BOURSE DU TRAVAIL : Des violences en mairie ?

Par un message daté du 4 septembre 2017, monsieur le Directeur Général des Services de la mairie de Villejuif prétend accuser les organisations syndicales d’avoir blessé des agents de la ville. Ces allégations mensongères sont symptomatiques du malaise qui règne au sein de notre administration depuis de longs mois.

Amputations de salaires, menace d’un passage à marche forcée au RIFSEEP, dénigrement systématique des personnels : telles sont les méthodes employées jusque là. Les collègues en contact direct avec lui nous ont tous rapporté la même chose.

Quant à l’action des syndicalistes réclamant un rendez-vous avec le maire pour trouver une solution pour conserver la bourse du travail, elle s’inscrit dans un cadre tout à fait légitime.

Refuser le dialogue avec les organisations syndicales, c’est devenu la marque de fabrique de la mairie de Villejuif. Aussi le seul recours qu’il laisse aux partenaires sociaux, c’est l’action. Lors d’une manifestation bon enfant, des syndicalistes ont effectivement envahi la mairie. Ils se sont installés dans le bureau du maire et dans la salle du Bureau Municipal rénovée. À aucun moment ils n’ont agressé qui que ce soit, ou empêché les services – notamment ceux situés dans l’extension de la mairie – de travailler. Si les services ont été fermés à la population ce jour-là, c’est par ordre du maire.

Plutôt que d’accepter de rencontrer les secrétaires généraux de l’UD CGT 94, de FO, de Solidaires, de l’UNEF, de l’UNSA et de la CFDT qui étaient présents, monsieur le maire a encore une fois choisi de jouer le pourrissement de la situation et cherche aujourd’hui à se faire passer pour une victime. Ainsi, par son manque de courage et son entêtement à ne régler la situation que par l’intervention des forces de police, il a généré lui-même la paralysie du centre-ville – les rues Le Bigot et Paul Bert étant occupées par des cars de police – et n’a apporté aucune réponse qui aurait permis de faire évoluer la situation.

Nous, syndicats des territoriaux de la ville de Villejuif, connaissons bien cette posture pour y être confrontés depuis trois ans : absence de réponses à nos sollicitations, refus de dialogue, mépris des instances… Sans même parler de cette stigmatisation permanente des administratifs voués à l’opprobre jusque sur les réseaux sociaux par les élus eux-mêmes.

Aussi, nous vous invitons effectivement à contacter la plateforme conseillée par le Directeur Général des Services afin de rétablir auprès de cet interlocuteur de notre collectivité la vérité des faits, et de faire valoir votre malaise de travailler dans une administration qui subit une réorganisation avortée et tous les déboires que nous dénonçons régulièrement (mises au placard, refus de relocaliser les services impactés par l’incendie dans des conditions satisfaisantes, harcèlement moral, blocage des carrières, etc…).

Quant à la Bourse du Travail, elle a toute légitimité à demeurer là où elle se trouve, l’action menée en justice par le maire faisant fi des conventions entre la ville et les syndicats et jamais dénoncées par une décision du Conseil Municipal. En effet, c’est en prétendant que les syndicats étaient des occupants sans titre que le maire a obtenu une expulsion de la part du Tribunal Administratif. Or si cette vénérable juridiction avait pu entendre les arguments des organisations syndicales, cette expulsion n’aurait jamais pu être ordonnée ! Certes, tout est mis en œuvre pour casser cette décision de justice, mais l’intervention favorable du maire permettrait de résoudre cette crise instantanément.

La Bourse du Travail est le bien commun des salariés d’un large bassin d’emploi, dont Villejuif fait partie. Il symbolise une partie fondamentale et importante de l’histoire des villejuifois. Elle a souvent, pour eux, été le rempart contre l’arbitraire du monde du travail. A nous tous de la défendre pour qu’ils puissent continuer à se défendre !

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