressources humaines à 2 réunions d’information, durant lesquelles nous n’avons pu que demander des compléments d’information, qui ne nous ont pas encore tous été donnés.
  • Un comité technique a été organisé en visioconférence, où ne nous ont été présentées que des mesures d’ordre général, et sans aucun point ayant trait, alors que nous le demandions, à la mise en place du télétravail ou aux conditions de travail des agents travaillant en présentiel pendant le confinement. C’est là que nous avons appris que la décision avait été prise d’appliquer l’ordonnance impliquant la suppression de jours de congés, par exemple.

A ce jour, dans le respect des consignes de sécurité, nous nous rendons sur les différents services ouverts pour rencontrer les collègues présents, informer sur les mesures qui nous ont été communiquées, entendre et noter les remarques, attentes et demandes des collègues présents. 

Nous souhaitons vous en rendre compte, et vous informer des principales décisions prises par notre employeur :

  • Sans raison apparente, les conditions de travail et les distributions de masques et de solution hydro-alcooliques sont variables d’un service à l’autre, voire même d’une équipe à l’autre au sein d’un même service (écoles, services techniques et voirie…).
  • Bien que notre employeur ait décidé d’appliquer le maximum autorisé par le gouvernement en matière de suppression de jours de congés au titre de la période de confinement, nombre d’entre vous n’en êtes pas encore informés. Il est à noter que dans la mesure du respect des statuts, les maires ont un libre arbitre sur la gestion de leurs personnels, et que de fait ils peuvent ne pas appliquer cette suppression de congés, appelée mise en congés d’office.
  • Une prime est prévue pour les agents qui ont été présents et en contact avec les publics. Comme pour le CIA, les critères d’attribution ne nous ont pas été communiqués . Par ailleurs, les présences ne s’étant que rarement faites sur la base du volontariat, ce sont les agents « choisis » par leurs hiérarchies qui percevrons ces primes. Les autres sortiront de cette crise sanitaire sans dédommagement financier, et allégés d’une partie de leurs congés annuels.
  • Bien que le gouvernement ait pris des mesures visant à protéger les personnels en contrats à durée déterminée, nombre de collègues se sont vu signifier une fin de contrat, et ce même dans des secteurs sous tension, comme notamment la filière médicale. Sachant que le service radiologie avait déjà été supprimé par faute de recrutement, nous sommes en droit de nous interroger sur le devenir des services de santé publique à Villejuif, et de l’accès aux soins de nombreux villejuifois dont une partie de nos collègues.

Nous ne poursuivrons pas cette liste de mesures inacceptables, nous nous contenterons de vous transmettre nos tristes conclusions : en ce lendemain de crise sanitaire, à Villejuif, tout semble toujours arbitraire, inégalitaire, autoritaire…

En raison des mesures sanitaires, nous ne pourrons pas vous proposer d’en discuter en assemblée générale, mais restons vigilants et réactifs. Pour ce faire, n’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos remarques, constats, idées d’action…

N’hésitez pas à nous contacter au 06 17 44 09 82 (CGT O/E) ou au 06 12 54 60 76 (CGT Ugict).

Les propositions de la CGT :

  • Une hausse du point d’indice immédiate pour toutes les fonctions publiques.
  • Le maintien des jours de congés pour tous les agents qui n’ont absolument pas choisi de pouvoir travailler ou pas pendant cette période de confinement. Pourquoi ne pas accorder des jours de congés exceptionnel à ceux qui étaient « mobilisés au front » ?
  • Remboursement des repas des agents présents comme prévu par le décret n° 2020-404 du 7 avril 2020 relatif à la prise en charge des frais de repas de certains personnels civils et militaires dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, et à ceux qui depuis le 11 mai reprennent leur travail, un montant égal à la participation de l’employeur pour les repas habituellement proposés par la SEMGEST, et ce jusqu’à sa réouverture.
  • Prolongation de tous les CDD pour une durée équivalente à celle du confinement.

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