LES JEUDIS DE LA COLERE : LA MOBILISATION CONTINUE

Encore une fois, nous étions près de 200 agents à manifester notre colère jeudi devant la mairie, après une assemblée générale ayant rassemblé 120 agents à la Bourse du Travail.

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Malheureusement, le maire de Villejuif n’a pas répondu à nos revendications. Nous lui avions demandé de nous rencontrer, mais ni lui, ni un de ses adjoints ne s’est manifesté. Les seuls qui ont mis le nez dehors, ont été celui qui est passé en rentrant la tête dans le col de sa veste, et celui qui prenait des photos au troisième étage.

Ils préparent la chasse aux sorcières du prochain Halloween…

200 agents, sur 1200 c’est peu, diront ceux qui ne savent pas, mais c’est oublier que le débrayage oblige le personnel à un service minimum – contrairement à la grève, qui sera notre prochain mode d’action si le débrayage ne s’avère pas suffisant.

Donc, aux deux cents agents qui étaient sur le parvis de la mairie hier matin, il convient d’ajouter tous ceux qui étaient restés dans les servies, qui balayaient les rues, qui assuraient la semence des plates-bandes, qui s’occupaient de rafraichir ou d’élaguer les arbres de la ville, qui encadraient les enfants aux côtés des instituteurs ou les emmenaient en autocar, tous ceux qui continuaient d’accueillir le public pour enregistrer ses demandes de papiers, de logement… Les inscriptions sur les listes électorales… En mairie, dans les annexes, à la médiathèque, dans les gymnase ou la maison des associations…

Et pourtant il y en aura pour dire que le service public ne sert à rien, que notre mouvement n’a pas de légitimité, que nous devrions nous contenter d’exécuter sans nous soucier de notre avenir.

« J’aimerais qu’on se concentre sur le travail qu’il y a à faire maintenant plutôt que d’avoir peur de l’avenir » lira t’on sur le prochain compte rendu du CHSCT dans la bouche de la présidente – alors même que le CHSCT est là pour prévenir tous les accidents du travail possible. On ne doit pas craindre l’avenir, vraiment ?

Oui, l’assemblée Générale du Personnel d’hier a été très claire. Les agents ont fait remonter leurs difficultés, leur souffrance, leur ras-le-bol…

Et nous n’étions pas les seuls car nous avons été rejoints par des agents d’Ivy, Vitry, Choisy, Champigny et Fontenay venus nous soutenir, et manifester avec nous dans le cadre des jeudis de la colère.

#lesjeudisdelacolere

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