16 octobre : Prise de parole numéro 1

16 octobre 2

Ci dessous, le discours prononcé par Serge Millot, secrétaire général UGICT-Territoriaux de Villejuif au début du débrayage de vendredi 17.

 

Chers Camarades,

Merci pour votre présence (nombreuse). Je remercie aussi les camarades qui auraient aimé être là parmi nous, mais qui doivent assurer la continuité de leur service. Donc oui très nombreuse.

Nous avons été reçus hier par madame LOUDIÈRE sur nos revendications. Celle des avancements d’échelon, de grade et de promo et celle des remplacements des agents et conditions d’exercice de notre travail. Force est de constater que si nous n’avons pas été écoutés, nous avons été entendus. Malheureusement, cela n’a pas suffi. Il va falloir crier plus fort.

Si on nous a assuré que, pour 2015, la question des avancements de grades était réglée, les parapheurs étant arrivés le matin même – comme par hasard, mais ça ne serait pas lié – sur le bureau de Madame LOUDIÈRE, nous sommes dans l’attente d’écrits et d’éléments concrets pour 2016. Des engagements ont été pris, mais nous attendons de les voir se concrétiser. Il est envisagé d’organiser une réunion de travail entre l’exécutif, l’administration et nous au mois de février et après l’évaluation.

La question du manque de moyens dans les services est le second point que nous avons abordé. J’ai la joie de vous annoncer que selon notre employeur, tout roule. Il y a bien eu des ratés, qu’on peut mettre sur le dos de la mise en place de la nouvelle équipe de l’exécutif, mais tout serait réglé…

Sauf que nous savons bien que ce n’est pas le cas.

Pire, nous avons entendu des insinuations quant à la cause de la pénurie. Des enquêtes seraient en cours. Nous serons vigilants.

Le discours se voulait rassurant. Au moins en matière de fournitures, nous devrions constater rapidement des progrès dans les écoles.

On nous a annoncé que 99% des contractuels étaient reconduits pour 2016.

Mais nous restons en attente d’écrits, car les paroles s’envolent. Ce que nous avons obtenu, quoi qu’ils en disent grâce à notre mobilisation, n’est pas suffisant.

Il nous a été demandé d’attendre…

Et le problème des effectifs, des non remplacés, demeure.

Nous voici donc face à deux alternatives.

La première, considérer que nous n’obtiendrons pas mieux et que nous pouvons continuer comme ça. Nous savons bien qu’aucun d’entre nous ne saura s’en satisfaire.

La seconde, c’est de continuer notre mouvement et de l’amplifier, car si nous n’augmentons pas la pression, le maire continuera de faire la sourde oreille et de tenter de nous diviser.

Et puis il y a la question des finances, car on nous l’a rappelé, le contexte. Baisse de dotation de l’état, et arrivée de la métropole qui va venir vider les caisses des communes.

Face à cela nous ne devrons pas rester seuls dans la lutte.

La CGT départementale montera prochainement des actions dans ce sens, qui seront relayées par les sections de chaque Communes. Ce sont des rendez-vous auxquels il faudra être présent.

Car ce sont nos emplois qui sont en question. Et au-delà, le service public, qui nous tient à cœur à tous.

Si notre employeur nous met la pression aujourd’hui c’est à cause de ces décisions, prises à des niveaux qui nous échappent à tous, dans un vrai déni de démocratie.

Car enfin, qui a été consulté quant à la création d’une Métropole ? Nous ? Les habitants ? Non. Personne.

Nous, vos représentants, nous faisons fort de porter votre parole. Mais nous ne pouvons travailler qu’avec vous, rien ne pourra se faire sinon tous ensemble. Informer la population du risque qu’elle encourt de perdre ces services, nous ne pouvons pas le faire sans vous.

Aussi nous vous proposons une nouvelle assemblée générale le 5 novembre afin de décider des suites à donner et cela doit aussi leur donner le temps de nous proposer des réponses.

D’ici là, nous vous exhortons, comme le maire lui-même nous y a invité l’an passé, à dire « non ».

Quand on vous demande quelque chose que vous ne pouvez pas faire, dîtes simplement « non ».

Encore une fois, nous sommes des agents du service public. Nous sommes des professionnels, et nous ne laisserons personne remettre nos capacités et notre motivation en question. Si nos missions ne sont pas remplies, c’est parce qu’on ne nous en donne plus les moyens.

Puisqu’on ne nous donne pas d’éléments de réponse, continuons de poser les questions et faisons entendre notre souffrance au travail !

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