BILAN DU MANDAT MUNICIPAL

Vous l’aurez remarqué : c’est la saison des élections municipales.

En cette période de fin de mandat, les bilans fleurissent, et les promesses de campagne abondent. Vous avez certainement pu découvrir sous le slogan « Un bon maire on le garde » celui de l’actuel exécutif.

Pourtant tout n’est pas rose pour le service public rendu aux Villejuifois, et il y a fort à dire sur la période 2014-2020. Si l’exécutif est satisfait de son action, les agents de la ville que représentent nos syndicats ont un point de vue tout différent. C’est en nous appuyant sur leurs témoignages, et sur nos constats que nous avons dressé le nôtre.

En tant qu’agents de cette ville, depuis 2014, nous avons eu à faire face à une profonde dégradation de la qualité du service que nous rendons aux Villejuifois, pour notre plus grand regret. Nous avons tenté, tant bien que mal, en dépit de l’hostilité de l’exécutif, de maintenir un service de qualité à chaque fois que cela a été possible, mais force est de constater que nous rendons moins de services, et toujours dans des conditions plus difficiles pour nous.

CONCRETEMENT :

En 2015 : Une demande de passeport était immédiate.

En 2020 : 3 semaines d’attente pour demander un passeport.

Pour une attestation d’accueil : En 2015, une semaine.  Aujourd’hui  deux semaines en moyenne.

Pour le recensement militaire : En 2015 c’était immédiat, aujourd’hui il faut dix jours.

On nous a dit « meilleure organisation du travail » nous avons vécu « moins de services pour les Villejuifois ».

Nous avons repris les titres employés dans le bilan de l’Exécutif sortant. Nous ne nions pas que sur certains dossiers, il y a eu des améliorations. Nous n’idéalisons pas ce qui se passait « avant », il ne s’agit ni de nostalgie, ni d’amnésie. Simplement, nous constatons :

Des finances assainies ?

Mise au placard de l’ancien chef du service des marchés publics et disparition des cellules financières dans les directions… Plus de visibilité pour les fonctionnaires, pas de garantie de sincérité des budgets, très peu de temps pour monter les budgets dans les services et donc faire en sorte qu’ils  reflètent les besoins de la population.

 Proximité, Citoyenneté, Démocratie.

Les associations dénoncent massivement un favoritisme dans l’attribution de salles, de subventions… Menaces de fermeture des équipements de quartier, comme les mairies annexes, au profit de l’e-administration, qui aggrave la fracture sociale.En ce qui concerne les démarches, passeport, carte d’identité, justificatif de recensement, le délai d’attente des usagers a augmenté. Des postes ont été supprimés à l’État Civil et aux Affaires Générales.

Et en matière de lutte contre l’exclusion et les discriminations : Diminution de 2/3 du budget dédié à la lutte contre les discriminations et de ¾ de celui de la démocratie participative après 2015. Et toutes les actions visant à l’intégration des Roms et à la protection de leurs enfants (scolarisation) ont été arrêtées à l’été 2015, et remplacées par une politique d’expulsion systématique.

Disparition d’une Ludo mobile, qui allait dans les quartiers, au profit du café-ludo.

 Solidarité, égalité femme-homme

La mise en place de nouveaux critères a entraîné une restriction d’accès et une diminution de distributions aux usagers. L’aide alimentaire financière municipale octroyée par la commission sociale a été suspendue pendant deux ans, soit disant pour financer l’épicerie solidaire gérée pourtant par une association. Les populations en grande précarité ont de moins en moins d’accès à la solidarité, et les différences de traitement entre les usagers se sont généralisées… Le nouveau logiciel d’inscription aux activités périscolaires a posé de gros problèmes aux familles…

 Sécurité, médiation, prévention

La mise en place d’une police municipale, longtemps décrite comme le secteur phare du programme municipal, mais avec des moyens de fortune (un poste de police sans aménagement pour les agents, par exemple : ni douches, ni vestiaires). La médiation, la prévention, ont perdu tous leurs moyens : une quarantaine de policiers municipaux pour la sécurité, deux agents pour la prévention, et rien pour la médiation.

 Culture

Signalons d’abord la fermeture et l’absence complète de soutien à des lieux alternatifs et associatifs comme le Chêne ou le Portail, malgré leur popularité. Aucun nouvel équipement, une réorganisation de la médiathèque et une ouverture des PULPs à effectifs constant ce qui met toutes les équipes en tension en cas de congés ou de maladie. La disparition d’un poste de direction des maisons pour tous qui entraîne un isolement des équipes et un flou de leurs missions. Bilan : moins d’activité et prévalence de logiques comptables, au détriment de la qualité et des usagers.

 Jeunesse

La disparition des Structures Ouvertes et la disparition de plus de 70% des postes d’animateurs a entraîné une baisse de fréquentation chez les 11-17 ans. Pour les 18-25 ans, plus de structure, juste des contacts réguliers, et des activités ponctuelles et consuméristes… Quant à l’accompagnement vers l’emploi il se résume à des partenariats avec peu d’entreprises, ou des séances de job-dating peu fréquentes.

 Urbanisme et Habitat.

La réduction du parc de logements sociaux et le manque d’agents au service logement a entraîné un nouvel allongement des délais et l’augmentation du nombre de demandeurs… En matière d’urbanisme, de nombreux usagers dénoncent un manque de transparence et une absence de concertation alors que cela concerne leur cadre de vie. Le sentiment général c’est que les enfants des Villejuifois d’hier ne pourront plus vivre dans une Villejuif bétonnée et devenue trop chère.

 Nature en ville & Propreté

La ville est censée être plus propre, mais le nombre d’agents a diminué, avec le recours à des entreprises privées. Les agents dénoncent des effectifs insuffisants, leurs difficultés à obtenir du matériel ou des équipements de protection individuelle pour travailler efficacement. Et un déséquilibre de traitement entre le centre-ville et les autres quartiers.

 Éducation.

Dès 2015, les agents d’Entretien dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de matériel. Les ATSEM, les Gardiens d’école, les Animateurs, font les mêmes constats. Une école (prévue depuis 2012) a été construite, mais sera insuffisante pour faire face à l’augmentation de la population. Un manque de personnel est également signalé par les agents, notamment pour l’encadrement de la restauration scolaire, Ce qui peut parfois aboutir à des sollicitations de certains agents sur des tâches qui ne sont pas les leurs.

Au service enfance, on n’embauche plus de fonctionnaires : tous les personnels sont embauchés en CDD, et donc moins bien formés sur le long terme et moins impliqués. Une baisse de fréquentation des Accueils de Loisirs a été observée sur les petites vacances et toujours des difficultés d’encadrement des enfants dues à un manque d’effectif.

 Sport

Des conditions toujours plus difficiles pour les agents chargés de l’entretien des équipements, pris entre les injonctions des clubs sportifs et des directives contradictoires des élus et de leurs hiérarchies… Certains clubs sont mis à l’index, d’autres se voient accordés des privilèges… C’est l’un des domaines où l’inégalité de traitement entre les usagers est la plus flagrante…

 Economie, Emploi, Commerces de proximité

Dès le début du mandat, mise à l’écart puis renvoi des agents chargés de ces questions. Aujourd’hui, il n’y a plus de lisibilité sur ces domaines où la mairie n’est que partenaire, et jamais à l’initiative.  La mise en place du stationnement payant dans le centre-ville, supposé améliorer le quotidien des commerçants semble avoir eu l’effet inverse. Régulièrement, l’arrivée de « grandes enseignes » est annoncée par le maire, mais on ne les voit jamais…

 Des animations populaires

Surtout des animations ramenées vers le centre-ville, et promouvant l’œuvre des élus plutôt que l’identité de notre ville ou la créativité des habitants. Les fêtes de quartier organisées souvent avec l’appui des associations et de la jeunesse, ont majoritairement disparu, ce qui contribue à éloigner le service public des quartiers de Villejuif.

 Petite enfance

Alors que la population augmente, le nombre de crèches publiques, lui, stagne. Des crèches privées ont été implantées, mais il est difficile d’y obtenir des places et la place de l’enfant s’y efface derrière la rentabilité de l’entreprise. A nouveau, les agents déplorent un sentiment que leur technicité et leur professionnalisme, mis en compétition avec le privé, ne soient pas pris en compte. Ils ont les moyens d’offrir un meilleur service, mais l’occasion ne leur en est pas offerte.

 Seniors, santé…

Les prestations aux retraités sont en diminution, notamment pour les aides à domicile, au bénéfice du secteur privé, encore une fois. De nombreux EPAHDs privés sont sortis de terre mais demeurent vides en raison des tarifs pratiqués…

En matière de santé, les agents des centres municipaux (menacés de fermeture dès le début du mandat) se sont vus de moins en moins nombreux, et plongés dans un climat de tension, qui rejaillit parfois sur les patients. La logique de rentabilité entrave à nouveau l’objectif initial – un accès à la santé pour tous – et les agents se voient ordonner d’obtenir un paiement immédiat des soins : « Si ils n’ont pas les moyens de se soigner, les gens n’ont qu’à rester chez eux », s’entendent-ils dire… Et au final, l’un des équipements (le SaMi) a vu ses horaires d’ouverture diminués. Les médecins de ville se plaignent d’un manque de coordination et de l’absence de réaction du maire à leurs alertes devant le départ de plusieurs d’entre eux. La fermeture de la radiologie au CMS Rouquès est prévue…


DES ANNONCES EN CONTRADICTION PERMANENTE AVEC LES FAITS.


À chaque fois qu’on nous a dit « concertation », le personnel a été écarté de l’élaboration des projets ou de la prise de décision. Notre avis n’a pas été pris en compte. Concerter et informer, ce n’est pourtant pas pareil.

Les lignes directrices de la méthode :

  • « Avant ce n’était pas bien.» Alors que l’exécutif avait promis à son arrivée une transition en douceur, très rapidement le personnel a réalisé que la logique était de casser les fonctionnements antérieurs. Même ceux qui avaient fait leurs preuves… De nouvelles méthodes  été imposées sans tenir compte des réalités du terrain ou des usagers. Cela a très entraîné des carences : moins de réactivité, moins d’efficacité, un service public moins bien rendu…
  • Aucune transparence. Les décisions sont prises de façon autoritaire, sans respect des instances de représentation du personnel, sans concertation avec les agents, sans prendre en compte leur expérience. Ainsi, personne ne connaît les critères appliqués à l’attribution des primes (dans le RIFSEEP, particulièrement). Cela génère en plus des divisions et des jalousies, et induit une ambiance délétère.
  • Une réorganisation des services jamais aboutie. Réorganiser les services de la ville faisait partie de nos revendications. C’était une nécessité. Une méthode a été établie en 2015 : on commençait par les directions et on descendait vers le bas, le tout en concertation avec les agents. Ce n’est pas du tout ce qui s’est produit. Des bouts de chandelle ont été réorganisés, et le résultat est qu’aujourd’hui la ville n’a plus d’organigramme. Cela continue d’entraîner un manque de lisibilité sur le fonctionnement de la mairie, pour les agents comme pour les usagers. Concrètement, dans certains cas, on ne sait plus qui fait quoi.
  • L’absence de circuits de décision. Il n’y a pas grand-chose de pire pour une administration, et c’est pour les renforcer que nous voulions une réorganisation : quels sont les circuits de validation ? Qui donne les ordres ? Qui prend les décisions ? Comment l’information est-elle diffusée pour permettre de travailler ? Ce sont ces questions aujourd’hui que se posent les agents, parfois empêchés de remplir leurs missions parce que personne n’a réfléchi à comment ils pouvaient les remplir…
  • La Qualité de Vie au Travail. Alors qu’on nous explique depuis le début de l’année 2019 que la QVT est l’objectif majeur de l’année, les agents constatent tous qu’ils perdent le sens de leurs missions et que leurs conditions de travail continuent de se dégrader. L’opposé du résultat espéré quand on met en place une charte Qualité de Vie au Travail. Dans tous les secteurs, ils se plaignent de devoir travailler toujours sur le fil du rasoir et dans l’extrême urgence. Les injonctions viennent polluer les missions régulières…
  • La disparition de l’égalité de traitement. Et comme si tous ces facteurs n’étaient pas déjà suffisamment anxiogènes pour les usagers comme pour les agents, d’un coup plus aucune règle ne s’applique à personne. Tout est à la tête du client. Les prestations ? L’octroi d’un document ? Les processus d’exception ? Le déroulé des carrières ? L’attribution des primes ? Ca dépend à qui l’usager demande, ou qui est l’usager. Il n’y a plus une seule règle pour tous, mais une collection d’exceptions. Les règles sont à géométrie variable… C’est l’opposé de ce que devrait faire une administration. Sans cadre clair, il n’y a pas moyen de savoir si on fait bien ou mal son travail. Se sentant toujours en faute, ou en risque de l’être, les agents s’épuisent.
  • Le management par le cri. Ultimement, c’est le résultat : de plus en plus souvent, manager ou diriger, ça n’est plus expliquer et motiver, c’est crier, menacer, sanctionner. Et le DGS montre l’exemple en se vantant lors des « petits déjeuners du maire » de l’augmentation du nombre de sanctions, preuve que la collectivité serait bien gérée… Et les sanctions pleuvent pour des motifs de plus en plus fantaisistes…

En résumé :

  • Les conditions de travail se sont massivement dégradées, y compris pour des services désignés comme prioritaires comme la Police Municipale, l’environnement ou l’éducation. Cela se traduit aussi dans une baisse des effectifs.
  • Les agents voient certaines de leurs missions déléguées au privé pour un coût équivalent et un résultat souvent inférieur. Le privé est là pour faire du profit, pas pour l’intérêt général.
  • Le manque de clarté du projet politique entraîne une baisse de la qualité du service rendu au Villejuifois.
  • Une fracture se creuse entre les usagers et l’administration puisque l’objectif n’est pas de rendre le meilleur service, mais d’abord de réduire les coûts de fonctionnement…

Notre message aux Villejuifois, aujourd’hui, c’est qu’il faut préserver un service public à la hauteur de vos besoins, et des besoins des Villejuifois de demain !

 

Préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées du 3, 5 et 8 mars 2020

Source : Fédération CGT des Services Pubics.

Madame et Messieurs les Ministres,

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous appelons les salarié.e.s et agents territoriaux à se mobiliser pour que les questions d’égalité femme-homme dans la société et au travail soient une priorité, tant dans le secteur public que dans le privé, considérant que la lutte collective contre les inégalités, les stéréotypes sexistes et les discriminations subis par les femmes sont l’affaire de toute la CGT !

Pour les femmes, de fortes inégalités existent dans l’emploi et l’insertion professionnelle, au travail et après, devant la retraite. L’écart salarial moyen stagne autour de 25 %. Dans la Fonction publique territoriale, les femmes perçoivent en rémunération nette moyenne 8,3% de moins que les hommes. Exiger cette égalité salariale, c’est 6 milliards d’euros de cotisation pour les caisses de retraite, et cela permettrait à une majorité de femmes d’acquérir une autonomie, en les sortant de la dépendance financière de leur conjoint.

Alors que depuis plus de 30 ans, elles sont plus diplômées que les hommes, 48 % des femmes occupant un emploi sont cantonnées dans quatre secteurs d’activité : la santé et les services sociaux, l’éducation, l’administration publique et le commerce de détail, dont les qualifications ne sont pas reconnues. À qualifications égales, les inégalités salariales persistent.

De plus, avec la loi de « transformation de la Fonction publique », le gouvernement aggrave les inégalités entre les femmes et les hommes, avec notamment plus de précarité et de flexibilité, mais également du fait de la fusion des instances représentatives du personnel une régression de la prise en charge par les CHSCT des problématiques de santé, de sécurité et de conditions de travail, dont les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. Les femmes sont les premières victimes des politiques d’austérité et de dérèglement du droit du travail et elles seront les grandes perdantes de votre contre-réforme des retraites en cours.

La lutte pour l’égalité professionnelle constitue donc un levier de premier plan pour parvenir à une égalité réelle entre les femmes et les hommes, et, l’urgence à obtenir l’égalité est toujours là.
La Fédération CGT des Services publics a des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :
-  une loi spécifique
-  la revalorisation des grilles rémunérations des métiers à prédominance féminine afin d’accéder à l’égalité salariale et la reconnaissance des qualifications ;
-  la titularisation des contractuel-le-s ;
-  la reconnaissance de la catégorie active pour les professions à prédominance féminine dont la pénibilité est incontestable ;
-  la suppression des ratios promus promouvables pour l’accession aux grades supérieurs (pouvant être la conséquence des temps partiels, des congés maternité) ;
-  la sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de retraite, et le retrait du projet de système par points voulu par le gouvernement ;
-  l’abrogation de la loi dite de « transformation de la Fonction publique » ;
-  la revalorisation des pensions de retraite pour tous, notamment pour les femmes qui subissent le blocage de leur carrière et des bas salaires dans des métiers pénibles et peu reconnus.
-  l’arrêt de tout processus d’augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h par semaine ;
-  un budget dédié pour la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
-  des mesures contraignantes pour les employeurs avec une obligation de résultat sur la suppression des écarts de rémunération et des inégalités.

Il est urgent de mettre en place un vrai plan d’action avec des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail comme dans la vie.

Afin de permettre aux personnels de notre champ fédéral de participer aux initiatives de mobilisation qui seront organisées, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour les journées du 3, 5 et 8 mars 2020, couvrant l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET,
Secrétaire générale


Préavis adressé le 24 février à :
• Mme Muriel PENICAUD, Ministre du Travail
• M. Gérald DARMANIN, Ministre de l’Action et des Comptes publics
• M. Olivier DUSSOPT, Secrétaire d’État chargé de la Fonction publique


UNE MANIFESTATION EST ORGANISEE LE 7 MARS A 11h A VILLEJUIF.

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS AUX ELECTIONS MUNICIPALES

Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection municipale 2020 à Villejuif,

Vous avez décidé de présenter une liste pour briguer au mandat vous plaçant en position de gérer les affaires de la commune de Villejuif. Comme vous en avez certainement conscience, celui-ci implique non seulement d’organiser la vie de la commune et le service public rendu aux Villejuifois pour les affaires courantes comme pour les années à venir,  mais vous placera également en position d’employeur pour près de 1200 agents.

Nous, représentants du personnel CGT, souhaiterions recueillir votre positionnement sur ce que représentent pour vous d’une part  le service public, et d’autre part ceux et celles qui œuvrent à sa bonne exécution, à savoir les agents.

La situation des agents de la ville est critique : d’un côté, la précarisation des fonctionnaires est aggravée à cause de réformes gouvernementales, de l’autre, les agents de Villejuif souffrent d’une ambiance délétère et de conditions de travail très difficiles. Du mouvement social initié suite à une insuffisance des fournitures (parfois aussi basiques que le papier toilette dans les écoles) en 2015, au droit de retrait exercé par les agents de l’Épi d’Or en janvier dernier parce que le site était encombré de déchets à la suite d’une panne de leur outil de travail, les agents de Villejuif n’ont pas cessé de dire qu’ils voulaient mieux servir les Villejuifois mais qu’on ne leur en donnait plus les moyens.

À cela s’ajoutent les problèmes liés à des décisions prises sans transparence, et sans jamais associer les personnels en matière d’organisation du travail.

Les agents de la ville se posent des questions concrètes :

  • Quels sont vos engagements en matière de consultation du personnel et de dialogue social ?
  • Comment comptez-vous lutter contre les inégalités femme-homme au sein de la collectivité ?
  • Êtes-vous prêts à remettre à plat les questions de régime indemnitaires, et à faire en sorte que les critères et les conditions soient transparents, objectifs et accessibles par tous ?
  • Êtes-vous favorable à la prise en charge des activités sociales et culturelles par les agents eux-mêmes, par le biais du Comité d’Action Sociale et Culturelle, géré par les agents, plutôt que par le biais d’un prestataire privé ?
  • Êtes-vous prêt à l’arrêt de recrutements de précaires sur des besoins permanents ?
  • Êtes-vous prêt à développer une démarche de management alternatif au « management par la terreur et par le cri » actuellement en place ?
  • Êtes-vous prêt à de titulariser les agents en contrat à durée déterminée, leur permettant ainsi de sécuriser leur emploi, et d’accéder plus facilement, par exemple, à des logements ?
  • Êtes-vous prêt à l’arrêt des privatisations et le retour en régie de toutes les délégations de service public vendues au privé par l’exécutif sortant (entretien des rues, des écoles, travaux dans les bâtiments municipaux, etc…) ?
  • Êtes-vous favorable à une prise en charge des complémentaires « santé » et « maintien de salaire » pour les fonctionnaires à la même hauteur que celle pratiquée dans le privé (c’est-à-dire au minimum de 50%) ?

Nous espérons que vous voudrez bien apporter des réponses à ces questionnements. Nous ne manquerons pas de faire parvenir à nos syndiqués, et à tout agent qui réclamerait ces informations, voire, avec votre accord, à publier vos réponses sur notre blog.

Nous vous prions de croire, Mesdames, Messieurs, en l’expression de nos salutations distinguées.