CHANGEMENT DE LOCAL : Une première victoire des organisations syndicales !

Il y a toujours plusieurs façons de faire les choses.

Si on veut que l’organisation syndicale change de locaux, par exemple, on peut venir la trouver et lui expliquer qu’on cherche une solution de relogement parce que des contraintes financières font que le local qu’elle occupe actuellement est devenu « trop onéreux » (aussi onéreux que de louer des locaux pour reloger les services chassés de la mairie centrale par l’arrivée de la police municipale ? ou le logement de fonction du nouveau DGS ?), mais que cela se fera dans le respect et la concertation. Au lieu de ça, à Villejuif, le maire s’est contenté de nous informer de ce que le bail ayant été résilié, il fallait que nous déménagions… sous quinzaine.

On notera au passage le bon usage du mode indirect : « le bail a été résilié », au lieu de « j’ai résilié le bail ». Ainsi, c’est au bail qu’on est supposé en vouloir, pas à celui qui l’a résilié… Chapeau la langue de bois…

Les organisations syndicales ont reçu ce matin les représentantes de l’administration qui ont été obligées de reconnaître que les bureaux qui nous sont proposés actuellement, rue Paul Bert, ne sont pas du tout ni aussi adaptés, ni aussi « propres » que les locaux que nous occupons actuellement. A cette occasion, une liste de nos demandes a été remise. Deux bureaux au lieu de trois, plus de salle de réunion… Où recevrait-on les services ?

Naturellement, la rencontre a été parasitée par les remontrances de l’administration : « Vous avez refusé de venir aux réunions que nous proposions ? » Ben oui ! Mais cela tombait sur des jours où nous n’étions pas disponibles ! Et nous avons proposé trois dates, avec un horaire ouvert… On nous a objecté que la responsable du service « Relation au Travail » était en congés sur nos propositions… Est-ce que cela empêchait de nous proposer d’autres dates ? Pas moyen de dépasser ce clivage, savamment entretenu pour nous donner le rôle des méchants…

Quant à la prétendue agressivité des représentants syndicaux, évoquée dans le Parisien… Nous avons tenté de la mettre en relation avec l’agressivité de la démarche qui consiste à poser un ultimatum – dégagez sous quinze jours ! – mais, comme d’habitude, nous ne nous sommes pas sentis très entendus.

« La première condition de la compréhension, c’est l’écoute ! » nous a asséné, très doctement, la directrice Ressources et Finances… Nous sommes bien d’accord, et c’est pour cette raison que nous aimerions assez qu’on nous écoute nous aussi…

Mais nous ne jetterons pas la pierre à ces collègues, qui aiment à nous répéter qu’elles ne sont pas décisionnaires et que « le patron c’est le maire ».  En cela, elles ont bien raison… Celui qui décide, celui qui fait ou qui fait faire, c’est le maire. Et nous avons souligné que nous entendions la difficulté dans laquelle cela les plaçait, elles.

Reprise du dialogue, alors ? Ou plutôt commencement ? Première victoire pour nous : d’un déménagement le 16 mars, il semble ne plus être question !

Nous attendons donc une nouvelle proposition, sachant qu’en aucun cas dans l’état actuel des choses, les locaux proposés Rue Paul Bert ne conviendront à notre activité, notamment en raison de leur vétusté…

Ci dessous, quelques photos du lieu proposé :

Une installation électrique à revoir…

Un mobilier assez chateau-branlant dans un espace plus petit que celui que nous occupons actuellement…

 

Et pompon sur la Garonne : un trou dans le mur…
On nous a précisé que c’était l’emplacement d’une grille d’aération qui est… tombée !!!
Pourquoi ? Elle était mure ?

Le tout perché au second étage d’un bâtiment ancien qui n’est plus entretenu depuis vingt ans et héberge actuellement le matériel des agents d’entretien – qui mériteraient eux aussi d’être mieux logés – et un ou deux bureaux pour… les élus d’opposition. Plus d’espace pour archiver ou entreposer notre matériel. Plus de salle de réunion. Une surface de bureaux divisée par deux ou trois…

Pour mémoire, rappelons que l’octroi de locaux distincts est de droit pour chacune des organisations syndicales et que « si le décret prévoit en faveur des agents certains droits précisément définis, il demeure possible, dans le cadre de négociations entre l’autorité territoriale et les syndicats, de fixer des conditions plus avantageuses.  » Plus avantageuses et donc pas moins avantageuses. Par ailleurs, si la collectivité ne parvient pas  à trouver de local adapté, la collectivité ou l’établissement doit verser aux organisations syndicales représentatives une subvention leur permettant de louer et d’équiper un local. La jurisprudence évoque aussi la question du respect des besoins de l’organisation syndicale.

Dans le contexte actuel de préparation des élections professionnelles, et à la veille de mobilisations importantes, notamment contre la réforme annoncée de la Fonction Publique et les attaques contre e statut des fonctionnaires, cette urgence subite à nous faire déménager ne peut être interprétée que comme une volonté délibérée d’entraver notre action syndicale.

 

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