TOUS NOS VOEUX !

L’année 2015 a été dure ? Il y a des chances pour que 2016 soit plus dure encore…

Alors les Syndicats UGICT et O/E de la mairie de Villejuif vous souhaitent à tous une excellente année !arton43156

On se retrouve très très vite après les fêtes pour défendre le service public, les emplois et les conditions de travail des agents territoriaux !

 

26 janvier 2016 : Grèves et manifestations pour un service public de qualité et une nette augmentation du pouvoir d’achat

Communiqué unitaire

Les organisations syndicales CGT, FO et SOLIDAIRES de la Fonction publique estiment que, si la négociation salariale qu’elles réclament depuis plusieurs années est bien confirmée pour le mois de février, elle ne se présente pas dans de bonnes conditions.

En effet, en faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manoeuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…. et ce n’est pas la nôtre ! De surcroît, les déclarations se multiplient sur les difficultés de la relance, une croissance toujours en berne, qui laissent très mal augurer de ce rendez-vous salarial.

S’ajoutent à cela, la poursuite à une vitesse effrénée et sans réelle négociation, de nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…) qui, si elles sont mises en oeuvres, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels.

Enfin, de nombreux secteurs de la Fonction publique, pourtant essentiels au progrès social et à la population, restent confrontés à des sous effectifs absolument insupportables.

C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FO et SOLIDAIRES -appellent d’ores et déjà à faire de la journée du 26 janvier 2016, un temps fort de mobilisation, par la grève et les manifestations pour :
- une significative augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010,
- des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat,
- le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin,
- des moyens financiers à la hauteur des besoins de service public,
- la défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.
Les organisations syndicales signataires se rencontreront le 5 janvier 2016 pour préciser les modalités de cette journée d’action.

Elles appellent d’ores et déjà les agents à se rassembler unitairement afin de construire les conditions de réussite de cette journée, résolument inscrite dans un processus de lutte.

Paris, le 18 décembre 2015

Ce que le FN pense vraiment des fonctionnaires…

1430496851Même si la plus récente échéance électorale est passée, il nous semble important de faire cette petite piqûre de rappel. Après tout, c’est l’hiver, et on doit se vacciner contre les maladies récurrentes… Et des élections il y en aura de nouvelles en 2017…

 

Article paru ici.

Agents de la Fonction publique territoriale, voilà ce que le FN pense vraiment de vous

A l’occasion des élections régionales, en tant que première organisation syndicale dans la Fonction publique territoriale, la CGT vous informe sur la réalité des prises de position et pratiques du Front national :

« Je pense qu’il faut limiter la fonction publique territoriale parce qu’il ne
m’apparaît pas qu’elle serve à la population »
(Marine Le Pen, BFM TV – 25 mars 2011).

Il faut absolument réduire massivement la fonction publique territoriale » (interview de M. Le Pen du 30 octobre 2011, Grand jury RTL/LCI/Le Figaro).

Les collectivités territoriales devront maîtriser leurs effectifs et présenter chaque année au préfet de leur département pour les plus importantes d’entre elles (régions, départements, intercommunalités et communes de plus de 10 000 habitants) un plan impératif de réduction ou de stabilisation de leurs effectifs. » (Programme politique du Front National).

Le 21 février 2013, Marine Le Pen a critiqué l’annonce gouvernementale d’abrogation du jour de carence au motif que cette mesure « agrandirait la différence entre le privé et le public » (interview sur France 2).

En région PACA, dans le cadre de la campagne des régionales, Marion Maréchal Le Pen prône le non remplacement de départs en retraite de fonctionnaires territoriaux.

À Hayange, la municipalité frontiste ne remplace pas les départs en retraite.
À Beaucaire, elle remet en cause l’organisation du temps de travail du personnel communal. A Béziers, Fréjus et au Pontet, elle veut réduire les effectifs.

La solution pour obtenir satisfaction sur nos revendications, ça n’est pas l’extrême droite !

Nous ne signerons pas de protocole d’accord…

12345413_1537501943238100_7935271504941597277_nDans la nuit, la prolongation de l’avenant à la convention du CASC pour huit mois a été votée.

Hier, nous avons reçu un ultimatum de notre employeur nous enjoignant de signer le protocole d’accord, sinon…

En préambule à cet ultimatum, monsieur le maire nous avait indiqué qu’il se refusait à changer un mot du protocole d’accord.

Le matin même, s’était tenue une réunion sur le service propreté et espaces verts au cours de laquelle sous les yeux même du secrétaire général de l’UGICT, les cadres ont été désavoués, insultés et menacés. Certains agents, eux, se plaignent de ce qu’on leur imposera désormais un travail du dimanche plus fréquent.

Dans ces conditions, comment signer un protocole d’accord qui se veut garant de ce que les personnels seront protégés des « risques psycho-sociaux » et de la continuité de l’action sociale et culturelle vers les agents ? Il indique en préambule qu’il souhaite un dialogue social « apaisé », mais dans les jours qui suivent cette déclaration, il invective les cadres devant leur personnel et les désavoue, tout en imposant des mesures qui vont à l’encontre de ce qu’il a lui-même annoncé.

Nous ne pouvons plus longtemps tolérer ce ton et ces méthodes. Ni les ultimatums, ni les menaces, ni la violence.

De tous les services, de toutes les directions, nous remontent des échos de décisions prises à l’emporte pièce, de concertations menées dans un silence assourdissant. Les agents souffrent des orientations peu claires, des directives contredites, de mesures à la limite de la légalité… Leur professionnalisme est mis en cause, et la valeur de leur expérience n’est pas reconnue.

Dans le même temps, une fois de plus, on nous demande de nous asseoir sur le règlement intérieur des instances et de siéger à un Comité Technique sans qu’ait été convoquée une commission d’ordre du jour. Alors même que le premier engagement que nous avions reçu du maire était que les instances seraient désormais respectées…

Chaque jour, les agents d’entretien des écoles nous signalent que les situations qu’ils connaissaient avant la mise en œuvre – censée tout résoudre – du marché permettant à une association d’insertion d’envoyer du personnel en renfort se reproduisent. La fréquence est sans doute moindre, mais les conditions de travail restent inchangées sur le long terme. Au moins la pénurie des produits a été résorbée…

Et cela vient s’ajouter à toutes les raisons qui faisaient déjà que nous ne pouvions pas signer ce protocole d’accord en l’état.

Au premier janvier 2016, nous entrons dans la métropole. Dans le courant du mois, les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la revalorisation de notre point d’indice commencent.

Décidément, nous ne pouvons pas nous permettre de signer un protocole d’accord qui joue en notre défaveur. Plus que jamais, nous nous devons de respecter les décisions prises collectivement par le personnel. Plus que jamais, nous devons tenir haut notre exigence de fournir au public un service de qualité.

Parce qu’on ne peut pas taper sur les fonctionnaires, sans taper sur le service public. On ne peut pas les réduire eux, sans réduire le service public.

Mettre un terme au conflit, rentrer chez nous avec la satisfaction d’être arrivé à un compromis… Nous aurions bien voulu.

Mais c’est impossible. Parce que même avant qu’il soit signé, ce qu’il annonçait est contredit, et le sera encore demain.

Rassemblement

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Pas ridicules les agents de Villejuif, à la veille des congés de fin d’année et devant deux cars de policiers un peu surpris d’avoir été déplacés pour ça…

Encore une fois nous avons cherché à faire entendre nos revendications et nous avons alerté sur les négociations à venir de la valeur du point d’indice et l’arrivée de la métropole…

On passe de bonnes fêtes et on s »en reparle…

Fonctionnaires : Quel bel avenir ?

Nous ne résistons pas au plaisir de vous transmettre ci-dessous dans son intégralité un articles de deux « économistes atterrés » récupéré, une fois n’est pas coutume, sur le site de la FSU et paru dans Libération, le 14 décembre 2015. Ils  nous change un peu des lieux communs et des clichés mille fois rabâchés par les médias « mainstream » qui véhiculent la pensée unique…

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 » Alors que les néolibéraux démobilisent les salariés du privé en promouvant un modèle d’entreprise où celle-ci est réduite à satisfaire les actionnaires, il est temps d’offrir aux fonctionnaires un nouvel horizon : moins bureaucratique, plus soucieux d’associer les usagers ».

Gloire aux riches et guerre au peuple, telle semble être la logique d’Emmanuel Macron. Après les chômeurs, le droit du travail protégeant les salariés du privé, c’est aux fonctionnaires qu’il s’en est pris. Les récents attentats ont mis en valeur le rôle irremplaçable des policiers, des pompiers et urgentistes, des enseignants aussi afin d’éclairer nos enfants. Mais il faut aller au- delà. C’est l’utilité économique même des fonctionnaires qui mérite d’être réhabilitée.

Les fonctionnaires sont productifs
Alors que la responsabilité d’un ministre est de favoriser le « vivre ensemble », Emmanuel Macron attise l’opposition entre « ceux du public » et « ceux du privé ».
A y réfléchir, nous sommes pourtant tous dans le même bateau. Loin de l’idée reçue sur le sujet, les fonctionnaires sont productifs. Leur valeur ajoutée (la contribution au PIB des administrations) s’est élevée à 360 milliards en 2014. C’est colossal, cela représente un tiers de celle des sociétés non financières (1 074 milliards). Cette production se retrouve en consommation de services publics individualisables (éducation, santé, culture… à hauteur de 53 %) ou collectifs (police, armée, justice, route… pour 47 %). La différence essentielle entre public et privé porte sur le mode de consommation. Les produits marchands sont vendus, tandis que les services publics sont accessibles gratuitement. On ne paie pas à l’entrée de l’école ou de l’hôpital. Libre d’accès, cette consommation n’est cependant pas gratuite au fond, elle doit être payée. C’est le rôle de l’impôt. L’impôt stricto sensu (on ne parle pas ici des cotisations sociales reversées aux ménages sous formes de retraites, d’allocations chômage) joue donc le même rôle que le prix du croissant pour un boulanger. Il permet de payer le travail productif du fonctionnaire.

Les fonctionnaires coûtent moins cher
Les missions publiques seraient mieux assumées par le privé soutiennent les libéraux. Outre que cela creuserait considérablement les inégalités d’accès, c’est oublier que le public est moins coûteux pour trois raisons. Il n’y a pas d’actionnaires à rémunérer tout d’abord. La privatisation des sociétés d’autoroute a coûté très cher aux citoyens (un peu moins d’impôts mais beaucoup plus de péages) ; les hôteliers pressurés par les centrales privées le seraient moins par un office public de réservation. Les salariés qualifiés du public sont payés en dessous de ceux du privé ensuite. Un ouvrier ou un employé y est légèrement mieux payé : 1 634 euros nets en moyenne dans la fonction publique territoriale, qui en compte beaucoup, contre 1 619 euros dans le privé. Mais les cadres qui sont nombreux dans le public (éducation oblige) le sont beaucoup moins : 3 054 euros nets dans la fonction publique d’Etat (où sont les enseignants) contre 4 033 euros dans le privé. Les économies d’échelles en troisième lieu. Aux Etats-Unis, les dépenses de santé (privatisées à hauteur de 50 %) représentent 17 % du PIB contre 11,7 % en France. Pourquoi ce surcoût alors que l’espérance de vie à la naissance y est inférieure de plus de trois ans à celle de l’Hexagone ? Car le privé coûte cher : des milliers d’actuaires vont démarcher les entreprises pour négocier leurs assurances. En France, le même barème de cotisations s’applique à toutes les entreprises, ce qui au passage garantit l’égalité entre elles.

Les services publics réduisent les inégalités
On vient de le voir, le travail dans le public est moins inégalitaire. La remise en cause du statut signifierait baisse des salaires et précarité pour les fonctionnaires du bas de l’échelle et forte hausse pour certains. Emmanuel Macron est bien placé pour le savoir : les écarts de salaire dans une banque sont bien plus élevés que dans la fonction publique. Mais ce qui vaut pour le travail vaut pour la consommation. Celle de services publics réduit massivement les inégalités. Les 20 % les plus riches ont un revenu primaire (salaire, revenu du capital), 8,1 fois plus élevé que les 20 % les plus pauvres. Les prélèvements (impôts directs et cotisations) réduisent ces inégalités à 7,6. Mais, c’est surtout par la dépense publique (cette grande galeuse) qu’elles sont réduites : on passe finalement à3,2grâce aux prestations sociales et à la consommation de services publics.

Le statut évite retraites anticipées et chômage des seniors
Alors que le Medef a plaidé et a obtenu le recul de l’âge de la retraite, les entreprises continuent à se délester de leurs seniors. Le taux de chômage a fortement augmenté chez les 55- 64 ans depuis 2007 (de 4,4 % à 6,4 %). L’emploi à vie a ses rigidités, mais celles-ci ont un mérite : elles obligent à former, à faire progresser, à maintenir les capacités de travail des salariés, ce dont les entreprises privées se délaissent trop souvent en reportant sur la collectivité (l’Unédic) leur « gestion » des seniors, après les avoir usés sans scrupule.

Le statut protège du précariat
La remise en cause concomitante du code du travail pour le privé et du statut des fonctionnaires n’est pas anodine. Pour les libéraux, l’emploi doit être flexible. C’est oublier que le bel ouvrage suppose apprentissage, coopération, innovation, toutes choses que des travailleurs jetables ne peuvent réaliser. Que gagnerait la société à généraliser la précarité chez ses infirmières, ses enseignants ? Les études des sociologues et des psychologues du travail le soulignent : un travailleur est d’autant plus efficace, investi dans son travail, qu’il y est respecté, reconnu. La fonction publique repose sur le système de la carrière (avec emploi à vie garanti) ou sur celui de l’emploi ouvert (avec contrat de droit commun). La France, afin de garantir l’intégrité du fonctionnaire (le maire de Béziers ne peut ainsi changer à sa guise ses agents), privilégie le premier modèle, même si un volant de non titulaires existe (de l’ordre de 20 %). Mais dans les autres pays, les salariés du public ne sont pas sans statut. Ils bénéficient souvent de conventions collectives leur assurant la stabilité de leur emploi, à l’instar, en France, des salariés de la SNCF ou d’EDF (qui ne sont pas fonctionnaires), mais aussi des banques. De nombreux salariés du privé souffrent de la précarité : la priorité n’est-elle pas de réduire celle-ci, de faire converger les statuts par le haut ?

Quelle réforme du public ?
Comment résorber la césure entre public et privé dont souffre, il serait vain de le nier, la France ? Cela passe par la réhabilitation de la dépense publique (pourquoi la hausse des dépenses d’automobiles serait-elle bonne pour l’économie et pas celle pour la santé ?). Mais il faut aller plus loin. Dans l’idéal, il serait mieux de vivre dans une société où, le plein-emploi aidant, chacun pourrait assumer (s’il le souhaite) des missions de services publics à un moment de sa vie, en facilitant effectivement les passages entre public et privé. Mais le plein- emploi suppose des politiques macroéconomiques aux antipodes de celles menées depuis trente ans. De même, si la grande majorité des fonctionnaires font leur travail avec dévouement, il y a bien lieu d’en remobiliser certains. Comment s’y prendre ? Les néolibéraux démobilisent les salariés du privé en promouvant un modèle d’entreprise où celle-ci est réduite à satisfaire les actionnaires. Ils démobilisent aussi les agents publics par leurs discours culpabilisant et par leurs règles de management (souvent coûteuses) importées du privé. Offrir aux fonctionnaires un nouvel horizon, moins bureaucratique, plus soucieux d’associer les usagers, afin qu’ils s’adaptent toujours mieux pour assumer leurs missions traditionnelles, mais aussi de nouvelles missions, dont l’écologie (c’est un office public américain qui a permis de lever le lièvre Volkswagen) : ce serait un beau projet mobilisateur. Encore faudrait-il pour le porter des dirigeants préoccupés par la chose publique (Res publica).

Par Christophe Ramaux et Henri Sterdyniak
Membres du collectif d’animation
 des Economistes atterrés
Libération Lundi 14 Décembre 2015

Télécharger ici l’article paru dans Libération


A bon entendeur salut, et à bientôt pour les négociations sur le Point d’Indice

Pourquoi nous n’avons pas signé le protocole d’accord ?

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Malgré plusieurs échanges entre les personnels et l’employeur, vous, personnels réunis en assemblée générale le 8 décembre 2015, avez voté contre la signature de ce protocole, et pour cause :

Ce protocole ne permet pas aux agents de s’acquitter de leurs missions de service public dans des conditions satisfaisantes. Pire, il nous semble valider la remise en cause de ce service.

Voici les points majeurs de désaccords, qui permettront à ceux qui n’ont pu être présents lors de cette assemblée générale, d’en comprendre les raisons.

Qui plus est, force est de constater que ce protocole brosse sous le tapis la réalité du conflit, la réalité de la souffrance des agents et la piètre qualité du service qu’ils peuvent rendre dans des conditions de travail sans cesse plus précaires : effectifs réduits à une peau de chagrin, matériel manquant…

Vous trouverez donc des extraits du protocole qui devait être signé, et à la suite, nos explications. Vous détiendrez ainsi les arguments vous permettant d’expliquer à ceux qui s’interrogent, les raisons du maintien du mouvement.


Mais avant d’entamer l’explication de texte, les organisations syndicales tiennent à féliciter chacun d’entre vous de son courage face aux pressions diverses, de sa dignité et soulignent de la richesse des échanges et l’attachement à un service public de qualité à Villejuif. Le mouvement n’est pas fini ! le mouvement continue !!!


EXPLICATION DE TEXTE !

Rappel : Le protocole d’accord a pour but de mettre fin au conflit sur des engagements mutuels. Ainsi l’employeur s’engage sur des éléments négociés, le personnel s’engage lui, à cesser le mouvement social. Les engagements doivent donc être sans ambiguïté.

Nous demandions pour titre : Protocole d’accord de fin de conflit, suite au mouvement social débuté le 8 octobre 2015 

Avec le Rappel du contexte : Les agents sont épuisés, usés par le manque de moyens, dans un contexte sans organisation administrative claire dans lequel il est leur est demandé de fournir la même qualité de service public. La baisse importante des budgets alloués au service amplifie le sentiment de la dégradation des conditions de travail des agents.

Le Préambule de Monsieur le Maire propose :

« Il est convenu qu’il est impératif de repartir sur de nouvelles bases qui fixent de manière factuelle et dans la durée, les conditions d’un dialogue social apaisé qui doit se vivre au quotidien, avec des rencontres, mais aussi et surtout, dans le respect des instances paritaires, garantes d’échanges constructifs et de décisions, pour le moins comprises et pour le mieux partagées. »

Monsieur le Maire insiste sur le dialogue social. Il veut faire croire que ce conflit n’existe qu’entre lui et les organisations syndicales. Rappelons que le dialogue social est inscrit expressément dans le statut de chacune des trois fonctions publiques selon deux modalités : les organismes paritaires comme les commissions administratives paritaires, les Comités techniques paritaires, les Comités d’hygiène et de sécurité, les Conseils supérieurs de chacune des fonctions publiques.

Mais dans le cas d’espèce :

1°/ la question relative au respect des organismes paritaires, donc du dialogue social n’était qu’une des revendications. Il y avait toutes les autres, tout aussi importantes.

2°/ le conflit dépassait bien les organisations syndicales. Ce sont les agents qui ont souhaité se faire entendre, faire entendre leur ras-le-bol. Ce sont les agents qui parlent par la voix des organisations syndicales qu’ils ont élus, et qui leur rendent des comptes. Et donc doivent respecter la volonté des agents sans cesse sollicitée.

 « Ce protocole d’accord vise à clarifier la situation actuelle et à sceller des engagements à venir à travers des axes de travail et la concrétisation d’accords locaux dans le respect des règles nationales ».

Nos revendications étant très claires, le protocole n’a pas pour objet de clarifier la situation mais d’y mettre fin sur la base de négociations.

« Il fixe un échéancier pour chaque dossier afin d’arriver, au cour de la mandature, à démontrer qu’il est possible de réformer intelligemment tout en faisant profiter, au nom de l’intérêt général, d’avancées sociales pour l’ensemble des personnels de la mairie et du CCAS »,

Un échéancier fixe des échéances or nous n’avons que des périodes de début de chantier. Il n’y a pas d’échéances programmées et c’est bien là le risque de ne pas voir d’aboutissement. Par ailleurs, cette phrase nous annonce bien qu’il s’agit d’une réforme que la municipalité souhaite mener avec intelligence, en donnant de soi-disant avancées sociales au personnel, au nom de l’intérêt général !

Voyons ensemble les avancées sociales proposées :

« Le remplacement des agents qui quittent la collectivité (retraite, mutation, etc…) devra être chaque fois examiné en fonction du besoin pour assurer les missions à accomplir, de l’organisation du travail du service, il ne sera donc pas systématique ».

Dans 95 % des cas (sauf CDD qui ait sur une mission spécifique et dans une durée car répondant à un besoin ponctuel), le poste est justifié, le besoin existe sauf à penser que des agents occuperaient des emplois fictifs

Quid des agents manquants actuellement, dont l’absence crée des conditions de travail particulièrement difficiles pour les collègues présents ? Si une réponse est apportée pour les agents d’entretien à partir de 2 absents (cela est totalement acceptable si c’est occasionnel), qu’en est-il pour les autres services ?

« À ce titre, les agents recrutés en contrat à durée déterminée sur des postes vacants, permanents et durables, si leur manière de servir est satisfaisante, en fonction des évaluations, se verront examiner la possibilité d’être mis au stage.

L’employeur nous explique dans ce paragraphe, que si le poste est maintenu car nécessaire dans la durée, qu’il est vacant, que le contractuel donne satisfaction, il se donne la possibilité d’examiner une mise au stage.  Alors que toutes les conditions seraient remplies, il faudrait encore que ce soit juste une possibilité examinée ? Comment ? A la tête du client ?

« La carrière des agents : les avancements d’échelon, de grade, de promotion, se feront au temps minimal pour la majeure partie des cas , puis médian ou maximal en fonction de l’évaluation de l’année écoulée »

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général ? Et bien non, toujours pas ! Actuellement, les textes au sein de la mairie de Villejuif impliquent l’avancement à minima, sauf en cas de sanction ou de rapport. Signer ce protocole signifiait donner accord pour que l’avancement et la promotion se fassent dès cette année à la tête du client ! Et en tous cas moins bien que par le passé.

CASC

« Il est rappelé l’engagement qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales et culturelles pour les agents ; ceci sans rupture calendaire. La convention du CASC est prolongée jusqu’au 31 aout 2016, sur la base des négociations ayant eu lieu avec les représentants du CASC et l’adjointe au Maire chargée des ressources Humaines. Cette période permettra d’examiner les différentes offres avec les différents représentants en garantissant le meilleur accompagnement auprès des agents.

Serait-ce une avancée sociale dans l’intérêt général, que Monsieur le Maire nous accorde là, en s’engageant à ce qu’il y ait continuité de prestations d’activités sociales ? Encore raté, c’est la loi !

De quelles différentes offres parlent monsieur le Maire ? Nous ne sommes pas sans savoir que début novembre 2015, à un mois de la fin de l’avenant, le CNAS a surgi comme un diable sortit de sa boîte dans les négociations qui avaient cours avec le conseil d’administration du CASC depuis juin 2015. Nous avions déjà répondu à toutes vos exigences de diminution de la subvention, des heures de délégation et donné accord pour une convention de 2 ans au lieu de 3 ans. Ainsi, non seulement notre employeur veut administrer nos loisirs et culture, mais en plus nous devrions accepter avec le sourire cette prolongation de 8 mois au lieu de deux ans ! Et encore parce qu’ils ne pouvaient faire autrement eu égard aux engagements financiers pour l’année suivante déjà pris par le CASC. Celui-ci aurait pu se prévaloir en cas de non subvention, alors que les négociations duraient depuis 1,5 ans, d’un préjudice financier qu’il aurait pu réclamer devant un tribunal.

Le protocole fixe par ailleurs des groupes de travail, des périodes de début de travail, mais aucune de fin prévisionnelle. En cela rien de factuel dans la durée. Hormis celle de la durée du mandat dans le préambule.

Or, à titre d’exemples, quand il s’agit :

  • De souffrance au travail, les correctifs à apporter sont immédiats, car chaque mois qui passe fait son lot de victimes,
  • De régime indemnitaire : la réflexion doit s’achever au plus tard fin 2016 pour que les dépenses soient budgétisées sur l’année 2017, et que nous en voyons enfin le fruit sur nos salaires. Nous rappelons que la demande de travail de vos représentants syndicaux sur ce point remonte au 7 mai 2014 (1ère rencontre avec MLM). Depuis aucune somme n’a été budgétisée en 2015, et qu’aucune ne l’est pour 2016.
  • Le stationnement qui est une véritable problématique au quotidien pour les agents et qui grève leur budget de 140 € mensuel. Notre demande immédiate et provisoire en attendant de travailler à trouver une solution équitable pour le plus grand nombre, est d’identifier par un macaron ou autre les véhicules personnels des agents territoriaux afin de prévenir la verbalisation de la police municipale. Donc l’échéance du premier trimestre 2016 pour travailler à identifier par l’instance réunissant 12 directeurs, moins de 50 personnes qui seraient autorisées (selon quels critères ?) à se stationner sur le parking paysager, nous paraît être un déni des difficultés rencontrées par les agents.

Ainsi, le personnel a dit NON, le personnel souhaite le maintien de ce qui existe en termes de déroulé de carrière, de remplacement d’agent, de CASC… et ne pas revenir en arrière.

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