CHSCT : LE RETOUR ?

C’était pratiquement émouvant comme un baptême pour les nouveaux élus du collège employeur du CHS CT ce 19 avril dernier, et avec un ordre du jour plutôt lourd, sinon copieux… Deux points seulement à l’ordre du jour : la prévention du suicide suite au décès de Thierry Holveck et le syndrome du bâtiment malsain. Pour mémoire, plus de trente dossiers sont en souffrance.

Alors… Pour le premier dossier, disons simplement que la future enquête sur les risques psycho sociaux porte en elle de gros espoirs, puisqu’elle sera la seule mesure opposée à l’épidémie que tout le monde redoute. En l’attendant, le collège employé a formulé plusieurs propositions à l’exécutif pour apaiser la situation – si c’est encore possible. Elles ont été reçues avec un intérêt mitigé puisqu’il était demandé notamment des sollicitations directes et contradictoires des agents par certains élus. Les organisations syndicales avaient déjà alerté par une lettre ouverte sur la place et le rôle de chacun il y a plusieurs mois. Malheureusement rien n’y fait : il existe une défiance de l’exécutif face à l’administration et les agents sont considérés soit comme des pions, soit comme de potentiels saboteurs – comme l’affirmait d’ailleurs certains élus dans le communiqué de presse publié par dix-sept conseillers municipaux diffusé en mai 2016 – et pour lequel d’ailleurs nous attendons toujours des excuses. Ce ne fut pas à cette séance qu’elles vinrent… Toujours est-il que lorsque les agents avaient demandé la protection fonctionnelle qu’ils étaient en droit d’attendre de leur employeur, le maire avait refusé.

Les divisions au sein de l’exécutif furent évoquées aussi. Notamment, les prises de bec via les réseaux sociaux. La remise en cause systématique de la majorité municipale dont d’anciens membres demandent explicitement la démission du maire au prétexte qu’il est minoritaire sur la ville est du plus mauvais effet sur les agents. Heureusement on nous a annoncé que tout était réglé après le Conseil Municipal du 31 mars dernier. On espère que les nouveaux élus du collège employeur ne se sont pas laissés emporter par l’optimisme engendré par une récente prise de fonctions…

Puis vint le syndrome du bâtiment malsain. Alors là, on avoue  : on est encore moins convaincu par l’hypothèse selon laquelle la présence d’un espace fumeur l’extérieur du bâtiment serait responsable, même partiellement des symptômes qui tourmentent un grand nombre d’agents depuis maintenant treize ans. Et à la demande d’une vaste étude épidémiologique pour savoir, avec le recul, dans quel état de santé sont tous les agents qui ont eu à travailler dans ce bâtiment – dont nous soupçonnons qu’il cause des troubles durables – il sera répondu : « C’est trop compliqué ». Pourtant, la médecine du travail devrait avoir tous les dossiers des agents en question en main, non ? Le problème c’est qu’on a plus de médecin du travail (pour l’instant). Un peu de patience ? Les agents ont l’habitude…

En tous cas, on est loin d’en avoir fini avec cette problématique… Tant que l’exécutif se contentera de sous entendre qu’il s’agit avant tout de causes psychologiques, on ne saura jamais ce qui se passe. Et le meilleur moyen de ne pas se rendre compte qu’il se passe quelque chose, c’est surtout de regarder ailleurs…

Allez… C’était un coup d’essai et au moins la mécanique est relancée. Les élus du personnel avaient demandé le 8 et le 11 février la tenue d’une séance exceptionnelle et le maire avait refusé. Ca faisait donc plus de trois mois qu’on attendait cette séance. Pour notre peine, on reviendra constater que l’enquête sur les risques psycho sociaux (demandée par nos soins dès le début 2016, et votée en CHS CT le 15 mars 2016) va peut-être enfin commencer, annoncée pour la séance exceptionnelle du 5 mai. Même si les représentants du personnel, en dépit de l’obligation d’associer le CHS CT à toutes les étapes de la démarche, ont été arbitrairement écartés du choix du prestataire. On parlera le même jour de la remise en état du hall de la mairie ! Espérons que nous aurons l’expertise sur l’habitabilité du bâtiment pendant les travaux demandée il y a déjà longtemps. Réaliser des travaux lourds et générateurs de poussières potentiellement toxiques dans un site occupé, ça ne se prévoit pas à la légère, du moins l’espère-t-on.

Et puis on aura une séance régulière (par opposition à exceptionnelle) le lundi 15 mai et là on fera carrément un point sur les déménagements des services, la crèche des Guipons, le calendrier des visites obligatoires qui n’ont plus lieu depuis plus d’un an, et on aura enfin le compte rendu de la séance du 22 novembre…

A ce rythme là, on va même finir par rattraper l’Arlésienne…

 

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