CONSEILS DE LECTURE

conges_payes_en_1936C’est l’été, le soleil (re)brille ce matin et si vous êtes comme moi vous avez les yeux qui piquent à force de regarder un écran…

Pourquoi, puisque la mode nous pousse à aller à la plage ou à musarder dans une pénombre fraiche, ne pas éteindre la télévision et ouvrir un livre ?

Il y a les classiques bien sûr, et pourquoi pas lire un peu de Marx ? Le Capital, c’est essentiel pour comprendre notre campagne sur le coût du capital, non ? Un peu lourd pour l’été peut être… Mais pourquoi pas ?

Si le style du XIXème siècle vous semble un tantinet rébarbatif, vous pouvez sans hésiter vous rabattre sur Bernard Friot, un peu plus d’actualité. Je vous recommande particulièrement L’Enjeu des Salaires où il vous expose son souhait d’un salaire universel : un salaire à vie, pour tous, qui permet de révolutionner notre société et que nous avons les moyens de mettre en place. Ça fait rêver, non ?

Si vous en avez marre de l’économie parce que c’est assommant tous ces gens qui vous expliquent à quel point c’est bien fait pour nous parce que nous sommes endettés et que nous devons nous serrer la ceinture, faîtes vous plaisir avec Frédéric Lordon. Vous pouvez bien sûr ouvrir La malfaçon : monnaie européenne et souveraineté démocratique, (éditions Les Liens qui Libèrent, 2014) ou vous contenter du très abordable Vive la banqueroute ! (éditions Fakir).

Naturellement, tout ça est un peu théorique et vous pourriez préférer le roman.

Là encore, il y a du classique : si vous voulez booster votre détermination à mener la lutte des classes, Germinal, L’Assomoir ou encore La Bête Humaine de Zola s’imposent – sans même parler de J’accuse qu’on trouve dans une édition commentée très sympa et qui reste d’actualité.

Vous êtes plutôt polar ou roman noir ? Pas de problème : vous pouvez lire sans hésiter les œuvres de Thierry Jonquet, écrivain et syndicaliste, toujours empruntes d’une profonde humanité et d’une histoire politique et syndicale en toile de fond… Pour ma part, j’avais profondément apprécié son roman inachevé, Vampires et les attachants personnages qu’on retrouve dans Les Orpailleurs et Moloch (dont a été adaptée la série les Marches du Palais).

Mais si par dessus tout vous voulez vous évader et découvrir des planètes lointaines avec un bon roman de Science Fiction, je vous enjoins à (re)visiter Jack Vance, peut-être avec son excellent Emphyrio (Folio SF) qui porte une réflexion profonde (et extrêmement divertissante) sur le travail, la résistance et la politique.

Bonnes vacances aux vacanciers, bon courage à ceux qui restent !

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