… Et ce n’est pas suffisant !

cropped-cropped-cgt_icone512.pngCe matin, à nouveau, les agents municipaux étaient rassemblés devant la mairie, dès 8h30. Nous étions une centaine pour prendre connaissance des nouveaux engagements de notre employeur.

Dans un premier temps, le secrétaire général de l’Ugict, Serge Millot, a rendu compte de la rencontre d’une délégation avec monsieur Le Bohellec :

Chers camarades,

C’est la quatrième fois que nous nous retrouvons devant la mairie.

Le maire nous avait proposé une rencontre avec les secrétaires généraux vendredi dernier. Nous avions décidé, ensemble, lors du débrayage du 5 novembre que ce n’était pas au Maire de choisir les personnes représentant les personnels. Nous lui avons donc écrit pour lui proposer de recevoir une délégation le 10 novembre suivant.

Vendredi, notre employeur m’a appelé car il souhaitait rencontrer les secrétaires généraux et faire le point sur nos revendications « qu’il ne comprenait pas ». Nous avons obtenu qu’il reçoive une délégation. Le rendez-vous fut fixé au lundi 9 novembre 15h30. La rencontre a duré 3 heures au cours de laquelle nous avons fait remonter toutes les doléances qui ont été exprimées au cours de nos AG, débrayages et autres.

Notre délégation était composée de 4 représentants des Ouvriers/Employés et 4 représentants de l’UGICT : Anne Avidi Mvelle, Sonia Saidani, Myriam Krid, Nathalie Boucher, Valérie Bourdais, Nathalie Buisson, Vincent Ginsburger-Vogel et moi-même, Serge Millot.

Si nous sortons de cette rencontre avec un sentiment mitigé, nous pouvons dire que nous avons porté toutes vos revendications et doléances. Et que le Maire les a écoutées.

Et, il s’est engagé sur un certain nombre de choses. Est-ce suffisant ? C’est vous qui en déciderez. Mais AVANT , nous allons essayer de vous faire partager cet échange et ce que nous en avons retenu.

En premier lieu, le maire s’est excusé pour la façon dont les instances paritaires étaient traitées jusqu’ici et nous a affirmé que la procédure de constitution des dossiers et les délais seraient désormais conformes au règlement intérieur.

Le premier sujet abordé a été celui du service entretien des écoles. La représentante du personnel des écoles, Nathalie Boucher a expliqué très clairement tout ce à quoi les agents étaient confrontés, leur usure, leur épuisement, voire leur désespoir.

La maire s’est engagé :

  • à ce que soit respectée l’ancienne règle en matière de remplacement des agents,
  • à ce que le nouvelle société, Janus, qui doit justement permettre aux agents d’être remplacés en cas de nécessité, commence à travailler très rapidement,
  • à mettre en place une commission de veille composée en partie d’agents d’entretien, d’ATSEM, de gardien. Il reste le problème grave du délai de remplacement de 24 heures qui doit être vérifié auquel il doit être remédié.
  • En ce qui concerne les promotions internes et les avancements de grades il nous est indiqué que seuls deux dossiers sont encore à travailler pour 2015 et qu’en 2016, une première réunion de travail aura lieu avec les organisations syndicales dès le mois de février.
  • La question de la qualité des fournitures (papier toilette, sacs poubelles, lavettes …) devrait également être réglée.
  • Le maire nous a affirmé que l’enfance, la petite enfance et les centres municipaux de santé fonctionneraient à budget égal en 2016.
  • En ce qui concerne la question du stationnement, elle est englobée dans la mise en place de groupes de travail, aux côtés du régime indemnitaire et de la mutuelle qui doivent se mettre en place au plus tôt (nous avons demandé dès mardi 10 novembre par mail à Mme Loudière d’avoir des dates rapides pour ces 3 groupes).
  • Sur le sujet du CASC, je laisserai parler la présidente Anne, mais ce que dit le maire aujourd’hui c’est qu’il veut une solution de proximité – donc pas du CNAS – et maintenir le CASC.

Il subsiste la question du respect des agents, de la perte de repères, de sens, dont nous avons longuement débattu.

Là, nous avons des divergences d’analyse.

  • Pour le Maire, il y aurait boycott de la part de certains.
  • Pour nous, il y a aucun boycott mais clairement confusion la plus totale due à une absence d’Organisation.

Cela fait 18 mois que nous attendons une organisation. À ce jour, après 12 versions – sans qu’aucune n’ait été partagée avec la majorité des agents – , il n’y en a toujours pas. Ce qui a des conséquences. Ce que nous avons martelé.

Monsieur Le Bohellec nous a répété à quel point il était attaché au service public, et à sa qualité, et à quel point c’est sur nous qu’il s’appuyait pour que celui-ci soit mis en œuvre. Il nous a assuré de son respect aux agents, et nous avons rappelé que les agents incluaient les cadres qui ne savent plus où donner de la tête au vu des demandes pléthoriques et souvent divergentes qui leur sont faites par les élus de son exécutif. Tout cela avec un budget contraint !

Il nous a demandé de l’aider à préserver les agents dans un contexte budgétaire difficile.

Nous avons aussi échangé avec lui au sujet des baisses de dotation de l’état et de la métropole. Il reste beaucoup à revendiquer dans ce domaine, et beaucoup à obtenir.

Est-ce que ce qu’il nous a dit suffit ? Depuis un an et demi, nous en avons entendu, des promesses.

Non, cela ne nous suffit pas.

Pas tant que l’incertitude demeure pour entre autres la jeunesse, les sports, la ludomobile, l’entretien des petits services, le remplacement des départs. Tant que les cadres sont en souffrance et que les agents sont en déroute et vice-versa.

Pas tant que nous subirons les politiques d’austérité et la métropolisation.

Mais NOUS PENSONS QUE ce que nous pouvons obtenir du maire dans l’immédiat, nous l’avons obtenu : des engagements d’amélioration et l’assurance d’un dialogue social rétabli avec des règles respectées.

Nous ne sommes pas idiots.

Le compte n’y est pas.

Encore une fois, ce qu’on nous demande c’est de la confiance, alors que nous demandons des choses concrètes.

Aussi nous vous proposons de laisser le temps aux paroles de donner du concret, tout en sachant que nous serons vigilants sur ce concret, que comme à notre habitude, avec votre appui, votre soutien, nous ne lâcherons rien ni personne.

Nous vous proposons de suspendre nos débrayages et nous donner rendez-vous le 3 décembre à 9 heures pour une nouvelle assemblée générale. Soit les paroles auront laissé la place aux actes, soit ce n’aura pas été le cas, et nous pourrons alors réagir avec toute la fureur qui convient.

Par ailleurs, nous vous proposons de continuer à nous mobiliser sur la question des Baisses de Dotation de l’Etat et la Métropolisation, d’accompagner les mouvements départementaux et nationaux dans ce sens.

Et en attendant, nous vous demandons de nous faire remonter, par tous les moyens possibles, toutes les difficultés auxquelles vous êtes confrontés afin que nous puissions les intégrer dans la mesure du possible à notre champ revendicatif.

Ce sont nos propositions : place au débat pour nous dire ce que vous en pensez.

Et le débat a été clair et la démocratie s’est exprimée : en ce qui concerne les agents, en ce qui nous concerne, ça ne suffit pas. L’assemblée générale a donc voté à l’unanimité la continuation du mouvement et un nouveau rassemblement à 9 h, le vendredi 20 novembre. 

Il est également prévu, si nous n’obtenons pas des engagements fermes, notamment en matière de stationnement et du remplacement des agents, si nous ne voyons pas les effets de ces engagements tout de suite, de nous trouver en masse au Conseil Municipal du 20 novembre à partir de 19 h 30 !

Nous sommes donc remontés dans le bureau du maire, cette fois-ci avec une délégation syndicale composée de Serge Millot, Sarah Cantal-Dupart, Myriam Krid,Nathalie Boucher et Vincent Ginsburger-Vogel.
Nous avons obtenu de nouveaux engagements, mais par dessus tout celui de nous apporter des réponses concrètes et des écrits sur quatre points d’ici le prochain mouvement :

1/ Présentation au personnel communal du projet d’organigramme

2/ État des lieux par secteur des postes non-remplacés et perspectives des remplacements

3/ Calendrier fixé des 3 réunions sur stationnement, régime indemnitaire et promotion/avancement

4/ Annulation de la date du comité technique du 24 novembre (report du 10 novembre) car toujours pas dans le respect des délais de convocation et du règlement intérieur

5/ Mise au stage des agents contractuels

6/ Remplacement des cadres

Nous avons donc rendez-vous le :

Vendredi 20 novembre à 9 h 15

pour un nouveau débrayage !

Une nouvelle délégation sera reçue par le maire ce jour là à 8h.

Si ses réponses ne nous conviennent pas, l’assemblée en tirera toutes les conséquences !

Alors soyons toujours plus nombreux pour manifester notre attachement au service public et à nos conditions de travail !

LE MOUVEMENT NE MEURT PAS !

LE MOUVEMENT N’EST PAS TERMINE !

ON LACHE RIEN NI PERSONNE !

Une réflexion sur “… Et ce n’est pas suffisant !

  1. A l’heure actuelle, je refuse le RACKET de 140€/mois imposé par le Maire. Par le passé, l’ancienne Collectivité a pu observer l’inefficacité du stationnement gratuit dans parkings souterrains proposés aux employés. Beaucoups de vandalismes ont eu raison de cette solution. La gratuité du stationnement me semble impérative pour le personnel communal. J’ai demandé à faire parti d’un « groupe de travail » où je demanderai avec force et conviction soit un autocollant à appliquer sur le pare-brise délivré par la Ville ou si la technologie moderne le permet, je demanderai la possibilité, à l’ensemble du personnel, de faire enregistrer leur plaque d’immatriculation reconnue par les agents de la Police Municipale lors de la verbalisation. A mon sens, la gratuité du stationnement de certaines « rues stratégiques » me semble insuffisant et ne répond pas aux besoins des agents.

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