GREVE DES FEMMES A PARTIR DU 7 NOVEMBRE !

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Mesdames, à partir du 7 novembre prochain à 16h34 (et 7,5 secondes pour être précise), vous travaillerez “bénévolement”.

Les 38,203 jours ouvrés restant sur l’année 2016, représentent la différence de salaire entre les femmes et les hommes. Pour un travail égal, cette différence c’est 15,1% de salaire en moins que les hommes, ce qui correspond à une moyenne de 263 euros de moins  par mois.

Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris. Même si dans son préambule il est précisé que cette déclaration est « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations », il n’en reste pas moins qu’on en est loin de cet idéal, et que dans certains domaines les volontés de l’atteindre restent à prouver.

Pas que pour les femmes, mais principalement vis-à-vis d’elles, selon vous on en est où avec l’article 23 de la déclaration universelle des droits de l’Homme ?

  1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
  2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
  3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
  4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Au-delà des différences de salaire, les inégalités dans le monde du travail sont nombreuses et s’accumulent pour les femmes qui sont aussi beaucoup plus touchées que les hommes par les contrats précaires, les temps partiels non choisis, les horaires morcelés.

Sur la ville, vous rencontrez peut-être ces femmes rémunérées par l’entreprise privée mandatée pour l’entretien d’une grande partie des locaux municipaux. Elles sont vacataires et donc précaires ; elles ne travaillent pas à temps complet et quand la ville change de prestataire leurs horaires et leurs rémunérations changent aussi quand elles ne perdent pas tout simplement leur emploi ; elles travaillent sur plusieurs équipements à raison de quelques heures par-ci par-là réparties sur des plages horaires pouvant s’étendre de 6h à 21h !!!

Même les statuts de la fonction publique ne protègent pas totalement les femmes. Sur la ville, comme ailleurs, ce sont majoritairement les femmes qui prennent des congés parentaux, qui travaillent à 80% pour élever les enfants, qui s’arrêtent quand ces derniers sont malades. Ceci impacte grandement les déroulements de carrière des femmes qui de fait accèdent plus difficilement à des postes à responsabilité, leurs salaires progressent moins vite et par conséquence, leurs retraites sont donc moins élevées.

C’est fortes de ces constats que des femmes initient des mouvements de protestation un peu partout dans le monde, comme le lundi 24 octobre dernier où des milliers d’Islandaises ont quitté leur lieu de travail à 14h38.

En France, le collectif de femmes « Les Glorieuses » appelle les femmes, les hommes, les syndicats et les organisations féministes à rejoindre le mouvement du “7 novembre 16h34” et à multiplier les événements et manifestations pour faire de l’inégalité salariale une problématique politique centrale. En s’emparant collectivement de ce sujet, nous montrerons que l’inégalité des salaires entre les genres n’est pas une “affaire de bonne femme”.

Rejoignez le mouvement

Source : Les Glorieuses

Un préavis de grève a été déposé par l’UGICT-CGT des territoriaux de Villejuif en soutien de ce mouvement

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