GREVE DES AGENTS : LETTRE OUVERTE AU MAIRE

Monsieur le maire,

 

Comme nous vous l’avons plusieurs fois exprimé, notamment dans notre dernière lettre ouverte, nous devons, vous et nous, entretenir un dialogue social à la hauteur des besoins des agents de la ville, qui permette la mise en œuvre d’un service public répondant toujours mieux aux villejuifois.

Par le mépris que vous n’avez cessé de manifester pour nos organisations syndicales CGT, pour les représentants du personnel CGT, et pour l’ensemble des agents de la ville, vous ne participez en rien à l’amélioration de l’ambiance au sein de notre collectivité. En dépit de nos alertes, au mépris des règles qui encadrent le dialogue social, et en faisant systématiquement le contraire de ce que vous annoncez en la matière. Vous avez contribué à geler toute possibilité de dialogue, et donc d’évolution positive pour les agents de cette ville.

Plus particulièrement depuis qu’a commencé le 13 mai un mouvement de grève qui frappe les écoles, votre administration multiplie menaces et contre-vérités : « Vous serez en faute professionnelle si vous vous mettez en grève » ; « ce préavis ne concerne que les agents d’entretien » ; voire « il n’y a pas eu de préavis légal pour ce mouvement », etc… Que vous le disiez, ou le fassiez dire, aux agents, c’est une chose. Que vous prétendiez communiquer sur ces termes auprès des directions d’écoles ou des parents d’élèves, c’est un autre cadre.

Depuis le mois de janvier, nous vous avons envoyé :

  • Un préavis pour le mois de janvier.
  • Une lettre ouverte le 22 janvier mentionnant les complexités du dialogue sociale et des réorganisations sauvages et de ce qu’elles engendrent pour le personnel.
  • Un préavis pour le mois de février.
  • Un préavis pour le mois de mars.
  • Un courrier en recommandé, le 1er avril, intitulé dénonciation du management par la menace, la discrimination, l’humiliation et la violence.
  • Un préavis courant du 1er avril au 17 mai.
  • Deux tracts relatifs à de graves disfonctionnements dans les écoles, diffusés à partir du 18 avril (un pour la population, un pour les agents).
  • Une lettre ouverte le 18 avril intitulée Mouvement social des agents de la mairie et du CCAS de Villejuif.
  • Un tract relatif à l’assemblée générale du 6 mai, concernant les agents d’entretien des écoles.
  • Un préavis pour la période du 18 au 31 mai.
  • Un tract envoyé le 6 mai, annonçant le mouvement des agents d’entretien.

Le tract du 18 avril à la population indiquait : « Nous souhaitons vous informer dès à présent que nous demandons à notre employeur, le maire de cette ville, de nous donner tous les moyens nous permettant de servir le public de façon irréprochable. Sans réponse et engagement de sa part, un mouvement social sera initié après les vacances de printemps. »

Les agents, soucieux de laisser aux parents un délai pour s’organiser, et de vous laisser toute latitude de nous proposer un rendez-vous, n’ont débuté leur mouvement que le 13 mai. Cela vous laissait aussi tout le temps d’organiser le service public et d’informer les usagers.

Il est insupportable pour nous de savoir que vous prétendez « ne pas avoir été informé » de la possibilité de ce mouvement de grève. Pas une seule fois vous n’avez daigné répondre à ces envois, alors que la loi vous y oblige, au moins pour les préavis de grève.

Nous sommes toujours en attente de votre réponse et à votre disposition pour vous rencontrer, vous exposer précisément les revendications des agents et négocier afin d’éviter que plus de services se mettent en grève.

Mais il vous semble préférable, plutôt que de faire en sorte que les agents reviennent au travail par le dialogue, d’aller effectuer vous-même leurs missions. Qu’à cela ne tienne. Au moins cela vous aura permis de constater la dureté du travail de la restauration scolaire…

Nous vous réaffirmons notre volonté de dialoguer, de négocier, et de trouver des solutions concertées qui permettront à la fois une amélioration des conditions de travail et d’existence, non seulement des agents d’entretien et des agents des cantines dans les écoles, mais de tous les agents de la ville, et permettront que soit rendu le service dû au public dans des conditions optimum pour la satisfaction de tous.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’assurance de notre considération.

 

20190515 – Lettre ouverte

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