Vous avez dit ATSEM ?

Vous savez tous ce qu’est une ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles) ?

Nous avions déjà évoqué la pénibilité de leur travail et les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien, notamment en matière de formation et d’évolution de carrière.

Aussi, il était important sans doute que notre employeur décide arbitrairement de les faire toute bouger d’école, de changer les dates de congés, sans consultation, sans possibilité de discussion… Cela fait suite à l’annonce de la réduction de leur nombre (pour arriver à une ATSEM par classe) par le maire aux directeurs d’école, il y a quelques semaines…

classe millions

Encore une fois ce sont les petits qui vont payer la Police Municipale ? Elle n’est pourtant pas si loin, l’époque où pour expliquer la dette municipale aux Villejuifois, l’exécutif parlait du prix des sucettes…

Nos collègues informeront les parents à partir d’aujourd’hui quant à leur situation et des mouvements de grèves sont à redouter dans les jours à venir…

 

ATSEM EN COLERE 2

 

QUEL SCOOP !

CASC FerméLes organisations syndicales et les administrateurs du CASC ont été reçues hier matin par monsieur Le Bohellec et madame Loudière. D’emblée, nous avons été informés de ce dont nous nous doutions déjà : vendredi 27 mai, le bureau municipal a voté à l’unanimité le passage d’une convention avec le CNAS. Cela signifie la non-reconduction de la convention avec le CASC.

Rien n’y aura fait : ni un tableau comparatif nettement en faveur des prestations du CASC, ni nos propositions de réduire encore nos budgets de fonctionnement, ni les 647 pétitions des agents remises lors du Conseil Municipal de mars, ni le refus franc et massif du questionnaire proposé par l’administration auquel les agents ont répondu massivement : « Nous voulons garder notre CASC. »

Pire, avant même la fin de la consultation des des agents, nous apprenions que l’affaire était « pliée », un accord écrit ayant été passé avec le CNAS pour une adhésion de la ville au 1er septembre : avant la fin du nécessaire dialogue social, l’employeur nous faisait un enfant dans le dos…

 

Assemblée Générale du Personnel Pour notre CASC

Jeudi 2 juin 2016 de 9h30 à 10h30 à l’Union Locale – 16 rue Jean Jaurès

Les organisations syndicales CGT et le CASC

Appellent massivement à la présence des personnels ce jour 

Refusons ensemble ce choix injuste et autoritaire

FERMETURE DES ACCUEILS DE LOISIR EN AOUT

Afficher l'image d'origineDe nouveau, notre employeur s’épanche dans le Parisien, cette fois ci au sujet de la fermeture des accueils de loisir au mois d’Août : http://www.leparisien.fr/villejuif-94800/villejuif-la-fermeture-en-aout-des-accueils-de-loisirs-inquiete-22-05-2016-5819029.php

Les syndicats CGT O/E et UGICT sont absolument scandalisés par les déclarations de notre employeur, monsieur LE BOHELLEC.

Si les accueils de loisirs ferment, ce n’est pas du tout pour permettre aux agents de prendre trois semaines de congés : c’était déjà le cas  ! Et heureusement, car c’est la loi !

Il s’agit bien de faire des économies mais les agents ne bénéficieront pas de congés supplémentaires pour autant. Au contraire, certains seront sur place et sont en attente des missions qui leur seront confiées pendant cette semaine pour laquelle ils n’avaient pas déposé de congés, la décision de l’exécutif ayant été prise trop tard pour rendre possible le bougé de leurs dates. Il est fort regrettable que comme le gouvernement, l’exécutif prenne ce type de décision sans concertation aucune. S’il  y avait eu  passage au Comité Technique, comme cela aurait dû être le cas, cela aurait permis à l’employeur de prendre en compte les différents paramètres qui montrent que l’économie ne sera pas très grande mais que les impacts sont eux non négligeables. Il s’agit tout simplement d’économiser les fluides, les repas et les goûters qui auraient été servis cette semaine aux enfants des accueils de loisirs !

Nous dénonçons à la fois la pratique et le mensonge qui l’entoure !

Nous, agents territoriaux, avons évoqué hier en AG la possibilité de nous organiser sur nos temps de congés pour accueillir les enfants des familles en difficulté sur cette semaine afin de pallier à ce manquement de l’exécutif et à cette carence de service public.

MAIRIE EN GREVE

12360261_1095459443831535_8731205947978576703_n[3]Depuis plusieurs mois, à présent, nous sommes en lutte contre la Loi Travail, outil du patronat et de l’état pour démanteler le Code du Travail. Nous, fonctionnaires territoriaux de la mairie de Villejuif sommes absolument conscients que celle-ci n’est qu’un premier pas et que ses effets à long terme, conjugués à ceux de la loi NOTRe, contribueront durablement à supprimer des emplois de fonctionnaires, à fragiliser notre statut, à précariser nos carrières, alors même que nous sommes déjà durement touchés par un gel du point d’indice qui s’éternise.

Nous avons perdu près de 20% de notre pouvoir d’achat en dix ans.

On demande aux français des sacrifices alors même que des mesures comme le CICE vident les caisses de l’état, et permettent aux actionnaires, aux privilégiés, à ceux qui justement ne créent pas de richesse et ne génèrent aucun service public, de s’enrichir.

Nous refusons cet état de fait et appelons à soutenir par tous les moyens possible la grève des ouvriers des raffineries, de l’énergie, de la RATP, de la SNCF, etc… et de contribuer à leur action, soit en entrant dans la grève, soit en participant nous même à leur blocage ou à toute action de soutien qu’il nous sera possible d’entreprendre.

Qui plus est, nous demandons le déblocage de notre point d’indice, de concert avec la fédération CGT des Services Publics.   Lettre FSP

Lettre FSP 2

Préavis de Grève

Sur le plan local, nous rencontrerons dès demain le personnel et nous établirons ensemble un cahier revendicatif, au premier plan duquel figurera le maintien de notre CASC. Bien sûr, les questions des agents sans locaux fixe, de la progression de nos carrières, du stationnement des agents, du maintien en poste des ATSEM, de la mise au stage de nos collègues en CDD, du maintien du service public, du respect des instances représentatives du personnel, de notre régime indemnitaire, ne seront pas oubliées et nous demandons au maire d’ouvrir avec nous des négociations afin d’avancer (enfin) sur toutes ces questions.

Communiqué Commun

LETTRE OUVERTE AU 17 CONSEILLERS MUNICIPAUX ET A NOTRE EMPLOYEUR

Monsieur le maire,

Mesdames et messieurs les Conseillers Municipaux,

 Par le biais d’un communiqué de presse diffusé à partir du 8 mai 2016, dix sept conseillers municipaux Villejuifois ont adopté une posture diffamante et agressive vis-à-vis des agents territoriaux de la municipalité, et de leurs organisations syndicales.

Les accusations portées dans cet écrit sont abjectes et humiliantes.

À nos yeux, elles ne sont hélas que la suite logique du comportement général  de l’exécutif depuis vingt-quatre mois, que nous avons eu hélas à de nombreuses reprises l’occasion de dénoncer. Haine du fonctionnaire, mépris des instances de représentation, agressivité prononcée à l’égard des agents, insultes, déformation grossière des faits… 

En revanche, participer de façon efficace au dialogue social, travailler à partir de constats écrits, savoir dresser des bilans, appliquer des méthodes… De cela, il n’est pas question. Votre majorité pluricéphale ne fonctionne qu’à l’affect, et ses deux mamelles sont la détestation de l’ancienne équipe municipale et celle des fonctionnaires qui l’ont servie.

Les agents de la collectivité sont supposés servir votre politique. Pour une fois, nous allons clairement vous poser la question : quelle est-elle ? À part la police municipale et l’anticégétisme primaire, que voulez-vous construire ?

Rien. Votre objectif est clairement de démembrer le service public, de brader le patrimoine municipal et de sabrer la masse salariale. Mais l’intérêt des Villejuifois, de la totalité des Villejuifois, semble toujours passer au second plan, derrière ces considérations basses de propriétaires  qui ne cherchent qu’à alléger le montant de leur impôt foncier. 

Cessez donc de faire passer votre cupidité, votre mépris de la population et votre détestation de la chose publique pour autre chose qu’un intérêt de classe et surtout pas pour de la démocratie participative)  . « Désormais plus rien ne se décidera sans vous » affichiez-vous à la sortie des élections municipales ? Dans les services, nous voyons bien que ce n’est jamais ce qui se passe.

Le mauvais ouvrier ne trouve jamais bon outil. C’est pour cette raison que nous ne vous convenons pas. 

Dans l’attente d’orientations claires, en espérant que vous serez un jour en mesure de vous comporter effectivement de façon responsable en tant qu’employeurs, conscients donc que votre premier devoir à notre égard est de nous protéger, et en tant qu’élus municipaux de veiller à l’intérêt général des Villejuifois, nous vous informons que nous tirons toutes les conséquences de votre comportement et verrons à déposer plainte pour les propos inacceptables qu’en tant qu’élus de la république vous n’auriez jamais dû vous permettre de tenir.

Nous exigeons que des excuses soient adressées aux agents dans les meilleurs délais !

Additif du 18 Mai 2016 : Nous avons reçu une réponse des « 17 conseillers municipaux »…

Madame, Monsieur,

En réponse à la « lettre ouverte » de la CGT du 11 mai et suite à plusieurs articles parus dans la presse, nous vous adressons pour information le texte intégral de notre communiqué diffusé à la presse le 3 mai 2016.

Nous ne commenterons pas vos écrits en raison de leur caractère partial, tendancieux, illégitime et arbitraire.

 Cordialement,

Les 17 Conseillers Municipaux.

C’est pratiquement du Finkielkraut…

LETTRE OUVERTE

FB_IMG_1449813745570Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Villejuif,

Un article a été publié le 26 avril par le journal « Le Parisien » relatant les témoignages d’agents sur la façon inacceptable dont ils sont traités, leurs conditions dégradées de travail comme celles d’autres personnels et ce sans motif inhérent à la qualité du service qu’ils rendent.

De votre côté, vous avez été interviewé et dans ce cadre vous avez affirmé ne pas être informé des faits relatés par ces agents.

En notre qualité de représentants syndicaux du personnels, nous vous avons à plusieurs reprises, oralement et par courrier, informé et sollicité sur les conditions de travail de nombreux agents et sur l’ambiance générale délétère à laquelle est confronté l’ensemble des personnels de la collectivité.

Monsieur le Maire, comment pouvez-vous ainsi nier éhontément nos interpellations ?

Nous tenons à démentir publiquement vos affirmations erronées, ne serait-ce que pour faire savoir aux personnels concernés qu’ils ne sont pas seuls, que comme c’est déjà le cas pour beaucoup d’entre eux s’ils le souhaitent nous les accompagnerons et nous battrons à leurs côtés à chaque fois que nécessaire pour que leurs droits soient respectés, pour que la gestion des personnels au sein de la collectivité soit conforme aux droits des travailleurs et aux statuts de la fonction publique territoriale, pour que les valeurs de la république française en matière de liberté d’opinion et de respect des personnes ainsi que les lois qui en découlent soient appliquées.

Non, Monsieur le Maire, vous et vos adjoints n’êtes pas sans savoir qu’un grand nombre de personnels est en souffrance, que ceci est imputable à la façon dont vous, vos adjoints, vos conseillers municipaux, vous comportez vis-à-vis des agents quels qu’ils soient et à commencer par les cadres à toutes les strates de l’organisation hiérarchique de la collectivité.

Non, Monsieur le Maire, dans les faits relayés par « le Parisien », vous ne pouvez pas vous défausser de votre responsabilité sur l’équipe de la Direction générale qui travaille dans un climat et selon des procédures de décision qui la privent des moyens élémentaires nécessaires pour pouvoir garantir des conditions propices à un management favorable au bon fonctionnement de la collectivité.

Nous dénonçons et refusons régulièrement l’absence totale de considération pour les personnels, votre refus systématique de tout dialogue social, la façon dont vous bafouez les instances statutaires pour ce faire. Nous nous battrons pour nous faire respecter collectivement.

Les organisations syndicales.

Adresse aux agents sur le CT du 5 avril 2016 et des suites données

BB CGTLe 5 avril 2016, un Comité Technique s’est tenu sans vos représentants et cela malgré nos diverses demandes d’annulation. Ce « CT », entaché d’irrégularité, a été maintenu par sa présidente dans l’espoir de nous mettre en défaut et de faire passer ses dossiers en force. Comme si le CT du 5 avril s’était tenu valablement, elle nous a convoqué une nouvelle fois pour le 26 avril 2016. Ayant expliqué que nous ne pouvions comprendre une re-convocation alors que le CT ne pouvait se tenir valablement la première fois, nous ne nous y sommes pas rendus.

Hier, dans une lettre ouverte à tous les agents de la collectivité, madame Loudière fait comme si les représentants du personnel avaient dérogé à leurs responsabilités.

Nous, représentant du personnel élu au Comité technique, souhaitons faire état de notre colère et de notre lassitude face à la stratégie développée par notre employeur concernant les instances de représentation du personnel.

Nous avons répondu à la convocation du Comité Technique du 5 avril par un courrier rappelant les obligations règlementaires de l’autorité territoriale et les engagements qu’ils ont pris pour régler une fois pour tous les dysfonctionnements de cette instance. Nous avons également dénoncé le peu de cas qu’ils faisaient de leurs obligations comme de leur parole.

Nous avons aussi écrit, que cette séance du Comité Technique ne pouvait pas valablement se tenir, conformément à la fois au décret de loi et au règlement intérieur qui régissent cette instance. Logiquement, nous avons demandé son annulation.

Nous en avons informé le préfet en soulignant les manières de procéder déployées par l’exécutif. Nous lui avons demandé d’intervenir afin de faire cesser ces pratiques bananières. À ce jour nous n’avons pas eu de réponse.

Ce rappel touchait principalement la construction des dossiers et les comptes rendu des séances précédentes, que nous attentons depuis plusieurs semaines. Ceux-ci, auraient dû nous être présenté et approuvé en début de séances. Mais encore une fois, rien… Pas juste cette fois ci, mais depuis presque deux ans…

Pourtant, le procès-verbal du CT doit être transmis à ses membres dans un délai de 15 jours à compter de la date de la séance (art. 22 décr. n°85-565 du 30 mai 1985).

Donc, à chaque Comité technique, un compte rendu doit être rédigé, proposé aux secrétaires de séances pour validation puis inscrit à l’ordre du jour du « CT » suivant pour son approbation.

De plus, comme indiqué dans le décret, il doit être mis à disposition aux agents pour information ainsi que les ordres du jour de chaque séance.

Voilà maintenant presque deux ans, que nous rappelons systématiquement ces obligations règlementaires, comment doit être constitué un dossier (il suffit de suivre le règlement intérieur), comment nous voyons la construction d’une concertation avec vous, les agents de cette ville… Bref, que nous exigeons les respects des instances de représentation du personnel.

Nous essayons de faire comprendre l’intérêt pour tous du bon fonctionnement de ces instances et du dialogue social.

Mais là, il n’y a pas plus sourd que quelqu’un qui ne veut pas entendre…

Force est de constater, encore une fois, que le dialogue social ne suscite pas l’intérêt de notre employeur, ou de ses adjoints.

Donc, dans un premiers temps, nous allons continuer d’alerter le préfet des manquements au décret et règlement intérieur de nos instances, nous allons nous rapprocher de notre conseil juridique pour étudier nos possibilités d’actions afin de faire cesser ses pratiques.

Vous comprendrez que l’approche de notre collectivité ne nous paraît pas être le moyen le plus efficace pour réussir à faire avancer les dossiers des agents, des services et cela pour l’intérêt général au service des habitants de Villejuif.

Chaque jour, nous sommes en bataille sur des questions règlementaires, chaque jour nous intervenons pour faire cesser ces méthodes d’un autre siècle. Chaque jour nous nous battons pour faire respecter vos droits.

Nous somme arrivé à la conclusion que la chose publique n’était pas leur priorité, qu’il avait qu’un leitmotiv « la réduction des budgets, la réduction des fonctionnaires » et comme réponses aux demandes sociales des populations « une police municipale approchant un coût de 2M€. »

Restant à votre disposition pour échanger avec vous sur ces sujets lors de notre prochaine assemblée générale.

 

Les Représentants Élus du Personnel