LIBERTES SYNDICALES, DEMOCRATIE : TOUS MOBILISES !

Goodyea

Les salariés du privé, du public se mobilisent pour exiger des mesures fortes en matière de salaires, d’emplois. Ce fut le cas, le 26 janvier dans la fonction publique. 15000 manifestants ont défilé à Paris pour porter leurs revendications. Dans ce contexte, depuis le 12 janvier 2016, défendre son emploi et les intérêts des salariés peut devenir un délit passible de la correctionnelle et de peines de prison ferme.

8 syndicalistes de Goodyear ont été condamnés à 24 mois de prison dont 9 fermes. Après l’ « affaire des chemises » d’Air France 18 salariés de l’entreprise ont été sanctionnés dont 5 licenciés début janvier, après les « 5 de Roanne » pour un simple tag, après la révocation à la Poste d’un fonctionnaire – une première depuis 1951- pour faits syndicaux, après les sanctions imposées aux deux syndicaliste d’ErDF-GrDF pour avoir défendu un agent licencié, le patronat, soutenu par la justice, dicte sa propre violence.

A travers ce jugement, c’est une véritable tentative d’intimidation de tous les salariés de tous les citoyens, qui se battent pour leur emploi, pour leurs droits. C’est une volonté d’étouffer toutes contestations sociales porteuses d’autres choix de société, d’autres modèles économiques et sociaux.

Maintenant, ça suffit ! Nous exigeons la relaxe des 8 Goodyear et le retrait de toutes les sanctions ou jugement envers les syndicalistes des différentes entreprises touchées par les plans de licenciement, premières violences exercées par le patronat avec le soutien du gouvernement.

Nous appelons tous les salariés, les sans-emplois, les retraités, les étudiants et les lycéens à participer massivement à toutes les initiatives qui seront organisées pour la défense des militants sanctionnés dans les entreprises, pour la défense des libertés fondamentales et des droits sociaux, ainsi que celles porteuses d’autres alternatives aux politiques d’austérité.

JEUDI 4 FEVRIER 2016 : JOURNEE DE MOBILISATIONS, D’ACTIONS ET DE GREVE…

RASSEMBLEMENT – TEMOIGNAGES – PRISES DE PAROLES

A 11H – PLACE DU TROCADERO – PARIS

(Métro Trocadéro- ligne 6 et 9)

COMITÉ TECHNIQUE : 25 Janvier 2016

BB CGTÉpique !

Un des grands regrets des représentants du personnel et de ne pas pouvoir communiquer sur le CT en vous présentant un bêtisier vidéo des séances. Vous comprendriez alors, comme nous, l’essence même de la vision « collège employeur » du dialogue social  à Villejuif : « Nous voulons du dialogue et de la concertation, mais ni avec les organisations syndicales, ni avec les agents… »

C’est du moins l’impression que cela donne.

Après un préambule au cours duquel en trois minutes la présidente (Madame Loudière) a répondu à quelques unes des questions posées lors des précédentes séances de CT ou lors de réunion de la commission d’ordre du jour (sans rappeler les questions auxquelles elle répondait et sans nous apporter les éléments que nous avions demandé, mais bon saluons l’effort), l’approbation des comptes rendus des séances précédentes a donné lieu à un grand moment d’incertitude : nous ne comprenions plus pourquoi le compte-rendu de la séance du 2 juin dernier repassait ? N’était-il pas déjà à l’ordre du jour du CT du 10 septembre ? Finalement, tous les comptes rendus ont été approuvés.

S’en est suivi un débat sur la définition d’un organigramme. A quoi ça sert , un organigramme cible ? Pour nous, il se veut être un outil au service du projet politique, quelles politiques publiques défendues par l’exécutif ? Il doit permettre au personnel de se situer, de savoir « qui fait quoi », « qui dépend de qui » et ainsi d’améliorer l’efficacité du travail.

Le collège employés a posé beaucoup de questions pour essayer de comprendre pourquoi cette proposition d’organisation et pas celle de l’audit organisationnel proposée en novembre 2014 par le cabinet De Castelneau. Nous avons souligné toutes les incohérences qui nous avaient été signalées par les agents lors de la consultation préalable organisée par les organisations syndicales.

L’employeur n’a pas su répondre aux deux questions posées hormis une volonté de resserrement de la direction générale (4 pôles au lieu de 6 précédemment), de maintenir une masse salariale identique… Nos questions sont restées sans réponses : quel est le projet politique qui sous-tend cet organigramme ? Pourquoi n’a-t-on pas commencé par une cartographie du service public offert par la mairie qui aurait permis de n’oublier personne, d’avoir une meilleure lisibilité des activités et de voir les éventuels doublons?

Il a même fallu protester contre les propos sexistes d’un des élus du collège employeur…

Le dossier a été rejeté à l’unanimité des voix du collège employé, contre huit voix du collège employeur.

Les organisations syndicales ont refusé de signer un chèque en blanc à l’exécutif. En effet, force est de constater que des postes sont supprimés, des services ont changé d’intitulé, des équipements ont disparu, des agents sont rétrogradés sans parler d’incohérence de positionnement de certains services ou directions. À tout cela il nous est demandé de faire confiance et qu’un comité de suivi sera mis en place et qu’il se chargera de réguler au fur à mesure les dysfonctionnements de cette réorganisation. Encore une instabilité de l’organisation administrative à prévoir, des périmètres de mission mouvants, donc de l’anxiété supplémentaire pour les agents.

Ce fut aussi le cas du dossier sur le régime indemnitaire de la police municipale. Le collège employeur nous opposant que nous étions contre l’orientation politique d’avoir une police municipale à Villejuif et nous demandant que la revalorisation du régime indemnitaire soit effective pour tous les agents et pas que pour les policiers municipaux, cela s’appelle de l’égalité de traitement.

Le dossier suivant fut le tableau des effectifs où nous prenons acte de la disparition de trente poste à la ville de Villejuif pour l’année 2015, adopté à l’unanimité, mais sans obtenir d’explications sur le pourquoi de la disparition de ces postes. Sachant que ce qui nous est présenté relève plus d’un tableau d’évolution des carrières que de la photographie réelle du nombre d’agents en poste par service.

Puis vint le dossier sur la DDTM (direction du développement territorial et métropolitain), dont nous soulignons l’irrégularité légale – puisque ce dossier s’appuie sur un dossier précédemment rejeté par le CT mais passé en force par notre employeur. On nous objecte qu’un avocat a émis une lettre expliquant que la disposition est tout de même légale, alors nous demandons le document mais comme on n’est pas en mesure de nous le présenter, le dossier fut donc repoussé…

Les deux dossiers rejetés (réorganisation et régime indemnitaire de la police municipale) repassent donc lors d’un comité technique exceptionnel mardi 2 février 2016 à 14h.

En espérant qu’il nous soit présenté des dossiers qui intègrent toutes nos remarques puisque c’est bien là l’objet de la loi de re-convoquer dans les huit jours un nouveau CT.

QUELS CITOYENS SOMMES NOUS AU TRAVAIL

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Trois mois après l’arrestation à l’heure du laitier des salariés d’Air France accusés dans l’affaire des chemises, les pouvoirs publics sont de nouveau montés d’un cran dans la répression antisyndicale avec la condamnation des huit militants de Goodyear à neuf mois de prison ferme pour avoir retenu deux cadres de la direction de l’usine Amiens-Nord durant trente heures.

Lire la suite de l’Article.

26 JANVIER 2016 : TOUS EN GREVE !

20160118 - TRACT MARDI 26 JANVIER 2016 p1

20160118 - TRACT MARDI 26 JANVIER 2016 p2

Depuis le temps qu’on attendait que le point d’indice soit remis en débat, c’est le moment où jamais de donner de la voix et de porter haut nos exigences, pour un service public de qualité, contre les baisses de dotation de l’état et pour une revalorisation du point d’indice qui compensera les 15% de perte de pouvoir d’achat subis depuis 2000…

GOODYEAR : Ca ne veut pas dire bonne année…

Goodyea

Signez la Pétition.

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences. Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

Montreuil, le 12 janvier 2016

LES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX SUR UNE WEBRADIO

Nadia Ait Amer Courgeau et Vincent Ginsburger Vogel étaient vendredi 15 janvier dans l’émission des Hauts et Débats sur la webradio Arts-Mada. Il y était question du mouvement social, de la métropolisation, de la situation des fonctionnaires territoriaux…

Art'Mada

Si vous l’avez ratée, vous pouvez les écouter en cliquant ici.