L’ÉGALITÉ EST UN DROIT CONSTITUTIONNEL

L’Egalité… Vous savez, ce mot qui est inscrit au fronton des mairies… Et dont, par le déploiement de services publics, elles sont chargées par l’État d’être les garantes… Ce grand principe, qui est la pierre angulaire du statut des fonctionnaires…

Ce truc que les lois travail, les adversaires du statut, les privatiseurs, veulent supprimer, donc…

L’égalité, quoi…

Le pendant à la liberté et à la fraternité…

Ben c’est ça qu’on veut.

LE RAPPORT EGALITE HOMME-FEMME ? Ce qu’il aurait fallu nous dire…

On ne peut pas se plaindre de ce que le rapport égalité homme femme nous aie pris beaucoup de temps : la dernière fois qu’il aurait dû être présenté aux représentants du personnel, on nous a objecté que comme il ne faisait que reprendre des données déjà contenues dans le bilan social, on nous en faisait grâce…

Et du coup ce fut une surprise d’en découvrir un présenté aux élus lors du débat du Rapport d’Orientation Budgétaires, il y a quelques conseils municipaux de cela

Alors qu’est ce qu’il nous dit ?

D’abord il nous dit que comme dans toute la fonction publique, les écarts de salaire sont moins importants que dans le privé – ce qui n’est pas vrai dans toutes les fonctions publiques – et le « plafond de verre » (qui empêche les femmes d’accéder aux postes à responsabilité) est moins impénétrable… Enfin si on veut comparer un « poste à responsabilité » en mairie et dans le monde de la finance, de la banque, de l’assurance… C’est quand même pas tout à fait le même niveau de rémunération…

Par contre, il nous dit que 80% des contractuels (qui représentent plus de 20% de l’effectif total) sont des femmes, et donc que même dans notre petit pré carré de fonction publique, les femmes sont plus facilement précarisées que les hommes. Elles sont aussi plus facilement sur des postes de catégorie C, sont plus fréquemment victimes de maladies professionnelles et accèdent moins souvent aux formations.

Donc, le plafond de verre n’est pas aussi épais, mais le plancher, lui, est toujours aussi glissant…

Et nous sommes toujours sans nouvelles des critères du RIFSEEP, qui pourraient bien s’avérer plus discriminant pour celles qui, comme c’est encore le plus souvent le cas, sont les premières à s’arrêter de travailler pour s’occuper de leurs enfants… Clairement, la question est : un congé maternité ou un congé « enfant malade » sont ils considérés comme de l’absentéisme ?

ON EN PARLE TOUS ENSEMBLE LE 8 MARS !

 

La Fonction Publique n’est pas archaïque

Le XXIème siècle a besoin de plus de fonctionnaires !

A l’issue du premier comité interministériel de la transformation publique, le Premier ministre et le ministre de la Fonction Publique n’ont eu pour seules annonces qu’un plan de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, l’instauration à grande échelle de la précarité via la contractualisation, l’individualisation à outrance de la rémunération. Dans la droite ligne des ordonnances Macron !

Que de mépris pour les fonctionnaires ; que de mépris pour les missions qu’ils exercent et pour l’ensemble de la population.

Y-a-t-il trop de fonctionnaires, alors que les salariés des EPHAD ont lancé un mouvement de grève inédit et massif, réunissant à la fois personnels, directions et usagers pour exiger de la dignité non seulement pour leur travail, mais principalement pour les personnes âgées qu’ils accueillent. En France, on ne compte qu’un agent pour dix patients, contre un pour un dans les pays scandinaves.

Y-a-t-il encore trop de fonctionnaires, lorsque les personnels de la pénitentiaire sont en grève pendant plus de 12 jours pour exiger de meilleures conditions de travail et la reconnaissance des classifications. Revendications permettant d’accroitre les chances de réinsertion pour les détenus et une meilleure assurance de sécurité pour tous.

Y-a-t-il toujours trop de fonctionnaires, dès lors que le nombre d’enseignants est en chute libre dans le budget 2018, que la fermeture de classes et l’absence de cours pour les élèves se multiplient sur l’ensemble du territoire. Quel avenir pour notre jeunesse si ce n’est aller à l’encontre de leur émancipation individuelle, de la réussite collective et économique du pays ?

Nous pourrions multiplier la liste à l’infini.

La CGT n’oppose pas privé et public comme le gouvernement s’y complait, honteusement. Vieille pratique politique que de dresser les salariés, les citoyens les uns contre les autres. Les fonctionnaires sont des salariés exerçant des métiers, dotés de qualification, de savoir-faire et de compétences. S’ils ont un statut c’est parce qu’ils œuvrent aux services de l’intérêt général et non d’un actionnaire.

Les services publics sont notre bien commun à destination de tous les citoyens, sans distinction sociale ni géographique. Les services publics sont garants de solidarité, d’équité, d’égalité d’accès et de traitement pour tous, ils favorisent le lien social.

Enquête après sondage, la population plébiscite les services publics et ses missions. Ils sont 75% à vouloir plus de proximité et de fonctionnaires notamment dans les zones rurales défavorisées.

Pour gagner cette exigence, la faire partager, la CGT a lancé une campagne « services publics partout pour tous » qui doit mettre en avant de façon incontestable le nombre de fonctionnaires dont le pays a besoin et servir d’appui à des projets de développement de services publics au-delà des luttes actuelles et nécessaires pour maintenir établissements hospitaliers, services et administrations.

Avec la CGT soyons fiers de nos fonctionnaires !

Montreuil, le 6 février 2018

RIFSEEP : Quelque chose ne va pas…

Le RIFSEEP a été mis en place sur la commune de Villejuif à compter du Conseil Municipal du 15 décembre 2017.

Les explications de la haute administration concernant celui-​ci s’avèrent aujourd’hui inexactes. Qui d’entre nous aurait pu deviner, en effet, que nos primes passées, au lieu d’être reversées entièrement dans l’IFSE seraient réparties entre celle-ci et une prime « différentielle » ? Le montant de cette prime différentielle est il appelé à devenir le CIA (future prime au mérite) dès le premier janvier 2019 ? Clairement, en créant une IFSE au minima, l’exécutif signifie à ses agents qu’à ses yeux nos postes, nos missions, notre travail, ne valent pas grand chose. Certains d’entre nous se retrouvent avec une IFSE ridicule et une prime différentielle énorme. Qui plus est, il nous a été confirmé que la prime différentielle absorberait le fruit de nos avancements d’échelons et, si le dégel venait à se produire, toute hausse du point d’indice…

Ce n’est pas ce qui nous a été présenté.
Ce n’est pas ce qui a été présenté aux représentants du personnel pendant le Comité Technique.
Ce n’est pas ce qui a été expliqué aux agents.
Concrètement, cela signifie aujourd’hui que nos salaires sont gelés à cause de ce recours non annoncé à la prime différentielle.
Nous nous méfiions déjà du RIFSEEP parce qu’il donne à l’employeur tous les moyens d’opérer la discrimination au sein de son personnel. C’est pourquoi nous dénonçons les modalités d’application du RIFSEEP à Villejuif – à savoir le traitement inégalitaire entre les agents – et comptons entamer une procédure juridique dont la première étape est une demande de recours gracieux au maire. En espérant que notre employeur, soucieux de rétablir un dialogue social apaisé dans la collectivité, accédera à cette demande.

Si ce n’était pas le cas, toutefois, il est important de garder à l’esprit que ceci n’est qu’un premier pas et que notre action juridique n’aura que peu de poids sans une mobilisation générale et une prise de conscience massive de la réalité d’aujourd’hui et, surtout au vu des annonces gouvernementales et de l’objectif de suppressions massives de postes de fonctionnaires dans les années à venir, de la réalité de demain.

La seconde étape, nous aimerions qu’elle soit une action autour du RIFSEEP, que nous positionnerions le 8 mars prochain – le RIFSEEP étant l’outil de discrimination homme/femme par excellence.
Quoi qu’il en soit, nous invitons tous les agents de la ville inquiets de ce nouveau régime indemnitaire à nous rejoindre dans notre mobilisation.
Le régime indemnitaire, c’est non seulement notre qualité de vie, mais aussi la valeur que le maire accorde au service que nous rendons à la population…

Et si on y allait tous ensemble ?

Ce début d’année 2018 est marqué par de fortes mobilisations dans des différentes professions ou entreprises dans le public comme dans le privé. A l’exemple des agents de l’Administration pénitentiaire, de l’Education nationale ou du personnel des EHPAD, ceux de carrefour et bien d’autres, les questions de l’emploi, des conditions de travail et des salaires sont au cœur de ces actions. Toutes les générations sont concernées des lycéens aux retraités. Les nombreux témoignages entendus ces derniers jours, montrent de façon évidente les réalités d’un monde du travail en souffrance, de salariés non reconnus dans leur qualification et leur savoir-faire, d’un manque de moyens humains et matériels

Ces réalités d’un monde du travail se heurtent à chaque fois à une autre réalité, celle de la logique financière et boursière. Malgré tout de nombreux salariés engrangent des victoires dans les mobilisations d’entreprises.

Quand le PDG de Carrefour annonce 2400 suppressions d’emplois, l’action du groupe en bourse s’envole et les actionnaires perçoivent 500 millions d’euros de dividendes.

Quand le Gouvernement refuse de satisfaire les revendications des personnels pénitentiaires ou dans la santé, le Président de la République reçoit royalement les patrons des plus grandes entreprises mondiales dont la plupart ne payent pas d’impôt dans notre pays.

Dans le même temps, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins immenses des citoyens ceci par manque de moyens. Le projet du gouvernement « Action Publique 2022 » affiche clairement une volonté de nouveaux abandons.

Un récent sondage montre un soutien massif, 87% des français interrogés, aux derniers mouvements sociaux dans l’administration pénitentiaire et dans les EHPAD. D’ailleurs, 64% de ces mêmes personnes considèrent que ces mobilisations pourraient se développer.

Face à ce mécontentement généralisé, la CGT propose d’agir autour de propositions concrètes pour améliorer le quotidien du monde du travail et la création de milliers d’emplois et un autre projet de société de progrès social.

  • La réduction du temps de travail à 32 heures pour les salariés à temps plein et la fin des temps partiels imposés
    – L’augmentation des salaires et des pensions, la reconnaissance des qualifications et l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes.
    – Des droits nouveaux et une véritable protection sociale pour tous.
    – Des services publics partout et pour tous.

Plusieurs journées d’actions parfois dans l’unité sont déjà inscrites dans le paysage social de ces prochains jours et semaines. Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit nous permettre de porter, notamment, la question de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Le 15 mars avec les retraités dans l’unité. Le 22 mars, dans la Fonction publique à l’appel de 7 organisations syndicales. Elles doivent être l’occasion de faire converger public/privé, de rassembler tous les salariés, les retraités, les jeunes et privés d’emploi.

Partir des réalités et des besoins individuels doit se conjuguer avec une démarche collective.

Sans globaliser les problèmes, faire converger ces luttes, partir des exigences du salariat, faire connaitre les propositions CGT est une nécessité dans la période.

La CGT propose de construire ensemble une journée d’action interprofessionnelle dans les prochaines semaines un tous ensemble où chacune et chacun pourrait inscrire ses propres revendications et s’inscrire dans un processus pour gagner. Dans ce sens, ses militants et syndiqués iront à votre rencontre pour construire cette initiative et les formes qu’elle pourrait prendre, vous ouvrir les portes de la CGT et vous inviter à y adhérer.

Un autre avenir, porteur de progrès social, est possible si nous prenons nos affaires en mains.

Montreuil, le 7 février 2018

RIFSEEP : Comme prévu, c’est une arnaque !

On nous l’a dit, répété, juré : le RIFSEEP reprend toutes vos anciennes primes et n’occasionne pas de perte de salaire ! Mensonge !

Bilan de l’opération : comme on peut le lire sur nos fiches de paye de janvier, non seulement le RIFSEEP (IFSE) n’englobe pas toutes nos primes mais la perte de salaire est évitée par la mise en place d’une prime compensatoire. Cette prime va absorber le résultat de nos changements d’échelons pour les années à venir. Donc les salaires sont gelés à moins d’une renégociation du RIFSEEP… Ce n’est pas tout à fait ce qui était prévu !

On avait déjà le mépris, les menaces, les persécutions, mais ils n’avaient pas touché à notre porte-monnaie (enfin, sauf pour les amputés de salaire).

Ça c’est fait !

Si cette situation, qui pour le coup affecte tout le monde vous paraît injuste,

Rendez-vous le 14 février à 14 h*,

LOCAL SYNDICAL (21, rue Sévin)

ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL !
TOUS CONCERNES ! TOUS UNIS !

*Posez une Heure d’Information Syndicale 48h au préalable. Signalez au syndicat tous les refus.

Au passage, la raison pour laquelle nous tiendrons cette assemblée générale au local syndical qui n’est pas du tout fait pour accueillir le nombre de personnes que nous attendons, c’est parce que la mairie n’a pas répondu à l’obligation de nous fournir un lieu. Nous en avons fait la demande il y a plus de quinze jours et nous sommes sans réponse… Et comme on ne peut plus utiliser la Bourse du Travail… Ça aussi, c’est fait.