TOUS A LA MANIF !

ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
5 décembre, 11h, Ecole Paul Vaillant Couturier

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS DE LA MAIRIE DE VILLEJUIF :

6 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

 

MANIFESTATION LE 5 DECEMBRE : DEPART DE GARE DE L’EST A 14H.

Départ de la Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès, à 13h

(il y aura des cars)

 

CHSCT : Le pays des bisous

La plus récente séance du CHS CT s’est tenue le 27 novembre au matin… Au programme, deux gros dossiers et un compte rendu de visite du CMS Rouquès…

Le premier gros dossier c’était la Qualité de Vie au Travail. Rappelons nous que monsieur le maire avait présenté ça comme la priorité de 2019. Comme on dit chez les paysans, c’est plutôt de la floraison tardive de nous présenter ça fin novembre. Il reste pas beaucoup de temps pour atteindre l’objectif en 2019… Mais bon, ce sera sûrement aussi une priorité en 2020. Ou pas…

Il faut dire, la QVT (prononcer Cuvette ?) c’est à dire Qualité de Vie au Travail, c’est vaste, puisque on apprend à la lecture du rapport que tout plein de choses sont faites, vont être faites, ont été faites pour qu’on se sente mieux. Et ce sera le grand cap de la « politique RH ». Le bien être.

Rarement nous autres, élus du CHSCT avions assisté à un tel exercice de langue de bois : les goûters de monsieur le maire où les agents reçoivent la parole du DGS au garde à vous ? Ce sont des moments conviviaux d’échange. L’augmentation des procédures disciplinaires ? C’est parce que les agents se sentent mieux si on sanctionne les comportements « inadaptés » (des catégories C, hein, les directeurs ne sont pas concernés). Le RIFSEEP ? C’est pour que les agents se sentent mieux. Et si on ne communique pas sur les critères de l’octroi du CIA, c’est sans doute pour que les gens ne se mettent pas la pression…

Bref… Pas de vote sur ce dossier, mais deux heures d’enfumage où on nous aura tout de même affirmé que Villejuif était gérée « comme dans les années 80 », ou « comme une commune de 5000 habitants dans la Creuse », avant.

A l’heure où Microsoft passe au 32 heures par semaines dans certaines de ses filiales, et où le management participatif est à la mode dans la plupart des startups de la silicon valley (avec une totale transparence sur les salaires de chacun qui sont carrément affichés dans l’Open Space) on est pas prêts de rattraper l’avenir avec notre plan cuvette… Pardon, plan QVT…

En plus, il découle de l’enquête sur les RPS dont les résultats n’ont… jamais été communiqués par écrit aux élus du CHSCT… On dirait un spectacle de close-up où on arrive pas à retrouver le lapin…

Il n’y a d’ailleurs pas eu de vote sur ce dossier, alors qu’il prône « une meilleure prise en charge de la parole des agents » et « le respect des instances ». Un dossier vide, sans calendrier, sans indication sur les moyens alloués à la mise en oeuvre de cette politique qui va améliorer la vie des agents d’une manière pas si volontaire que ça…

Et puis en deuxième dossier, les accidents du travail 2018.

En théorie, ce n’est pas un dossier qui fait beaucoup de débat. Mais vous avez tous entendu parler de la suppression de l’observatoire de la pauvreté qui fait qu’on ne voit plus qu’il y a des pauvres ? Et bien ici, nous avons à peu près le même problème : avant, on nous communiquait directement les déclarations d’Accidents du Travail qui étaient déposées en RH. Nous, on les comptait, et puis on comparait les chiffres à ceux que nous donnaient la RH à la fin de l’année. Comme ça, si il y devait y avoir débat, on avait des éléments. Mais depuis mars 2018, nous ne les recevons plus. Donc il n’y a plus de débats.

Et comme par hasard, en 2018, les accidents du travail auraient été moins nombreux.

Info ou intox ? Bonne nouvelle ou grossier mensonge ?

On vous laisse juges.

QUOI DE NEUF EN MAIRIE DE VILLEJUIF ?

Interdiction de se réunir !

Nous avons été informés que les agents ne seraient pas libérés pour les assemblées générales du 21, 26 et 28 novembre, sous prétexte que nous avons annoncé qu’elles se tiendraient à la Bourse du Travail. Bien sûr, aucune salle ne nous est proposée si nous en faisons la demande… Une nouvelle fois, l’exécutif tente d’entraver l’action de la CGT et nie un droit fondamental, celui de s’informer.  En muselant la CGT, ce sont les agents qui sont attaqués directement !

Des rumeurs pernicieuses…

On nous dit que certains membres de la « haute » administration seraient sur le départ. C’est même mentionné dans certaines tribunes du VNV, et des adjoints au maire s’en gaussent auprès de qui veut les entendre. Nous invitons les agents à ne pas prêter attention aux bruits de couloir et à ne pas y réagir. Mais que dire de cet exécutif qui continue de régler ses comptes par réseaux sociaux interposés et utilise la rumeur comme un mode de gouvernance ? Les bases de l’édifice ne semblent pas très saines…

Claquage de porte !

L’adjointe au maire en charge de la jeunesse démissionne en dénonçant une campagne de harcèlement et en disant qu’elle craint pour les agents, que son coeur se serre en pensant à eux, et en se demandant ce qui leur arrivera en 2020. La campagne de harcèlement, le management violent, ça fait des années qu’on dénonce. Peut être que maintenant on nous écoutera ?

 Souriez, vous êtes filmés !

Pas de débat au comité technique et des caméras installées aux entrées de la mairie centrale et de son extension avant même que celui-ci soient consulté… Soit disant pour « la sécurité des agents »…  Pourquoi certaines ont-elles les panneaux syndicaux dans leur champ ?

 Toujours plus de bâton, pour toujours moins de carotte !

Et les sanctions continuent de pleuvoir… Vous avez dit « non », vous pouvez avoir un blâme. Vous avez donné un avis contraire à votre hiérarchie ? C’est potentiellement de l’insubordination… La DRH estime même que c’est contrevenir à son devoir de réserve que de s’exprimer en réunion, ou que c’est « normal si les hommes crient sur les femmes » (sic). Et pendant ce temps-là, une toute petite minorité touche un CIA conséquent…

 Le plan Qualité de vie au travail issu de l’enquête RPS dont personne n’a vu les résultats, va venir consolider cet édifice : bien-être au travail ? Même pas en rêve, il s’agit juste de valider la Politique RH !

 RIEN DE TOUT CELA N’EST UNE FATALITE !

En 2015, nous étions nombreux à manifester pour nos conditions de travail, et nous avons obtenu qu’elles s’améliorent. À chaque fois que l’exécutif s’en est pris à nos droits et que nous avons été assez nombreux pour nous défendre, nous avons gagné. Et devant la justice, la CGT a gagné à chaque fois !

 NE NOUS LAISSONS PLUS FAIRE !

SEULE LA MOBILISATION NOUS PERMETTRA DE DEFENDRE NOS DROITS, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL, LE SERVICE PUBLIC ET NOTRE STATUT DE FONCTIONNAIRE !

 

ET CE QUI EST VRAI POUR NOS DROITS EN MAIRIE

L’EST DOUBLEMENT POUR LA DEFENSE DU STATUT, ET DE NOTRE SYSTÈME DE RETRAITES !

 TOUS DANS L’ACTION A PARTIR DU 5 DECEMBRE !

 

Le mensonge gouvernemental ne passe pas !

Avec le principe du régime à points, les salarié.e.s cumuleraient des points tout au long de la vie active. Des cotisations permettraient d’acheter des points qui seraient, au moment du passage à la retraite, convertis en pension.  Or la valeur du point à l’achat et celle du point lors de la conversion seraient calculées chaque année en fonction de la conjoncture démographique et économique du pays !

Des conséquences néfastes du système par points sur le niveau des pensions :

Le calcul de la retraite se ferait sur l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public.

Les périodes d’interruptions telles que la maternité et les périodes à temps partiel, ne bénéficieront plus des mécanismes de solidarité actuels. C’est donc une baisse systématique du niveau des pensions annoncée.

Le système à points remet en question les dispositifs de solidarité. Le système de retraite actuel par répartition serait remplacé par un système à points qui repose sur une logique ultralibérale individuelle du chacun pour soi, qui ne peut que renforcer les inégalités existantes en particulier vis-à-vis des femmes.

 Quel calcul pour nos retraites ?

Notre retraite est calculée actuellement sur les six derniers mois travaillés donc là où notre salaire est au plus haut. Après la réforme, le calcul se fera par point, 1 euro gagné sera 1 euro cotisé. On voit le danger, ce       nouveau mode de calcul comprendra les années de précarité où le salaire était bas donc pas beaucoup de cotisation. Et cela sans compter depuis 2010, le gel du point d’indice, à la base de notre salaire. Cela représente 10% de perte de salaire et donc des cotisations perdues.

La CGT revendique :

✓ La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure en moyenne de 20% à qualification égale;

✓ Le rejet en bloc du projet de réforme Macron-Delevoye;

✓ Le rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et la garantie d’une pension au moins équivalente au SMIC pour une carrière complète;

✓ La revalorisation du minimum vieillesse (56% des femmes sont au minimum vieillesse);

✓ La garantie des droits à la retraite à temps plein pour les salarié.e.s à temps partiel.

 

ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS :

4 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

6 décembre : 12h-13h30 – A la Bourse du Travail

ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
5 décembre, 11h, Ecole Paul Vaillant Couturier

Départ groupé à la manifestation, 13h, Bourse du Travail, 16 rue Jean Jaurès pour la manifestation (parcours : Gare de l’Est, République, Nation)