Communiqué de l’intersyndicale de la fonction publique

Départs en retraite volontaires… Suppression de 120000 postes de fonctionnaires dans les tuyaux. Faire toujours mieux, avec toujours moins, pour un salaire toujours bloqué… C’est nous les privilégiés ?

Pour la défense du service public, continuons de nous mobiliser pour arrêter la machine à broyer !

Action de la CGT94 à Rungis pour en finir avec le gouvernement du MEDEF !

Le jeudi 29 mars au matin, une soixantaine de militant·e·s de la CGT du Val-de-Marne ont envahi le siège du MEDEF à Rungis. Par cette action, à laquelle se greffe la coupure de courant dans les locaux du syndicat des patrons, nous avons souhaité dénoncer la politique gouvernementale d’asservissement aux intérêts du patronat. Celle-ci s’inscrit dans un climat social et revendicatif important, dans la continuité des journées de mobilisations du 15 et 22 mars et s’inscrit dans la perspective de celles des 3 et 19 avril prochain.

Les ordonnances contre le Code du travail, contre la SNCF et les cheminots, la stigmatisation des privé·e·s d’emploi ou l’attaque contre le statut de la fonction publique : tout ceci est le programme du MEDEF depuis plus de 20 ans !

Le gouvernement tente de diviser les salarié·e·s en faisant croire que chaque travailleur·euse est privilégié·e par rapport à son/sa voisin·e. Pendant ce temps-là, il espère dissimuler le fait qu’il dorlote les vrai·e·s privilégié·e·s. Nous connaissons, mesurons et dénonçons la responsabilité écrasante du MEDEF dans la conduite des politiques économiques et sociales du pays. Notre action veut donc mettre la lumière sur cette stratégie de diversion et sur le rôle du patronat.

Mais plutôt que de nous rencontrer et de d’écouter nos revendications, le MEDEF a préféré adopter une démarche de fermeture du dialogue, et de fuite face à l’expression du mécontentement et des revendications qui jalonnent nos entreprises.

Après avoir occupé le hall d’entrée du bâtiment, la matinée s’est poursuivie par une manifestation dans les allées du MIN de Rungis et s’est clôturée par un rassemblement devant l’entreprise DELIFRESH aux côtés des salarié-e-s en grève depuis le 5 mars pour l’obtention d’un 13e mois et la fin de la quadrimestrialisation du paiement des heures supplémentaires.

Créteil, le 29 mars 2018

LA LUTTE PAYE !

Après 6 semaines de grève :

Victoire des 160 travailleurs sans-papiers en Ile de France !

Les 160 travailleurs sans-papiers franciliens en grève depuis le 12 février ont pu, tous ensemble, lever les piquets de grève dès la fin de la matinée.

Cette décision  a été collective comme leur lutte, après engagement écrit des autorités publiques, sur une issue favorable à leur demande de régularisation pour tous.

Cette victoire est à mettre au crédit du courage, de la pugnacité et de la solidarité de tous ces travailleurs unis pour un même combat : leurs droits.

Avec la CGT coordonnée entre territoires et professions, ils se sont organisés pour défendre leurs droits et être reconnus comme des travailleurs à part entière.

D’ores et déjà, une Section Syndicale CGT Intérim est née sur l’Ul de Massy (91), pour accueillir ces nouveaux syndiqués issus de la lutte.

La lutte pour l’égalité des droits entre tous les travailleurs, l’unité du salariat, la solidarité  sont les seuls moyens efficaces pour combattre le dumping social !

Montreuil le 23 mars 2018.

Union Régionale d’Ile de France CGT 263 rue de Paris, case 455, 93514 Montreuil cedex. Téléphone 01 55 82 88 00. Fax : 01 48 51 68 97 e-mail : urif@cgt.fr. Site : www.urif.cgt.fr

Et des félicitations toutes particulières aux camarades qui ont, pendant toute la durée du mouvement, assuré les permanences,  y compris de nuit, auprès des travailleurs mobilisés !

PUISSANTE MOBILISATION LE 22 MARS

Salut à tous et bravo pour un 22 mars de lutte et de reconquête. Les journées d’action vont continuer, et cela signifie, si nous voulons défendre nos retraites, notre sécu, nos salaires, nos statuts que nous devons nous mettre en condition de faire des journées de grève. Potentiellement plusieurs d’affilée !

Au local, au national, les attaques pleuvent : à Villejuif, on nous supprime le parking de la rue René Hamon du jour au lendemain, sans préavis, sans concertation – à moins qu’on ne considère qu’un questionnaire qui n’a pas obtenu 20% de réponses soit une vraie concertation – sans recours possible. Et qu’arrivera t’il avec le passage au CIA ? Dans de nombreuses villes, le RIFSEEP est appliqué avec une augmentation des primes grâce à l’IFSE et sans recours au CIA. On nous dit en permanence : « On ne peut pas recruter à Villejuif. » Est-ce que le moyen de le faire, c’est de nous faire payer notre propre stationnement et de faire en sorte que nos primes soient soumises à une évaluation injuste, le tout dans une ambiance de chasse au sorcière où on nous rappelle notre « devoir d’obéissance », toutes les cinq minutes ? Soyons sérieux. Trop de collègues en sont tombés malades. Si nous voulons que les Villejuifois continuent de bénéficier d’un service public de qualité, si nous voulons continuer à travailler dans des conditions acceptables, il faudra en passer par la reprise d’un dialogue avec le maire, qui n’arrivera que si il entend que nous ne sommes pas satisfaits. Et que nous demandons simplement le respect qui nous est dû en tant que travailleurs, en tant que citoyens. Pourquoi le lieu de travail serait-il l’endroit où s’arrêtent nos droits ?

Et au national, le Point d’Indice est gelé, la journée de carence est rétablie, la CSG a augmenté… Les médias décrivent les fonctionnaires comme des privilégiés, comme la cause de la dette de la France – alors même que l’évasion fiscale galope et que les bénéfices des entreprises du CAC quarante sont en constante augmentation. Les inégalités se creusent, entre les hauts et les bas salaires, entre les hommes et les femmes… On nous prend pour des billes. On nous oppose. On nous divise. Pour mieux achever notre statut et en finir avec le service public, pour transformer les administrations en gestionnaires de prestataires… Mais quid de nos savoirs-faire ? De l’égalité à l’accès au service public ? Peut-on laisser notre république se financiariser ?

Il n’y a pas d’alternative ? C’est le refrain des présidents de la république, qui l’ont piqué à Margaret Thatcher. Il y a toujours des alternatives. L’histoire n’est jamais écrite d’avance. C’est à nous de prendre nos responsabilités aujourd’hui et de l’écrire maintenant, ensemble.

Rien n’est écrit d’avance !

Alors mettons nous en condition de remporter cette lutte : mobilisons nous !

 

G COMME GREVE !

De nombreux collègues nous posant ces questions à chaque mouvement, un petit rappel de nos droits…

RENDEZ VOUS A TOUS LE 22 MARS A BERCY POUR LA MANIFESTATION !

Et à toutes les autres manifestations que nous jugerons utiles d’organiser par la suite :

 

POURQUOI N’Y A T’IL PAS EU DE COMITE TECHNIQUE A LA MAIRIE DE VILLEJUIF HIER ?

Dans le règlement intérieur du Comité Technique, il est précisé qu’une commission d’ordre du jour doit se tenir pour fixer l’ordre du jour du comité technique. A dessein, la présidente a programmé cette commission d’ordre du jour un mercredi soir à 17h15, c’est à dire en dehors des heures de travail…

Les représentants du personnel ont informé de cet état de fait. Ils ont demandé à ce que la réunion soit repoussée, ou avancée. Pas moyen : « la présidente du Comité Technique a des obligations professionnelles » a-t-on objecté…

Bilan : pas de commission d’ordre du jour, pas de CT ! Sauf qu’il s’en tenait un, sans représentant du personnel, le 15 mars à 9h – d’ailleurs, il a été envahi par les agents qui venaient parler du problème du stationnement

Les organisations syndicales ne peuvent que déplorer cette obstination, et dénoncer ces agissements cavaliers, d’une violence morale rare.

A l’heure où les fonctionnaires sont pris pour cible – tout de même 120 000 suppressions de postes dans la ligne de mire du gouvernement Macron – notre employeur et ses adjoints indiquent clairement de quel côté ils se situeront quand viendra la purge. Pas de celui des employés.

 

 

STATIONNEMENT DES AGENTS : Et maintenant, de qui se moque-t’on ?

Hier, la présidente du CT, la présidente du CHS CT et trois directeurs généraux ont reçu les agents et se sont engagés à ce que le parking de la rue René Hamon soit accessible gratuitement aux agents…

Ce matin, les agents se cassent le nez : le parking est toujours fermé. Pourtant, les travaux sont finis.

Que vaut leur parole ?

 

Addendum à 14h : Les portes du parking ont été ouvertes aux alentours de 10h30. Le parking est effectivement accessible gratuitement aux agents… Il s’agissait sans doute d’une nouvelle erreur de communication