CHSCT : ANNE MA SOEUR ANNE, NE VOIS TU RIEN VENIR ?

Qu’est ce qui s’est passé Vendredi dernier ? Il s’est passé qu’il y avait CHS CT pour la deuxième fois en trois semaines à la mairie de Villejuif ! L’évènement à lui seul vaut la peine d’être salué.

Avant de commencer, il y a eu une petite frayeur sur le quorum du collège employeur… Quatre représentants seulement. Une cinquième nous rejoindra au bout de deux heures et demis de séance… Ouf, on a pu commencer presque à l’heure (détail qui a son importance). En tous cas, il faudra s’assurer que les nouveaux représentants de l’employeur sont tous prévenus qu’ils sont membres de cette instance, parce que pour l’instant on a surtout retrouvé des visages qu’on connaissait déjà. Quand on pense que la raison invoquée pour ne pas avoir eu d’instances pendant quatre mois c’était qu’il fallait remanier le collège employeur… Bon ça c’est fait. Il y a plus qu’à les convaincre de venir…

D’autant plus que cette fois ci, l’ordre du jour portait sur la présentation de la méthode de l’enquête sur les risques psycho-sociaux, et la remise en état du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.

Si le collège employés déplore de ne pas avoir été associé au choix de l’entreprise qui réalisera cette enquête, nous sommes très impatients de voir celle-ci commencer enfin, alors que la problématique des RPS est sur le tapis depuis pratiquement trois ans, et que la nécessité de réaliser cette enquête a été entérinée par un vote de notre instance le 15 mars 2016. Nous avons été impressionnés par la présentation et par l’étendue du champ de cette enquête. Une présentation de qualité, un programme ambitieux, une enquête censée commencer dès la fin du mois de Mai, pour qu’une politique de lutte contre les risques psycho-sociaux soit dessinée pour la fin de l’année 2017 et qu’on puisse commencer à appliquer un programme de lutte contre ces risques dès 2018 !

Il est donc particulièrement important que tous les agents de la ville dès qu’ils recevront le questionnaire individuel s’implique dans cette démarche et remplisse ce questionnaire, mais nous aurons l’occasion d’y revenir.

Le hic – car il y en a toujours un – c’est que pour l’instant, ce questionnaire est la seule inconnue de l’équation et que nous ne comprenons pas pourquoi… Mais c’est sans doute (encore) un oubli temporaire et passager…

Puis vint le moment de parler de l’hôtel de ville… Pas le même topo. Pour rappel, on attend des nouvelles de la remise en état du rez-de-chaussée depuis le mois de novembre 2015, et l’objectif est que le lieu rouvre pour septembre 2017. Il aura quand même fallu le temps (même si c’est moins que pour la ludomobile qui n’a toujours pas de nouveaux locaux depuis l’autre incendie, celui de juin 2015). Malheureusement, là dessus, il nous manque des éléments :

 

  • Le premier est la garantie qu’on peut remettre le rez-de-chaussée en état pendant que les étages sont occupés – un élément qui a été demandé depuis belle lurette, et qui manque au dossier.
  • Le deuxième est de comprendre pourquoi on nous présente une nouvelle configuration des locaux en nous assurant que ça ne change en rien les conditions de travail des agents. Ce n’est pas du tout l’opinion des agents concernés.

Pourtant, le débat tourne court : après les Comités Techniques fleuves de l’année dernière, nous posons la limite à 17 h. Un avis sera donc rendu, mais lundi 15 mai, seulement. Dix huit mois… Quand on pense que quand l’accueil de la piscine a brûlé en août 2015, celle-ci a rouvert au mois d’octobre de la même année, on est bien dubitatifs quant à la volonté de faire en sorte que les agents retrouvent de bonnes conditions de travail.

Mais tabler sur la lassitude des agents et leur désir de retrouver des conditions de travail acceptables certes, mais inférieures à celles auxquelles ils pourraient prétendre, n’est pas un si mauvais pari pour l’exécutif, apparemment. Restera à nous démontrer les avantages de l’open-space, qui, s’il confère une dignité toute corporate au service public, ne nous paraît guère approprié quand il s’agit de dispenser des pièces d’identité ou accueillir des familles qui viennent de subir un décès…

Si ça passe, c’est le public qui jugera…

2 réflexions sur “CHSCT : ANNE MA SOEUR ANNE, NE VOIS TU RIEN VENIR ?

  1. Il est reconnu que les openspaces ne sont pas bien (manque de convivialité, indiscrétion) il a fallu quelques années d’utilisation pour le prouver Donc inutile de mettre en place une architecture qu’il faudra remanier

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