DECLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES AU COMITE TECHNIQUE

Le comité technique est re-convoqué ce matin, suite au vote contre le tableau des effectifs. Au moment même où paraissent ces lignes, voici la déclaration des délégués du personnel en séance…


Mesdames et messieurs,

Nous voici à nouveau convoqués pour débattre du tableau des effectifs sans qu’il ait été apporté la moindre correction à ce dossier. Pourquoi faire ? Pour reprendre les arguments de la dernière séance ? Parce que ce dossier n’est pas assez important ? Ça doit être ça. À moins que ce tableau ne soit décevant : il y a encore trop d’agents à la mairie de Villejuif.

La haine du fonctionnaire imprègne toute notre société. Lors de la récente campagne présidentielle, c’était à celui qui en supprimerait le plus. Et les abus de langages font qu’on veut bien supprimer les fonctionnaires, pas juste leurs postes. Repris au niveau local où l’unique logique qui guide les décisions politiques est celle de l’économie budgétaire. On ne remplace pas, on ne recrute pas,  on ne met pas en stage pas mais on précarise encore et toujours.

Alors quoi ?

Alors afin de parvenir à ses fins, on bloque le dialogue social en faisant le contraire de ce que l’on dit. On prétend qu’on en fait sans en faire. On dit qu’on veut lutter contre les risques psychosociaux, mais on ne le fait jamais ou pire on fait semblant. Et on attend que, les situations iniques, absurdes, ubuesques et ultimement douloureuses se multipliant les gens, les agents, partent.

Vous voulez un exemple concret ? La ludomobile qui devait, promesse de l’exécutif, rouvrir dès octobre 2015, puis dès juin 2016. Deux agents en errance, un qui est parti et un service public qui a disparu. L’agent qui reste remplira sans doute avec douleur le questionnaire sur les risques psychosociaux.

Un autre exemple concret : le fait de prétendre que des agents ont approuvé un open space quand manifestement ce n’est pas le cas, et de réorganiser leur travail, leur quotidien, l’endroit où ils passent sept heures par jours sans tenir compte ni des normes en vigueur, ni de leur expérience, ni de leur input – puisqu’il faut utiliser des anglicismes.

Savez-vous bien que se priver de la parole des agents, c’est se priver de la force vive du service public ? Tout ne se règle pas à coup de décisions à l’emporte-pièce et de diktats.  Et les représentants des agents, jusqu’à preuve du contraire, c’est nous.

Un dernier exemple concret : L’amputation des salaires des chargés de mission, en fait de tous les cadres qui sont accusés d’être des  « rouges », des syndicalistes comme à l’époque de la chasse aux sorcières orchestrée par le maccarthysme!

Pire, vous diffusez la nouvelle à tous les agents alors que dix personnes seulement sont concernées. Non seulement cela n’a fait qu’instaurer la peur et la révulsion, démotiver encore un peu plus les agents, augmenter les risques psychosociaux sur cette collectivité. Pire, vous jetez l’opprobre sur ces agents laissant croire que ce sont des voleurs, des agents sur-payés.

Tout ça pourquoi ? Pour que les gens partent d’eux-mêmes !

Parce qu’en fait, vous n’avez pas du tout envie d’avoir à examiner un tableau des effectifs et vous préféreriez qu’il n’y ait pas d’agents dans cette ville.

Mais des agents, il y en a. Des syndicalistes, il y en a. La Démocratie, il y a. Ne vous en déplaise, vous, exécutif, vous qui leur faites violence. Et il y en assez, et ils en ont assez.

Nous sommes tous ici pour œuvrer ensemble au service public, pas pour exercer des vendettas ou pour nous quereller comme des poissonniers. Il serait temps que tout le monde dans cette mairie en prenne la mesure.

Quoi qu’il arrive, nous voterons contre ce document qui n’a pas été corrigé.

Merci de votre attention.

AGENTS EN SOUFFRANCE : LA COUPE EST PLEINE

Après des mois et des mois à « camper » dans des bureaux de fortune, à subir les sous effectifs et une pression accrue de leur direction, il est enfin à l’ordre du jour de remettre en état le rez-de-chaussée de la mairie pour que les agents le réintègrent. Il serait trop simple de le faire dans l’intérêt du personnel et du service public, de tenir compte des besoins des services : A été présenté en CHS CT un rapport qui annonce la réfection du hall et du service de l’état civil en Open Space. Pire, on supprime aux agents leurs imprimantes, compliquant d’autant la réalisation des actes, extrêmement pointue. Le tout dans une ambiance de flicage, de sous-effectif et avec une pression toujours plus forte !

C’est d’abord le public qui en fera les frais !

Un guichet unique, pourquoi pas ? S’il peut permettre d’accueillir le public dans de meilleures conditions ! Actuellement, les agents n’en peuvent plus : La gymnastique qui consiste à gommer les différences entre le métier des Affaires Générales et celui de l’Etat Civil, appelés à faire de la « polyvalence » dans le cadre du guichet unique, ne se traduira sur le long terme que par une dégradation du service rendu aux usagers ! Les équipes en ont assez d’être mises sous pression et de devoir assumer des décisions à l’emporte-pièce qui saboteront leur travail, qu’on les pousse à la faute, qu’on ne prenne pas leur parole en compte, qu’on leur en demande toujours plus avec moins !

Les agents, les organisations syndicales, ont alerté !
Et personne ne les a écoutés !

Aussi nous appelons à la

GREVE

Le mercredi 31 mai 2017 de 10 h à 12 h

Rassemblement devant la mairie

 

o             Contre la pressurisation systématique des chefs de services et de leurs équipes qui se voient contraints de refuser des congés et se voient dépossédés de leurs missions, qui voient niée leur expérience ;

o              Contre la dégradation prévue de l’outil de travail, et notamment la suppression systématique d’imprimantes, notamment au sein du service de l’État Civil ;

o              Contre l’aménagement de l’accueil de l’hôtel de ville en Open Space qui constitue une dégradation de la qualité d’accueil du public et de l’exécution des missions, notamment pour l’État Civil et les Affaires Générales ;

o              Pour le remplacement des agents sur des postes vacants notamment au sein du service accueil et formalités où les collègues effectuent des heures supplémentaires pour pallier au manque d’effectifs.

LETTRE OUVERTE AUX AGENTS de la CGT-UGICT, en réponse aux mails de la DG sur les rémunérations des agents

Monsieur le Directeur Général  des Services,

Tous les agents de la collectivité de la ville de Villejuif ont été destinataires de votre courrier en date du 22 mai 2017, nous informant tous à quelques jours du paiement de notre salaire, que certains de nos collègues recevraient une rétribution diminuée.

Nous tenons à vous exprimer notre atterrement devant le procédé utilisé, tant sur  la forme que sur le fond.

1/ Tous les agents sont informés d’une diminution de rémunération qui ne concernerait que quelques-uns, entraînant un climat particulièrement anxiogène dans une collectivité où les risques psycho sociaux ont explosé.

2/ Au contraire,  les quelques agents concernés n’ont toujours pas été contactés par la RH à l’heure où s’écrivent ces lignes (les représentants du personnel en auraient été informés au moins par l’un d’entre eux, voire par tous !). Les agents  touchés ne sauront donc qu’à la veille du paiement de leur rétribution ou en constatant son montant amputé et  qu’en outre, ils devraient rembourser ce qu’ils auraient trop perçu !

Or, le Maire et la DG de cette collectivité sont informés depuis plusieurs mois de cette situation. Comment est-il possible que ces agents n’aient pas été contactés dès l’information reçue avec l’indication des risques encourus, et ce afin qu’ils puissent s’organiser et procéder aux contestations utiles ?

3/ Il est plus que regrettable que ce ne soit qu’à quelques jours de la rémunération défalquée que les organisations syndicales soient saisies d’une telle problématique, et sur laquelle il leur est demandé de contribuer à trouver une solution. Il y a plusieurs mois, nous aurions pu rencontrer le trésorier payeur général. Aujourd’hui, pour la paye de mai, la Direction Générale nous a rendus impuissants.

4/ Les organisations syndicales sont accusées de cette situation dramatique. Un comble !!! Cette présentation des faits totalement mensongère a manifestement pour but de dresser les agents contre leurs représentants syndicaux.

Doit-il vraiment être rappelé que c’est le Maire lui-même qui a réclamé un audit au trésorier payeur général  sur les rémunérations des chargés de mission, dont l’existence depuis longtemps pour une raison inconnue lui pose problème et des directeurs, ce dont il s’est targué lors du Conseil municipal du 14 octobre 2016 ?

Nous tenons à vous dresser un petit rappel des faits, puisque vous n’étiez pas présent ces 3 précédentes années :

A/ Les représentants du personnel n’ont eu de cesse de réclamer depuis 3 ans de la transparence tant sur la rémunération que sur les évolutions de carrière des territoriaux ainsi que des critères clairs, objectifs, vérifiables. Sans succès. L’opacité la plus totale leur a toujours été opposée !

B/ Le 12 Mars 2015, un rapport au Comité Technique, visant à augmenter la rémunération d’une seule personne de la Direction Générale, dont sa présentation démontre une illégalité, reçoit un avis défavorable.  Nous vous invitons à consulter le verbatim de la séance, les raisons qui ont mené au rejet de cette proposition y sont clairement exprimées.

Malgré plusieurs demandes des représentants du personnel, il n’a jamais été possible d’obtenir confirmation du respect de l’avis du CT, comme d’ailleurs pour tous les autres dossiers dont il est absolument impossible de soutirer le moindre suivi.

En conséquence, au regard de la suspicion légitime d’infraction, et comme c’est le droit mais aussi le devoir des représentants du personnel, nous avons interpellé le Trésorier afin que celui-ci procède au  contrôle nécessaire. Ce courrier, du 06 octobre 2016, nous allons le rendre public, puisque nous sommes livrés à la vindicte des agents. Ils pourront constater par eux-mêmes quelle était la demande. L’exemplarité nous paraissait plus  que nécessaire dans le cas d’espèce.

Mais comment osez-vous écrire aux agents ce mensonge éhonté : « À la suite d’un courrier envoyé par les Organisations Syndicales CGT-UGICT au trésorier principal, remettant en cause la rémunération de cadres de l’administration Générale, un contrôle par ce dernier a été réalisé sur les paies de la Direction Générale et des attachés de la ville. »

Ce alors qu’il s’agissait d’une réclamation du Maire, revendiquée par lui !

Donc nous posons la question : la volonté du premier magistrat de cette ville et de vous-même est-elle de distiller un climat de terreur en sous-entendant : « Voyez ce qui se passe quand vos représentants élus se permettent de réclamer l’application de la loi par ceux qui vous gouvernent ! »

Avons-nous bien compris le message ?

Enfin, plusieurs points de votre “Lettre aux agents” soulèvent de nombreuses interrogations : nous notons par exemple que Monsieur Le Maire “ordonne” à l’administration d’accélérer la mise en œuvre du RIFSEEP. Cet ordre est particulièrement ironique, voire particulièrement déplacé,  lorsqu’on  se souvient que nous sommes dans l’attente d’une date de réunion sur ce sujet,  dernière date promise pour “au plus tard décembre 2016”. Cela fait bientôt 3 ans que Monsieur le Maire s’est engagé à aborder la question du  régime indemnitaire, afin de lancer une négociation dessus. Si elle avait eu lieu, convenez que l’on n’en serait pas là aujourd’hui.

Toujours est-il que nous percevons une volonté de l’autorité territoriale de passer en force, sans concertation sur ce sujet comme sur tant d’autres. Nous en prenons bonne note et en tirerons toutes les conséquences qui s’imposent.

 

20170526 – LO UGICT au DGS

LETTRE OUVERTE AU DIRECTEUR GENERAL DES SERVICES

Monsieur le Directeur général,

En l’espace de quelques heures les agents de la ville ont été destinataires de deux courriels concernant les rémunérations de certains personnels. Courriels qui  sont un prémisse à un courrier papier.

Nous tenons à vous faire part de notre surprise concernant aussi bien la forme, le fond que l’opportunité de ces courriels.

Passons sur le caractère tout à fait illisible d’un courriel envoyé par Mme la Directrice FInances et Ressources Humaines, mais signé par la DRH, dont les agents découvriront que c’est, in fine, un mauvais copié-collé d’une note dont vous êtes le signataire. Comme souvent, cela laisse l’impression d’un bateau ivre, sans pilote à la barre. Mais cela, les agents de la ville en ont pris l’habitude, pour le meilleur et pour le pire.

Reste le fond. Il est effarant de lire la présentation que vous faîtes des événements. Un courrier de la CGT au Trésorier Principal est présenté comme une dénonciation honteuse qui porterait préjudice aux intérêts de nos collègues. Cette présentation des faits a manifestement pour but de dresser les agents contre leurs représentants syndicaux.

Nous vous le disons tout net : C’est une tentative totalement vaine, un procédé proprement scandaleux et inacceptable.

Sans même mentionner l’aggravation du climat délétère qu’engendre ce procédé de diffusion.

Pour rappel des faits :

Le 12 Mars 2015, un rapport au Comité Technique visant à augmenter la rémunération d’une seule personne à la Direction Générale reçoit un avis défavorable.  Nous vous invitons à consulter le verbatim de la séance, les raisons qui ont mené au rejet de cette proposition y sont clairement exprimés.

Malgré plusieurs demandes de notre part, nous n’avons jamais eu confirmation que l’avis du CT avait bien été respecté, comme d’ailleurs pour tous les autres dossiers dont il est absolument impossible d’assurer le moindre suivi.

En conséquence, au regard de la suspicion légitime d’infraction, et comme c’est notre droit mais aussi notre devoir, nous avons interpellé le Trésorier afin que celui-ci procède aux  contrôles qui sont de sa compétence. Ce courrier, du 6 octobre 2016, nous allons le rendre public, puisque vous nous livrez à la vindicte des agents.

Monsieur le Maire, à l’époque, nous avait assuré qu’un audit serait mené sur la rémunération des cadres A. Nous n’avons toujours aucune nouvelle de cet audit interne.

L’interpellation du Trésorier a manifestement porté ses fruits puisque vous signalez vous-même que plusieurs situations d’irrégularités ont été relevés. On a bien du mal à comprendre dans votre courrier qui est concerné, comment, pourquoi… Si ce n’est que tout ça serait la faute de notre organisation syndicale.

Notons au passage que si irrégularité il y a eu, elle ne peut être imputée aux agents concernés dont vous attendez visiblement qu’ils paient les pots cassés. Pourtant, si la délibération que vous incriminez date de février 2014, les arrêtés relatifs à son application portent nécessairement la signature de monsieur le maire.

Remettons les choses dans l’ordre : si dénonciation au trésorier payeur il y a eu, c’est de l’administration ou de l’exécutif qu’elle est venue puisque c’est la RH qui communique les montants des paies à verser aux agents par acte administratif. Il est un peu facile d’oublier que lors du Conseil Municipal de février 2017, le maire a annoncé publiquement qu’il était lui-même à l’origine de cette enquête du Trésorier Payeur!

Il conviendra donc de trouver une solution juste et que les agents n’aient pas à faire les frais des règlements de compte entre élus, qui se sont répandus sur le sujet, tant en Comité Technique qu’au Conseil Municipal, depuis deux ans, à coup de saisine de la CADA et de refus d’obtempérer !

Doit-on vous rappeler que, jusqu’à preuve du contraire, la ville n’est pas sous un régime de cogestion?  Que les organisations syndicales ne sont pas en charge de la rédaction des délibérations, des arrêtés et autres actes administratifs ou de la rédaction des fiches de paye ? Que depuis maintenant trois ans, nous ne cessons d’alerter sur la gestion pour le moins amateuriste de la collectivité, des risques juridiques que font courir nombre de décisions ?

Certes, vous venez de prendre vos fonctions, mais l’ensemble des courriers, restés sans réponses pour la plupart, que nous avons adressés à Monsieur le Maire, Mme LOUDIERE ou encore à l’administration doivent bien être archivés quelques part et pourront vous éclairer sur ces éléments. Car si vous n’êtes pas comptable du passé, vous êtes bien responsable de la bonne marche de l’administration.

En outre, plusieurs points de votre “Lettre aux agents” soulèvent de fortes interrogations :

Nous notons par exemple que Monsieur Le Maire “ordonne” à l’administration d’accélérer la mise en œuvre du RIFSEEP. C’est particulièrement ironique, voire déplacé,  lorsqu’on  se souvient que nous sommes dans l’attente d’une date de réunion sur ce sujet,  date promise pour “au plus tard décembre 2016”. Le RIFSEEP ne répondra pas à la mise en conformité des rémunérations mais instaura une inégalité de traitements en appliquant des critères subjectifs (la manière de servir qui entraine une forme de délit aux faciès).

Cela fait deux ans que Monsieur le Maire s’est engagé à aborder la question sur le  régime indemnitaire, afin de lancer une négociation. Si elle avait eu lieu, convenez que l’on n’en serait pas là aujourd’hui.

Toujours est-il nous percevons une volonté de l’autorité territoriale de passer en force, sans concertation sur ce sujet comme sur tant d’autre. Nous en prenons bonne note et en tirerons les conséquences nécessaires. Veuillez croire que pour tous les agents de cette ville, le procédé, très connu, est tout à fait lisible pour ce qu’il est.

Enfin, nous ne nous expliquons pas l’opportunité de ce courrier, à 24h d’une rencontre, fixée à votre demande, afin que l’on puisse faire connaissance. Nous mettre ainsi en accusation, nous rendre responsables de l’incurie de la gestion de la collectivité, juste avant notre premier rendez-vous augure très mal des relations que vous souhaitez construire avec les représentants légitimes des personnels territoriaux.

Par ailleurs nous découvrons que vous souhaitez transformer l’ordre du jour de cette rencontre pour aborder le point des sur-rémunérations de certains agents… Outre l’indécence totale de la démarche, ce n’est absolument pas sérieux.

Comment pourrions-nous aborder cette question sans même avoir auparavant des éléments factuels au-delà des affirmations vagues contenues dans votre courrier : combien d’agent concernés, quelles problématiques, les observations du Trésorier. En résumé, ce que l’on a coutume d’appeler un “fond de dossier”.

Comprenez dans ces conditions que nous jugeons inopportun de se rencontrer ce mercredi 24 mai.

Par ailleurs, ce courrier étant un droit de réponse à votre courrier adressé (trois fois!) à l’ensemble des agents, il aurait mérité d’être diffusé aux mêmes par les même moyens – comme la loi nous permet de l’exiger ce que nous vous demandons.

En espérant Monsieur le Directeur général des services que cet épisode ne sera pas le symbole de la relation que vous souhaitez construire avec nous, nous vous prions d’agréer nos salutations les plus mesurées étant données les circonstances.

 

20170524 -lettre ouvert oe

OPEN SPACE : Le Palais des Courants d’Air

Un open space (anglicisme ou faux anglicisme, car on dit open plan en anglais) ou plateau ouvert, est un espace de travail où les bureaux ne sont pas séparés par des cloisons. En conséquence, les personnes se voient et s’entendent et travaillent entre elles. Ce mode d’aménagement des espaces de travail a ses avantages (selon certains) et ses inconvénients…

Le problème, c’est que là, il est question d’aménager en plateau ouvert le hall de la mairie élargi par les anciens bureaux du service de l’état civil… C’est du moins le projet qui a été présenté en CHS CT lors des séances du 10 et du 19 mai 2017. Les rapports reçus en amont à ces séances indiquent clairement que cette configuration a été retenue pour préfigurer le projet de guichet unique mis en avant dans le projet de direction des accueils et formalités (que nous attendons toujours de pouvoir étudier en Comité Technique).

Donc le principe proposé par l’administration est l’exécutif est de faire travailler dans un espace partagé deux (voire plus à terme) catégories de personnel qui exécutent des missions très diverses : état civil, accueil du public.

Un peu comme si on décidait qu’on mettait dans le même magasin le libraire et le pâtissier, parce que ce sont tous les deux des commerçants après tout. Sauf qu’en plus, on supprime l’atelier du pâtissier et la réserve du libraire.

Mieux, par soucis d’économie, on supprime les imprimantes individuelles du service de l’état civil. C’est intéressant quand on pense que 7 millions d’euros ont déjà été économisé sur le dos du personnel et des services rendus aux habitants en 2016. Bien sûr, ça peut sembler être un plus pour l’environnement, mais les dossiers traités par ces collègues comportent parfois jusqu’à un quinzaine de pièces, qui doivent toutes être imprimées sur des formulaires officiels pré-numérotés, et pré-formés. Chacun de ces formulaires à un coût, chaque erreur est donc une perte sèche pour la ville. En voulant économiser sur les imprimantes, on augmente le potentiel d’erreur.

C’est vrai, ça n’a l’air de rien. Et puis, c’est pour le bien des agents puisqu’ils retournent enfin, après près de deux ans, dans des locaux ravagés lors d’un incendie. Mais outre le fait qu’il faudra désormais faire son travail dans le va et vient du hall de la mairie, les agents de l’état civil devront recevoir les personnes venues chercher un acte de décès ou de naissance sans pouvoir faire bénéficier le public de la confidentialité d’autrefois, avec une diminution des outils de travail mis à leur disposition…

A quand un bureau partagé pour les élus qui ne sont pas tout le temps en mairie ?

TABLEAU DES EFFECTIFS : CE QU’IL AURAIT FALLU NOUS DIRE

C’est pendant le Comité Technique du 11 mai 2017 qu’a été présentée (partiellement) cette analyse du tableau des effectifs. Nous avions promis de revenir dessus rapidement, parce que ce document donne l’état des postes de la collectivité au 31 décembre 2016.

Alors, ces fonctionnaires ? Y en a plus ou y en a moins ? A votre avis ?


Analyse du tableau d’effectifs de janvier 2017, présenté en avril 2017

En tout premier lieu, il faut souligner qu’il est très difficile pour le Comité Technique d’analyser un tableau des effectifs qui fait référence pour l’essentiel à des régularisations. On ne comprend plus très bien ce qui relève vraiment des suppressions et des créations. D’autant plus qu’un nombre conséquent de postes est gelé et que nous ne savons pas lesquels, ni pour quelles raisons. Le tout  sans avoir pris l’avis, consultatif mais obligatoire, du Comité Technique !

Par ailleurs, nous n’avons pas connaissance du tableau des effectifs du CCAS alors que le tableau des effectifs de la mairie fait état de passage d’une collectivité à une autre, d’agents en poste. Pour autant, nous avons fait l’effort de chercher à comprendre la mécanique suppressions/créations et bien évidemment des questions restent en suspens et nous craignons qu’elles le restent encore un certain temps.

Filière Novembre

(rapport au

25.01

2014

CT du

2016)

Novembre

(rapport au

25.01

2014

CT du

2016)

Janvier 2017 Commentaires

(par rapport aux postes pourvus)

Inscrits Pourvus Inscrits Pourvus Inscrits Pourvus
Administrative 326 ? 310 ? 313 (TC) 282 Dont 22 contractuels

(7,80%)

Technique 488 ? 479 ? 501 (dont 1TNC) 478 Dont 37 contractuels

(7,74%)

Animation 161 ? 157 ? 163 (dont 8 TNC) 160 Dont 25 contractuels

(15,63%)

Culturelle 48 ? 47 ? 50  (dont 1 TNC) 46 Dont 3 contractuels

(6,52%)

Sportive 5 ? 5 ? 7 6
Sociale 127 ? 127 ? 58

(dont 2 TNC)

48 Dont 3 contractuels

(6,25%)

Médico-sociale 68

(dont 11 TNC)

126 au total

60

 

 

108 au total

Dont 17 contractuels

(28,33%)

Police municipale 7 ? 7 ? 14 14
Sous-total 1162   1132   1174 1094 Dont 107 contractuels

(9,78%)

Hors filières 153 ? 153 ? 153 (dont 20 TC per) 140 Dont 140 contractuels

(100%)

Total 1315 ? 1285 ? 1327 1234 93 postes non pourvus (2017) et/ou 81 postes gelés depuis 2014 ?

 

  • Il convient aussi de noter la prévision d’emplois de 88 saisonniers depuis 2014 (chiffre inchangé). 88 postes qui restent à vérifier et notamment le nombre conséquent d’animateurs.

 

TC : Temps Complet

TNC : Temps Non Complet

Per : permanent

 

Commentaires généraux :

Dans le tableau chiffré des effectifs au 1er janvier 2017 :

  • Nous remarquons que 21 postes sont occupés par des agents contractuels sur des grades d’avancement en catégorie C, B et A: 3 atsem de 1ère classe, 2 auxiliaires de soins de 1ère classe, 9 auxiliaires de puériculture de 1ère classe, 3 rédacteurs Principaux de 2ème classe, 1 Technicien Principal de 2ème classe, 1 attaché principal, 1 directeur, 1 infirmier en soins généraux de classe supérieur.

Sur les suppressions/créations :

Il est annoncé globalement en guise d’introduction 105 suppressions de postes sur différents grades et 136 créations, soit un delta positif par rapport au dernier tableau dressé en février 2016 de 31 postes, en fait si l’on reprend dans le détail les données, il apparaît que ce chiffre ne se vérifie pas :

  • Dans la partie ‘’suppressions/créations-mouvements…’’ suite à l’évolution des carrières… qui n’entrainent pas de modification du nombre total des emplois, on note la réussite à un concours d’assistant de conservation du patrimoine et des bibliothèques qui génère un poste et une promotion interne pour un éducateur des activités physiques et sportives ; mais pour ces deux créations on ne connait pas les deux postes (grades) qui ont été supprimés : Explications, où sont les deux suppressions de poste ?
  • Dans la partie ‘’recrutements-mouvements…’’ qui entrainent des modifications du nombre total des emplois, on distingue plusieurs créations qui n’en sont pas ou pas assez expliquées et notamment 1 poste d’adjoint administratif de 2ème classe pour remplacer un agent reclassé dans une nouvelle filière (en remplacement de qui ?), 1 poste d’adjoint administratif Principal de 2ème classe pour remplacer un agent reclassé dans une nouvelle filière (en remplacement de qui ?), 1 poste d’attaché pour remplacer un agent parti en mutation (où est la création ? Supprimé du tableau des effectifs par qui ? ), 10 postes d’adjoint technique de 2ème classe pour remplacer des agents partis en mutation, en retraite… (où sont les créations ? Supprimés du tableau des effectifs par qui ? ), 1 poste d’adjoint technique de 2ème classe pour remplacer un agent muté sur un emploi de la police municipale (où est la création ? avis du CT ?), 1 poste d’atsem de 1ère classe muté sur un autre poste en reclassement (où est la création ?), 2 postes d’agents sociaux de 2ème classe en reclassement médical mutés du CCAS à la mairie (est-ce que les 2 postes d’agents sociaux ont été pourvus par le CCAS ?), 2 postes d’assistants de conservation du patrimoine et des bibliothèques pour remplacer 2 agents partis (où sont les créations ?), 1 poste de conservateur de bibliothèque pour remplacer un agent en détachement dans une autre administration (où est la création ?), 8 postes d’adjoint d’animation de 2ème classe pour le remplacement d’un agent parti à la retraite et dont le poste ne figure plus au tableau des effectifs (suppression ? les 7 autres postes, explications ?) et 1 poste d’adjoint d’animation de 2ème classe pour remplacer un agent parti à la retraite (où est la création ? Supprimé du tableau des effectifs par qui ? ).

Seuls 5 postes d’adjoints techniques de 2ème classe (entretien des écoles, de la voirie…) semblent se justifier, en espérant qu’ils soient tous pourvus.

Ces deux parties explicatives des suppressions/créations expliquent :

  • La création réelle de 5 postes d’adjoints techniques de 2ème
  • La suppression réelle d’1 poste d’ingénieur (lequel ?) et d’1 poste d’animateur Principal de 1ère classe (lequel ?).

Pour le reste :

  • 2 postes ont été créés dans le cadre de l’évolution de carrière (assistant de conservation…et éducateur des APS), mais nous n’avons la suppression de leurs 2 postes d’origine (quels grades ?).
  • 27 postes créés ne sont pas justifiés (dont 8 postes d’animation de 2ème classe pour un seul poste ?).
  • 2 agents du CCAS ont été mutés à la mairie, mais que sont devenus les postes d’agents sociaux au CCAS ? Nous n’avons le tableau des effectifs du CCAS.
  • 3 postes de garde-champêtre ont été transformés en gardien de police (pas de suppression, mais transformation en nombre dans le grade de gardien de police ou suppression et création).

Nous devons garder en mémoire ces 3 postes de gardes champêtres avant d’aborder la partie sur les créations de postes au conseil municipal, dont certains n’ont toujours pas reçu l’avis consultatif mais obligatoire de ce comité !

 Sur les créations de postes :

  • 2 postes d’attaché : directrice des accueils.
  • 1 poste d’adjoint administratif de 1ère classe, assistante du directeur de la sécurité, prévention… (si mutation interne, est-ce que le poste occupé précédemment par cet agent a été pourvu ?)
  • 1 poste d’adjoint technique de 2ème classe, secrétaire à la police municipale (où est l’assistante qui avait été affectée auprès du chef de police ?)
  • 1 poste de rédacteur Principal de 1ère classe, référent CNAS (est-ce que le poste occupé précédemment par cet agent a été pourvu ou a-t-il été supprimé et par qui et quand ?)
  • 1 poste d’attaché sur le poste de directeur (de quoi ?, c’est qui ? poste de l’ancien directeur de quoi?)
  • 1 poste de conseiller des APS (poste de l’ancien directeur de sports ou autre ?, si oui suppression d’un poste et création d’un autre mais pas de création)
  • 1 poste d’adjoint technique de 2ème classe (pérennisation d’un emploi d’avenir et donc un emploi d’avenir en moins ou maintien de l’emploi d’avenir ?)

Ces 8 créations de postes restent à vérifier.

  • 1 poste de brigadier sur le poste d’adjoint au chef de service de la police municipale
  • 1 poste de brigadier sur l’un des postes de chefs de brigade
  • 1 poste de brigadier-chef Principal sur un des postes de chefs de brigade
  • 1 poste de brigadier-chef Principal sur le poste de chef de brigade des ASVP
  • 6 postes de gardiens de police dont 3 anciens postes de gardes-champêtres (supprimés ?)
  • 1 poste de brigadier
  • 1 poste de brigadier-chef Principal
  • 1 poste de brigadier-chef Principal pour l’accueil

Soit 10 nouveaux postes réels créés pour la police municipale (13 en comptant les anciens gardes-champêtres).

 En résumé :

Suppressions Créations En attente d’explications
1 attaché

1 animateur Pal 1C

3 gardes-champêtres (?)

Voir d’autres à lister en régularisation

5 adjoints techniques 2C

10 postes pour la police municipale (ou 13 ?)

1 assistant de conservation

1 éducateur APS

27 postes (partie recrutements-mouvements…)

2 postes d’agents sociaux au CCAS

8 Postes (partie création de postes)

 

5 (ou plus ?) 15 (ou 18 ?) 39

Il est important de préciser que malgré la création d’une police municipale qui a généré la création de 10 postes (ou 13 ?), ainsi que 5 postes d’adjoints techniques, mais aussi 5 suppressions de postes actées et d’autres qui restent à vérifier, depuis le dernier tableau des effectifs de février 2016. 81 postes inscrits au tableau des effectifs de janvier 2017 n’étaient pas pourvus au 1er janvier 2017, soit 6,10% de la totalité des postes inscrits au tableau des effectifs et donc environ 3 millions d’euros d’économie pour la collectivité sur des dépenses de personnel, dépenses votées par le conseil municipal en 2015, en 2016 et 2017.

Par ailleurs, il n’est pas fait état dans la présentation du tableau des effectifs, ou pour le moins dans le rapport de présentation, des agents qui occupaient précédemment un emploi fonctionnel et qui ont été écartés, pour rappel :

  • Un ancien DG en congé spécial (5 ans, depuis 2014 ou 2015 ?),
  • Un ancien DG placé en surnombre (1 an depuis janvier 2017), puis un congé spécial (5 ans) à venir ?,
  • Une ancienne DGA en congé spécial (5 ans depuis 2014 ou 2015 ?),
  • Un ancien DGA en congé spécial (5 ans depuis 2017).

Depuis lors, la dépense annuelle estimée varierait de 150 000 € à 300 000 €, selon la date de départ de chacun, mais pour 2017 et les années à venir, ces 4 agents sont à charge de la collectivité.

Voilà en résumé les anomalies que nous avons pu relever et qui méritent des explications, parce que derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes.

Une fois que chaque poste aura été expliqué, que ce soit en suppression ou en création, nous pourrons ensuite collectivement entériner ou pas ce dernier tableau des effectifs daté de janvier 2017, sinon nous ne serons pas en mesure de nous prononcer sur ce dossier et le tableau des effectifs ne pourra pas être présenté au Conseil municipal.

CHSCT : CA CONTINUE A L’IDENTIQUE, CE QUI NE VEUT PAS DIRE PAREIL

Les séances du CHS CT se suivent et ne se ressemblent pas. C’est ça qu’il y a de bien dans la prévention : on ne s’ennuie jamais.

Nous avions laissé lors de la séance précédente la question du réaménagement de l’accueil de l’hôtel de ville. Après, avoir approuvé le compte rendu de la séance du 22 novembre 2016 – oui, oui, le 15 mai 2017 – nous avons donc examiné les plans et les rapports qui nous étaient proposés.

Ce qu’il faudra qu’on nous explique, c’est comment on peut en arriver là… Bien évidemment, les deux collèges sont d’accord pour que la mairie, ravagée par un incendie en novembre 2015, retrouve sa figure, son accueil, que les agents puissent travailler dans ces locaux dans de bonnes conditions. Après tout, l’accueil de l’Hôtel de ville n’est-il pas le cœur d’une mairie ? Et pourtant, et pourtant…

En l’absence de réponses aux questions que nous nous posons en matière de sécurité des agents installés dans les étages pendant les travaux, il nous est déjà difficile de nous prononcer. Nous n’avons aucun des avis obligatoires joints au dossier (celui de l’ACFI et de la médecine du travail, par exemple). Et quand nous demandons pourquoi l’Etat Civil est désormais dans une configuration d’Open-Space, on nous répond que ça ne change rien aux conditions de travail des agents, qui vont retrouver des bureaux à l’identique. Les plans montrent nettement le contraire… Il faudra donc demander à ce qu’on s’entende y compris sur la définition du mot « identique », qu’on réclame fermement une visite des locaux (obligatoire) préalable à la réouverture. Pas de chance, on apprendra après la séance que toutes les dates (travaux, réouverture, inauguration) sont déjà fixées. Les seuls qui ont été oubliés dans l’histoire, c’est le CHS CT. C’est vrai que la prévention, c’est pas très important…

Quitte à ce qu’on ne tienne pas compte de son avis, le collège employé vote contre à l’unanimité (5 voix). Une abstention et trois votes pour au sein du collège employeur…

Le point suivant était un bilan des opérations de déménagement, et bien sûr on nous dit que tout va bien. Grande absente des débats, la Police Municipale, puisqu’elle n’a pas reçu la visite de la Conseillère en Prévention ou de l’ACFI.

Ensuite, nous évoquons brièvement la Crèche des Guipons, sur laquelle nous nous entendons pour rester vigilant sur la santé des agents et la cohésion de l’équipe. De l’expertise extérieure que nous avons demandé en Juillet 2015, pas de nouvelles…

Et enfin nous évoquons le calendrier des visites obligatoires du CHS CT, proposé par le collège employé. Elles sont obligatoires, et nous n’en avions pas fait depuis la visite de l’Epi d’Or et du Cimetière. Le 3 mai, nous avons commencé avec la visite des Serres Municipales, et la visite du poste de Police Municipale était prévue pour le 16 Mai.

Bien sûr, sur ces dossiers, nous n’avions aucun écrit. On nous dira en séance « comme c’est vous qui avez demandé à ce que ce soit à l’ordre du jour, qu’est ce que vous voulez savoir ? »

C’est vrai, les séances du CHS CT ne sont plus pareilles que sous l’ancienne présidence. Par contre, le résultat est quasiment identique…