A QUI LE TOUR ?

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Après la Bourse du Travail, l’USV, le CASC, est venu le tour des organisations syndicales CGT ?

Ces dernières sont menacées d’être chassées de leurs bureaux situés au 21 rue Sevin.

Ces locaux, qui appartiennent à l’OPH de Villejuif, ont été mis à disposition des organisations syndicales par la Municipalité depuis le mois de Mai 1999. C’est, rappelons le, une obligation pour l’employeur.

Quand on connait la difficulté à trouver en mairie des locaux pour les nouveaux services, on se demande bien où est l’urgence de bouger ce qui n’a pas immédiatement besoin de l’être. La police municipale mise en place depuis un an n’a toujours pas de locaux, et les services régaliens de l’état civil et des affaires générales attendent toujours de pouvoir récupérer leurs bureaux au rez-de-chaussée de la mairie…

C’est au nom de la reconnaissance par la nation pour l’action résistante menée par les syndicats contre le nazisme que nombre de municipalités ont mis gracieusement des locaux à disposition des syndicats.

L’exercice du droit syndical est prévu dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, et le code du travail y fait également référence. L’article 3 du décret du 13 juillet 1985 pose le principe. L’activité syndicale est reconnue d’intérêt général.

Mais à Villejuif, il en est autrement, est-ce par hostilité aux organisations syndicales ?

Le 9 septembre dernier, lors d’une réunion avec les organisations syndicales, le Maire,  après un été mûrement réfléchi, annonçait vouloir renouer le dialogue social. Et aujourd’hui il est question de remettre en cause de manière unilatérale l’usage établi de ces locaux ? Le retour à un dialogue social annoncé suppose que les organisations syndicales disposent des moyens d’exercer leurs missions.

On ne peut  pas prôner la méthode du dialogue social, la démocratie sociale, et ne pas permettre aux organisations syndicales de mener à bien leur mission ; c’est une question de cohérence et c’est une question de justice.

Mais comment les syndicalistes pourraient-ils défendre aujourd’hui cet intérêt général si les moyens en locaux leur sont retirés ? Sans outil qui leur permettrait de mener leur action, de former les salariés et d’être à l’écoute des besoins de ces derniers ?

Au vu des nombreuses menaces de fermetures des bourses du Travail en France, faut-il comprendre que c’est une mode ou bien une stratégie sur le long terme visant à entraver toute possibilité d’action syndicale ?

Les syndicats ont droit à plus de respect pour l’exercice de leur mission. Il faut immédiatement que la sérénité reprenne ses droits et que ces pressions constantes cessent.

 

 

 

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