PLUS BELLE LA MAIRIE : TROIS ANS DEJA

Trois ans ! Ça compte ! Avec le dernier VNV, les Villejuifois ont reçu un livret détaillant le bilan de mi-mandat de l’Union Citoyenne… Pourtant, on peut pas dire qu’il y ait de quoi pavoiser, parce que du point de vue des agents, le bilan de mi-mandat c’est la réduction des effectifs par le non remplacement, la dégradation des conditions de travail par la restriction budgétaire, la non-remise ne état de la mairie depuis un an et demi après l’incendie, la disparition de la ludomobile, une restructuration de l’administration qui n’arrive jamais, un dialogue social complètement bouché avec zéro progrès sur le stationnement ou le régime indemnitaire, et l’étalage des rapports conflictuels des adjoints au maire jusque sur internet (parce que dans les couloirs de la mairie, déja)…

Alors ? Dans notre soap Villejuifois préféré, où en sont les principaux protagonistes ?

Philippe est déçu. Maintenant, il est seul. Il avait pourtant tout orchestré, bien pensé à tout. Tout. Et le voici sans rien. Franck lui a retiré ses délégations en plein conseil. Il a de moins en moins d’amis Facebook, depuis. Mais peu lui importe… Il existait avant d’être au Conseil, il existera après. Et il faudra bien qu’il s’y fasse, le premier magistrat ! D’un pas rageur, il quitte son bureau pour se mettre en marche vers le local de campagne pour les élections législatives. La meilleure vengeance est un coup qu’on met dans les urnes…

Pour Franck, depuis le 31 mars, quelque chose ne va pas. Il a les chevilles un peu douloureuses. Comment diantre va t’il faire cohabiter Édouard et Jean François qui ne peuvent plus se sentir depuis la semaine qui a suivi les élections municipales. Pour l’instant, ils se regardent en chien de faïence. Heureusement, la Police Municipale va ouvrir ses portes dans un vrai commissariat. Un doute étreint l’édile ! Le commissariat est il assez grand ? Est-il assez… beau ? C’est tout ce qui compte : ce qui restera, c’est ça, la police municipale… Mais à qui va t’il confier cette délégation s’il redistribue les rôles de ses adjoints ? Est-ce que le petit jeune du Front National serait à la hauteur ? Déjà, Jean François en adjoint chargé du personnel, c’est osé… Mais bon… Tout passe tant qu’il sait continuer à les diviser !

Jean François, lui, se demande pourquoi il a fait ça ? Pourquoi il est retourné dans cette galère ? Alors même qu’on l’a déjà tant trahi… Assis dans la pénombre de son bureau d’adjoint pour l’instant sans délégations, il souffre, une main soutenant son front soucieux. Une délégation, est-ce que cela valait de mettre son mouchoir par dessus le fait d’avoir été évincé de la majorité avant même le premier conseil municipal de la mandature ? La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne commettra plus les mêmes erreurs… Et le personnel, il en fait son affaire : depuis le temps qu’il attendait d’être aux affaires, il a hâte de s’y mettre. Il se regarde dans la glace, et quelque chose en lui le fait détourner les yeux…

Laurence, elle, quitte la mairie le cœur léger. Elle a fait ce qu’elle a pu, mais ils étaient tous cinglés, misogynes et totalitaires. Du premier au dernier. Elle a vraiment essayé mais les dés étaient pipés dès le départ… « A partir de maintenant, plus rien ne se décidera sans vous, » disaient-ils. A partir de maintenant, tout s’est décidé dans son dos, oui… Mais si ils s’imaginent qu’ils l’emporteront au Paradis, ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. On va peut-être lui enlever ses délégations, mais il lui reste de quoi faire… Il lui reste la vérité sur la souffrance des agents et les listes noires… Ah, ils se croyaient malins…

Vous voyez : même au bout de trois ans, tout peut encore arriver…

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