LA VERITE SUR LE NOUVEAU LOCAL SYNDICAL

Après Plus Belle la Mairie et Game of Villejuif, c’est dans un nouveau genre feuilletonesque que les syndicats CGT de la ville et l’exécutif évoluent depuis plusieurs mois… Le genre immobilier. Pour le titre on hésite entre Moins beaux tes locaux et Le Placard Humide…

Voilà le pitch : les syndicats sont installés bien tranquillement, dans un pavillon qui appartient à l’OPH, depuis vingt ans. Dans un soit-disant souci d’économie, l’exécutif décide de les déloger. Seulement voilà, pour faire encore plus d’économie et aussi parce qu’il est de bon ton de réduire les moyens syndicaux – en tous cas ceux des syndicats qu’on considère comme des opposants – l’exécutif se livre à un petit exercice de mesquinerie et tranche : de 3 bureaux, 2 salles de réunion, un espace d’accueil, une cuisine/local de reprographie avec jardin, stationnement, etc, vous passerez à deux bureaux ! Et ça donnait la première visite des locaux du 3 rue Paul Bert… (Allez voir l’article, vous y trouverez déjà des photos).

On notera au passage que l’économie supposée est de 16 000 € par an (soit 1300 €/mois). Un petit quelque chose nous dit que le chiffre mériterait d’être vérifié dans la mesure où jusqu’ici, le CASC occupant une partie des locaux, pendant des années c’est lui qui a payé le loyer (y compris donc, le loyer des syndicats qui selon la loi devait être à la charge de l’employeur). Il est aussi à mettre en relation avec la location d’un logement de fonction pour 2300€ par mois… Mais passons… Nous ne saurons certainement jamais non plus comment cette mirifique économie de 16 000 € sera répartie pour améliorer le quotidien du personnel. Par contre, étant donné l’emplacement du terrain on peut imaginer les jolis bénéfices espérés de sa vente au promoteurs…

Les semaines, les mois passent… Des velléités de faire déménager les organisations syndicales, il ne semble pas sortir grand chose, si ce n’est un courrier qui nous parvient début mai, des confirmations orales… Mais jamais de date, jamais de précision sur les moyens…

Pensez : on nous annonce depuis le mois de février qu’on déménage à la fin du mois – ou presque – et quand on pose des questions, du type « mais quand est-ce qu’on aura les cartons ? » on a aucune réponse…

Pire, pour ce qui est de la réduction de nos moyens, l’exécutif nous rassure, si on peut appeler ça comme ça : « C’est vrai, ça représente une réduction de vos moyens… Mais c’est pas grave : j’ai le droit… On va faire quand même et vous installer rue Paul Bert… »

Et puis un beau matin, on nous apporte un nombre de carton ridicule. Vous savez, comme quand vous devez aller chercher une armoire chez Ikéa mais que la personne qui vous a promis de vous passer sa voiture arrive avec une mini en s’excusant de ce qu’il y a déjà plus de place dans le coffre parce qu’elle y a rangé un paquet de chips…

30 cartons, pour 20 ans d’archives et de dossiers…

Le tout pour emménager dans 28m²…

Et on nous prévient le 29 mai que les déménageurs passeront faire notre déménagement le 30… Le tout en sachant que c’est à nous de faire des cartons – sans pour autant que soient allégés le calendrier des instances (3 séances souhaitées par l’exécutif en juin), ou la charge ordinaire de notre travail.

Notre demande de visite du CHS CT dans ces nouveaux locaux ? Refusée (pour l’instant). Il paraît que c’est en attendant la fin des travaux. Il faut dire dans le local du 3 rue Paul Bert, les toilettes c’était ça :

De quoi se rassurer sur la bonne volonté de l’éxécutif de maintenir les conditions d’un dialogue sain et constructif – en nous allouant des moyens ridicules, malsains et tombant en ruine…

En conclusion, on dira simplement qu’on peut juger de l’estime d’un employeur pour son personnel à la façon dont il traite les représentants de celui-ci…

 

 

UN SYNDICAT AU PLACARD POUR DES AGENTS AU GARDE A VOUS ?

 

 

Monsieur le maire, lors de ses rencontres avec le personnel, ne fait pas mystère de sa volonté de voir un nouveau syndicat se monter à Villejuif, comme si c’était à lui de choisir les représentants et les priorités du personnel !

Aujourd’hui bilan des opérations :

  • Les syndicats délogés et relégués dans un placard à balais ;
  • Plus de local pour le CASC qui n’avait déjà plus de subvention et qui payait le loyer ;
  • Une politique disciplinaire oppressive, punitive et jamais constructive !
  • La suppression du parking de la mairie jusqu’ici accessible au personnel sans alternative sérieuse et gratuite ;
  • Un nombre de départs de cadres et d’agents jamais égalé ;
  • Un régime indemnitaire sans transparence et à la tête du client ;
  • Des avancements et des promotions opaques et tronqués ;
  • Les avis rendus en instance ignorés ; aucune réponses à nos questions ;
  • Refus de réunir le CHS CT à plusieurs reprises !

Essayer de museler les syndicats, c’est tenter de cacher
les difficultés et les souffrances du personnel !

 NOUS REFUSONS DE RENONCER À DES LOCAUX ADAPTES A NOTRE ACTIVITE ! NOUS DEMANDONS QUE NOS DROITS À TOUS SOIENT ENTENDUS ET RESPECTES !

 

Tract à diffuser

LE 26 ? ON Y SERA !

LE 26 ON Y SERA !

La CGT appelle à une large mobilisation le 26 mai

Engagée aux cotés des salariés dans de nombreuses luttes au sein des entreprises, des services publics pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité la CGT propose une nouvelle journée de mobilisation le samedi 26 mai 2018.

Il s’agit de rassembler la jeunesse, les retraités, les salariés en emploi et hors de l’emploi, les précaires ainsi que toutes celles et ceux qui, solidaires des luttes en cours, ne sont pas encore engagés dans l’action. Des initiatives diverses seront organisées localement, dans tous les départements, pour permettre au plus grand nombre d’y participer.

Partout, la CGT appelle d’autres forces sociales à « une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » qui doit déferler pour imposer une autre répartition des richesses dans notre pays. Faut-il rappeler que la France est le premier pays au monde en matière de dividendes versés aux actionnaires, soit l’équivalent de 407 milliards d’euros en 10 ans. Cela au détriment de l’intérêt général et du pouvoir d’achat.

Compte tenu de l’urgence sociale, la CGT a pris la décision de construire cet appel avec d’autres organisations syndicales, associatives et politiques dans le respect des périmètres d’intervention et des prérogatives de chacune des organisations. La CGT reste ainsi fidèle à ses principes d’indépendance tout en favorisant l’expression du plus grand nombre de citoyens.

Pour la CGT, cet appel est complémentaire aux autres mobilisations en cours, déjà programmées et celles à venir.

À ce titre, la CGT poursuivra sa démarche de rassemblement des salariés et des différents syndicats dans l’unité la plus large, à l’image de ce qui fait dans de nombreuses professions, services ou entreprises.

La réussite de cette journée d’action sera un nouveau cap dans la construction d’un rapport de force indispensable à développer pour contrer les mauvais coups du patronat, du président Macron et de sa majorité parlementaire, et pour faire valoir l’exigence d’autres choix économiques et sociaux.

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ON SE BOUGE LE 22 !

LE 22 ON SE BOUGE TOUS ENSEMBLE !

 

Comment assumer nos missions sans moyens ?

Comment assurer le principe d’égalité entre tous les citoyens en réduisant les services publics ?

Pourquoi les entreprises réalisent des profits touchent un Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (et ne créent pas d’emploi pour autant), ce qui prive l’État de ressources pour mettre en œuvre le service public ?

 

Fonctionnaires, usagers, ensemble !

RENDEZ VOUS A 14 H

PLACE DE LA RÉPUBLIQUE – PARIS

Afin de permettre aux ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise de rendre visible leur mobilisation et leurs revendications, nous appelons un maximum de camarades à participer à l’animation du cortège Ugict-CGT au rythme d’une fanfare sur le thème :

Fonctionnaire #EspècesMenacées / 120 000 EN DANGER

Des autocollants et des pancartes à personnaliser seront distribués sur place.

Rendez-vous à 13 heures 30

Angle Boulevard du Temple – Rue Charlot

CIRCULEZ, Y A RIEN A VOIR…

Et en ce qui concerne les agents de Villejuif, c’est plus de parking…

En effet, en début de semaine, tous ont reçu un mail les informant de la fermeture du parking à partir du 22 mai…

C’est bien joli, mais encore une fois, toutes les situations (même celles décrites dans le courrier) n’ont pas été résolues et certains se sont vu objecter qu’il aurait fallu répondre « au questionnaire » diffusé il y a près d’un an pour pouvoir bénéficier d’une place. C’est ce qui arrive quand on passe d’un parking grand à un parking petit…

Cela fait partie des choses qu’il faudra évoquer en Assemblée Générale du Personnel…

Et pour ceux qui ne font pas partie de ces trois catégories (ou qui n’ont pas rendu le questionnaire à l’époque) – c’est à dire l’immense majorité des agents de la ville – qui viennent quand même travailler en voiture, il faudra payer ! De même pour ceux qui travaillent ailleurs qu’en mairie, mais doivent s’y rendre pour des réunions, etc…

Encore une fois, pas tous traités à la même enseigne…

On s’en parle en Assemblée Générale du Personnel ?

 

 

22 MAI 2018 : TOUS ENSEMBLE POUR LES SERVICES PUBLICS

Tous les syndicats appellent à la grève et à la manifestation. Les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires appellent les 5,4 millions d’agent•e•s de la fonction publique à une journée de grève et de manifestations le 22 mai. C’est une unité d’une ampleur inédite depuis dix ans. L’Ugict-CGT appelle tous les Ingés, Cadres, Tech et professions intermédiaires à faire grève et descendre dans la rue le 22 mai pour défendre leurs droits et revendications !

Face au projet d’Emmanuel Macron

  • Suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique, et transfert de missions de service public au privé
  • Rémunération au mérite, alors que la part variable de la rémunération est le premier facteur d’inégalité entre les femmes et les hommes
  • Développement du recours aux contractuels notamment pour les catégories A et B et recrutement des cadres dirigeants en CDI. Il s’agit de l’importation du « spoil system » américain et de la remise en cause de l’indépendance des fonctionnaires qui garantit aujourd’hui l’intérêt général
  • Réinstauration du jour de carence, qui pénalise particulièrement les femmes (congés maternité, enfants malades…)
  • Hausse de la CSG

Pour se faire entendre

Force est de constater que le gouvernement ne souhaite pas dialoguer avec les organisations syndicales. L’encadrement est réduit à un rôle d’exécutant, sans même être ne serait-ce que consulté sur les projets de réformes, que nous sommes ensuite sommés de mettre en œuvre.  Notre mobilisation commence à faire reculer le gouvernement. Il a déjà renoncé à remettre en cause la valeur unique du point d’indice quel que soit le versant de la fonction publique.


Allemagne : la preuve que la mobilisation paye

Après plusieurs mouvements de grève, les fonctionnaires allemands viennent de gagner 7,3% d’augmentation salariale d’ici à 2020. Ceci fait suite à la victoire des salarié.e.s de la métallurgie qui ont arraché le droit à la semaine de 28 heures et une hausse des salaires de 4,3 %.


Aujourd’hui, les services publics ne vivent que par l’engagement et l’implication des fonctionnaires. Alors que nous avons choisi de travailler au service de l’intérêt général, nous sommes de plus en plus confronté.e.s à une perte de sens de notre travail et à l’impossibilité d’effectuer nos missions du fait des réductions budgétaires, des injonctions contradictoires (« faire plus avec moins »…) et des directives contraires à notre éthique professionnelle.

L’ugict-CGT propose

  • La défense du statut des fonctionnaires et l’abandon du projet de recrutement de cadres dans la Fonction publique par le biais de CDI de droit privé ;
  • Des créations d’emploi statutaires et l’arrêt immédiat de toutes les suppressions de poste.
  • L’augmentation des salaires et la reconnaissance des qualifications par une forte revalorisation
  • du point d’indice
  • Face à la hausse de la CSG, que conteste la CGT, la revalorisation de toutes les grilles indiciaires;
  • La reconnaissance du travail effectué dans le déroulement de carrière
  • La reconnaissance et le paiement pour les cadres des heures supplémentaires effectuées et la fin de l’écrêtement pour les agents de catégorie B;
  • Le droit à la déconnexion ;
  • L’abrogation du jour de carence ;
  • La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps à prédominance féminine afin d’appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de valeur égale »
  • Le maintien et le renforcement de nos systèmes de retraite ;
  • Les moyens nécessaires à la formation professionnelle : 10% du temps de travail doit être consacré à la formation, qui doit être suivie de progressions de carrière ;
  • Un management et un accompagnement individualisé permettant de répondre aux aspirations d’évolution et de mobilité professionnelle de chacune et chacun
  • L’ouverture d’un réel débat sur les missions de services publics pour répondre aux nouveaux besoins (vieillissement, égalité F/H, continuité territoriale, révolution numérique, environnement…) et construire un projet de société commun garant du progrès social.