Loi de précarisation du travail, on ne lâchera pas !

 

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Après 12 journées de grèves et de manifestations et 4 mois de luttes, Manuel Valls a réutilisé le 49.3 alors que, selon les sondages, 73% des Français y étaient catégoriquement opposés. C’est donc la politique du coup de force permanent ! Certains affirmeront que le 49.3 est constitutionnel ? Répondons donc que cet article ne saurait être conçu comme une bouée de secours systématique pour un gouvernement aux abois et ultra minoritaire, désormais incapable de trouver une majorité dans ses propres rangs pour voter cette loi inique. Répondons également que la liberté de manifester est une liberté fondamentale qu’il a pourtant fallu défendre avec acharnement et pugnacité face à la volonté politique explicite de vouloir interdire les manifestations des 23 et 28 juin. Manifestations qu’ils avaient d’ailleurs préalablement tenté de discréditer en ne donnant pas les consignes aux policiers pour interpeller « les casseurs » de l’aveu même du syndicat Alliance, pourtant peu suspect de proximité avec la CGT.

Ainsi, en dépit du chantage à l’emploi, à la croissance, aux inondations, au terrorisme ou à l’euro, plus de 60 % des Français persistent à estimer que le mouvement social et syndical contre la loi travail est justifié !

En réalité, le gouvernement défend un texte prétendument « de progrès social » reprenant les sornettes de la CFDT présentant la loi Travail comme « potentiellement prometteuse pour les salariés ». Les accords offensifs permettant à une entreprise prospère d’augmenter le temps de travail sans augmenter les salaires ni les effectifs seraient une légalisation des licenciements boursiers !

Où est le progrès social ?

Quant au Medef, il joue un vrai numéro de dupes ! Depuis des mois, Gattaz pleurniche en affirmant que la première version était positive mais qu’elle aurait été dégradée par les modifications successives. Quelle tartufferie ! En réalité, les aménagements se sont faits à la marge et l’essentiel de la loi n’a pas bougé ! Article 2, accords offensifs, baisse de la majoration des heures supplémentaires, référendum d’entreprise, liquidation de la médecine du travail : autant de dispositions toxiques pour les salariés. Sauf que les récentes déclarations de Gattaz ont fait tomber le masque : il y exhorte le gouvernement à ne rien lâcher sur l’article 2 et à tenir bon ! On voit bien quels intérêts servent les mesures de la loi Travail.
Ce combat syndical qui dure depuis 4 mois est le plus long depuis 40 ans. Il est profondément enraciné et ne prendra pas fin avec l’été. Nous allons multiplier les initiatives lors du Tour de France, en direction des saisonniers, de péages gratuits ou d’autres à l’image de notre occupation du Leclerc de Bonneuil ou du blocage du MIN de Rungis. Pour reprendre l’expression célèbre : « Là où il y a une volonté il y a un chemin. »

Manif MIN 03

En septembre, tous ensemble, empruntons ce chemin !

 

4 PAGES UD ETE 2016

Texte de l’UD 94

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