Rentrée d’indignation !

D’un intense printemps de luttes à une rentrée d’indignation et de combat pour le progrès social !

Cette année encore, faute de moyens financiers suffisants, plus d’un Français sur deux ne pourra pas se rendre sur les lieux de vacances pour se ressourcer et profiter de quelques bons moments en famille.

Chaque année, ce nombre est en augmentation.

C’est l’un des nombreux signes de la régression sociale généralisée qui s’installe, décennies après décennies, dans la société capitaliste française et qui produit toujours plus de victimes !

Les reculs en matière de droit aux vacances et d’accès aux loisirs confirment et complètent les autres reculs déjà existants comme les difficultés à se soigner, se vêtir, se loger dignement, accéder à un emploi stable correctement rémunéré.

Dans un pays où tant de richesses sont créées, classé au 6e rang des puissances économiques mondiales, ces injustices grandissantes sont de plus en plus insupportables !

Et que l’on ne nous vienne pas nous parler de « crise » alors que les taux de profits des entreprises, notamment celles du CAC 40, ont retrouvé un niveau équivalent à 2008.

Pendant que s’organise partout la stagnation des rémunérations pour les salariés, les six principales banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque Postale) affichent un total de près de 22,9 milliards d’euros de rentabilité, plus élevé encore qu’en 2009 en pleine crise financière.

Oui, les reculs sociaux et injustices ne tombent pas du ciel. Ils sont la conséquence directe de décisions économiques et politiques amorcées déjà par l’ancienne majorité politique de droite, accentuée et aggravée depuis 2012 par un gouvernement socialiste, véritable usurpateur des valeurs historiques de gauche.

Ainsi, de renoncements en trahisons, à peine mis en place, Hollande et ses gouvernements auront tourné le dos immédiatement à leurs objectifs annoncés de combattre la finance, pour en devenir, en réalité, leurs plus fidèles serviteurs !

En effet, après la loi de sécurisation de l’Emploi, les loi Macron 1 et 2, le pacte de responsabilité et les dizaines d’autres dispositifs d’exonérations de cotisations en tout genre, d’aides et de subventions publiques diverses au patronat -240 milliards d’euros par année en moins sur le budget de l’Etat !! – sans contrôle ni contreparties en matière d’emplois, Valls a souhaité faire un dernier cadeau à ses « donneurs d’ordre » afin de parachever l’oeuvre de casse sociale de son gouvernement.
Ainsi, la « loi travail » représente la dernière pierre à une politique qui a déjà largement renforcé la toute-puissance patronale dans les entreprises. Celle-ci permettra un affaiblissement historique de la loi et du code du travail ouvrant la porte à tous les abus patronaux, à tous les reculs sociaux, au dumping social, à la concurrence sauvage. La Loi El Khomri, c’est la jungle libérale qu’ils veulent légaliser et généraliser !
A la lumière de cette situation, il apparait clairement que la « lutte des classes » est bien une réalité et que ce sont les classes dominantes de la société qui nous l’impose par leur égoïsme et leur irresponsabilité !

Déterminée à ne rien lâcher, la CGT du Val-de-Marne poursuivra ses efforts pour faire grandir dans les têtes l’idée qu’une alternative est nécessaire et possible ! Nous ferons connaitre partout les nombreuses propositions CGT (toutes refusées par le gouvernement !) qui seraient pourtant de nature à nous faire sortir rapidement de la crise économique dans laquelle les dirigeants nous enferment sciemment pour continuer à remettre en cause les conquêtes sociales de nos ainés !

Cet été, nous ne laisserons pas le gouvernement et le MEDEF tranquilles ! La multiplication des initiatives visibles créera les conditions d’une reprise, dès le début septembre, d’un grand mouvement social, absolument nécessaire pour faire reculer l’exécutif et obtenir enfin de nouveaux droits et conquêtes sociales pour tous !

Accord de branche

4 PAGES UD ETE 2016

Texte de l’UD94

Laisser un commentaire