GRAND PARIS : DES REFORMES SANS VRAIE CONCERTATION

Créée en janvier 2016, « La métropole du Grand Paris est constituée en vue de la définition et de la mise en œuvre d’actions métropolitaines afin d’améliorer le cadre de vie de ses habitants, de réduire les inégalités entre les territoires qui la composent, de développer un modèle urbain, social et économique durable, moyens d’une meilleure attractivité et compétitivité au bénéfice de l’ensemble du territoire national. » (Extrait de l’article L. 5219-1 I du Code général des collectivités territoriales.)

Presque deux ans après sa création, le président de la république annonce son intention de réorganiser l’Île-de-France et devrait faire connaître ses décisions lors de la Conférence nationale sur les territoires, le 14 décembre prochain et à l’occasion de la Conférence territoriale dédiée au Grand Paris, en janvier 2018.

L’union régionale Île-de-France (Urif) CGT s’inquiète, dans un communiqué, des conceptions de l’avenir de l’Île-de-France que porte la présidente de région, Valérie Pecresse, tout comme celles défendues par Emmanuel Macron.

En effet, loin de la déclaration fondatrice de La métropole du Grand Paris, les deux propositions « visent à éloigner les citoyens des lieux de décisions et constituent un enjeux de démocratie. »

La CGT réaffirme son attachement aux services publics et aux départements, à la maitrise du foncier et aux logements sociaux, et reste porteuse de projets alternatifs de réindustrialisation, à l’opposé de ce qui a été donné à voir sur les futurs JO de 2024, présentés « comme un élément de compétition internationale », très éloignés de ce que vivent chaque jour les franciliens.

Montreuil, le 8 décembre 2017


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Le T12, désormais une réalité

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