« TOUS DANS LA MÊME ÉQUIPE » disait le maire…

« La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, … » (article 6 de la loi du 13 juillet 1983, application du préambule de la constitution de 1946 qui dispose que «Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses opinions ou de ses croyances ».

Et pourtant. Pourtant à la ville de Villejuif, ces droits élémentaires sont considérés comme des délits inexcusables. Ces forfaits insupportables légitimeraient même les méthodes employées pour faire partir des agents qui n’ont pourtant commis aucune faute, n’ont contrevenu ni à leur obligation de réserve ni à leur devoir d’obéissance.

Nous avons enfin réussi à avoir connaissance de la fameuse liste noire des agents ciblés par le maire qui a demandé leur bannissement sans respect particulier ni du statut de la fonction publique ni du droit en vigueur. Cette liste, datant de fin 2015, non exhaustive (nous avons omis le nom d’agents encore présents ne souhaitant pas voir leur nom apparaître), serait réactualisée régulièrement.

Ces noms sont les suivants :

Nadia AIT-AMER-COURGEAU, Magda BENDJILALI, Alain BIDET, Nadia BOUGHANI, Alexandra BRETEAU, Nathalie BUISSON, Olivier BUSCHBAUM, Sarah CANTAL-DUPART, Nelly DETRICHE, Jean-Michel ESTRADE, Marie-Noëlle FERRARO, David FLECK, Sylvie GUERINEAU, Guy LACELLE, Dominique LAMBERT, Fabrice LAVOGADE, Nathalie LEDON, Gilles MICHEL, Laurent PEPE, Murielle PINEAU.

Pourquoi ces agents ? Difficile de comprendre la logique du maire à première lecture. Il s’agirait de ceux que le maire croit communistes ou syndicalistes ou affiliés à ses opposant politiques. Certains ne sont ni l’un ni l’autre, mais qu’importe après tout. « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ».

Ce qui est certain, c’est que tous ces agents ont été victimes de maltraitance, humiliations, harcèlement, déplacement, retrait de rémunération, mise au placard… Nombre d’entre eux ont dû quitter la collectivité, fuyant le traitement qui leur était fait. Certains ont pris leur retraite dès qu’ils ont pu. D’autres sont malheureusement en arrêt maladie. D’autres encore sont toujours là, malgré tout.

Questions : est-il légitime de la part d’un maire, premier magistrat de la ville, de maltraiter les agents qui n’auraient pas les mêmes convictions politiques, philosophiques ou religieuses que lui ? Et ce alors que comme tout employeur, il a l’obligation de protection envers tous les agents de la collectivité dont lui a été confiée la charge.

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