La Vérité sur la CASC

Logo CGT Territoriaux VillejuifSur son blog, l’élu même qui a fait capoter les négociations se fait fort de révéler la vérité sur le CASC : il n’est pas fermé, il est ouvert (Le CASC pas l’élu).

Nous posons donc la question : « Oui monsieur Vidal, mais selon vous pour combien de temps ? »

Car le deuxième adjoint au maire, en charge des finances, le même qui s’annonce intraitable sur la question de la vente des locaux occupés par la Bourse du Travail, le même dont un colisitier entretient d’assez bon rapports avec le seul Conseiller Municipal du Front National pour accepter son pouvoir quand il part en vacances, annonce qu’il ne veut plus d’un CASC, mais d’un CNAS. Soit disant dans un soucis d’équité pour tous les agents ?

Nous avons comparé les prestations du CASC et celles du CNAS. Ce n’est pas que le CNAS soit rien du tout, c’est simplement qu’on ne peut pas comparer la confiture de fraise faite maison et la gelée de groseille industrielle.

A la CGT, on s’occupe du carreau cassé au projet de société. Le CNAS, ça ne nous convient pas parce que ce n’est pas une solution adaptée pour l’accès aux loisirs et à la culture des agents. Prenons l’exemple des activités sportives : il faudra aller dans des clubs privés partenaires du CNAS, mais plus dans la piscine de Villejuif pour faire de l’aquagym. Quant aux séjours vacances, ils ne permettront pas aux agents de bénéficier d’un tarif pour leurs enfants comme c’est le cas avec le CASC… Et il y a la question des retraités : notre CASC permet aux retraités d’adhérer. Avec le CNAS se sera fini. Et le projet de société de la CGT implique non seulement que les agents et les retraités aient tous accès à des activités de loisirs et des activités culturelles, avec leurs familles, mais que cela permette d’animer le tissu associatif de la ville, et non les intérêts privés. Ce que nous promouvons, c’est un tissu social, pas des partenaires commerciaux…

Parce que les intérêts privés ont besoin d’une police, municipale par exemple, pour être défendus, alors que l’intérêt général, convenant au plus grand nombre, génère ses propres défenseurs… Mais c’est un débat plus large…

Oui le CASC a rouvert, alors même qu’il n’aurait pas dû. Parce que la convention ou son avenant auraient dû être passés devant le Conseil Municipal. Même la lettre de madame Loudière n’y change rien. Au mieux, en cas d’accident, d’incendie, allez savoir… Au mieux, donc, le juge pourra déterminer que les agents du CASC étaient de bonne foi en se trouvant sur leur lieu de travail.  Ils ont tort de s’y trouver, mais ont pensé d’abord aux collègues qui venaient s’inscrire aux séjours, commander les cadeaux pour Noël… Comme ils le font depuis trente ans et parce que le catalogue, était sorti. Personne n’avait prévu que le CASC serait remis en question, ni en 2015, ni en 2016, avant l’éclat de l’élu qui quitte la table des négociations. N’ayant pu anticiper cette fermeture, les agents se mettent en tort dans l’intérêt du service – une longue tradition du service public Villejuifois où l’intérêt qui prime n’est jamais le nôtre.

Mais qu’est-ce que cela dit du sérieux de l’employeur ? Lui risque une lourde condamnation.

Cette responsabilité là, c’est celui qui a quitté la table des négociations, celui qui ne cesse de jouer les agents provocateurs, qui la porte. Du moment où les négociations se sont ouvertes, au moment où il a annoncé par l’intermédiaire de sa page Facebook et de son blog, qu’il « préférerait » un CNAS, celui-là n’a jamais oeuvré que dans un seul but – du moins est-ce le seul que nous pouvons discerner : Marquer son territoire.

Bloquer les négociations, bloquer les bons de commande, faire de l’obstruction systématique… C’est tout ce qu’il a trouvé pour qu’on parle de lui.

La « vérité » sur le CASC, c’est que monsieur Vidal fait un aussi piètre lanceur d’alertes, qu’il fait un piètre politicien… Et que si un intérêt l’anime, ce n’est pas celui des agents du service public, et donc, à notre sens pas celui des Villejuifois.