LE 600ème ARTICLE !

En fait, c’est aujourd’hui que paraît le 600ème article du blog…

Alors, nous tous, les rédacteurs du blog et les membres des CE des syndicats CGT, on voulait dire aux agents de la ville : on est là pour vous.

C’est la raison d’être d’un syndicat, sans vous un syndicat n’est rien.

Croyez pas ceux qui viennent vous dire qu’on est pas légitimes, qu’on est là que pour nous, ou pour des raisons purement politiques… On est des agents comme vous. On vit les mêmes choses. On est dans le même bateau. C’est pour vous qu’on fait tout ça, qu’on se tape les séances des Comités Techniques, ou du CHSCT, qu’on va rencontrer le maire, la RH, le DGS… Qu’on monte au créneau chaque fois qu’un d’entre vous est dans la difficulté, des fois jusqu’à pas d’heure. C’est pour vous qu’on dit « non ».

C’est peut être plus difficile qu’avant, mais ça marche : la commission de discipline connaît les excès du maire de Villejuif et en tient compte, grâce à nous. Le préfet n’ignore rien de ce que nous endurons, grâce à nous. Nous soutenons les procédures des agents qui déposent plainte, nous sommes en relation avec plusieurs avocats. Et avec la presse.

Ce n’est sans doute pas par hasard, d’ailleurs, malgré les tentatives d’intimidation, malgré la campagne de petits déjeuners au cours de laquelle le maire appelait à « bien voter », que 76.6% des suffrages exprimés lors des élections professionnelles sont allés à la CGT.

Depuis 2014, la CGT des Territoriaux de Villejuif, ICTAM et O/E, s’est opposée de toutes ses forces aux reculs dont nous avons fait l’objet. Sur ce terrain là, l’absence de dialogue social entretenue par le maire, alliée à la mauvaise foi d’une direction qui fait tout pour évincer les syndicats du processus de dialogue social…

Par tous les moyens, le maire essaye de nous affaiblir, voire nous anéantir. Sans jamais y parvenir.

Par exemple, il y a eu la tentative de fermer  la Bourse du Travail, puis d’en expulser la CGT. Il n’en a pas obtenu le droit devant les tribunaux ! En tentant de nous priver d’un local syndical, et aujourd’hui de nos heures de délégation… Une déléguée de la liste CGT est en ce moment même menacée d’un retrait sur salaire parce qu’elle était en train de surveiller les opérations de vote des élections professionnelles et pas sur son poste !

Mais qu’ils prennent tout ! Il se mettront dans leur tort sans nous empêcher de rien ! Ce sont des moyens, mais nous en trouverons toujours d’autres avant de renoncer à défendre les agents de cette ville.

Les syndicats des territoriaux des villes voisines, d’Arcueil, Vitry, Ivry, Gentilly, Bonneuil, Fresnes, du Kremlin Bicêtre, de l’Haÿ les Roses, la fédération des Services Publics et la CSD94 nous soutiennent à 100% et nous ont souvent témoigné cette solidarité, y compris financièrement et en nous accompagnant dans nos actions. Nous profitons d’ailleurs de cette occasion pour les en remercier à nouveau.

On a aussi été sur tous les fronts, aux côtés de l’UD pour aider les travailleurs sans papier de Rungis, aux côtés des personnels de santé dans les EPAHD et les hôpitaux, dans les manifs contre la loi El Khomri pour défendre le code du travail, aux côtés des employés de Carrefour, des  collègues du Kremlin Bicêtre, puis contre la politique d’Emmanuel Macron, avec les cheminots, les infirmières, les enseignants… Et toutes ces grognes, toutes ces colères ont amené au mouvement des gilets jaunes depuis la fin du mois de novembre dernier…

On peut honnêtement dire qu’on a tenu notre promesse de 2014 : On ne lâche rien, on ne lâche personne.

On était là avant, on sera là après !

Ne jamais nous résoudre à la régression sociale, ne jamais plier devant l’injustice au travail, ce n’est pas seulement l’ADN de la CGT, c’est l’ADN des territoriaux de Villejuif. Si nous sommes au service du public, au service les uns des autres, c’est parce que c’est ça, des fonctionnaires. Chaque jour nous cherchons comment mieux mettre en oeuvre le service public dans nos services, nous nous assurons que nous pallions aux urgences. Nous craignons par dessus tout de ne pas bien travailler.

C’est nous, les agents qui continuons de faire tourner cette mairie, du mieux que nous pouvons, entre le management par la terreur, le non-droit auquel on est tous soumis et les réductions de budgets. L’encadrement s’étoffe, mais pas les postes de catégories C, de plus en plus rarement mis au stage. On nous précarise, on nous harcèle, on ne nous donne plus les moyens de remplir nos missions, on bloque nos carrières, et puis on en met quelques uns au placard, on les éloigne de leurs missions…

Combien d’entre nous paieront encore de leur santé avant que nous décidions tous ensemble de relever la tête et de dire non ?

Parce qu’avec vous, avec vous tous, nous serons suffisamment forts pour taper du poing sur la table des négociations. La question n’est plus qu’est ce qu’on a à perdre ? La question, après un suicide et une tentative avortée en RH, et combien de départs en dépression, la question c’est qui a t’on encore à perdre ?

Nous sommes fiers d’être fonctionnaires !

Nous sommes fiers d’être des agents du service public !

Nous n’avons aucune raison de continuer à nous laisser traiter comme des moins que rien qui peinent à boucler les fins de mois, pour que seulement quelques uns bénéficient d’une prime au mérite entachée de copinage et de la souffrance d’un collègue.

C’est vrai face au gouvernement Macron qui refuse d’augmenter le point d’indice. C’est vrai face à la politique de dégagement des missions du service public vers le privée menée par monsieur le maire !

Nous avons tous le pouvoir de dire non.

Il est temps de dire non, tous ensemble !

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