CA DÉMÉNAGE OU QUOI ?

BB CGTPar un article du Parisien, nous apprenons qu’à Villejuif, la Police Municipale monte en puissance… A cette occasion on nous apprend que celle-ci va emménager dans les actuels locaux de la Direction des Finances, rue Georges Le Bigot. Ce qui signifie que la Direction en question déménagerait au préalable…

Problème : Apparemment, tout cela a été annoncé comme un état de fait en Conseil Municipal le vendredi 14 octobre 2016, au point que le Parisien s’en fait l’écho, avant même que le CHSCT ne puisse se prononcer sur le processus, la séance prévue à cet effet étant programmée pour le… 22 novembre.


Rapport n° 16-10-216 : Aménagement et changement d’affectation des locaux rue Georges-Le-Bigot  pour le Service de la Police Municipale – autorisation de permis de construire

Rapport n° 16-10-211 : Bail civil entre le département du Val-de-Marne et la commune de Villejuif pour la mise à disposition des locaux sis 153 – 155, rue Jean-Jaurès et 133 – 143, rue Jean-Jaurès à Villejuif cadastrés section v numéro 316 et v numéro 287


Comment vous dire notre… lassitude ?

La semaine dernière déjà (le 18 octobre pour être précis) nous avions écrit en ces termes à notre employeur (avant de savoir à quel point les choses semblaient coulées dans le bronze) :

Objet : Respect des instances

Monsieur le maire,

Une nouvelle fois, nous voici contraints de vous alerter sur la façon dont la parole donnée, l’engagement pris devant nous, sont battus en brèche sur le terrain par certains directeurs adjoints et directeurs peut-être par ignorance des engagements pris, mais le résultat est là !

Le 7 septembre, monsieur Salzenstein s’est engagé à ce que soit menée une concertation préalable à tout déménagement. Il nous semblait évident que c’était une étape nécessaire, entre autres au recensement des besoins des services, afin d’organiser au mieux les déménagements permettant aux services de remplir leurs missions pour les années à venir dans des conditions de travail que tous souhaitent améliorer… Cet engagement a du reste été confirmé par une note de monsieur le Directeur Général Adjoint du Pôle Aménagement Cadre de Vie en, date du 7 octobre.

Hier, lundi 17 octobre, en commission d’ordre du jour du CHSCT, madame Loudière et la Directrice des Ressources Humaines se sont à leur tour engagées sur le fait qu’aucun déménagement ne serait planifié sans l’avis de l’instance.

Pour autant, encore ce matin, certains continuent d’annoncer aux agents que « c’est fait », que « tout est décidé » et qu’on « ne peut revenir dessus ».

Pourtant, des questions importantes des services, qui impacteront leur quotidien et leurs missions, restent sans réponse. Une nouvelle fois, il n’est pas tenu compte ni de l’avis des agents, ni des impacts des décisions unilatérales de quelques-uns sur leurs conditions de travail. Le sens du mot « concertation » et l’intérêt du processus semble échapper à ceux qui veulent que les déménagements se fassent le plus vite possible.

Qui plus est, les projets sont faits dans le plus parfait mépris des instances, des normes et des lois. Pour preuve il a été annoncé à certains des services impactés qu’ils déménageraient au lendemain de la tenue du CHSCT de novembre alors même que celui-ci n’a pas encore pu examiner le moindre dossier sur ces thèmes. Nous vous rappelons que le CHSCT doit donner un avis PREALABLE !

Nous vous rappelons qu’à cet avis, l’administration devra se conformer. Comment peut-elle présumer du dit avis et prévoir des déménagements pour le 23 novembre alors que la séance se tient le 22 ?

Est-ce aux organisations syndicales, monsieur le maire, de demander que les engagements que vous avez pris soient respectés par les services en charge des questions auxquels ils sont afférents ? Faudra-t-il, à chaque fois que vous nous annoncez quelque chose, que ce soit nous qui devions monter au créneau pour que la parole que vous avez donnée aux agents à travers nous soit respectée ? Le renouveau du dialogue social qui nous a été annoncé lors de notre première réunion du 9 septembre avec monsieur le maire consiste-t-il  à passer en force provoquant ainsi de nouvelles maltraitances aux agents ?

Il était question de relocalisation des services. Ce qu’on nous annonce, ce que nous constatons, c’est qu’on souhaite remiser les agents de certains services, n’importe comment, le plus rapidement possible, dans le déni le plus total de leurs missions. Ils le prennent comme une sanction, comme un désaveu de l’exécutif et ils sont tout à fait fondés à le percevoir ainsi !

En tout état de cause, nous vous informons que nous déposerons un préavis de grève pour permettre à nos collègues de manifester leur dégoût de ces méthodes plus dignes du second empire que du XXIème siècle.

Nous vous invitons à rappeler à tous l’importance des procédures et du respect des instances et les engagements que vous avez pris en matière de dialogue social.

Nous réitérons notre alerte sur le climat délétère et l’ambiance de risques psychosociaux dans lesquels se trouve l’ensemble du personnel, sur son extrême fragilité.

Il n’est pas temps de jouer avec les allumettes devant la poudrière !

Bisou

Difficile pour nous d’être plus clairs…

Et cela semblait avoir suffi puisque le Maire, lorsqu’il a reçu les organisations syndicales vendredi 21 au matin s’est dit prêt à tout faire pour que ce dossier puisse passer et être conforme pour la séance du 22 novembre.

Malheureusement, en sortant de chez lui, on nous a fait lire l’article du Parisien…

Et en visitant l’ancien Espace des Solidarités vendredi après midi, on a vraiment eu l’impression qu’on nous prenait pour des vélos…

Donc soyons absolument clairs :

Les déménagements annoncés dans le Parisien n’ont en aucun cas été approuvés par le CHSCT. En tout état de cause, y compris dans le cas de la police municipale, ils posent de nombreuses questions en matière de respect des normes relatives aux conditions de travail qui n’ont pas été prises en compte. Nous appelons les agents à ne prévoir aucun déménagement avant que ces questions aient pu être examinées en séance et que les doutes en question aient pu être levés. Si ceux-ci persistent, nous mettrons tout en œuvre pour faire en sorte que les conditions de travail des agents ne soient pas dégradées que ce soit par le biais du dialogue social ou par la saisine du préfet et des autorités compétentes ou toute autre forme d’action dans lesquelles les personnels voudront bien nous accompagner.

Qui plus est, la visite du 21 octobre, organisée en l’absence des membres du collège employeur du CHSCT ne saurait compter pour une visite statutaire dans la mesure où elle n’était assortie d’aucun document, aucun projet écrit… Nous n’avons pas eu de réponses aux questions que nous posions quant à la répartition d’agents dans les bureaux. Nous n’avons pas visité les locaux de la Direction des Affaires Financières.

Affaire à suivre…

 

 

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