TOUT VA BIEN A VILLEJUIF…

Lundi 19 septembre se tenait en mairie la deuxième édition des désormais traditionnelles rencontres du maire et du personnel municipal pour la rentrée 2016.

On y a toujours pas appris grand chose, si ce n’est que « les travaux du batiment central de la mairie vont commencer » (il est bien temps) avec pour objectif de faire réintégrer les services régaliens (Etat Civil et Affaires Générales) à l’horizon de septembre 2017. Des problèmes de gouvernance que nous rencontrons avec la suppression des délégations de signature au Directeur Général des Services et de l’avancée de la réorganisation il n’a pas été question…

Et sinon …RIEN !

Pas de discours rassurant les agents sur leurs conditions de travail, aucune annonce de lignes directrices pour l’année 2017 leur permettant de savoir vers où ils doivent mener le service public, pas d’envolée pour les (re)motiver… Ah si, pardon : une anecdote footballistique du Maire recourant à la publicité pour redire que ce qui nous anime « c’est la passion » même si on ne porte pas tous le maillot de la même couleur… C’est chouette, non ?

Sinon une direction générale très discrète dans la salle pendant le discours. L’année dernière si ça n’allait pas c’était sa faute alors cette année… Pas folle la guêpe ! En plus difficile pour le Maire de faire porter la responsabilité à son directeur général qu’il a désavoué quelques mois plutôt mais chut ! Faut pas le dire on vous dit… On fait semblant.

Pas question non plus des rebondissements de la semaine dernière. Au moins avons nous pu constater que l’adjointe en charge des ressources humaines était, cette fois-ci, présente et a pris la parole – précisant au passage sa satisfaction d’avoir fait adhérer la ville (illégalement) au CNAS offrant ainsi aux agents la possibilité de s’endetter pour partir en vacances…

Au passage elle nous a appris aussi que les Risques Psycho Sociaux étaient « inévitables » dans un contexte de réorganisation – ce qui n’est pas du tout l’avis des organisations syndicales et est tout de même de fort mauvais augure… Si c’est inévitable, cela induit qu’il suffirait d’attendre que la réorganisation passe. Malheureusement, si nous sommes prêts à admettre que la situation est bien anxiogène par essence, ce n’est nullement une fatalité et que travailler à des méthodes qui permettent d’avancer en rendant les agents acteurs de cette réorganisation permettrait justement de circonscrire ce climat d’incertitude et d’angoisse.

Ah oui le conseiller de prévention obligatoire pour toutes les mairies depuis 2014 est en cours de recrutement. Depuis six mois. Et peut être même que ça va prendre encore un peu de temps…

L’intervention de certains agents à l’issue des prises de parole du maire et de son adjointe qui se plaignaient de n’avoir pas été suffisamment associés à la restructuration de leur secteur et n’avoir pas de lisibilité des objectifs politiques qui sous-tendent la réorganisation de celui-ci… Malheureusement, la réponse apportée par l’exécutif n’a pas beaucoup éclairé les auditeurs : « Le projet de direction et le projet de services ne sont pas encore finalisés »…

Les risques psycho sociaux ne sont jamais inévitables, et il est toujours possible de travailler dans la transparence et la construction collective, toujours enrichissante, à partir du moment où un exécutif peut donner des objectifs clairs.

Malheureusement, quand le projet politique semble se résumer à accompagner une augmentation de la population dont on ne nous dit pas grand chose en réduisant de façon drastique les moyens du services publics sans anticiper les conséquences que cela aura, sans dire ce qui se fera et ce qui ne se fera plus… Nous comprenons effectivement que cela semble inévitable…

Et puis, le maire nous a rappelé aussi qu’il regrettait que les organisations syndicales n’aient pas signé le protocole d’accord, le 15 décembre 2015… Bon. En fait, on le savait déjà et il serait temps de passer à autre chose, parce qu’un bébé conçu ce jour là serait déjà né ! Les organisations syndicales ne signeront jamais des conventions qui rognent sur le droit des agents et de leur représentants. Peut-être est-il temps de se mettre autour de la table pour travailler ensemble à l’amélioration des conditions de travail des agents. Et de reprendre les chantiers qui justement, permettant d’améliorer le quotidien des agents (stationnement, restauration, mutuelle, régime indemnitaire) et l’organisation du travail (gestion des carrières, procédures de reclassement) et ramèneraient un semblant de sérénité.

Souffrance au TravailEn attendant, les agents d’accueil de la mairie sont toujours dans une salle qui peine à accueillir deux personnes alors qu’elles sont censées être six… Les Affaires Générales se débattent dans 47 mètres carrés quand ils en auraient besoin du double. Certains membres de la direction générale ont toujours les yeux qui grattent. Les agents de l’Etat Civil manipulent sans machines des registres énormes qui sentent la suie… La police municipale n’a toujours pas de locaux. Bien sûr, il y a des annonces, des projets…

A quand les actes ?

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