TENTATIVE DE SUICIDE A LA RH

Nous savions qu’un des crédos de l’Union Citoyenne, depuis son arrivée en 2014, était de supprimer des fonctionnaires à tout prix. Nous ne pensions pas que cette formule était localement à prendre au sens littéral.

Le lundi 8 janvier 2018, un agent municipal âgé de 58 ans, désespéré par l’absence de prise en considération de sa situation professionnelle de la part de l’employeur et de la DRH, a tenté de mettre fin à ses jours dans les locaux de la Direction des Ressources Humaines. Le CHS CT, les syndicats, et l’agent lui-même s’évertuaient à demander au maire, à la direction générale et à la DRH qu’ils trouvent une solution viable depuis de longs mois, sans le moindre résultat. L’employeur ne traitait ses demandes que par le mépris, lui intimant de rester sur son poste malgré sa souffrance et contre l’avis des médecins. Notre collègue est aujourd’hui hospitalisé. Il est toujours en incapacité de reprendre son travail. À ce jour, l’employeur n’a toujours pas daigné répondre.

Déjà lors du suicide de notre collègue Thierry en février 2017, nous avions demandé que soit effectuée une enquête administrative pour déterminer la corrélation de cet acte avec ses conditions de travail. Celle-ci n’a jamais eu lieu.

Nous espérions que les choses allaient changer. C’est loin d’être le cas. L’exécutif sait que les problématiques de harcèlement sont les seules où la justice demande aux victimes de continuer de se soumettre à leurs agresseurs pour amasser des preuves, des témoignages …

Depuis 4 ans, l’employeur ne répond pas à ses obligations légales de veiller à la sécurité et à la protection des agents sous sa responsabilité. La psychologue du travail, la médecine du travail et l’assistante sociale du personnel ont dénoncé cette situation, dès 2015. Même si le Comité d’Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHS CT) a réussi à obtenir une enquête sur les Risques Psycho Sociaux, on lui refuse aujourd’hui l’accès aux résultats, et aux éléments obligatoires (taux de maladie ordinaire et professionnelle, absentéisme, turnover,…) afin que personne ne puisse ébruiter la vérité : travailler à la mairie de Villejuif devient insupportable et dangereux pour la santé. Nous avons même sollicité les services de l’état, les ministères, les alertant à plusieurs reprises de la situation à la mairie de Villejuif.

Jusqu’à présent, les agents municipaux subissaient : Chasse aux sorcières, climat délétère, harcèlement moral, rétrogradations, mises au placard, non reconduction des contractuels, non mise en stage, non remplacement des départs, amputations de salaire, injonctions paradoxales de l’exécutif, insincérité du budget Ressources Humaines, diminution drastique du nombre de formations, manque de matériel dans les services, mépris des instances consultatives du personnel, censure du panorama de presse interne, remise en cause des acquis sociaux… La liste est longue.

Aujourd’hui la situation des agents est préoccupante, 83 postes ne sont pas pourvus, 115 accidents et maladies professionnelles ont été déclarés. On nous refuse toujours le dialogue social, la communication des éléments obligatoires, notamment en matière de promotion interne ou d’avancement de grade, et l’organisation d’un comité technique spécifique ressources humaines. S’ajoute à cela un passage en force d’un nouveau régime de prime qui facilitera le clientélisme

Il n’y a jamais eu un taux aussi important d’agents qui partent pour travailler ailleurs tant les conditions sont désastreuses. C’est le règne de la terreur.

Nous demandons que cessent immédiatement ces pratiques inhumaines !

EPHAD EN MOUVEMENTS…

Les agents des EHPAD, Foyers-logement, SSAD et SSIAD se sont massivement mobilisés ces derniers mois, ainsi que les résidents, leurs familles, les associations pour dénoncer les dégradations des conditions de travail et d’accompagnement indignes des personnes âgées. Les structures et établissements sont mis à mal, confrontés à de fortes restructurations : baisses de moyens humains, financiers et matériels, mutualisations et privatisations… engendrant automatiquement une dégradation de la qualité des services rendus aux bénéficiaires.

Les personnels de ce secteur sont chaque jour davantage soumis aux règles de productivité, de rentabilité, les conditions de travail sont désastreuses. La souffrance au travail est grandissante, avec une perte de sens de son travail et la non-reconnaissance de l’utilité sociale des missions. Les réductions budgétaires imposées à marche forcée par le gouvernement ont des conséquences humainement dramatiques, tant pour le personnel que pour les personnes âgées.

Cette grève, initiée par les Fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA et CFTC, a pour objectif d’améliorer l’accompagnement, les services et les soins envers les personnes âgées indissociables de l’amélioration des conditions de travail des professionnels, en exigeant du gouvernement qu’il réponde à nos revendications. Nous réaffirmons ainsi notre volonté d’être reçus par Emmanuel Macron pour exiger :
➜➜L’application d’un agent par résident, tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Âge ;
➜➜L’abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
➜➜L’arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire, maintien et développement de tous les effectifs des services liés à la prise en charge de la perte d’autonomie, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ;
➜➜La création d’un droit à l’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité sociale et d’un grand service public de la santé et de l’action sociale excluant les établissements privés commerciaux.

Ainsi, la Fédération CGT des Services publics et les Fédérations CGT Santé Action Sociale, CFDT, FO, UNSA et CFTC, appellent l’ensemble des personnels à organiser dans chaque département, dans le cadre de la grève, des rassemblements, manifestations, délégations auprès de l’ARS (Agence Régionale de Santé et des Conseils Départementaux) lundi 30 janvier 2017.

Dans ce cadre, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h (incluant les nuits en amont et en aval) pour l’ensemble des agents intervenant dans le cadre des missions de la prise en charge des personnes âgées (EHPAD, foyers-logements, SSAD, SSIAD, CCAS et Conseils départementaux…).

 

20180105 – Preavis de greve_30 janvier 2018_ G.DARMANIN

 

20180110 – tract_ehpad