QUOI DE NEUF AU SUJET DE LA BOURSE DU TRAVAIL…

Au fait ? C’est vrai ça… Quoi de neuf dans l’affaire de la Bourse du Travail de Villejuif dont le maire avait décidé de chasser les syndicats ? Et bien, fort heureusement pour les Unions Locales domiciliées là bas, le jugement de l’été dernier qui ordonnait l’expulsion des syndicats et les condamnait à payer une astreinte de 100€ par jour d’occupation a été…

… cassé.

L’Union Départementale CGT vous en dit plus :

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le maire de Villejuif a dépêché à 9h ce matin une entreprise de déménagement pour mettre sous cartons les affaires des deux organisations syndicales. Sous prétexte d’économie, celles-ci se sont vues enjoindre de changer de locaux, transférées d’un pavillon de 200m2 occupé depuis plus de 18 ans pour 1 bureau et deux espaces de moins de 10 m2 soit une superficie totale de 36m2. Appuyé par sa police municipale, il a fait constater par huissier l’occupation sans titre des syndicats à partir du 1er juin.

Les secrétaires généraux des deux syndicats, après avoir été convoqués pour visiter les locaux le mercredi 30 mai à 15h, ont informé immédiatement par courrier le maire de l’impossibilité de déménager dans des locaux inadaptés à leur activité syndicale et toujours en cours de travaux pour camoufler l’insalubrité du bâtiment. Un premier courrier dans le même sens avait déjà envoyé, un mois et demi plus tôt.

Les syndicats ne refusent pas de changer de locaux mais souhaitent que cela passe par la concertation et non l’injonction. Ils exigent des locaux décents, permettant une activité syndicale la plus efficace possible. D’autant plus que la loi garantit la pérennité des moyens mis à leur disposition.

Le contexte de terreur et de répression punitive permanent dans lequel évoluent quotidiennement les agents municipaux, avéré par une enquête sur les Risques Psycho Sociaux,  nécessite que les organisations syndicales disposent des moyens à la hauteur.

AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR…

Ah flûte ! Le Conseil Municipal, c’était le 29 mai !

Qu’en retenons nous ? Baisse de subventions aux associations, diminution du nombre de panneaux d’affichage sur le territoire de la commune et vente à bas prix d’un terrain pour la construction d’une école privée…

En trois décisions, c’est l’essence même du régime qui prend tout son sens : réduction des moyens alloués à la fameuse société civile, à tout ce par où pourrait se cristalliser une opposition, limitation de la liberté d’expression et fuite de capitaux publics (laïcs) au profit d’une école confessionnelle.

Pourquoi c’est grave : parce que c’est clairement à la diversité culturelle que s’attaque l’exécutif. Alors même que le service public est supposé garantir cette diversité et un accès égal aux droits.

Et financer indirectement une école privée, n’est-ce pas renoncer à des moyens pour financer l’école publique ? Ou tout simplement pour financer le service public toujours plus contraint par la baisse des dotations de l’état ?

Le tout dans une ambiance toujours aussi délétère…

Il serait temps de renouveler le genre…