AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR (2)

Encore une sacré représentation au Conseil Municipal de vendredi soir dernier – le 17 mars.

D’abord, on est médusé par le coup de théâtre : alors que même Le Parisien annonçait l’absence du maire à ce Conseil, il est bien là ! Donc dès le début, ça se divise en deux camps, ceux qui ont gagné leur pari et ceux qui l’ont perdu…

On enchaîne avec les lapsus de monsieur le maire qui annonce que c’est ce soir son « bicentenaire » (en fait ses cinquante ans) et, dans la lecture du compte rendu d’une des séances précédentes – confond le mot « votants » avec le mot « figurants » – ce qui était du plus mauvais effet puisque c’est des conseillers municipaux qu’il s’agissait… Les plus malicieux y verront un effet freudien révélateur…

Trois points à l’ordre du jour : le rapport sur le développement durable préalable obligatoire au rapport d’orientation budgétaire, le rapport d’orientation budgétaire et l’examen du marché des assurances de la ville…

On ne va pas tirer sur l’ambulance : c’est trop facile et, à force, c’est très répétitif. Quand on se lance dans un Conseil Municipal à la mairie de Villejuif, on sait qu’on en a pour longtemps (trois points, cinq heures de séance) et les critiques deviennent de vieilles rengaines : un manque de perspectives, des rapports qui dressent des constats (souvent contradictoires) et n’affichent pas les ambitions pour l’avenir, une absence de lisibilité des volontés politiques, du vague, un flou, un refus de voir la situation en face et un déni de dialogue… Et au final, même si tout le monde est plus ou moins d’accord pour dire qu’on aurait pu faire mieux, c’est quand même voté.

Un exemple de flou : en présentant le ROB, le rapporteur parle de 1118 agents. Par contre, quand il s’agit du nombre d’agents à assurer pour le dernier point, le même rapporteur nous parlera de 1300 agents…

On retiendra tout de même l’intervention des parents d’élèves de Jean Vilar qui se plaignent d’un manque de dialogue avec eux, de ce qu’on ne répond jamais à leurs questions… Au point qu’on aurait pu croire qu’ils faisaient la lecture d’une lettre du CHS CT au maire…

On notera aussi que l’ambiance délétère – pour ne pas dire nauséabonde ou explosive – que les représentants du personnel s’usent à dénoncer s’étend maintenant au sein même de la majorité municipale dont il est de plus en plus évident qu’elle ne tiendra peut-être même pas jusqu’à mi-mandat. C’est comme d’assister à à la sempiternelle engueulade du dîner familiale entre Tonton Gaston et le Cousin Fernand : c’est pénible, à force ça devient ridicule, on sait déjà comment ça va finir, et on reste parce qu’on était venu pour le pot-au-feu…

Et bon, y a pas le choix…

Par contre, quelle surprise de découvrir à la fin de la séance que le marché des assurances doit passer en urgence parce que les agents et les biens de la mairie ne sont plus couverts depuis le 1er janvier… On savait qu’on était sans service juridique depuis le premier septembre, mais là, c’est le pompon ! D’ailleurs, l’opposition aura beau se plaindre de ce qu’elle n’a aucun élément dans le dossier, le vote aura lieu tout de même et la majorité l’emportera : un fameux chèque en blanc quand on considère l’enjeu et les sommes impliquées, sans même parler du fait qu’à minima, encore une fois, cela faisant partie des conditions de travail des agents les instances du personnel auraient dû être consultées…

Mais ça… Ça fait tellement longtemps qu’on le dit qu’à force on a l’impression qu’on pourrait en faire une chanson. Un vieux crincrin. Du Berthe Sylva.

Et puis, vient le moment des vœux. Il n’y en a qu’un, mais comme il est porté par l’un des groupes de la majorité qui se rebiffait contre le ROB, le reste de ladite majorité s’envole tel un banc de moineaux, si bien que la présidente de séance annonce : « On ne votera pas, puisqu’il n’y a plus le quorum ! Et puis les questions orales, on y répondra par écrit. » A une heure et demie du matin, même les plus protestataires finissent par céder et chacun rentre chez lui, avec le sentiment que la prochaine séance sera pire, comme d’habitude, et que le budget n’est pas voté d’avance…

Ce lundi matin, il ne reste au personnel municipal qu’à aller travailler en se disant que ce n’est que dans quinze jours qu’il saura réellement à quelle sauce il sera mangé et à se demander s’il est encore couvert par une assurance ou pas…

Une réflexion sur “AU CONSEIL MUNICIPAL CE SOIR (2)

  1. Si je comprends bien nous n’avons pas encore touché le Fond? Jamais l’ancienne « équipe » n’a donné un si lamentable spectacle. Nous avions des Conseils un peu plus « pro ».

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