Toutes et tous dans les actions du 5 février

Malhonnête comme souvent, le Gouvernement tente de faire croire qu’en introduisant le C2P et la retraite progressive dans la Fonction publique, il permettra la reconnaissance de la pénibilité et améliorera les conditions de la fin de carrière.
Rien n’est plus faux !

En effet, depuis longtemps, la catégorie active permet aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses et pénibles de bénéficier de départs anticipés de 5 ans ou de 10 ans.

La catégorie active ne serait, au mieux, maintenue qu’aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses.

En réalité avec le projet du pouvoir exécutif, ce sont des centaines de milliers d’agent·e·s qui soit perdront tout droit à partir avant l’âge légal, soit partiront au mieux 2 ans avant.

Par ailleurs, la possibilité d’être à temps partiel en percevant une partie de sa retraite ne serait ouverte qu’à 62 ans, ce n’est donc pas du tout la cessation progressive d’activité dont nous revendiquons le rétablissement AVANT l’âge légal de départ à la retraite.

Le projet du pouvoir exécutif, c’est un recul social sans précédent mettant gravement en péril la santé des salarié·e·s concerné·e·s et leur faisant courir des risques insensés.
Nous ne laisserons pas faire une telle vision libérale et mortifère !

À l’inverse de ce que le gouvernement compte imposer, ce qui est juste et nécessaire aujourd’hui c’est :
➜ Le maintien, l’extension et l’amélioration de la catégorie active ;
➜ Sa reconnaissance par corps et cadres d’emploi et pas de manière individuelle ;
➜ La mise en place de dispositifs permettant de partir à taux plein dès l’ouverture
des droits pour les personnels concernés ;
➜ Une véritable réflexion et des moyens engagés sur les secondes carrières, les aménagements de postes en fin de carrière, les cessations progressives d’activité.

Pour nous faire entendre d’un pouvoir qui refuse la moindre concertation, il n’y a que la voie du rapport de force.

C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FAFP, FO, FSU et SOLIDAIRES de la Fonction publique appellent, dans le cadre du mouvement interprofessionnel,

À FAIRE DU MERCREDI 5 FÉVRIER UNE JOURNÉE D’ACTIONS DANS TOUS LES TERRITOIRES POUR LE MAINTIEN ET L’AMÉLIORATION DE NOS ACQUIS EN MATIÈRE DE PÉNIBILITÉ

ENSEMBLE, NOUS ALLONS GAGNER POUR NOS RETRAITES SOLIDAIRES ET FAIRE RETIRER CE PROJET DE LOI SCÉLÉRAT !

 

 

Préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées des 7 février 2020 au 29 février 2020

Madame et Messieurs les Ministres,

Depuis le 5 décembre dernier, les salariés se mobilisent régulièrement contre le projet de réforme des retraites que le gouvernement porte.

Malgré les multiples mobilisations dans le champ fédéral, malgré le soutien toujours présent de la population et malgré la détermination des organisations syndicales majoritaires de la Fonction publique territoriale, force est de constater que, pour le moment, le gouvernement n’entend pas faire évoluer son positionnement.

Il est pourtant plus qu’urgent d’entendre cette contestation sociale et tenir compte des mobilisations partout dans le pays.

Les agents de la fonction publique et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social) restent attachés à leur régime de retraite et entendent tout mettre en œuvre pour le conserver.

La Fédération CGT des Services publics porte un projet alternatif et reste déterminée à combattre cette politique antisociale et autoritaire.

Avec les agents et salariés du champ fédéral, nous portons les revendications suivantes :
-  La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de retraite, et le retrait du projet de système par points voulu par le gouvernement ;
-  L’abrogation de la loi dite de « transformation de la Fonction publique » ;
-  Le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques, dont le droit constitutionnel de grève ;
-  Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;
-  L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des services publics, la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, le réengagement financier de l’État dans le financement des services publics ;
-  Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture des postes nécessaires ;
-  L’arrêt de tout processus d’augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h par semaine ;
-  Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune et une contribution accrue du capital au financement des services publics.

Afin de permettre aux personnels du champ fédéral de se mettre en grève pour porter leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose des préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées suivantes : 7 février 2020, 8 février 2020, 9 février 2020, 10 février 2020, 11 février 2020, 12 février 2020, 13 février 2020, 14 février 2020, 15 février 2020, 16 février 2020, 17 février 2020, 18 février 2020, 19 février 2020, 20 février 2020, 21 février 2020, 22 février 2020, 23 février 2020, 24 février 2020, 25 février 2020, 26 février 2020, 27 février 2020, 28 février 2020, 29 février 2020 pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et pour les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

Notre organisation reste disponible pour toute négociation sur les revendications des personnels.

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics
Natacha POMMET,
Secrétaire générale


Préavis adressé le 29 janvier à :
• Mme Muriel PENICAUD, Ministre du Travail
• M. Gérald DARMANIN, Ministre de l’Action et des Comptes publics
• M. Olivier DUSSOPT, Secrétaire d’État chargé de la Fonction publique

RETRAITES : ON NE LÂCHE RIEN !

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.
L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d’éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certain-es catégories.
A la veille de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.
Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.
Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

« TOUS DANS LA MÊME ÉQUIPE » disait le maire…

« La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, … » (article 6 de la loi du 13 juillet 1983, application du préambule de la constitution de 1946 qui dispose que «Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses opinions ou de ses croyances ».

Et pourtant. Pourtant à la ville de Villejuif, ces droits élémentaires sont considérés comme des délits inexcusables. Ces forfaits insupportables légitimeraient même les méthodes employées pour faire partir des agents qui n’ont pourtant commis aucune faute, n’ont contrevenu ni à leur obligation de réserve ni à leur devoir d’obéissance.

Nous avons enfin réussi à avoir connaissance de la fameuse liste noire des agents ciblés par le maire qui a demandé leur bannissement sans respect particulier ni du statut de la fonction publique ni du droit en vigueur. Cette liste, datant de fin 2015, non exhaustive (nous avons omis le nom d’agents encore présents ne souhaitant pas voir leur nom apparaître), serait réactualisée régulièrement.

Ces noms sont les suivants :

Nadia AIT-AMER-COURGEAU, Magda BENDJILALI, Alain BIDET, Nadia BOUGHANI, Alexandra BRETEAU, Nathalie BUISSON, Olivier BUSCHBAUM, Sarah CANTAL-DUPART, Nelly DETRICHE, Jean-Michel ESTRADE, Marie-Noëlle FERRARO, David FLECK, Sylvie GUERINEAU, Guy LACELLE, Dominique LAMBERT, Fabrice LAVOGADE, Nathalie LEDON, Laurent PEPE, Murielle PINEAU.

Pourquoi ces agents ? Difficile de comprendre la logique du maire à première lecture. Il s’agirait de ceux que le maire croit communistes ou syndicalistes ou affiliés à ses opposant politiques. Certains ne sont ni l’un ni l’autre, mais qu’importe après tout. « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ».

Ce qui est certain, c’est que tous ces agents ont été victimes de maltraitance, humiliations, harcèlement, déplacement, retrait de rémunération, mise au placard… Nombre d’entre eux ont dû quitter la collectivité, fuyant le traitement qui leur était fait. Certains ont pris leur retraite dès qu’ils ont pu. D’autres sont malheureusement en arrêt maladie. D’autres encore sont toujours là, malgré tout.

Questions : est-il légitime de la part d’un maire, premier magistrat de la ville, de maltraiter les agents qui n’auraient pas les mêmes convictions politiques, philosophiques ou religieuses que lui ? Et ce alors que comme tout employeur, il a l’obligation de protection envers tous les agents de la collectivité dont lui a été confiée la charge.

PREAVIS DE GREVE POUR LE MOIS DE FEVRIER

 Monsieur le maire de Villejuif,

Vous voudrez bien prendre acte de ce préavis de grève, dont nous espérons qu’il suscitera cette fois ci chez vous une réaction. Celui-ci a bien évidemment pour objet principal la contestation de la réforme des retraites voulue par un gouvernement enferré dans une logique gestionnaire et toute puissante, qui refuse obstinément de prendre en compte la vie des personnes dans le cadre de son programme.

 

On nous dit que la durée de vie augmente, les démographes le contestent.

On nous dit que le projet est urgent et ficelé, le Conseil d’Etat n’en veut pas.

On nous dit qu’il n’y aura pas d’âge pivot, mais un âge d’équilibre qui revient au même.

On nous dit que cette réforme est plus juste que l’ancien système, mais personne n’est capable de nous donner la durée d’une carrière complète, ou de nous expliquer en quoi cette retraite bénéficie aux cotisants.

On nous dit que la valeur du point est garantie, mais le projet de loi dit qu’il sera fixé par décret.

On nous dit tout, et son contraire, et s’il y a bien une chose que les agents de la mairie de Villejuif ont appris depuis quelques années, c’est qu’on ne leur dit pas toujours la vérité, qu’on leur cache souvent des éléments de réflexion et que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Les fonctionnaires perdront le bénéfice de leurs cotisations, dans la mesure où cette réforme implique que leur pension ne serait plus calculés sur les six derniers mois de leur carrière, mais sur la totalité. Cela implique une baisse considérable du niveau de pension pour les agents de catégorie C et B.

À cette réforme des retraites, vient s’ajouter, toute aussi funeste pour nos métiers de la fonction publique. Nous sommes convaincus que celle-ci aura à très court terme pour effet d’obérer le service public et de réduire à néant le statut de fonctionnaire, au profit d’intervenants privés, mettant potentiellement à mal la neutralité et l’efficacité du service public. Et, bien sûr, ces réformes s’assortissent d’un nouveau gel du point d’indice.

Nous contestons donc :

  • La réduction du nombre de nos jours de congés,
  • Un encadrement inacceptable du droit de grève,
  • La facilitation du recours aux contractuels,
  • La suppression des CHS CT,
  • Le gel continu du point d’indice,
  • Le RIFSEEP et son principe inique de rémunération au mérite,
  • La modification des droits des agents en cas d’externalisation ou de privatisation de leur service,
  • La transformation des CAP,
  • La transformation de la médecine du travail et de la médecine de prévention.
  • Le projet de réforme Delevoye et le passage à un système de retraite par points.
  • La suppression de l’observatoire de la pauvreté.
  • Le nouveau système de prise en charge de l’assurance chômage.

Bien évidemment, nos organisations restent disponibles pour toute négociation sur les revendications du personnel dans son ensemble :

  • Le respect des prérogatives des instances de représentation du personnel,
  • Une prise en compte réelle des maladies professionnelles et des accidents de service,
  • La mise au stage des agents en CDD ou CDI,
  • Le subventionnement du CASC,
  • Une solution de stationnement pour une plus grande partie du personnel,
  • La suppression du CIA et l’augmentation globale de l’IFSE dans le cadre du RIFSEEP tant que celui-ci n’a pas été abrogé par l’état,
  • Une meilleure prise en charge de la mutuelle,
  • Une négociation sur la prise en charge d’une assurance prévoyance pour vos agents, celle-ci n’ayant jamais eu lieu avant le passage en comité technique,
  • Une meilleure participation à la restauration des agents,
  • Et surtout un terme à la politique de management par la terreur menée par votre direction générale, et le respect de la procédure disciplinaire.

En conséquence, nous appelons les agents municipaux à des journée de mobilisation et de grève de  0 à 24 h pour 0 à 24 h pour les journées du 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28 et 29 février 2020 inclus.

Nous vous rappelons que le dernier alinéa de l’article L. 2512-2 du Code du travail est applicable à la Fonction Publique Territoriale et il impose aux parties à la grève (employeur et employés), de négocier pendant la durée du préavis. Ces parties ont 5 jours pour tenter de trouver une solution et éviter la grève.  Aussi, nous nous réservons le droit de recourir à tout moyen légal pour que vous soyez rappelé à cette obligation.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos  salutations.

 

20200127 – Préavis de Grève Février

MANIFESTATION DU 24 JANVIER CONTRE LA REFORME DES RETRAITES

Macron nous invente un problème qui n’existe pas et nous apporte des solutions dont nous ne voulons !

 

Départ en car à 10h à la Bourse du Travail. Réserver au 06 12 54 60 76.

MARCHE AUX FLAMBEAUX

Les organisations syndicales de Villejuif CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT ainsi que l’Assemblée
interprofessionnelle de Villejuif contre la réforme des retraites vous invitent à participer nombreux

 à la manifestation aux flambeaux à Villejuif

Jeudi 23 janvier

départ à 17h30 devant la mairie.

SOIREE DE SOUTIEN AUX GREVISTES

Tarif d’entrée libre : tout sera reversé à la caisse de grève.

SOYONS NOMBREUX POUR CETTE SOIREE EXCEPTIONNELLE !!!