QUE DEVIENT LE CASC ?

Ça y est ? C’est plié ?

Et bien non…

Malgré les 650 pétitions d’agents souhaitant conserver leur CASC, malgré le peu de réponses au questionnaire lancé par les RH, malgré le fait que le préfet ait été saisi, malgré le fait que le dialogue social nécessaire n’ait pas eu lieu préalablement, que l’instance officielle n’a pas été sollicitée, la ville de Villejuif a tout de même adhéré le 1er Septembre 2016 à un autre prestataire, le CNAS, pour l’activité sociale et culturelle de ses agents ?

Au CASC, on reçoit chaque jour des coups de fil d’agents qui demandent : « Vous êtes fermés ? »

Et comme de juste, on répond : « Ben, non. Si on était fermés, il n’y aurait personne pour répondre au téléphone… »

 

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Alors quoi ? Comment l’association va t’elle continuer à vivre sans la subvention de la mairie qui était sa seule ressource ?

Ce serait mentir de répondre que les auspices sont très favorables pour le CASC. Certes, il ne pourra plus fournir les mêmes prestations que par le passé.

Mais enterrer le CASC, c’est compter sans la ténacité des agents élus par leurs pairs qui, rappelons le, animent depuis quarante ans la vie culturelle et sociale des agents de la municipalité de Villejuif.

Le CASC est une association loi 1901. Tant que celle-ci a des adhérents, ils sont seuls souverains pour décider de son avenir. Personne ne peut décider de « fermer » ou « détruire » le CASC.

On peut l’affamer, c’est vrai… Mais « chat maigre saute haut » nous a t’on dit !

Aussi, il y a un avenir pour le CASC et nous en déciderons ensemble, tous ensemble, lors de l’assemblée générale du 12 janvier 2017 !

D’ici là, les adhésions au CASC sont prolongées gratuitement du 1er Septembre au 31 décembre 2016. Les activités continuent avec deux week-ends (Séville et le marché de Noël de Strasbourg). Les abonnements théâtre, les ciné-midi et la commission solidarité-secours continuent également. Toutes les informations sont sur le site du CASC

Et bien sûr, nous aborderons ce sujet dans les assemblées générales du personnel qui seront organisées d’ici là (la prochaine sera le 18 octobre).

Et si vous avez des idées, si vous voulez vous engager pour l’avenir du CASC, n’hésitez pas à venir à notre rencontre avant l’AG pour apporter votre contribution !

L’égalité femmes-hommes au travail, maintenant !

Le lundi 3 octobre, l’Ugict, la CGT des Ingés, Cadres & Techs lance une campagne nationale sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Nous voulons combattre les injustices subies au quotidien et tout au long d’une carrière, et nous avons de nombreuses revendications en ce sens…

En cliquant ici, participez au lancement de la campagne avec votre compte Facebook ou Twitter !

Chaque soutien est déterminant dans l’impact de la campagne. Créez un compte sur ce site puis choisissez votre réseau, et votre message sera automatiquement diffusé le 3 octobre à partir de 7h sur les réseaux sociaux. Plus il y aura de soutiens, plus la diffusion sera massive.

Nous voulons en effet libérer la parole en incitant les internautes à partager leurs propres exemples de phrases qui font dire #VieDeMère au travail. Et ce n’est que le début de l’histoire…

Le contexte : 

  • La féminisation croissante de l’encadrement est un enjeu stratégique des directions qui développent une approche corporate (réseaux femmes, coaching, etc…) et individuelle, se dédouanant de toute responsabilité…
  • Les inégalités, notamment salariales (part variable de la rémunération, déroulement de carrière, etc…), restent très importantes…
  • L’égalité femmes/hommes figure parmi les première attentes des salarié.e.s, en particulier chez les plus jeunes…

Quelques chiffres :

  • Les hommes cadres perçoivent un salaire moyen supérieur de 21% à celui des femmes cadres ;
  • 60% des entreprises ne respectent pas l’obligation d’être couvertes par un accord égalité ou un plan d’action ;
  • Les femmes réalisent 80% des tâches domestiques ;
  • 9 % des femmes cadres occupent un emploi à temps partiel contre seulement 1 % des hommes ;
  • 25 % des femmes à temps partiel ont une responsabilité hiérarchique contre 38 % des femmes à temps plein ;
  • 28% des agents de direction dans la fonction publique territoriale sont des femmes alors qu’elles représentent 61% des agents de catégorie A ;
  • 95% des allocataires du congé parental sont des femmes ;
  • 4 femmes sur 10 ont constaté dans leur travail que la carrière de collègues femmes a été ralentie ou stoppée parce qu’elles ont des enfants, autant dans le public que dans le privé ;
  • Grossesse, maternité et situation représentent ensemble le 1er motif de saisine du Défenseur des droits pour discrimination dans l’emploi ;

JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX

marchepourlapaix

Chaque année, depuis 1981, sous l’égide de l’ONU, est célébrée la journée internationale pour la Paix. La date officielle est le 21 septembre.

La CGT, depuis sa création, a œuvré sans cesse pour la construction d’une paix durable entre les peuples et c’est ainsi que tout naturellement elle se retrouve avec d’autres organisations et associations dans des initiatives pour la promotion de cette exigence de Paix dans le monde.

Les raisons en sont simples : la guerre, c’est le recul social et la primauté de la puissance financière par les armes.

La guerre est en effet un des marqueurs génétiques du Capital.

Les évènements dramatiques, qui se succèdent de part le monde et qui ont touché notre pays depuis janvier 2015, ont certainement sensibilisé bon nombre de citoyens aux questions de la coexistence pacifique entre les peuples ou, à l’inverse, sous l’impulsion de dirigeants divers, renforcé une stigmatisation aussi dénuée de sens que d’intelligence.

C’est par le développement humain durable que la spirale guerrière reculera. C’est d’ailleurs le thème de cette édition : Les objectifs de développement durable, composantes de la paix.

C’est par la réponse aux besoins fondamentaux des peuples et par le même élan pour les besoins sociaux que la logique de guerre s’essoufflera.

Les défis actuels que sont la pauvreté, la faim, la diminution des ressources naturelles, la raréfaction de l’eau, les inégalités sociales, la dégradation de l’environnement, les maladies, la corruption, le racisme et la xénophobie, entre autres, font peser une menace sur la paix et forment un terreau fertile pour les conflits.

Ce n’est pas par la guerre que nous arrêterons la guerre et mettrons fin au terrorisme.

Chaque jour dans le monde, des dizaines d’enfants, de femmes et d’hommes sont victimes d’actes de barbarie.

Une question devrait pourtant se poser et interpeller le plus grand nombre : Comment les pays en arrivent-ils à de telles dépenses, y compris en accumulant les armes de destructions massives comme celles nucléaires ?

En 2014, les dépenses militaires mondiales s’élevaient à 1800 milliards de dollars !

Consacrer 5% de ces dépenses pendant 10 ans permettrait, selon l’ONU, de résoudre les principaux problèmes des besoins fondamentaux (accès à l’eau, lutte contre la faim, ….)

Dans cette période, Il est aussi un autre sujet qui ne peut être mis de côté : la France est un des chefs de file mondiaux pour les exportations d’armements. Le Chef de l’Etat et son ministre de la Défense se comportent ainsi en véritables « commerciaux » pour les industriels d’armement. La France ne peut cependant pas faire fi, par exemple, de la préconisation de l’ONU, appelant notre pays à reconsidérer sa politique à l’export concernant les ventes d’armement notamment à l’Arabie Saoudite.

Ces ventes record à plusieurs pays interrogent quant aux finalités auxquelles elles peuvent aboutir, en alimentant encore un peu plus le terrorisme par exemple.

Est-il souhaitable que le comportement de la France reste le même ? Cette attitude n’est-elle pas liée aussi au fait que pour « remplir les caisses », tout est bon puisque le surarmement nucléaire serait sanctuarisé dans l’hexagone. En effet, en marge du sommet de Washington en avril dernier, le Chef de l’Etat, chef des Armées annonçait sa volonté de consacrer 50 Md€ supplémentaires sur 20 ans soit 2,5 Md€ par an, se rajoutant aux 3,5 Md€ annuels d’ores et déjà actés pour la dissuasion nucléaire.

On est loin du processus de désarmement nucléaire pourtant nécessaire.

La CGT condamne ces choix politiques dictés par la finance entrainant toujours plus de violences, de haines faisant la part belle aux idées d’extrême droite.

La CGT est porteuse de propositions pour permettre à chaque citoyen de s’épanouir et de pouvoir vivre dignement dans son pays avec une autre répartition des richesses.

La CGT porte aussi comme revendication l’édification d’un pôle public national de
Défense justement puisque les armes ne sont pas des marchandises comme les autres.

La CGT, membre du collectif « En marche pour la paix », appelle les salariés, les privés du droit au travail et les retraités à se mobiliser pour dire stop à la guerre et pour la construction d’une paix durable dans le monde.

Le 24 septembre 2016 marchons ensemble dans 14 villes* en France.

Montreuil, le 30 août 2016

(*) Rennes, Le Havre, Orléans, Tours, Blois, Dijon, Strasbourg, Lyon, Brive, Grenoble, Gap, Toulouse, Marseille et en IDF.

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DISCRIMINATION AU TRAVAIL : DES MESURES D’URGENCE S’IMPOSENT

travail_dimanche4Deux études viennent confirmer la persistance voire l’aggravation des discriminations et du racisme en entreprise. Celle du défenseur des droits publiée lundi 19/09 dans laquelle 60% des répondant-es disent être souvent victimes de discrimination du fait de leurs origines et témoignent du déclassement dont ils et elles sont victimes. Et celle de France stratégie, qui chiffre le coût des discriminations de 3 à 14% du PIB. Cet écart entre les valeurs de la république et leur effectivité, cette impunité en matière de racisme et de discriminations, sont le terreau sur lequel prospère le terrorisme. Plutôt que de multiplier les déclarations et polémiques visant à diviser et hiérarchiser les français-es, les décideurs politiques feraient bien d’adopter des mesures très fortes pour mettre fin à ces discriminations qui sont une honte pour notre République.

Depuis novembre 2014, le gouvernement a lancé, avec les acteurs sociaux et les associations une concertation sur les discriminations. La CGT, avec l’intersyndicale et les associations, a proposé une série de mesures concrètes qui restent à ce jour sans réponse. Le gouvernement doit prendre ses responsabilité et ne plus se contenter de la recommandation de « bonnes pratiques » et de l’incitation à des « comportements vertueux » sans décider de mesures contraignantes.

La CGT demande :
– La mise en place d’un registre d’embauche, recensant les CV reçus et les recrutements effectués, avec le sexe, le nom, la date et lieu de naissance, le lieu de résidence et le niveau de qualification du candidat ;
– La mise en place d’une notification des droits, remise obligatoirement lors de chaque entretien d’embauche, rappelant les questions que le recruteur n’a pas le droit de poser ainsi que les recours en cas de discrimination ;
– La mise en place d’un indicateur permettant de mesurer les écarts sur les carrières et d’adopter des mesures de prévention par la négociation ;
– Une action de groupe, de façon à permettre à l’ensemble des victimes d’une même discrimination d’aller en justice, de gagner la réparation intégrale de leur préjudice et des condamnations dissuasives ;
– Des sanctions pour les entreprises qui discriminent.

Le projet de loi égalité citoyenneté qui arrive en discussion au Sénat à la fin du mois de septembre est le support idéal pour intégrer ces mesures. Qu’elles soient sexistes, racistes ou syndicales…, les discriminations sont inacceptables et ne peuvent se contenter de mesures de communication ou de slogans.

Montreuil, le 21 septembre 2016

PAS DE CONQUETES SOCIALES SANS LIBERTES SYNDICALES

affichesaf_60_80-d84a0Rassemblons-nous toutes et tous en France, mardi 27 septembre pour dire stop à la répression et à la criminalisation de l’action syndicale. Ce jour-là, seize salarié-e-s d’Air France sont convoqués au Tribunal de grande instance de Bobigny, et notre camarade de Rhône Alpes sera auditionné à Grenoble.

Rappelons que nous sommes directement concernés à Villejuif puisqu’un membre de notre syndicat comparaîtra prochainement après son arrestation alors qu’il participait au service d’ordre de la manifestation du 5 juillet dernier…

Les patron-ne-s ont beaucoup d’imagination sur les discriminations syndicales :
• Discrimination syndicale ;
• Entrave au libre exercice de l’activité syndicale ;
• Atteinte à la liberté d’expression ;
• Fermetures de bourses du travail ;
• Atteintes au droit de grève ;
• Sanctions disciplinaires déguisées ;
• Dénigrements publics des syndicats par le Medef et le gouvernement ;
• Autorisations de manifester en  » liberté surveillée  » dans le contexte d’Etat d’urgence ;
• Condamnation de militant-e-s en correctionnel.affiches_60_80-85ddf

A Grenoble, A Bobigny devant le TGI et sur tout le territoire, mobilisons nos forces pour exiger le respect des libertés syndicales, l’arrêt des poursuites judiciaires pour toutes et tous les camarades incriminés injustement, une loi d’amnistie pour celles et ceux déjà condamnés, la mise à disposition de locaux syndicaux et de bourses de travail à titre gracieux dans les collectivités territoriales…

Cette action nationale pour la défense des libertés syndicales ne sera pas la dernière.
Le 19 octobre, jour du procès en appel des Goodyear, sera une nouvelle date de forte mobilisation sur tout le territoire.

Voir l’article « Air France, Goodyear, et tant d’autres… les libertés syndicales bafouées »

Voir le dossier sur les libertés syndicales

Voir l’article original sur le site de la confédération.

TOUT VA BIEN A VILLEJUIF…

Lundi 19 septembre se tenait en mairie la deuxième édition des désormais traditionnelles rencontres du maire et du personnel municipal pour la rentrée 2016.

On y a toujours pas appris grand chose, si ce n’est que « les travaux du batiment central de la mairie vont commencer » (il est bien temps) avec pour objectif de faire réintégrer les services régaliens (Etat Civil et Affaires Générales) à l’horizon de septembre 2017. Des problèmes de gouvernance que nous rencontrons avec la suppression des délégations de signature au Directeur Général des Services et de l’avancée de la réorganisation il n’a pas été question…

Et sinon …RIEN !

Pas de discours rassurant les agents sur leurs conditions de travail, aucune annonce de lignes directrices pour l’année 2017 leur permettant de savoir vers où ils doivent mener le service public, pas d’envolée pour les (re)motiver… Ah si, pardon : une anecdote footballistique du Maire recourant à la publicité pour redire que ce qui nous anime « c’est la passion » même si on ne porte pas tous le maillot de la même couleur… C’est chouette, non ?

Sinon une direction générale très discrète dans la salle pendant le discours. L’année dernière si ça n’allait pas c’était sa faute alors cette année… Pas folle la guêpe ! En plus difficile pour le Maire de faire porter la responsabilité à son directeur général qu’il a désavoué quelques mois plutôt mais chut ! Faut pas le dire on vous dit… On fait semblant.

Pas question non plus des rebondissements de la semaine dernière. Au moins avons nous pu constater que l’adjointe en charge des ressources humaines était, cette fois-ci, présente et a pris la parole – précisant au passage sa satisfaction d’avoir fait adhérer la ville (illégalement) au CNAS offrant ainsi aux agents la possibilité de s’endetter pour partir en vacances…

Au passage elle nous a appris aussi que les Risques Psycho Sociaux étaient « inévitables » dans un contexte de réorganisation – ce qui n’est pas du tout l’avis des organisations syndicales et est tout de même de fort mauvais augure… Si c’est inévitable, cela induit qu’il suffirait d’attendre que la réorganisation passe. Malheureusement, si nous sommes prêts à admettre que la situation est bien anxiogène par essence, ce n’est nullement une fatalité et que travailler à des méthodes qui permettent d’avancer en rendant les agents acteurs de cette réorganisation permettrait justement de circonscrire ce climat d’incertitude et d’angoisse.

Ah oui le conseiller de prévention obligatoire pour toutes les mairies depuis 2014 est en cours de recrutement. Depuis six mois. Et peut être même que ça va prendre encore un peu de temps…

L’intervention de certains agents à l’issue des prises de parole du maire et de son adjointe qui se plaignaient de n’avoir pas été suffisamment associés à la restructuration de leur secteur et n’avoir pas de lisibilité des objectifs politiques qui sous-tendent la réorganisation de celui-ci… Malheureusement, la réponse apportée par l’exécutif n’a pas beaucoup éclairé les auditeurs : « Le projet de direction et le projet de services ne sont pas encore finalisés »…

Les risques psycho sociaux ne sont jamais inévitables, et il est toujours possible de travailler dans la transparence et la construction collective, toujours enrichissante, à partir du moment où un exécutif peut donner des objectifs clairs.

Malheureusement, quand le projet politique semble se résumer à accompagner une augmentation de la population dont on ne nous dit pas grand chose en réduisant de façon drastique les moyens du services publics sans anticiper les conséquences que cela aura, sans dire ce qui se fera et ce qui ne se fera plus… Nous comprenons effectivement que cela semble inévitable…

Et puis, le maire nous a rappelé aussi qu’il regrettait que les organisations syndicales n’aient pas signé le protocole d’accord, le 15 décembre 2015… Bon. En fait, on le savait déjà et il serait temps de passer à autre chose, parce qu’un bébé conçu ce jour là serait déjà né ! Les organisations syndicales ne signeront jamais des conventions qui rognent sur le droit des agents et de leur représentants. Peut-être est-il temps de se mettre autour de la table pour travailler ensemble à l’amélioration des conditions de travail des agents. Et de reprendre les chantiers qui justement, permettant d’améliorer le quotidien des agents (stationnement, restauration, mutuelle, régime indemnitaire) et l’organisation du travail (gestion des carrières, procédures de reclassement) et ramèneraient un semblant de sérénité.

Souffrance au TravailEn attendant, les agents d’accueil de la mairie sont toujours dans une salle qui peine à accueillir deux personnes alors qu’elles sont censées être six… Les Affaires Générales se débattent dans 47 mètres carrés quand ils en auraient besoin du double. Certains membres de la direction générale ont toujours les yeux qui grattent. Les agents de l’Etat Civil manipulent sans machines des registres énormes qui sentent la suie… La police municipale n’a toujours pas de locaux. Bien sûr, il y a des annonces, des projets…

A quand les actes ?

La loi ne rentrera pas dans les entreprises

manif-15-septembreLa CGT demande plus que jamais l’abrogation de la loi Travail. Recours juridiques au niveau national et international, mobilisations dans les entreprises font parties des moyens d’action. Voici, au coeur de la manifestation parisienne du 15 septembre 2016, des exemples, comme chez Alstom, PSA Peugeot Citroën, ou encore chez les sous-traitants des Aéroports de Paris, où les salariés se mobilisent pour que la loi ne soit pas appliquée.

Sur tout le territoire, ce sont plus de 110 manifestations et rassemblements qui se sont déroulés à l’appel des 7 organisations mobilisées pour continuer de dire non à la loi travail.

Malgré les mesures de sécurité draconiennes imposées par des préfectures pour pouvoir se rendre sur certains lieux de manifestation, plus de 170 000 salariés ont bravé les interdits et battu le pavé pour la 14ème fois.

A l’image du CNE-CPE, rien n’est gravé dans le marbre. Ce qui a été validé peut être annulé.

Source : Communiqué « Vous avez dit baroud d’honneur ? »

PLUS BELLE LA MAIRIE (2) – Le grand malaise

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Oh là là… Mais c’est passionnant, dîtes moi, ce qui se passe en mairie de Villejuif. La série continue…

Coup de théâtre : Laurence ne démissionne pas parce que les agents ont été trop émouvants avec elle, qui est gentille avec eux depuis le début de la saison un – enfin… La plupart du temps. Philippe et Franck se regardent en chiens de faïence, parce que Philippe veut pas (plus ?) qu’on vire le directeur général des services, alors que Franck… on sait pas… Il a l’air d’avoir des regrets. Mais en même temps, c’est pas sûr… Pendant ce temps là, Paulo a fait un article pour dire que Laurence est gentille et qu’elle a toujours été du côté des agents même si elle a aidé Philippe à dézinguer leur CASC, et qu’elle a voté les budgets qui font qu’il y a 83 postes en moins au tableau des effectifs en 2015, et que les agents ils l’aiment bien… Du coup on sait quand même pas ce qui va se passer. Parce que à côté de ça, tout le monde pensait qu’il y allait avoir une nouvelle adjointe RH, alors ils ont tous commencé à dire n’importe quoi. Tous ! Même Philippe il a écrit sur le Facebook d’Alain qu’en fait il l’avait jamais aimée (parce qu’il y a aussi des histoires d’amour, hein)… Alors que bon, à la fête du personnel en janvier 2015… Et puis on sait toujours pas ce que manigancent Edouard et Jean-François… Ni comment va se passer le prochain Comité Technique…

Sérieusement…

La CGT des Territoriaux de Villejuif, O/E comme UGICT, demande aux élus du Conseil Municipal, pour le bien des agents et de l’administration de la commune de Villejuif, de trouver et de mettre en place dans les meilleurs délais un autre mode de fonctionnement et de communication. Nous les prions, une nouvelle fois, de cesser de se donner ainsi en spectacle et d’insuffler dans le quotidien des agents, et par écho des Villejuifois, cette ambiance de drame permanent particulièrement nocive à l’exécution sereine des tâches qui incombent à l’administration.

Un courrier au maire sera envoyé dans ce sens dans les meilleurs délais.

Nous profitons de l’occasion pour préciser qu’en aucun cas nous ne nous sommes rapprochés d’une formation politique plutôt que d’une autre au sein de la majorité Union Citoyenne pour obtenir que soit menée une action sur les Risques Psycho Sociaux : il s’est agi d’une décision du CHSCT où nous avons été suivi dans notre demande d’enquête par l’ensemble (moins une voix) de Collège Employeur, quoi qu’aillent prétendre aujourd’hui les élus du groupe Villejuif Notre Ville.

Naturellement, nous ne sommes dupes d’aucune partie du conflit et conseillons aux agents de déployer tout leur esprit critique et de ne pas s’impliquer, ni émotionnellement ni d’aucune autre façon, dans le conflit qui semble animer la majorité : ce qui progresse, que ce soit en silence ou à grand bruit, c’est la casse de notre outil de travail, la réduction de nos effectifs, l’usure des agents de la ville. Tous ceux qui par leur vote contribuent à ces dynamiques –  réduction des budgets de fonctionnement de la ville, suppression de la subvention au CASC – quoi qu’ils en disent, n’ont pas à coeur « les intérêts » du personnel de la mairie de Villejuif ou du service public.

 

 

PLUS BELLE LA MAIRIE… (1) – une rentée d’incertitude

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On pourrait croire comme ça qu’on aime travailler en mairie de Villejuif à cause du service public. Malheureusement, il y a des fois où ça coince un peu… Plus de moyens, de moins en moins de collègues, pas de locaux (toujours pas de commissariat pour la police municipale), augmentation des risques psychosociaux, toujours aucune orientation politique claire…

Alors on cherche des compensations. Et du coup, ce qui nous tient, c’est le savon. Vous savez ? Le savon ! Le soap !

Parce que c’est comme ça à la mairie de Villejuif ! Tous les jours, il peut se passer n’importe quoi entre les principaux protagonistes du feuilleton. Et même si la réalisation est pas terrible, même si les décors font toc, même si les dialogues sont mauvais, même si les acteurs sont pas très crédibles… On peut pas s’empêcher de regarder (un peu comme pour les accidents de la route)… Pire, si on sait qu’on risque de rater un épisode, on l’enregistre et ensuite on le regarde en cachette…

Pourtant, l’intrigue avance jamais très très vite, en tous cas au niveau du service public rendu à la population. Par contre, les querelles intestines…

Tenez, par exemple, ça fait des mois qu’on se demande si Philippe va claquer la porte au nez de Franck et que Franck est en colère à cause du protocole d’accord que les syndicats ont pas signé, et et qu’il se venge en décidant de ne plus subventionner le CASC parce qu’en plus c’était l’idée de Philippe, et que pendant ce temps là Laurence a du mal à faire faire ce qu’elle veut à la DRH, et du coup on est toujours dans le suspense : est-ce qu’elle va réussir à faire valoir ses prérogatives d’adjointe ou pas ? Même si dans la dernière saison la mairie a brûlé on sait pas encore quand elle sera remise en état et les services travaillent toujours dans des boites à chaussures en attendant. Mais Laurence, elle y peut rien. Et pendant ce temps là, Jean François a du mal à se remettre de ce qu’il considère comme la trahison de Franck, alors il a fait un groupe tout seul au Conseil Municipal. Et Alain et Nathalie ont peut-être découvert un scandale alors ils sont devenus lanceurs d’alerte quand personne les a empêché de démissionner… Même pas Franck… Et Franck est bien ennuyé parce qu’Edouard et tous leurs copains ont publié un communiqué de presse qui fustige les agents, mais il fera pas d’excuses, même si ça permettrait de faire reprendre le dialogue social, parce qu’il est fier et que ça fâcherait Edouard, et que si Edouard était fâché… Il pourrait revenir avec Jean-François !?! Et Franck a viré le DGS, mais il faut pas le dire alors tout le monde fait semblant. Sauf Philippe qui veut savoir s’il y a une chasse aux sorcières ou pas ?

Dans l’épisode d’hier, sur le Facebook de Philippe, on a appris que quelqu’un démissionnerait. On sait pas qui c’est et on sait même pas qui pourrait savoir qui c’est ! Et puis on sait pas si c’est quelqu’un qui quitte la série, heu, pardon… Qui démissionne du Conseil Municipal ou juste de son poste d’adjoint… Et tout le monde pense que c’est Laurence. Et ça, ce serait un sacré coup de théâtre ! Du coup Franck, on sait pas ce qu’il va faire. Et Philippe se frotte les mains parce que même si ça fait une personne en moins dans son camp, il espère que ça lui permettra de montrer à tout le monde qu’en fait même si c’est pas lui qui commande, c’est lui qui commande quand même un peu ! Mais ça, ça plait pas à Franck, alors il va être encore plus copain avec Edouard…

Palpitant, non ?

Vous ne comprenez rien ? C’est normal. Il n’y a rien à comprendre. Une des caractéristiques du Soap, c’est que si vous essayez de le raconter à quelqu’un qui ne suit pas, il vous prend pour un fou. Mais pour vous, c’est que du bonheur et la joie d’observer des relations conflictuelles. Dans un feuilleton télé, c’est cathartique.

Naturellement pour les agents, à vivre en tant que professionnels, c’est un peu plus compliqué. Parce que trouver au quotidien une bataille d’égos à rebondissements là où on devrait trouver le soucis de la chose publique, c’est toujours à la fois décevant et inquiétant.

 

 

ADRESSE DE PHILIPPE MARTINEZ AUX SYNDIQUES CGT

martinezMontreuil, le 12 septembre 2016

Cher(e) Camarade,

Après cette période de congés bien méritée où certains ont pu, je l’espère, partir en vacances et décompresser, c’est la rentrée.

Cet été a été marqué par de nouveaux attentats avec de nombreuses victimes à Nice et à Saint Etienne du Rouvray. La CGT a exprimé ses condoléances et toute sa solidarité aux familles et proches des victimes. A cette occasion, elle a aussi rappelé l’engagement et le sens du devoir de tous les fonctionnaires des services publics.

Face à ces événements dramatiques, le gouvernement et une partie importante de la classe politique n’a pas hésité à faire de la surenchère sécuritaire laissant la place à des dérives dangereuses. L’emballement politico-médiatique autour du « burkini », en est la triste démonstration. Si nous condamnons sans réserve les attentats, toutes les formes de radicalisation et les intégrismes religieux d’où qu’ils viennent, nous refusons avec force toute stigmatisation de citoyens ou de résidents de notre pays. Comme nous l’avions écrit au mois de novembre 2015, le renforcement nécessaire de la sécurité ne doit pas se traduire par une remise en cause des libertés individuelles et collectives. C’est particulièrement vrai concernant l’action syndicale. Nous l’avons vécu dans et en marge des manifestations dans plusieurs villes, le gouvernement menaçant même d’interdire une manifestation à Paris.

La criminalisation de l’action syndicale est également présente dans les entreprises avec notamment les Goodyear, les Air France et les trop nombreux autres dont on parle moins dans la presse.

En cette rentrée, nous n’avons pas tourné la page de la loi de travail. Le formidable mouvement social qu’a connu notre pays durant plusieurs mois n’est pas terminé. Semaine après semaine, des centaines de milliers de personnes ont participé régulièrement ou de façon ponctuelle à cette mobilisation. Début juillet, l’opinion publique restait très majoritairement défavorable à cette loi malgré son adoption par le biais de l’Article 49-3 à l’Assemblée nationale. 55% de cette même opinion considérait que les mouvements de contestation devaient se prolonger au-delà des congés.

Je profite de ce courrier pour saluer le travail des syndiqués et des militants de la CGT pour la réussite des nombreuses journées d’action mais également des mobilisations et grèves reconductibles dans les entreprises et les services.

Aujourd’hui, nous réclamons l’abrogation de ce texte, comme nous l’avions obtenu il y a dix ans avec le CPE.

La bataille doit se poursuivre aussi dans les entreprises avec un slogan qui pourrait être : « Pas de loi travail dans ma boite »

Nous voulons que les questions sociales soient au coeur de cette rentrée et qu’elles pèsent dans les débats autour des prochaines échéances électorales. Les principales préoccupations des salariés, des retraités et des citoyens plus globalement demeurent la lutte contre le chômage et la défense du pouvoir d’achat.

La CGT doit refuser cette fausse alternative qui consisterait à choisir entre le pire et le moins pire se traduisant à chaque fois par des reculs sociaux. Nous revendiquons le meilleur car la France et les grandes entreprises du pays ont les moyens de financer des politiques sociales ambitieuses. Notre pays se classe troisième mondial en termes de hausse des dividendes versés aux actionnaires au deuxième trimestre 2016, soit 35 milliards d’euros et une hausse de 11,2%. C’est particulièrement le cas pour les banques. Ce sont ces mêmes grands groupes qui bénéficient le plus des crédits d’impôts et d’exonérations de cotisations sociales.

Nos principales revendications, la réduction du temps de travail, avec comme références les 32 heures hebdomadaires et l’augmentation des salaires, sont plus que légitimes. Elles sont de surcroit, le meilleur moyen de lutter contre le chômage.

Etre à l’offensive, porter nos propositions alternatives, voilà notre programme pour cette rentrée.

Alors rendez-vous dès le 15 septembre et les semaines qui suivront dans l’action.signature-philippe-martinez

Très fraternellement,