GARDIENS D’ECOLE : Logés à la mauvaise enseigne

Et puis ce fut le tour des gardiens d’école. Leur problème à eux, c’est qu’une nouvelle législation exige qu’on leur fasse désormais payer les fluides de leurs logements. Jusqu’ici, pas de problème. Sauf que pour pouvoir payer, il faut qu’un compteur soit installé et il ne l’a toujours pas été depuis cinq ans. Et aussi qu’à l’occasion de ce changement, un examen de leur situation a permis de déterminer non seulement que la plupart de leurs logements devraient être rénovés, mais surtout que les règles en matière de temps de travail n’étaient pas respectées. Ils dépassaient très largement leur nombre d’heures, sollicités en permanence… De l’accueil téléphonique à l’accueil physique, il leur était demandé d’être présents (et un peu corvéables à merci) tout le temps que dure une journée d’école, de l’ouverture de l’accueil de loisirs à la fermeture – et certains week-ends. Soixante heures par semaines… Le tout, sans temps de pause sur laquelle ils pourraient quitter l’école, ou juste se détendre, et sans possibilité de planifier. Difficile même de poser des congés…

Force est de reconnaître que cette fois-ci, la solution avancée par les élus et la RH est plutôt viable : une nouvelle organisation du temps de travail, des limites enfin posées, une réfection des logements, pas de facturation sans compteur séparé et un chantier à venir pour la formation et les possibilités d’évolution de carrière de ces personnels. Naturellement, on nous soumet deux scénarios, mais le deuxième est tellement catastrophique que même ceux qui nous le présentent n’y croient pas un seul instant.

Par contre, c’est pas encore demain que les gardiens des écoles seront au 35h, puisque ce qui leur est proposé est une annualisation du temps de travail avec des semaines de 42h en moyenne sans RTT supplémentaires par rapport au reste du personne (qui fait 36h avec RTT).

Et même si le ton reste cordial, le maire fait tout de même savoir que c’est une offre qui se fera en un seul lot : c’est tout ça, ou c’est rien du tout… Et il faut répondre rapidement ! Un ultimatum, quoi. Outre le fait que cette réunion a eu lieu à la demande des gardiens d’école, qu’ils la demandaient depuis près de six mois et que le problème existe depuis 2012, ce n’est pas exactement le genre de sortie qui encourage les agents à croire dans le dialogue social…

Ben que ce soit ça ou rien, les gardiens d’école ont tout de même décidé qu’il valait mieux en discuter tous ensemble avant de répondre…

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