NOURRI, LOGE, BLANCHI…

Comme un coq en pâte, il va être, notre nouveau Directeur Général des Services : le seul moyen de convaincre quelqu’un de venir travailler à Villejuif, semble-t-il, c’est de lui octroyer des avantages en nature. Alors lors du dernier Conseil Municipal, il a été décidé de l’ajouter sur la liste des agents pouvant bénéficier d’un logement de fonction

Est-ce que ça veut dire que les directeurs généraux adjoints et les directeurs, qui ne bénéficient pas du même avantage, ne feront plus d’astreintes ? Parce que dans la loi, c’est clair, il y a un certain nombre de contraintes pour encadrer l’octroi d’un logement de fonction, tout de même, et notamment la notion de nécessité absolue de service. Somme toute, le DGS peut bénéficier d’un logement de fonction uniquement si son service exige qu’il soit présent 24h/24 sur la commune… L’avenir nous dira en combien de temps il arrive au burn-out…

Et pendant ce temps-là, que se passe-t-il pour le dossier des gardiens d’école – qui explosent tout en matière de temps travail effectif justement du fait qu’ils ont un logement de fonction ? Bah, rien ! Il est au point mort. Deux ans qu’on planche sur leur cas pour trouver une solution à leur surexploitation, sans résultat.

Et pendant ce temps-là, que se passe-t-il pour revaloriser le régime indemnitaire des agents qui permettrait aussi à la Ville d’être attractive pour recruter des gens compétents ? On n’en parle pas non plus ! La perte de pouvoir d’achat de plus de 25% en 15 ans des fonctionnaires territoriaux, et de la nécessité de revaloriser le point d’indice ou, à défaut, le régime indemnitaire ou les primes ne sont pas à l’ordre du jour…

Mais surtout, surtout, il ne faudrait pas compter combien d’argent par an coûtent tous les emplois fonctionnels qui ont été proprement débarqués en 3 ans, comme l’ancien directeur général des services (qui, lui, apparemment, n’avait pas besoin d’un logement de fonction), et qui se trouvent cantonnés chez eux parce que l’exécutif estime qu’il ne peut pas travailler avec eux…

Nous, nous  avons fait le calcul : 2 DGS, 2 DGA ça correspond au montant d’au moins à 15 postes en équivalent temps plein. Soit autant de postes qui manquent sur le terrain dans l’animation, dans les écoles… en dépit de l’engagement du maire de mettre au stage une quinzaine de contractuels (engagement jamais suivi d’effets)…

Alors à l’heure où on demande aux services de faire des efforts, de travailler à flux tendu, de faire sans ceux qui sont partis en retraite ou qui ont quitté la collectivité, où quand on veut créer un poste il faut en supprimer un dans le même service (trouver la logique ?) alors que le nombre d’habitants – et donc le besoin en service public et la charge de travail des agents – grimpent en flèche, payer le logement du DGS est la priorité du Maire !

A Villejuif, tout est bon pour faire des économies sur le dos des agents, sauf le délit de « sorcellerie » (puisqu’on parle bien de chasse aux sorcières depuis plusieurs mois). Si vous êtes accusé de sorcellerie, il faut d’urgence que vous soyez écarté du lieu de travail, des instances de décision, de votre emploi… Par contre, le nouveau DGS dont certains nous ont déjà annoncé qu’il venait remettre bon ordre dans toute cette chienlit, lui il aura son appartement.

Encore une fois, les collègues qui dorment dans leur voiture apprécieront qu’on passe ça en urgence au Conseil Municipal alors qu’on a lancé aucun groupe de travail, aucune démarche, pour réfléchir à leur cas, en dépit des alertes des représentants du personnel, du CASC et de l’assistante sociale du travail…

Quant au régime indemnitaire, le groupe de travail qui lui était consacré s’est réuni deux fois en 2016 et nous attendons toujours de savoir si il sera possible de dégager une « enveloppe » pour abonder une quelconque augmentation…

C’est curieux comme certaines décisions ne peuvent pas être prises tout de suite alors que d’autres, si.

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